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jeudi 20 décembre 2012

Arcelor-Mittal : Le débat sur la nationalisation se poursuit dans la population et divise le gouvernement


Parti Ouvrier Indépendant
 
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Arcelor-Mittal : Le débat sur la nationalisation se poursuit dans la population et divise le gouvernement

LES HAUTS FOURNEAUX DE FLORANGE
s'informerPrès de trois semaine après la décision du gouvernement d’écarter la nationalisation d’Arcelor-Mittal, Arnaud Montebourg a déclaré que « la nationalisation temporaire est une solution d’avenir », dans un entretien publié par le quotidien Le Monde daté d’hier.
Ministre du Redressement productif, il explique que « c’est l’arme qu’utilisent tous les États, y compris les plus libéraux, qui refusent de se laisser lier les mains par des multinationales ». Pour lui, « la nationalisation temporaire ne coûte rien, précisément parce qu’elle est temporaire », car l’ensemble du site de Florange était « rentable ». Il avance en outre que la nationalisation est « acceptée par l’Union européenne ».
Le Canard enchaîné avait déjà révélé que, pour le ministère de l’Economie, la nationalisation était possible juridiquement. Quant au Point, il rapporte que François Hollande a regretté en partie la gestion du dossier Florange et que M. Montebourg aurait évoqué la nationalisation avec son « accord ».
Pour le comité de la Moselle du POI, la nationalisation de la sidérurgie doit être le moyen d’obtenir le maintien de tous les emplois et le redémarrage des hauts fourneaux. Il explique que « la question est bien celle de l’unité pour le retrait de “ l’accord Ayrault–Mittal ” » et fait savoir qu’il soutient la pétition lancée par des militants de la sidérurgie qui se conclut par cette question : « Ne faut-il pas organiser la montée de toute la population à Paris, au gouvernement, pour obtenir satisfaction ? »
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Hayange - Réunion-débat à l’initiative du POI-Moselle sur la situation à ArcelorMittal

(Rendez-vous ce jeudi 20 décembre à 18h devant la poste)

(Tract du POI-Moselle du 17 décembre) Les sidérurgistes d’ArcelorMittal de l’usine de Basse-Indre en Loire-Atlantique ont fait grève avec leurs syndicats dans l’unité pour exiger le maintien de la totalité des activités et des emplois sur le site. Ils exigent l’abandon de l’accord passé entre Mittal et le gouvernement le 30 novembre, dit accord « Ayrault-Mittal ».
vignette tract 17-12-12 ArcelorMittal
Cliquer pour télécharger et imprimer.
Cet accord prévoit entre autres, la fermeture des hauts fourneaux de Florange et le transfert du décapage et du laminage des bobines d’acier de Basse-Indre à Florange avec 60 suppressions d’emplois. Un délégué syndical s’est exprimé donnant le sentiment de tous : « cette grève a exprimé notre opposition à l’accord signé entre le gouvernement et Mittal. On refuse d’opposer les sites les uns contre les autres. »
À Florange le sous-préfet de Thionville, François Marzorati, a pour mission de mettre en place un comité de suivi de l’accord passé entre Mittal et le gouvernement. Il s’agit d’essayer d’enchaîner les syndicats à cet accord de destruction de tous les sites, au travers de la stratégie du dialogue social, dans la perspective de « concrétiser un compromis historique ».

Les syndicats FO et CGT de Florange refusent de siéger dans le comité de suivi de l’accord « Ayrault –Mittal » !

Pour la CGT : « Nous refusons d’accompagner le démantèlement de la sidérurgie, et par ricochet la casse industrielle et sociale ! (…)De ce fait nous refusons d’assister à cette consultation qui marque notre ferme volonté de ne pas accompagner et négocier un vaste plan de restructuration sociale camouflée et de destruction industrielle ! »
Pour FO : « Nous ne reconnaissons pas l’accord, ni sur le fond, ni sur la forme. C’est un accord scélérat. »
Le 13 décembre 2012, les syndicats FO et CGT ont quitté la réunion du comité central extraordinaire d’ArcelorMittal. Par contre la CFDT a demandé l’application de l’accord « Ayrault- Mittal » et son nouveau secrétaire général national Laurent Berger a déclaré : « « La préoccupation de la CFDT aujourd’hui à Florange, c’est la mise en œuvre de ce que le gouvernement a arraché à Mittal en terme d’accord ».
La réalité est que le gouvernement n’a rien arraché à Mittal, il a laissé les mains libres à Mittal pour démanteler tous les sites, en commençant par Florange et Basse-Indre !
Le 14 décembre les Unions départementales FO et CGT de Moselle ont publié une déclaration commune où on lit : « l’accord signé entre le gouvernement et Monsieur Mittal entérine de fait la fermeture des hauts fourneaux à Florange ». « Nous considérons que cet accord entre le gouvernement et Monsieur Mittal n’est pas acceptable. Il ne peut être accompagné et il doit être rejeté ! »
La question est bien celle de l’unité pour le retrait de « l’accord Ayrault–Mittal » pour permettre le maintien des 20 000 emplois sur tous les sites, Florange, Dunkerque, Fos, Basse-Indre… et le redémarrage des hauts fourneaux.
Le POI se prononce inconditionnellement pour la nationalisation de la sidérurgie, comme moyen pour obtenir le maintien de tous les emplois et le redémarrage des hauts fourneaux.
Le POI, partisan de la rupture avec l’Union européenne, n’en fait pas un préalable pour appuyer tout pas en avant dans la réalisation de l’unité pour le retrait de l’accord « Ayrault – Mittal ».
Discutons-en : Réunion le jeudi 20 décembre - RDV à 18H devant La Poste à Hayange.
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Au verso du tract du POI-Moselle (lire le tract) est reproduit l’appel d’ouvriers, de syndicalistes, de militants, d’élus, d’habitants des communes sidérurgiques… qui se conclut ainsi: « Pour remettre toutes les installations en marche, pour sauver les hauts fourneaux, tout le site de Florange et tous les emplois, nous nous adressons à la population, aux élus, aux organisations : Ne faut-il pas organiser la montée de toute la population à Paris, au gouvernement pour obtenir satisfaction ? »
Lire aussi le tract national du POI reprenant cet appel.
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mercredi 19 décembre 2012

Le nouveau gouvernement japonais engage un dangereux tournant vers le militarisme

Un article du WSWS




Le nouveau gouvernement japonais engage un dangereux tournant vers le militarisme

Par Peter Symonds 
20 décembre 2012
Le retour au pouvoir du Parti libéral démocrate (Liberal Democratic Party, LDP) à l’issue des élections législatives de dimanche au Japon marque un changement radical non seulement dans la politique japonaise mais aussi internationale. Le nationalisme et le militarisme qui ont imprégné la campagne électorale montrent la détermination de la classe dirigeante japonaise à réaffirmer ses intérêts en Asie et mondialement par tous les moyens possibles, y compris par la force militaire.
Le dirigeant du LDP, Shinzo Abe, qui sera nommé premier ministre la semaine prochaine, a déjà indiqué vouloir adopter une ligne dure en réaction au conflit territorial avec Beijing sur les îles, connues sous le nom de Senkaku au Japon et de Diaoyu en Chine. En s’exprimant sur la chaîne de télévision publique NHK, Abe a déclaré que les îles Senkakus faisaient partie du « territoire inhérent du Japon » et averti que « notre objectif est de mettre fin au défi » lancé par la Chine.
Durant la campagne électorale, le LDP a préconisé la construction de structures permanentes sur les îles inhabitées, une décision qui aggraverait considérablement les relations avec la Chine. Une situation tendue existe déjà dans la Mer de Chine du Sud après que l’actuel gouvernement du Parti démocratique du Japon (DPJ) a « nationalisé » les îlots en septembre. La semaine dernière, l’armée japonaise a déployé des avions de combat pour intercepter un avion de surveillance maritime qui avait survolé l’espace aérien au-dessus des îles.
Les gouvernements, tant au Japon qu’en Chine, ont choisi d’attiser le nationalisme tandis que la crise économique mondiale affecte de plus en plus leur économie en suscitant une insatisfaction générale et la colère de l’opinion face à la détérioration du niveau de vie. Beijing a réagi à la « nationalisation » des îles Senkakus en donnant le feu vert à des protestations anti-japonaises à caractère ouvertement raciste.........
Pour lire la suite de cet article ,cliquer sur ce lien---->http://www.wsws.org/

Marc Dolez quitte le Parti de gauche et critique Mélenchon


Marc Dolez quitte le Parti de gauche et critique Mélenchon

Le député Marc Dolez, le 10 novembre 2011.,  SIMON ISABELLE/SIPA
POLITIQUE - Le député reproche «une dérive un peu gauchisante» du parti...
Le cofondateur du Parti de gauche (PG), Marc Dolez, annonce ce mercredi qu'il quitte la formation qu'il a créée en 2008 avec Jean-Luc Mélenchon, estimant que ce dernier a rendu ses propositions «inaudibles».
Le député du Nord précise en revanche qu'il restera un «militant actif» du Front de gauche, qui rassemble le PG, le Parti communiste et plusieurs petites organisations. «Nos propositions sont souvent rendues inaudibles à cause de l'outrance du verbe», déclare l'ancien socialiste Marc Dolez dans un entretien à Libération [article accessible aux abonés].
Mélenchon aurait «dilapidé l'acquis» de la campagne
«Puisque le parti est dans la préparation de son congrès, il est honnête de dire aux militants que je n'y participerai pas et que je quitte le PG», ajoute-t-il. Marc Dolez reproche à Jean-Luc Mélenchon d'avoir «dilapidé» «l'acquis» de la campagne présidentielle «dès les législatives», avec une stratégie «Front contre front» qui a d'après lui «cornérisé» la gauche de la gauche.
Depuis, il lui reproche de multiplier les critiques à l'endroit du gouvernement socialiste «plutôt que de s'attaquer à la droite». «Le PG connaît une dérive un peu gauchisante», estime-t-il. «L'objectif est d'ouvrir une alternative. Pas de créer une organisation condamnée à la minorité. Ne donnons pas l'impression que l'adversaire du Front de gauche c'est le PS.»
Le Parti de gauche, qui revendique 12.000 adhérents, se réunira en Congrès fin mars à Bordeaux. 

Retrouvez cet article sur 20minutes.fr

Le changement, c'est comme avant ... parfois en pire


lu sur le site de: http://la-sociale.viabloga.com/

La Sociale

Analyses et débats pour le renouveau d'une pensée de l'émancipation


Le changement, c'est comme avant ... parfois en pire

ou pourquoi la gauche et la droite se ressemblent comme deux gouttes d'eau

Par la-sociale • Actualités • Mercredi 19/12/2012 • 1 commentaire  • Lu 57 fois • Version imprimable 

Le lundi 10 décembre, sur RMC, Vincent Peillon déclare qu’il est prêt à parler argent… mais « en changeant aussi la nature du métier.[…].
Ma porte est ouverte, je suis prêt à partir de janvier à ouvrir la grande négociation qui n’a jamais eu lieu dans ce pays sur la refondation du métier d’enseignant. Il y aura bien entendu les contenus. Qu’est-ce qu’on fait quand on enseigne, on vient de mettre en place les écoles, la deuxième phase c’est les carrières, le développement de carrière… » « Vous prenez le modèle allemand, qu’est-ce qui se passe en Allemagne ? Les professeurs travaillent en moyenne 25 heures par semaine, 50 % de plus que notre temps de travail dans le secondaire. Ils enseignent souvent deux disciplines, les chefs d’établissement eux-mêmes enseignent. Alors pourquoi garde-t-on uniquement le salaire et pas tout ce qui justifie le salaire ? »

Ces propos appellent quelques commentaires:

  1. Obligation de service = temps de travail. Le professeur Peillon ne préparait donc pas ses cours et ne corrigeait aucune copie.
  2. Les professeurs sont trop payés. Pour que l’on consente à les augmenter, il faut qu’ils augmentent de 50% leur temps de travail !
Entre ce langage et celui de Chatel, où est la différence ? C’est tout simplement que Peillon est pire !
Car la prétendue réfondation républicaine de l'école n'est rien d'autre que la poursuite et l'aggravation de la réforme Chatel des lycées et plus généralement la mise en oeuvre systématique des orientations de la loi Fillon en matière de régionalisation de l'enseignement, de soumission de l'école aux collectivités locales, de destruction du secondaire au nom du prétendu "socle" de compétence qui efface la frontière entre le primaire et le secondaire, l'éclatement des disciplines et finalement la destruction de l'école comme moyen de transmettre le savoir. Nous ne pouvons que renvoyer nos lecteurs à l'excellente analyse qu'en fait le SNFOLC/Force Ouvrière. Le ministre se targue d'avoir obtenu un "consensus": effectivement, les "syndicats-maison" ceux qui accordaient déjà leur soutien à Chatel ont voté avec le ministre au conseil supérieur de l'enseignement: UNSA (l'ex-FEN, qui milite depuis toujours pour l'école unique de la maternelle à l'Université), le SGEN-CFDT et le SNALC (qu'ont quitté, pour rejoindre FO, les militants attachés à la défense de l'école républicaine) et l'inénarrable FCPE, représentante patentée des classes moyennes supérieures.

Mais la question scolaire ne saurait être séparée de la politique d'ensemble. Hollande avait fait miroiter pendant la campagne électorale que le traité de stabilisation européen ne pouvait pas être signé sans une sérieuse renégociation. Moyennant la promesse de mise en oeuvre de prétendues mesures de relance déjà annoncées depuis plusieurs mois par Merkel et Sarkozy, Hollande et les socialistes font avaliser à la virgule près le traité concocté par le duo infernal. Dès lors tout s'enchaîne.
- après l'agitation des prétendus pigeons, toute velléité de réforme fiscale sérieuse est abandonnée et la TVA sociale (en fait "antisociale") fait son grand retour avec le pacte de relance proposé par Gallois et adopté pour l'essentiel par Hollande-Ayrault.
- la triste pantalonnade de Florange, avec l'humiliation publique de Montebourg et les courbettes devant Mittal complète le tableau.
- la signature avec les médecins d'un accord sur la maîtrise des dépenses de santé est encore une preuve de la capitulation en rase campagne de ce gouvernement devant tous les lobbys un peu friqués. Ainsi, les médecins "modérant" (?) leurs dépassements d'honoraires verront leurs cotisations sociales partiellement prises en charge par l'État!
- Valls fait expulser des lycéens "sans papiers" en cours d'année scolaire .... ce que Guéant n'osait plus faire!

Complaisant avec les riches, ce gouvernement est ferme avec les pauvres.  Pour le SMIC, on repassera: pas de coup de pouce. Les salaires des fonctionnaires gelés depuis deux ans le seront encore cette année. Pour l'immense majorité de salariés, c'est une baisse sérieuse du pouvoir d'achat qui se profile. "Ça va saigner en 2013" annoncent les experts.

Les éminences socialistes connaissent déjà le prix à payer: la gauche perdra une bonne partie des régions, des départements et des grandes villes qu'elle administre. Et à la prochaine échéance nationale se présentera une droite arrogante et encore plus droitisée qui ne rencontrera aucune résistance parce que les prétendus socialistes ayant passé leur temps à cogner sur leur propre "base sociale". En réalité, le PS au pouvoir met en oeuvre le programme de la fondation "Terra Nova": changer la base sociale du PS qui doit se libérer de tous ces ouvriers, employés et enseignants conservateurs pour prendre sa place dans le vaste monde de la gouvernance.

Évidemment, le PS reste un parti de gauche, puisqu'il se situe à gauche de l'UMP sur des questions aussi vitales que le mariage gay et l'insémination artificielle pour les lesbiennes (Ouaouh! quelle audace!). Mais précisément, droite et gauche sont des termes privés de signification politique réelle, de simples attrape-nigauds pour les périodes éloctorales. Beaucoup d'électeurs de Hollande disent d'ores et déjà qu'on ne les reprendra plus et qu'ils resteront au lit lors des prochaines élections. Ils ont parfaitement raison: que reste-t-il aux citoyens, à part la grève du vote, le retrait sur l'Aventin comme l'avait fait la plèbe romaine (495 avant Jésus-Christ) pour protester contre les exactions des grandes familles romaines.

Obélix chez les Belges

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La Sociale

Analyses et débats pour le renouveau d'une pensée de l'émancipation


Obélix chez les Belges

Lettre bernoise n°47

Par Gabriel Galice • Lettres genevoises • Lundi 17/12/2012 • 0 commentaires  • Lu 104 fois • Version imprimable 

Mon cher Albert,

Les fêtes de fin d’année sont le temps des films, des blagues et des farces.

Pour ne pas être en reste, l’Obélix Depardieu multiplie les farces de plus en plus grasses. Après s’être exhibé avec Nicolas Sarkozy pendant la campagne des présidentielles, avec l’alléchante Gulnara Karimova, fille à papa du dictateur ouzbek, pour pousser la chansonnette, après avoir boxé un automobiliste, le voici qui s’exile en Belgique avec des commentaires oiseux, dont celui-ci n’est pas le moindre : "Nous n'avons plus la même patrie, je suis un vrai Européen, un citoyen du monde."
Nonobstant les jugements psychologiques et moraux, qui ont leur intérêt et leur limite, l’affaire Gérard Depardieu nous instruit comme cas d’école sociologique et illustration du temps. Karl  s’avère, là-dessus,  moins dépassé qu’on le prétend : « Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience. » Propulsé par Agnès Varda, Michel Audiard, Marguerite Duras, Gégé exploita un réel talent centré sur une formidable énergie. Acteur efflanqué, puis entrepreneur, il soutiendra François Mitterrand et renflouera le Parti Communiste Français. Devenu rentier replet, il appuiera Nicolas Sarkozy « qui ne fait que du bien. » A qui ?

Pour autant, mon cher Albert, tous les artistes, bourgeois ou embourgeoisés, même de droite, ne prônent pas l’exil fiscal. Michel Sardou et Line Renaud se montrent plus civiques que l’engraissé Gégé. Des conseillers fiscaux enseignent aux détenteurs de fortunes et de patrimoines les moyens légaux d’échapper aux tourments les plus extrêmes sans recourir à l’exil. L’outrecuidant Gégé n’est pas célèbre pour sa finesse ou son raffinement.

Il s’identifie au dessus du panier, interlope et cosmopolite, peu soucieux de citoyenneté. Le citoyen du monde invoqué par Gégé est une inconsistante commodité rhétorique. La citoyenneté commence par la solidarité avec ses voisins et compatriotes. Jean-Jacques Rousseau, déjà, moquait les cosmopolites « qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu’il dédaignent de remplir autour d’eux. » Or l’obligation fiscale est l’expression de la solidarité civique, ainsi que le rappelle l’article XIII de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : « Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés. » Christopher Lash nous instruit de la révolte des élites et de la trahison de la démocratie. Jeune, Gégé était rebelle, vieillissant, il se montre rétif à l’impôt : édifiante trajectoire, assez banale au fond.

Au même moment, le mélancolique Michel Houellebecq rentre de son exil irlandais. Nous ne perdons pas au change. Je te souhaite, mon cher Albert, de ne pas avoir d’anicroche, en ta plate autant que plaisante Belgique, avec l’irascible, incontrôlable et emblématique Gégé.

Ton Guillaume tel que tu le connais : détrompé.

Berne, ce 16 décembre de l’an de grâce 2012, jour de la sainte Alice.

Un comité de liaison national de défense de la libre coopération intercommunale va informer la population et les élus


Un comité de liaison national de défense de la libre coopération intercommunale va informer la population et les élus

s'informerEn quelques jours, trois cents élus, parmi lesquels figurent des parlementaires, ont approuvé une proposition de loi pour que « l’Assemblée nationale décide de rétablir le libre choix des communes ». Dans le cadre de ce mouvement, lundi dernier, une délégation d’élus de collectivités locales, de toutes tendances politiques, a été reçue par deux conseillers de Marylise Lebranchu, ministre chargée de la décentralisation. Elle a présenté « les dossiers des communes et des communautés de communes qui refusent de céder aux diktats des SDCI (Schémas Départementaux de Coopération Intercommunale, NDLR) imposés par le préfet ».
Le communiqué diffusé par la délégation relève que « les représentants de Mme Lebranchu,  ont répondu : “ La loi de 2010 n’est pas la nôtre, mais la loi c’est la loi, et nous l’appliquons ” ».
Devant cette fin de non recevoir la délégation a décidé de se constituer en « comité de liaison national de défense de la libre coopération intercommunale ». Ses premières activités consisteront à faire « circuler les informations visant à aider la résistance des élus et de la population pour la défense de la démocratie communale et de la République ».
Le combat pour la défense des libertés communale avait pris une dimension nouvelle avec le vote de la loi territoriale du 16 décembre 2010. Des milliers de conseils municipaux avaient alors pris position contre l’intercommunalité forcée que cette loi permettait aux préfets d’imposer et des centaines d’élus avaient soutenu les initiatives prises par Gérard Schivardi pour son abrogation.

Retraites : un nouveau coup se prépare !



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Le POI informe – Retraites : un nouveau coup se prépare !



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picto_prendre_position(Tract diffusé par les militants du POI le 19 décembre et les jours suivants) Et c’est reparti pour un tour ! Une campagne de presse est engagée contre les retraites.
Les « experts » se succèdent sur les plateaux de télé, aux micros des radios : il faudrait une nouvelle contre-réforme des retraites.
Au moment où le gouvernement vient d’accorder un nouvel allègement de 20 milliards des impôts pour les patrons, on nous entonne le refrain du déficit.
On ne vous dira pas que pour la seule année 2010 par exemple, les exonérations sociales et fiscales accordées aux patrons se sont montées à 115 milliards d’euros… mais on se servira du rapport du Conseil d’orientation des retraites pour monter un nouveau coup contre les retraites !
Derrière tout cela, il y a l’Union européenne qui demande qu’on allège les charges patronales et qu’on taille dans les régimes de retraite, sous prétexte de résorption des déficits publics.
Le Medef demande que la durée de cotisation soit encore allongée et que l’âge de départ en retraite soit porté à 63 ans ; d’autres suggèrent une augmentation de la CSG ; d’autres encore, une diminution des pensions, à moins que ce ne soit un mélange de tout cela ! Sans attendre, les retraités imposables seront taxés de 0,3 % dès l’an prochain.
Certains vont jusqu’à demander une contre-réforme des retraites alignée sur le système d’assurance privée balayant complètement le système de répartition et de solidarité actuel !
Bref, on prépare les esprits !
Il y a deux ans, des millions de travailleurs se sont dressés avec leurs organisations syndicales contre la réforme Fillon-Sarkozy.
Le journal patronal Les Echos appelle aujourd’hui le gouvernement Hollande-Ayrault à « faire preuve de courage » dans l’affrontement qui se prépare contre les travailleurs.
C’est pourquoi, comme sur tous les sujets, ils vont chercher un « pacte social » avec les organisations syndicales, dans le but de les associer à une contre-réforme de la Sécurité sociale et des retraites !
Les travailleurs ne sont pas dupes. C’est une certitude, ils chercheront les voies et les moyens de l’unité pour bloquer la destruction des conquêtes ouvrières.
Contre la campagne de désinformation,
lisez Informations ouvrières, prenez contact avec le POI.

Entre les deux phases du référendum, l’incertitude domine en Égypte


Entre les deux phases du référendum, l’incertitude domine en Égypte

s'informerLe FSN (Front du Salut National), qui rassemble des groupes d’opposition, a appelé hier à manifester  « pour défendre les libertés, empêcher la fraude et rejeter le projet deConstitution ». La mobilisation n’a pas atteint celle des derniers jours. Le FSN dénonce les« irrégularités et violations » de la première phase du referendum samedi dernier. Cette phase concernait 50 % des électeurs, dans dix gouvernorats, dont Le Caire. La seconde aura lieu samedi prochain, dans les 17 autres. Selon la presse officielle et les Frères musulmans, le « oui » au projet qu’ils ont inspiré l’a emporté ce jour-là, à 57 %.
Les partisans du « oui » promettent « la stabilité enfin rétablie », après deux ans d’affrontements, parfois violents, comme dernièrement à propos de la constitution et du referendum, maintenu malgré tout par le président Morsi. Le FSN dénonce un texte qui s’attaque aux droits fondamentaux, à l’indépendance judiciaire et permet l’adoption de lois encore plus islamistes. Il n’appelle pas au boycott du referendum, mais demande son annulation et un gouvernement qui « restaure l’état de droit ».
L’appareil d’État se fissure : des juges du Conseil d’État, qui avaient accepté de garantir le referendum en le supervisant, ont décidé de boycotter la seconde phase. Le procureur général, nommé par le pouvoir a dû démissionner. Dans l’incertitude, le FMI a gelé un prêt de 4,8 milliards de dollars, l’Allemagne, a décidé de suspendre l’effacement d’une partie de la dette égyptienne et la Suisse a bloqué l’accès au dossier pénal de personnalité de l’ancien régime.

Hollande monte en première ligne pour défendre son action face au scepticisme


Un article du 


Le nouvel Observateur

Hollande monte en première ligne pour défendre son action face au scepticisme

Créé le 18-12-2012 à 13h32 - Mis à jour à 20h25

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Impopulaire, confronté au scepticisme grandissant des Français, François Hollande est contraint de monter en première ligne pour redonner du sens à son action, alors que certains au sein de sa majorité doutent de sa capacité à imprimer un cap clair.
(c) Afp
Impopulaire, confronté au scepticisme grandissant des Français, François Hollande est contraint de monter en première ligne pour redonner du sens à son action, alors que certains au sein de sa majorité doutent de sa capacité à imprimer un cap clair. (c) Afp
PARIS (AFP) - Impopulaire, confronté au scepticisme grandissant des Français, François Hollande est contraint de monter en première ligne pour redonner du sens à son action, alors que certains au sein de sa majorité doutent de sa capacité à imprimer un cap clair.
Coup d'envoi de cette opération. Lundi, le chef de l'Etat a profité d'une visite de l'entreprise Radiall en Indre-et-Loire pour remettre en perspective sa politique économique et sociale, dans une défense et illustration de son action à la tête de l'Etat.
Aux reproches récurrents de ne pas avoir de cap et d'être isolé dans la "tour d'ivoire" de l'Elysée, il a ainsi répliqué point par point: "J'ai fixé un cap qui est celui de remettre de l'emploi, de la croissance, de la compétitivité et en même temps de désendetter le pays", "je reste au contact des Français" et "je vais tout au long des prochains mois promouvoir cette politique".
"C'est moi qui porte la politique, qui suis responsable des résultats et c'est moi qui dois porter la communication", a revendiqué, à la manière de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, le chef de l'Etat répondant à ceux qui l'accusent d'avoir été en retrait sur de grands dossiers comme celui d'ArcelorMittal. Pour lire la suite de cet article,cliquer sur le lien --->Hollande monte en première ligne.....