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mercredi 12 décembre 2012

RSA : 12 euros de plus par mois ; CAC 40 : 4,2 millions par an en moyenne aux patrons


RSA : 12 euros de plus par mois ; CAC 40 : 4,2 millions par an en moyenne aux patrons

s'informerLe gouvernement a annoncé hier les principales mesures de son « plan de lutte contre la pauvreté ». Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a rappelé à cette occasion que la pauvreté touchait 14,1 % de la population française en 2010 et « sans doute plus en 2011 et 2012 ». La principale mesure de ce plan concerne le RSA qui sera augmenté de 10% d’ici à 2017.
En 2013, l’augmentation, prévue pour septembre, se limitera à 2 %. « Ce sera 12 euros par mois, ce n’est pas ça qui va changer la vie des pauvres », a déploré un responsable du Secours catholique.
Parmi les autres mesures annoncées, figure la création d’un « registre de national des crédits aux particuliers » qui recensera tous les emprunts contractés auprès des banques et des établissements de crédits. Pour le Premier ministre, ce répertoire, qui concernera plus de 25 millions de personnes, a pour but de lutter contre le surendettement des ménages. Le gouvernement précédent avait déjà envisagé la création d’un tel fichier après les élections du printemps 2012. La Commission nationale de l’informatique et des libertés avaient émis fin 2011 des réserves sur ce dossier « au regard des libertés publiques ».
Le même jour, on a appris que la rémunération des patrons du CAC 40 a continué à progresser en 2011, moins rapidement cependant qu’en 2010 où elle avait augmenté de 24 %. Leur rémunération moyenne était de 4,2 millions d’euros. Celle de quatorze d’entre eux a dépassé 4,6 millions, soit l’équivalent de 240 SMIC annuel.

En Lorraine, 45 militants du PS, du PCF, du PG, du POI, des élus, des syndicalistes des communes sidérurgistes de Lorraine lancent un appel


Parti Ouvrier Indépendant
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En Lorraine, 45 militants du PS, du PCF, du PG, du POI, des élus, des syndicalistes des communes sidérurgistes de Lorraine lancent un appel

ArcelorMittal appel unitaire
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vignette tract POI 12 décembre
Cliquer pour télécharger et imprimer.
« Pour l’unité, pour la montée de toute la population au gouvernement pour aller chercher :
— le redémarrage des hauts-fourneaux, avec les embauches nécessaires ;
— le maintien de la totalité du site de Florange ;
— le maintien de tous les emplois. »
Tel est l’appel lancé en Lorraine par 45 militants du PS, du PCF, du PG, du POI, des élus, des syndicalistes des communes sidérurgistes de Lorraine.
« N’ont-ils pas raison ? » interroge le tract diffusé par le POI dès ce mercredi 12 décembre. « N’est-ce pas ce mouvement que devraient appuyer tous les partis, tous les élus se réclamant de la classe ouvrière ? »
Le POI, qui combat pour sa part pour la nationalisation sans indemnités ni rachat de Mittal, appuie sans réserve ce mouvement.

Un coup de force pour faire disparaitre le département du Rhône

Parti Ouvrier Indépendant

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Un coup de force pour faire disparaitre le département du Rhône

Lyon Coup de force

picto_prendre_positionInformations Ouvrières du 13 décembre publie un dossier sur ce qui a fait l’effet d’une bombe politique.

Rhône sans Lyon - la sécession
Le département du Rhône sans Lyon – la sécession

 
Gérard Collomb, sénateur-maire-président PS du Grand Lyon, et Michel Mercier, sénateur-président centriste (UDI) du conseil général du Rhône, ont présenté côte à côte en conférence de presse la semaine dernière le détail de ce projet d’explosion du département du Rhône, partie intégrante de l’acte III de la décentralisation qui a reçu l’approbation de François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls, Marylise Lebranchu… Mais de toutes parts, des élus s’insurgent contre l’absence de concertation et la brutalité de cette annonce.
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Le conseil général et ses services notamment  de protection maternelle et infantile, d’aide sociale à l’enfance, d’allocation aux adultes handicapés, d’entretien des routes, des collèges… n’interviendraient plus dans le périmètre du Grand Lyon devenu « métropole d’intérêt européen ».
L’objectif réel de ce projet, souligne Jean Paul Crouzet, secrétaire du comité départemental du Rhône du POI, « c’est purement et simplement de liquider massivement des postes de fonctionnaires, tant territoriaux que d’Etat, en application des diktats de la troïka, inscrits dans le TSCG».  G.Collomb et M.Mercier ont d’ailleurs déjà engagé récemment la privatisation respectivement de la collecte des ordures ménagères à Lyon et Villeurbanne et des cantines des collèges.
« Le retrait du conseil général, c’est le retrait de la République » souligne Daniel Gluckstein dans l’éditorial d’Informations Ouvrières. « Car jusqu’à présent, tout citoyen de ce pays — cela date en effet de la Révolution française — se voit garantir l’égalité de droits dans la République une et indivisible, à travers les différentes institutions dont il relève, en particulier la commune, le département, la République. Dans ce même cadre, la classe ouvrière a inscrit ses conquêtes, ses organisations, ses droits et garanties »

Égypte : L’armée convoque les forces politiques en présence

Parti Ouvrier Indépendant
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FLASH♦ Égypte : L’armée convoque les forces politiques en présence

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s'informerHier soir, au Caire, le ministre de la Défense et commandant des forces armées égyptiennes, le général Abdel Fattah al-Sissi, a convoqué, selon le terme des dépêches d’agences, « les partenaires de la patrie », c’est-à-dire le gouvernement et les forces politiques de tous bords. Elle prévoit que la réunion aura lieu aujourd’hui dans un complexe sportif militaire de la grande banlieue du Caire et que Morsi participera lui-même aux discussions.
L’annonce a eu lieu pendant les deux manifestations des partisans de Morsi et d’une coalition de ses opposants.

L’Organisation Internationale du Travail lance un rappel à l’ordre à la Grèce sur les droits fondamentaux


L’Organisation Internationale du Travail lance un rappel à l’ordre à la Grèce sur les droits fondamentaux

s'informerDans un rapport de son Comité de la liberté syndicale rendu public le 15 novembre dernier, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) constate en Grèce de « nombreuses et sérieuses atteintes au principe de l’inviolabilité des conventions collectives librement conclues et un déficit important de dialogue social ».
Le rapport ajoute que « le gouvernement viole non seulement son obligation légale de respecter les conventions collectives, mais s’ingère de façon flagrante dans les textes juridiques permanents encadrant la libre négociation collective, en fixant des salaires minima et des conditions de travail moins favorables que les normes minimales prévues par les conventions collectives nationales ».
Entre autres, ont été examinées les plaintes contre le gouvernement grec présentées par la Confédération générale grecque du travail (GSEE), la Confédération des fonctionnaires (ADEDY), la Fédération générale des employés de la Société nationale de l’électricité (GENOP-DEI-KIE) et la Fédération grecque des employés du secteur privé (OIYE).
La GSEE a fait état des réductions de salaires et des primes, ainsi que la remise en cause de la libre négociation concernant les employés du secteur public, découlant des plans d’austérité imposés par la Troïka. Des plaintes identiques concernent le secteur privé.
Les salaires du secteur privé grec ont baissé de 25% en 2011. Le salaire moyen net a été de 12 530 euros, moitié moins qu’en Allemagne. Le taux de chômage a doublé par rapport à 2010 et atteint 24% de la population.

mardi 11 décembre 2012

L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES :Le rejet monte


Le rejet monte

le rejet monte
L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.
logoio.jpg?w=150&h=42Lundi 10 décembre, la grève a commencé dans l’usine ArcelorMittal de Basse-Indre, frappée par le plan signé huit jours plus tôt entre le Premier ministre et le groupe Mittal. La veille (dimanche 9), le Parti socialiste a essuyé un échec majeur dans trois élections partielles.
Six mois seulement auront suffi depuis les élections pour que le gouvernement Hollande-Ayrault soit frappé de rejet. Les mêmes causes produisent les mêmes effets : la soumission aux exigences de la troïka et de l’Union européenne, particulièrement depuis la ratification du TSCG, nourrit, dans toute la population, le même rejet de ces politiques d’austérité, de destruction de l’emploi et de la démocratie.
Le refus de nationaliser ArcelorMittal comme moyen immédiat pour garantir les emplois et les hauts-fourneaux de Florange, c’est l’alignement sur l’Union européenne et sa « concurrence libre et non faussée ». Tout comme l’entreprise de démantèlement de la République qui s’inscrit dans la loi de territorialisation et que, par un coup de force anticipé, les sénateurs Collomb (PS) et Mercier (centriste) veulent imposer dans la région lyonnaise avec l’accord du gouvernement. Ils ne s’en cachent pas : « Nous ne pouvons continuer sur une structuration qui date de 1798 », affirme Mercier. « Nous avons un système ancien qui date de la Révolution. Ceci ne correspond plus aux réalités », lui répond Collomb. L’un et l’autre décident donc, conjointement, de créer une situation sans précédent : ils vont « déposer une proposition de loi au Sénat pour rendre possible le retrait du conseil général sur le territoire du Grand Lyon » (journal Lyon Capitale).
« Le retrait du conseil général », c’est le retrait de la République. Car jusqu’à présent, tout citoyen de ce pays — cela date en effet de la Révolution française — se voit garantir l’égalité de droits dans la République une et indivisible, à travers les différentes institutions dont il relève, en particulier la commune, le département, la République. Dans ce même cadre, la classe ouvrière a inscrit ses conquêtes, ses organisations, ses droits et garanties. Le conseil général qui se retire, c’est la République qui se retire. En lieu et place de la République et des institutions de la démocratie politique, c’est l’Union européenne supranationale et anti-démocratique qui s’installe, puisque, nous dit-on, Lyon deviendrait ainsi une Euro-métropole.
Bref, l’Union européenne, c’est l’euro-totalitarisme, l’euro-corporatisme, l’euro-démantèlement de tous les droits et garanties de la classe ouvrière et de la nation.
Il reste, répétons-le, que l’élément qui domine — sur le terrain de la lutte de classe, dans les élections partielles, dans la mobilisation des élus —, c’est le rejet qui met à l’ordre du jour la mobilisation unie pour bloquer ces politiques.
Dans ce contexte, le bureau national du Parti ouvrier indépendant — tirant les enseignements de la conférence du 1er décembre et de la mobilisation des maires — a estimé que les conditions se réunissent pour inviter très largement travailleurs, militants et jeunes de toutes tendances à préparer avec nous le IVe Congrès du Parti ouvrier indépendant-congrès ouvert, afin d’aider à réaliser « l’émancipation des travailleurs par les travailleurs eux-mêmes ».
Car « en construisant notre parti, nous entendons construire un point d’appui pour la lutte, l’unité et la résistance des plus larges masses opprimées et exploitées » (1).
(1) La résolution du bureau national est disponible auprès des adhérents du POI.