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mercredi 12 décembre 2012

Un coup de force pour faire disparaitre le département du Rhône

Parti Ouvrier Indépendant

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Un coup de force pour faire disparaitre le département du Rhône

Lyon Coup de force

picto_prendre_positionInformations Ouvrières du 13 décembre publie un dossier sur ce qui a fait l’effet d’une bombe politique.

Rhône sans Lyon - la sécession
Le département du Rhône sans Lyon – la sécession

 
Gérard Collomb, sénateur-maire-président PS du Grand Lyon, et Michel Mercier, sénateur-président centriste (UDI) du conseil général du Rhône, ont présenté côte à côte en conférence de presse la semaine dernière le détail de ce projet d’explosion du département du Rhône, partie intégrante de l’acte III de la décentralisation qui a reçu l’approbation de François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls, Marylise Lebranchu… Mais de toutes parts, des élus s’insurgent contre l’absence de concertation et la brutalité de cette annonce.
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Le conseil général et ses services notamment  de protection maternelle et infantile, d’aide sociale à l’enfance, d’allocation aux adultes handicapés, d’entretien des routes, des collèges… n’interviendraient plus dans le périmètre du Grand Lyon devenu « métropole d’intérêt européen ».
L’objectif réel de ce projet, souligne Jean Paul Crouzet, secrétaire du comité départemental du Rhône du POI, « c’est purement et simplement de liquider massivement des postes de fonctionnaires, tant territoriaux que d’Etat, en application des diktats de la troïka, inscrits dans le TSCG».  G.Collomb et M.Mercier ont d’ailleurs déjà engagé récemment la privatisation respectivement de la collecte des ordures ménagères à Lyon et Villeurbanne et des cantines des collèges.
« Le retrait du conseil général, c’est le retrait de la République » souligne Daniel Gluckstein dans l’éditorial d’Informations Ouvrières. « Car jusqu’à présent, tout citoyen de ce pays — cela date en effet de la Révolution française — se voit garantir l’égalité de droits dans la République une et indivisible, à travers les différentes institutions dont il relève, en particulier la commune, le département, la République. Dans ce même cadre, la classe ouvrière a inscrit ses conquêtes, ses organisations, ses droits et garanties »

Égypte : L’armée convoque les forces politiques en présence

Parti Ouvrier Indépendant
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FLASH♦ Égypte : L’armée convoque les forces politiques en présence

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s'informerHier soir, au Caire, le ministre de la Défense et commandant des forces armées égyptiennes, le général Abdel Fattah al-Sissi, a convoqué, selon le terme des dépêches d’agences, « les partenaires de la patrie », c’est-à-dire le gouvernement et les forces politiques de tous bords. Elle prévoit que la réunion aura lieu aujourd’hui dans un complexe sportif militaire de la grande banlieue du Caire et que Morsi participera lui-même aux discussions.
L’annonce a eu lieu pendant les deux manifestations des partisans de Morsi et d’une coalition de ses opposants.

L’Organisation Internationale du Travail lance un rappel à l’ordre à la Grèce sur les droits fondamentaux


L’Organisation Internationale du Travail lance un rappel à l’ordre à la Grèce sur les droits fondamentaux

s'informerDans un rapport de son Comité de la liberté syndicale rendu public le 15 novembre dernier, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) constate en Grèce de « nombreuses et sérieuses atteintes au principe de l’inviolabilité des conventions collectives librement conclues et un déficit important de dialogue social ».
Le rapport ajoute que « le gouvernement viole non seulement son obligation légale de respecter les conventions collectives, mais s’ingère de façon flagrante dans les textes juridiques permanents encadrant la libre négociation collective, en fixant des salaires minima et des conditions de travail moins favorables que les normes minimales prévues par les conventions collectives nationales ».
Entre autres, ont été examinées les plaintes contre le gouvernement grec présentées par la Confédération générale grecque du travail (GSEE), la Confédération des fonctionnaires (ADEDY), la Fédération générale des employés de la Société nationale de l’électricité (GENOP-DEI-KIE) et la Fédération grecque des employés du secteur privé (OIYE).
La GSEE a fait état des réductions de salaires et des primes, ainsi que la remise en cause de la libre négociation concernant les employés du secteur public, découlant des plans d’austérité imposés par la Troïka. Des plaintes identiques concernent le secteur privé.
Les salaires du secteur privé grec ont baissé de 25% en 2011. Le salaire moyen net a été de 12 530 euros, moitié moins qu’en Allemagne. Le taux de chômage a doublé par rapport à 2010 et atteint 24% de la population.

mardi 11 décembre 2012

L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES :Le rejet monte


Le rejet monte

le rejet monte
L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.
logoio.jpg?w=150&h=42Lundi 10 décembre, la grève a commencé dans l’usine ArcelorMittal de Basse-Indre, frappée par le plan signé huit jours plus tôt entre le Premier ministre et le groupe Mittal. La veille (dimanche 9), le Parti socialiste a essuyé un échec majeur dans trois élections partielles.
Six mois seulement auront suffi depuis les élections pour que le gouvernement Hollande-Ayrault soit frappé de rejet. Les mêmes causes produisent les mêmes effets : la soumission aux exigences de la troïka et de l’Union européenne, particulièrement depuis la ratification du TSCG, nourrit, dans toute la population, le même rejet de ces politiques d’austérité, de destruction de l’emploi et de la démocratie.
Le refus de nationaliser ArcelorMittal comme moyen immédiat pour garantir les emplois et les hauts-fourneaux de Florange, c’est l’alignement sur l’Union européenne et sa « concurrence libre et non faussée ». Tout comme l’entreprise de démantèlement de la République qui s’inscrit dans la loi de territorialisation et que, par un coup de force anticipé, les sénateurs Collomb (PS) et Mercier (centriste) veulent imposer dans la région lyonnaise avec l’accord du gouvernement. Ils ne s’en cachent pas : « Nous ne pouvons continuer sur une structuration qui date de 1798 », affirme Mercier. « Nous avons un système ancien qui date de la Révolution. Ceci ne correspond plus aux réalités », lui répond Collomb. L’un et l’autre décident donc, conjointement, de créer une situation sans précédent : ils vont « déposer une proposition de loi au Sénat pour rendre possible le retrait du conseil général sur le territoire du Grand Lyon » (journal Lyon Capitale).
« Le retrait du conseil général », c’est le retrait de la République. Car jusqu’à présent, tout citoyen de ce pays — cela date en effet de la Révolution française — se voit garantir l’égalité de droits dans la République une et indivisible, à travers les différentes institutions dont il relève, en particulier la commune, le département, la République. Dans ce même cadre, la classe ouvrière a inscrit ses conquêtes, ses organisations, ses droits et garanties. Le conseil général qui se retire, c’est la République qui se retire. En lieu et place de la République et des institutions de la démocratie politique, c’est l’Union européenne supranationale et anti-démocratique qui s’installe, puisque, nous dit-on, Lyon deviendrait ainsi une Euro-métropole.
Bref, l’Union européenne, c’est l’euro-totalitarisme, l’euro-corporatisme, l’euro-démantèlement de tous les droits et garanties de la classe ouvrière et de la nation.
Il reste, répétons-le, que l’élément qui domine — sur le terrain de la lutte de classe, dans les élections partielles, dans la mobilisation des élus —, c’est le rejet qui met à l’ordre du jour la mobilisation unie pour bloquer ces politiques.
Dans ce contexte, le bureau national du Parti ouvrier indépendant — tirant les enseignements de la conférence du 1er décembre et de la mobilisation des maires — a estimé que les conditions se réunissent pour inviter très largement travailleurs, militants et jeunes de toutes tendances à préparer avec nous le IVe Congrès du Parti ouvrier indépendant-congrès ouvert, afin d’aider à réaliser « l’émancipation des travailleurs par les travailleurs eux-mêmes ».
Car « en construisant notre parti, nous entendons construire un point d’appui pour la lutte, l’unité et la résistance des plus larges masses opprimées et exploitées » (1).
(1) La résolution du bureau national est disponible auprès des adhérents du POI. 

Dehors ceux qui prétendent nous imposer l’austérité et le paiement de la dette comme seul horizon possible dicté par l’Union Européenne


Dehors ceux qui prétendent nous imposer l’austérité et le paiement de la dette comme seul horizon possible dicté par l’Union Européenne

Maryse Launay candidate du POI à Béziers
picto_prendre_position« Dehors  ceux qui prétendent nous imposer l’austérité et le paiement de la dette comme seul horizon possible dicté par l’Union Européenne » c’est par ces mots que commence le communiqué de Maryse Launais et Christophe Benoit, candidats du POI à Béziers – 6e circonscription.
Le communiqué poursuit :
Ce dimanche 9 décembre, la population s’est exprimée : en s’abstenant, 60% de la population de la 6e circonscription a exprimé le sentiment de l’immense majorité des travailleurs et de la jeunesse de notre pays : «nous ne voulons plus de cette politique ! »
La presse a mis en avant la percée de la droite, qu’en est-il ? Voyons les chiffres :
-Le PS (D. Roqué) perd 4822 voix,  passant de 14 598 à 9776 (29% à 27%).
-Le PCF/FDG (P. Barbazange) perd 1 565 voix, passant de 3 145 à 1 580.
-L’UMP (E. Aboud) perd 1 880 voix, passant de 16 901 à 15 021.
-Le FN (F. Jamet) perd 3089 voix, passant de 11 329 à 8240.
S’il y a une percée, c’est celle de l’abstention qui administre une gifle à tous les partis dont la politique anti-ouvrière n’a qu’une voix : faire payer par les travailleurs la dette des banques.
Par cette abstention, la population rejoint ce groupe de jeunes travailleurs qui ont interpellé la candidate  PS sur un marché : « on a voté pour Hollande, rien n’a changé pour nous, ne comptez plus sur nous ».
Le POI, avant le premier tour, avait rencontré Dolores Roqué pour lui faire part du rejet de cette politique dictée par Bruxelles, et interpellée sur le danger que constituait l’application des mesures découlant du TSCG.
Sur les emplois précaires dits « emplois d’avenir », D. Roqué (PS) a expliqué que ce dispositif recevait son soutien. Sur d’autres éléments de la politique d’austérité du gouvernement comme le « pacte de compétitivité », D. Roqué nous a expliqué : « je me conforme à la discipline de mon parti ».
Aux travailleurs et aux jeunes condamnés à la précarité, au chômage, à la perte d’un emploi, aux ouvriers de Florange qui voient le gouvernement aider Mittal à fermer les hauts fourneaux, D. Roqué députée répond donc « discipline de parti ». De son côté, le candidat du PCF a expliqué vouloir mobiliser les abstentionnistes pour « battre la droite ». Le président du groupe PCF a l’assemblée déclarant lors de sa venue à Béziers : « Notre ennemi, ce n’est pas le gouvernement »
N’y a-t-il pas un lien entre ces réponses et le rejet exprimé au soir du premier tour ?
Que peut attendre la population de ceux qui choisissent d’inscrire leurs choix politiques dans la seule perspective d’une obéissance aveugle à la Troïka et de nous conduire ainsi sur les traces de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal !
Certains s’expriment avec l’abstention, d’autres iront peut-être voter au 2e tour, mais ce qui est sûr, c’est que sous des formes diverses s’exprime la résistance contre l’austérité et la politique anti ouvrière menée par nos dirigeants. (…)
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Réunion du comité POI de Béziers - Mercredi 19 décembre de 18h à 20h, café La Comédie,  Allées Paul Riquet

Maryse Launais et Christophe Benoit, candidats du POI à Béziers concluent ainsi leur communiqué:
Meeting POI Béziers
Le Meeting du POI à Béziers le 3 décembre dernier. Construire un Parti ouvrier indépendant.
Quel outil politique pourrait aujourd’hui permettre aux travailleurs, à la population, d’organiser cette résistance ? Est-il inéluctable que la classe ouvrière soit représentée par des élus, par un Parti, qui applique les directives Européennes que la droite applique aussi ?
C’est cette question que notre candidature avait pour objectif de poser. C’est cette question qui se pose aujourd’hui à toute la classe ouvrière. C’est cette discussion que le P.O.I. propose à présent à tous : comment aider à la résistance les ouvriers de Florange, et tous les travailleurs des villes et des campagnes ? Ne faut-il pas en débattre, au-delà de nos appartenances politiques, pour aider à forger l’unité indispensable des travailleurs et de la jeunesse, seule capable d’imposer aux banques notre Loi, celle de la majorité laborieuse, pour la défense de toutes nos conquêtes ouvrières, démocratiques et républicaines ? 
OUVRONS LA DISCUSSION !
Réunion du comité POI de Béziers - Mercredi 19 décembre de 18h à 20h, café La Comédie,  Allées Paul Riquet
Contact : POI Béziers, 1 rue Gayon 34 500 Béziers - Tél : 06 81 30 61 05 - Mail : poi-beziers@orange.fr - Blog : http://poibeziers.over-blog.com/ - Site national : parti-ouvrier-independant.fr