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jeudi 6 décembre 2012

Après l’annonce du retrait d’Arcelor Mittal du projet ULCOS, la colère des salariés de plusieurs sites de l’entreprise monte d’un cran

Parti Ouvrier Indépendant

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Après l’annonce du retrait d’Arcelor Mittal du projet ULCOS, la colère des salariés de plusieurs sites de l’entreprise monte d’un cran

s'informerJeudi soir à Florange (Moselle), les ouvriers se préparaient à occuper les hauts-fourneaux.
Sur le site d’Arcelor-Mittal de Fos-sur-mer (Bouches-du-Rhône), en solidarité, des camions d’approvisionnement ont été bloqués et une partie des ouvriers se sont mis en grève. Dans l’usine de Basse-Indre en Loire-Atlantique, un appel à la grève lundi prochain a été lancé par les syndicats contre le transfert d’une partie des activités vers le site de Florange inscrit dans l’accord signé entre le gouvernement et Mittal.
Ce matin la Commission européenne a annoncé que Mittal se retirait du projet ULCOS, au moins pour les années à venir, à cause de « difficultés techniques » non résolues. Ce projet était présenté par le gouvernement comme la possibilité de maintien de la sidérurgie à Florange et donc comme un espoir pour l’emploi sur le site. Cette annonce a  été ressentie comme une nouvelle trahison par les salariés et leurs syndicats, après la signature de l’accord gouvernement-Mittal et le renoncement à la nationalisation de l’entreprise.
Politiquement, ce nouveau rebondissement crée des remous. Alors que Jean-Marc Ayrault assurait ce matin sur RTL que son équipe ne connaissait « pas de problème de personnes », la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienneman a demandé que « l’État reprenne l’affaire en mains et engage la nationalisation temporaire ». Le député de Moselle Michel Liebgott, reçu jeudi avec d’autres élus mosellans par le Premier ministre a fait part de son sentiment de se « faire entuber » par  Arcelor Mittal.

Rapport Jospin : un replâtrage sans avancée démocratique

Rapport Jospin : un replâtrage sans avancée démocratique

A lire sur le blog de Jean-Luc Mélenchon

« Pourquoi je quitte le PS » : lettre ouverte à Harlem Désir


Lu sur le blog de Michaël MOGLIA :http://michaelmoglia.com

« Pourquoi je quitte le PS » :

 lettre ouverte à Harlem Désir

MICHAËL MOGLIA : CONSEILLER RÉGIONAL DU NORD-PAS DE CALAIS



Cher camarade, cher Harlem,
Dans la nuit du 6 au 7 mai dernier, tu étais aux côtés de François Hollande sur l’immense scène installée place de la Bastille. Cette nuit-là, tu as senti l’espérance d’un peuple de gauche venu défier les appels presque unanimes à la résignation. Tu as vu ces dizaines de milliers de Françaises et de Français dont l’enthousiasme était une demande : celle que les Socialistes, revenus au pouvoir, parviennent enfin à changer la vie.
Je n’étais pas avec vous à Paris. J’ai fêté la victoire auprès de mes camarades dans le Nord. Mais déjà, cher Harlem, je n’y croyais plus beaucoup… Est-ce parce que nous avions déjà trop souvent déçu les nôtres ? Me doutais-je que nous nous apprêtions à le faire de nouveau, peut-être plus rapidement et plus brutalement que jamais ?
Je suis entré au PS à l’âge de 17 ans. La figure tutélaire de François Mitterrand, le poing et la rose, le combat contre les forces de l’argent, les 110 propositions : jeune militant, je revendiquais fièrement cet héritage.
Même lorsqu’il s’est éloigné de ses valeurs, j’ai continué de croire mon Parti capable de rénovation. Grâce à notre démocratie interne, la prise en compte des différentes sensibilités, l’écoute mutuelle, la camaraderie (notion aujourd’hui disparue), il me semblait possible d’ancrer à gauche notre ligne politique.
J’ai la tristesse mais enfin la lucidité, après vingt-trois années de militantisme, dont neuf au sein de la direction nationale du PS, de constater que je me suis trompé. Désormais je comprends à quel point les dirigeants du Parti Socialiste s’accommodent cyniquement d’avoir une aile gauche pesant en moyenne 15% lors des scrutins internes. Des personnalités telles qu’Henri Emmanuelli et Benoît Hamon autrefois, ou telles qu’Emmanuel Maurel aujourd’hui, ont simplement permis de maintenir, en façade tout au moins, l’image d’un vrai parti de gauche. Tel est le rôle d’Arnaud Montebourg au Gouvernement ; tel a été mon rôle dans le Nord. À un parti en pleine dérive idéologique, il fallait ses « idiots utiles ».
Depuis mai, sous le regard d’une Bastille incrédule, qui avait tant besoin de retrouver la foi dans le progrès social, François Hollande et le Gouvernement n’ont fait que reculer… sous les applaudissements de l’appareil socialiste.
Te souviens-tu seulement du projet que nous avons porté ensemble ?
Dès 2010, Benoit Hamon voulait substituer au mythe gentillet et creux de « l’égalité des chances » un retour à l’objectif historique de la gauche : l’égalité réelle entre tous les citoyens. Pour ce faire, il proposait une batterie de mesures sociales et sociétales ambitieuses.
Bien qu’ayant refusé d’adhérer à ce catalogue de mesure lorsqu’il était candidat aux primaires, François Hollande en avait finalement reprises plusieurs dans son programme présidentiel : le système d’attestations lors des contrôles d’identité, souvent vécus comme discriminatoires, l’encadrement strict des dépassements d’honoraires des médecins, le droit de vote aux étrangers pour les élections locales, la limitation des écarts de salaire de 1 à 20 dans les entreprises publiques. Sur chacun de ces sujets, le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault a soit renoncé purement et simplement, soit reporté les réformes sine die, soit affadi leur contenu jusqu’à les rendre inutiles.
La liste des reculades, des incohérences et des échecs ne s’arrête malheureusement pas là. Le Gouvernement a renoncé à exiger le non-cumul des mandats dès 2012, malgré les engagements pris et signés par l’ensemble des parlementaires socialistes. La loi sur le logement social a été retoquée par le Conseil Constitutionnel pour vice de procédure. On a laissé entendre aux Maires qu’ils seront libres de ne pas appliquer la loi sur le mariage pour tous. La TVA Sarkozy, dite « sociale », décriée à juste titre pendant la campagne électorale, est revenue sous une autre forme à l’occasion de la remise du rapport Gallois. Enfin, on devine que le projet — pourtant central dans le programme de François Hollande — d’une « grande réforme fiscale » ne sera probablement jamais mis en œuvre pendant le quinquennat.
Certains choix semblent traduire le reniement de nos convictions les plus profondes. Malgré le courage et l’obstination de la Ministre Aurélie Filipetti, le Gouvernement a choisi de diminuer le budget de la culture. Ce serait grave en temps normal ; c’est catastrophique en temps de crise, car je reste persuadé que l’Art est le premier outil de combat — ou d’évasion — lorsque tout va mal.
La seule ligne directrice du Gouvernement porte un nom : l’austérité. Elle porte aussi un chiffre, comme une prison intellectuelle : 3%.
La droite n’a jamais tant aimé le PS ; Manuel Valls est plus que jamais sa coqueluche. Elle qui craignait tant François Hollande avant son accession au pouvoir, finirait presque par le trouver exemplaire de courage et de modernité !
Si nous en sommes là aujourd’hui, c’est par l’enchaînement d’une série de fautes que vous avez commises, main dans la main avec la droite, au sujet de l’Union Européenne. Vous n’avez tiré aucun enseignement de la large victoire du non au traité constitutionnel européen de 2005. Pour moi, ce décalage entre les dirigeants et la base électorale du Parti a été un premier motif d’interrogation et d’embarras.
Le second a été la promesse faite par François Hollande de renégocier le traité Merkel-Sarkozy. Et quelle renégociation ce fut ! Le Président de la République a trouvé le prétexte d’un « pacte de croissance » indolore et inopérant pour se rallier — ni vu ni connu, pensait-il sûrement — à la « règle d’or ».
En réalité, dans l’Europe que vous êtes en train de construire, ou dont vous acceptez passivement les règles du jeu, les Etats n’ont pas et n’auront bientôt plus aucune marge de manœuvre.
Les politiques européennes pèsent sur le budget de l’Etat. Et puisque les collectivités territoriales, privées de leur autonomie fiscale, vivent essentiellement de dotations de l’Etat, elles doivent désormais rogner sur leurs politiques, y compris lorsqu’elles relèvent de l’urgence. Dans les Départements, c’est la santé et le social qui sont touchés. Dans les Régions, c’est l’emploi, la formation.
Voilà pourquoi, Président de la Commission des Finances du Conseil Régional Nord-Pas de Calais, je ne peux pas cautionner la poursuite annoncée des baisses de dotations d’Etat aux collectivités, après l’avoir dénoncée sans relâche pendant les cinq années de mandat de Nicolas Sarkozy.
Ayant renoncé à transformer l’économie, les Socialistes pourraient encore se distinguer des libéraux et des conservateurs en s’intéressant à cette « France invisible » — celle que personne ne veut plus voir.
Cela a été dit et répété : le PS a oublié les ouvriers. Mais pas seulement eux. Au fond, vous partagez le diagnostic de Laurent Wauquiez : un parti de gouvernement doit s’adresser aux « classes moyennes » (car au moins elles votent). Les chômeurs, les précaires, les toxicos, les taulards, les prostitués, les paysans, les mères célibataires, les surendettés, les malades, les psychotiques, les handicapés, les sans-abris : les exclus de tous poils et les onze millions de pauvres qui vivent en France ne comptent pas, ou si peu.
Il faut d’urgence prendre des mesures fortes et symboliques. En 1981, ce furent les 39 heures, la retraite à 60 ans, la cinquième semaine de congés payés, l’abolition de la peine de mort, l’autorisation des radios libres… Que propose le PS aujourd’hui ? Le droit au mariage pour les couples homosexuels, pudiquement rebaptisé « mariage pour tous », est un pas dans le bon sens. Mais cette mesure seule ne suffira pas à apporter à la France la bouffée d’oxygène dont elle a tant besoin !
De deux choses l’une. Soit il n’y a qu’une seule politique à mener, que l’on soit de gauche ou de droite, et dans ce cas le PS s’est moqué des Français pendant dix années d’opposition, plus particulièrement pendant une campagne électorale toute entière axée autour de la promesse du changement (« maintenant ! »).
Ou alors une autre politique est possible, et dans ce cas qu’attendez-vous  pour changer de stratégie ? Pour engager un réel dialogue avec les partenaires de gauche et retrouver le « talisman » de l’union, auquel François Mitterrand n’avait jamais renoncé  ? Oserez-vous faire ce choix, ou bien donnerez-vous raison à ceux qui ont vu dans la discrète réception d’élus Modem à l’Elysée, il y a quelques jours, l’amorce d’un renversement d’alliance avec le centre-droit ?
J’ai le regret, cher Harlem, de quitter aujourd’hui le Parti Socialiste. Je le fais avec une grande tristesse mais aussi, en optimiste obstiné, avec l’espoir que vous retrouverez un jour la voie de la raison et le courage d’être de gauche.


Discours de Jean-Luc Mélenchon aux Assises pour l’écosocialisme


à visionner sur le blog de Jean-Luc Mélenchon : http://www.jean-luc-melenchon.fr


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Discours aux Assises pour l’écosocialisme

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Samedi 1er décembre 2012, Jean-Luc Mélenchon est intervenu en conclusion des Assises pour l'écosocialisme organisées à l'initiative du Parti de Gauche. Sont également intervenus lors des débats de ces assises : Michaël Löwy, Susan George, Hervé Kempf, Jacques Testart, Myriam Martin, Paul Aries, Jean-Marie Harribey, Henri Pena-Ruiz mais aussi le Ministre équatorien de l'Education supérieure, de la Science et de l'Innovation René Ramirez, ainsi que les secrétaires nationaux du PG Corinne Morel-Darleux, Jacques Généreux, Eric Coquerel, François Delapierre et Martine Billard.

Jean-Luc Mélenchon invité de BFM-TV : << Parisot est-elle 1er ministre ?>>

Invité de BFM-TV : Parisot est-elle 1er ministre ? <----- Pour accéder à la vidéo cliquer sur ce lien




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Invité de BFM-TV : Parisot est-elle 1er ministre ?

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Dimanche 2 décembre 2012, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de "BFM Politique" sur BFMTV, interrogé notamment par Olivier Mazerolle. Il est notamment intervenu sur la gestion calamiteuse du dossier Arcelor-Mittal par le gouvernement. Il a déploré l'abandon par le gouvernement de la piste de la nationalisation juste aprés que la présidente du Medef Laurence Parisot ait exprimé son désaccord avec cette option.

Grève dans plusieurs régions de Tunisie, avant la grève générale du 13 décembre à l’appel de l’Union générale tunisienne du travail


Grève dans plusieurs régions de Tunisie, avant la grève générale du 13 décembre à l’appel de l’Union générale tunisienne du travail

images de la révolution (photo-UGTT)
s'informerL’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a décidé hier , d’appeler à une grève générale dans tout le pays le 13 décembre. C’est seulement la troisième fois dans son histoire que l’UGTT, le syndicat le plus important du pays, appelle ainsi à une grève nationale.
La décision a été prise suite à la violente attaque perpétrée mardi contre son siège social. Un porte-parole de l’UGTT a tenu le gouvernement responsable de cette « agression sauvage » et appelé à des poursuites judiciaires contre ses auteurs. Le syndicat demande la dissolution de la milice responsable de l’agression. Il entend porter plainte auprès du Bureau international du travail (BIT).
Quatre unions régionales ont d’ores et déjà décidé une grève générale dès aujourd’hui. C’est le cas à Sfax, deuxième ville du pays, où plusieurs centaines de citoyens et de militants s’étaient rassemblés hier matin devant le siège de l’Union régionale de l’UGTT pendant que sa commission administrative débattait des modalités de la réponse. Plusieurs milliers de personnes se sont de nouveau rassemblées ce matin et la grève est très suivie.
Le président d’Ennahda, mouvement qui fait partie de la coalition gouvernementale, a déclaré mercredi que L’UGTT est un « partenaire important dans le processus de développement et de paix sociale », mais que « l’appel de l’UGTT à la grève générale dans plusieurs régions du pays est un acte politique ». Il a ajouté que les ligues dont l’UGTT demande la dissolution sont « le produit et la conscience de la révolution tunisienne. »

FLASH♦ : Mittal retire son projet de stockage de gaz carbonique à Florange


FLASH♦ : Mittal retire son projet de stockage de gaz carbonique à Florange

s'informerArcelorMittal a retiré le projet ULCOSl pour le captage et le stockage de gaz carbonique (CO2) à Florange (Moselle). La Commission européenne, qui a annoncé cette décision à Bruxelles ce matin,  a précisé qu’elle a été prise « à cause de difficultés techniques ».

Mittal : le Premier ministre persiste, les syndicats ne se résignent pas


Parti Ouvrier Indépendant

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Mittal : le Premier ministre persiste, les syndicats ne se résignent pas

Ayrault expose aux syndicats son accord avec Mittal
s'informerHier soir, Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, recevait, à Matignon, les syndicats du site sidérurgique de Florange (Moselle) pour leur présenter l’accord passé avec Lakshmi Mittal, jeudi dernier et qu’il avait déjà annoncé. Il n’areculé sur aucun point. Les syndicats, qui s’étaient déjà tous exprimés contre l’accord, ont estimé que le gouvernement avait « cédé au chantage ».
Le Premier ministre s’est dit satisfait car il n’y a pas de licenciement quoique, a-t-il précisé, « les 629 emplois consacrés à la phase liquide vont tout de même disparaître ». Un « comité de suivi » dirigé par le sous-préfet de Thionville devrait vérifier le « respect de l’accord ».
Pour Walter Broccoli, syndicaliste FO, cet accord « sur deux pages » est « du vent ». Pour Florange, poursuit-il, « le pronostic vital est engagé ». Espérant un recul, il redemande une réunion tripartite avec Arcelor Mittal et ajoute : « Il faut encore mettre la pression, on va continuer à se battre ».
Le responsable CFDT, Édouard Martin avait avancé qu’il défendrait, lors de la rencontre, le projet ULCOS de captage-stockage de CO2. Ce projet, déjà hypothétique, suppose un fonctionnement des hauts fourneaux mais, selon l’accord, ceux-ci (la phase liquide) devraient s’arrêter « à l’issue de la procédure légale » au printemps 2013.
Depuis l’arrêt des hauts-fourneaux, 400 intérimaires ont été licenciés, ainsi que des centaines d’ouvriers des entreprises de sous-traitance. Sur les 629 salariés titulaires des hauts-fourneaux, ils ne sont plus que 200.
filet pointilles gris

picto_prendre_position“Le gouvernement remet l’avenir de Florange entre les mains de Mittal”

(Tract diffusé ce jour par les militants du POI dans tout le pays) Ainsi titre victorieusement le journal du capital financier Les Echos. Telle est la réalité. Depuis l’arrêt des hauts-fourneaux, 400 intérimaires ont été licenciés, ainsi que des centaines d’ouvriers des entreprises de sous-traitance.
tract 5 décembre
Cliquez pour télécharger et imprimer le tract.
Il y a quinze mois, 629 salariés titulaires travaillaient aux hauts-fourneaux, ils ne sont plus que 200 !
Sur les 200 qui restent, l’accord passé avec Mittal prévoit que les départs en retraite ne seront pas remplacés, qu’il y aura des préretraites et que le reste des salariés sera muté sur les installations existantes.
En clair : tous les emplois des hauts-fourneaux sont supprimés, ce qui entérine leur arrêt définitif.
Le 1er décembre, dans un communiqué, Mittal se félicite : il s’agit « d’un bon accord ». Le gouvernement a rejeté la nationalisation au nom de la “compétitivité”
Le Premier ministre explique :
« Le gouvernement n’a pas retenu l’hypothèse d’une nationalisation transitoire, qui a pu être évoquée ces derniers jours. Il a écarté cette solution au vu des engagements qu’il a obtenus d’ArcelorMittal (…). Je rappelle que le gouvernement a fait le choix du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi. Il s’agit d’une priorité nationale. »
C’est clair : le gouvernement oppose « le pacte de compétitivité », auquel il voudrait enchaîner les organisations syndicales, à la nationalisation par laquelle l’Etat se donnerait les moyens de garantir le maintien de tous les emplois et le redémarrage des hauts-fourneaux.
Dès le 4 décembre, des ouvriers, des syndicalistes, des militants, des élus, des habitants des communes sidérurgiques de Lorraine lancent un appel :
“Plus que jamais nous réaffirmons nos exigences :
— le redémarrage des hauts-fourneaux, avec les embauches nécessaires ;
— le maintien de la totalité du site de Florange ;
— le maintien de tous les emplois.
Cela pose la question du retrait de l’accord passé entre le gouvernement et Mittal.”