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lundi 26 novembre 2012

Le gouvernement précise la façon dont il va hâter le crédit d’impôt en faveur des entreprises


Le gouvernement précise la façon dont il va hâter le crédit d’impôt en faveur des entreprises

s'informerLe Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé jeudi soir, après  consultation du patronat et des syndicats, que, dans le cadre du pacte de compétitivité, le crédit d’impôt de 20 milliards d’euros accordé aux entreprises, prévu pour février, serait introduit par amendement dans le projet de loi de finance rectificatif 2013.
Il sera débattu à l’Assemblée à partir du 3 décembre ainsi que la refonte des taux de TVA destinée à le financer en partie.
Le crédit d’impôt sera de 10 milliards d’euros dès 2013 versés en 2014. Des entreprises dites en difficultés pourraient obtenir un versement dès 2013.
Les entreprises auront 10 autres milliards de crédit d’impôt répartis en 2014 et  2015.
Le groupe PS à l’Assemblée et les syndicats demandent des contreparties à ce crédit d’impôt.
Les députés PS demandaient que l’argent soit utilisé au bénéfice de l’emploi et de l’investissement en contrepartie du pacte de compétitivité et Pierre Moscovici, ministre de l’Économie et des Finances, a proposé « une réforme du marché du travail […] faite dans le consensus » au rang des contreparties.
Certains députés PS sont inquiets de l’accélération du pacte de compétitivité ; pour l’un d’eux, les groupes de travail « ne vont pas servir à grand-chose ».
Jean-Marc Ayrault a annoncé  une deuxième loi  « début 2013 » pour définir les « contreparties ».
Laurence Parisot présidente du MEDEF demandait mardi que les 20 milliards de crédit d’impôt soient appliqués dès l’année 2013 sans contreparties.

dimanche 25 novembre 2012

Le président français Hollande promet l’austérité et la guerre dans son discours télévisé


Un article du WSWS :http://www.wsws.org/fr


Le président français Hollande promet l’austérité et la guerre dans son discours télévisé

Par Antoine Lerougetel et Alex Lantier 
24 novembre 2012
Le 13 novembre, le président français, François Hollande, du Parti Socialiste (PS) a prononcé un discours télévisé et accordé une conférence de presse devant quelque 400 journalistes réunis au Palais de l’Elysée. Avec sa cote de popularité qui est passée de 60 pour cent après son élection en mai, à actuellement 36 pour cent, Hollande a rassuré l’élite dirigeante en disant qu’il continuera la politique pro-patronale de guerre et d’austérité sociale au mépris de l’opinion publique.
L’agence AFP a remarqué que Hollande « s’était attaché à répondre aux appels pressants de Bruxelles [siège de l’UE], de l’Allemagne et des principales organisations économiques internationales. » Celles-ci étaient toutes « impatientes de voir la France s’engager résolument sur le chemin des réformes structurelles [flexibilité sur le marché du travail, réductions des dépenses publiques], » a écrit l’AFP.
Hollande a proposé de réduire de 12 milliards d’euros (15,4 milliards de dollars) par an les dépenses publiques pour réaliser une économie de 60 milliards d’euros d’ici la fin de son quinquennat. Ceci nécessiterait des coupes majeures dans les dépenses sociales en concernant notamment celles des collectivités locales ainsi que des réductions supplémentaires dans les soins de santé et les retraites.
Comme en Grèce, et dans d’autres pays d’Europe méridionale, de telles coupes minent l’économie en général étant donné que les gens qui sont obligés de compenser les coupes dans des services vitaux dépensent moins pour autre chose. Hollande a carrément prédit que d’ici 2013, « nous allons avoir une hausse continue du chômage. » Le taux de chômage officiel se situe actuellement à 10 pour cent. »
Hollande a feint de s'inquiéter pour les victimes de sa politique en remarquant : « Cela va être difficile à vivre pour des familles, des territoires, des entreprises. »
Il a promis d’activer les modifications réactionnaires à apporter au droit du travail et le « pacte de compétitivité » visant à réduire considérablement le coût du travail pour les employeurs français. Après avoir accepté les conclusions pro-patronales du rapport Gallois, Hollande a proposé de réduire de 20 milliards d’euros l’impôt sur les sociétés. (Voir « France: les sociaux démocrates imposent de nouvelles coupes après avoir accepté le rapport Gallois pro-austérité »
La hausse projetée de la TVA (taxe à la valeur ajoutée) soutirera quelque 6 milliards d’euros des poches des consommateurs, en touchant le plus durement les travailleurs. Ceux-ci sont déjà confrontés à de fortes augmentations des prix des produits de première nécessité.
Hollande a déclaré de manière révélatrice que le besoin de réduire le coût du travail « n’est pas tout », mais c'est « tout sauf rien. »
Le président français a demandé à la bureaucratie syndicale et aux organisations patronales de poursuivre la « réforme » du droit du travail en disant, « Cette négociation est la plus importante depuis longtemps. J’en appelle à toutes les organisations syndicales et patronales : elles doivent nouer un compromis historique. »
Hollande a tout simplement rejeté d'un revers de main les inquiétudes concernant l'impopularité de sa politique : « Je ne travaille pas pour une prochaine élection, je travaille pour la prochaine génération. »
Il a indiqué qu’il poursuivrait l’intensification de l’intervention impérialiste – débutée sous son prédécesseur, le président conservateur Nicolas Sarkozy, avec la guerre de l’OTAN en 2011 en Libye – au Mali et en Syrie, deux anciennes colonies françaises.
Hollande a salué la coalition de l’opposition syrienne, dominée par les Islamistes, et rassemblée par Washington pour mener sa guerre par procuration contre le président Bachar al-Assad : « La France reconnaît la Coalition nationale syrienne comme la seule représentante du peuple syrien et donc comme le futur gouvernement de la Syrie démocratique, permettant d’en terminer avec le régime de Bachar al-Assad. »
Il a été le premier gouvernement occidental à reconnaître cette coalition de fantoches impérialistes triés sur le volet par le gouvernement américain ; les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont pour le moment refusé de la reconnaître comme un gouvernement en exil.
Hollande a ajouté qu'il serait possible de livrer ouvertement des armes à la Syrie « dès lors qu’il y aura un gouvernement légitime de la Syrie. »
Outre la poursuite des guerres impérialistes françaises et l’intensification des attaques contre les droits sociaux des travailleurs, Hollande a maintenu l’assaut contre les droits démocratiques perpétré par Sarkozy. Il est en train d'expulser des Roms de France et de démanteler leurs campements et il applique les lois islamophobes interdisant le port du voile islamique à l’école et de la burqa en public.
Le discours de Hollande a souligné la faillite des forces petites bourgeoisies de « gauche » – tels le Parti communiste français (PCF) et le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) – qui l’ont soutenu en affirmant que Hollande pourrait être poussé vers la gauche. En fait, il réagit à l'opposition populaire grandissante en accentuant sa politique droitière. Ceci démontre une fois encore la nécessité de rompre avec ces forces et de mobiliser la classe ouvrière dans une lutte révolutionnaire contre le gouvernement PS.
Aux questions posées par des journalistes sur son programme pro-patronal, Hollande a répondu en affirmant qu’il existait un lien entre sa politique et le socialisme : « Il y a toujours eu deux conceptions, une conception productive – on a même pu parler d’un socialisme de l’offre – et une conception plus traditionnelle, où on parlait de socialisme de la demande. »
Le terme employé par Hollande de « l’offre », tiré du vocabulaire des politiciens républicains droitiers aux Etats-Unis et non d'une quelconque tradition socialiste, souligne le caractère anti-classe ouvrière de sa politique.
La presse même ne cherche plus à cacher la tromperie impliquée dans les tentatives de Hollande de conférer à sa politique pro-patronale une apparence de « gauche ». Dans son éditorial, Le Monde a écrit : « Interrogé au final pour savoir si toute cette stratégie économique ne constituait pas pour la gauche une ‘révolution copernicienne’ ... François Hollande a préféré esquiver. Malgré sa volonté de parler clair et vrai, il est sans doute trop tôt pour le reconnaître. »
Autrement dit, vu que Hollande, qui n’est président que depuis quelques mois, est déjà extrêmement impopulaire, l’élite dirigeante française sent qu’il est trop tôt pour déclarer ce que tout le monde sait ou perçoit : l’axe de la politique du PS n’est pas ce que des millions de gens espéraient qu'il serait. Au contraire il se fonde sur la défense de la richesse et les privilèges sociaux à l’encontre de la population travailleuse.
(Article original paru le 22 novembre 2012)

la crise de l’UMP vu par Raoul Marc Jennar


2012
Faut-il se réjouir de la crise qui traverse le principal parti de droite?
La dérive droitière de l’UMP orchestrée par Nicolas Sarkozy dès qu’il en a pris la présidence en 2004 et confirmée par les thèmes de prédilection de la campagne de Jean-François Copé est telle qu’on peut se féliciter des difficultés d’un parti qui s’est à ce point éloigné des idéaux républicains. Trop de hauts responsables de ce parti ont véhiculé des thèmes qui rappellent tantôt la « révolution nationale » de Vichy, tantôt sont assimilables à ceux du Front National et qui- paradoxe pour des héritiers certes très lointains du gaullisme – ne se sentent pas gênés de s’entourer de transfuges de l’extrême-droite et d’anciens de l’OAS.
Mais sachant qu’une démocratie oppose nécessairement des visions contraires de la société et qu’un authentique débat démocratique est une confrontation d’idées et de projets et non le consensus mou de ceux qui voudraient nous faire croire qu’on est tous, riches et pauvres, exploiteurs et exploités, décideurs et exécutants, dans le même bateau, je me demande si on doit se réjouir de la démonstration qu’offre l’UMP de son incapacité, en interne, à débattre et à choisir un projet de société qui, tout en respectant les valeurs républicaines, soit porteur des conceptions qu’entend défendre la droite.
Comme hier le PS avait offert le spectacle pitoyable de ses divisions, je ne me réjouis pas du spectacle qu’offre aujourd’hui l’UMP. Et je trouve indécents les propos d’un Harlem Désir dont la nomination de style nord-coréen lui enlève tout titre à donner des leçons aux autres.
En fait, ces deux partis politiques sont frappés d’un même mal : ayant tous les deux adhéré inconditionnellement à une économie de marché débridée, ayant donc tous les deux choisi de laisser à l’économique le primat sur le politique, ayant en conséquence tous les deux contribué au niveau européen et mondial (OMC, FMI) à la mondialisation néolibérale qu’ils nous présentent aujourd’hui comme une fatalité, ils éprouvent les plus grandes difficultés à formuler un projet qui les identifie clairement. Et qui serait de nature à les différencier nettement. Les historiens ne manqueront pas de noter qu’en 2012, aboutissement de la complicité de ces deux grands partis avec le monde des affaires et de la finance,  un changement de majorité politique ne s’est pas traduit par un changement de politique. L’adhésion d’un gouvernement prétendument de gauche à un traité idéologiquement très connoté négocié par son prédécesseur de droite en est l’illustration la plus spectaculaire.
Même si l’Histoire ne repasse pas les plats, la grande confusion des idées et des valeurs qui caractérise notre temps rappelle à bien des égards les années de l’entre-deux guerres du siècle passé.
Qu’il semble loin le temps de ma jeunesse où, malgré la guerre froide, nous étions portés par les valeurs des Lumières, par les idées de 1789, de 1793, de 1871 et l’espérance née de leur transcription dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, dans le Pacte international sur les droits civils et politiques, dans le Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels ! Un temps où les écrits de Camus, de Malraux, de Sartre, de St-Exupéry et de quelques autres suscitaient des débats sur le sens à donner à nos vies, à nos engagements. Il nous paraissait naturel alors que la marche du monde ne pouvait que progresser vers plus de liberté, plus de justice, plus d’égalité, certes au prix d’efforts et de luttes, parfois âpres et longues, mais toujours vers un destin meilleur.
Or, depuis une trentaine d’années, nous subissons l’inattendu : nous reculons. Pour la première fois depuis un peu plus de deux siècles, la promesse que peut faire une génération de laisser un monde meilleur à la suivante ne peut plus être tenue. C’est ce que Serge Halimi a très justement appelé « le grand bond en arrière » (Fayard) ou  Jacques Généreux « la grande régression » (Le Seuil).
Le mal qui ronge aujourd’hui l’UMP ne diffère en rien du mal qui sévit au PS : l’incapacité à formuler un projet de société et à se rassembler sur celui-ci pour le mettre en oeuvre. C’est manifeste à l’UMP avec la crise dont nous sommes les témoins, mais ce l’est tout autant au PS où on assiste depuis plus de six mois à la mise en oeuvre du contraire des engagements pris pour rassembler une majorité (sans qu’il s’agisse de ma part de confondre 60 promesses avec un projet de société).
Cette incapacité, il faut y réfléchir, est encouragée par un système électoral majoritaire qui force des contraires à se réunir pour rassembler une majorité. Et qui rend extrêmement difficile toute redistribution des cartes. Autrement dit, la crise des partis dits de gouvernement est le résultat d’un système politique qui empêche l’émergence d’alternatives réelles et qui, par le fait même, entretient un statu quo politique ardemment désiré par le monde des affaires et de la finance.
Ce qui pose la question des réformes institutionnelles indispensables. Mais ce sera pour une autre fois.
A bientôt.
rmj
PS : pour ceux qui sont curieux, la partie de mon texte d’hier consacrée à la visite d’Obama à Phnom Penh vient d’être traduite en langue khmère et diffusée sur le site internet le plus lu au Cambodge :
A défaut de comprendre, on appréciera la beauté des caractères.
Le blog de Raoul Marc Jennar :http://www.jennar.fr
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Le Conseil européen se divise sur le budget et reporte une décision à janvier 2013


Le Conseil européen se divise sur le budget et reporte une décision à janvier 2013

s'informerNi sur le montant des coupes, ni sur les lignes budgétaire où couper, lors du Conseil européen de jeudi et vendredi derniers, il n’y aura eu d’accord.
D’un coté, Michel Barnier, commissaire européen au Marché Intérieur, a déclaré que « ce n’est pas un échec, c’est une discussion suspendue ». Minimisant les désaccords, il a souligné qu’mille milliards d’euros pour le projet de budget 2014-2020 ne représentent que 1,01 % de la richesse européenne. Mais, pour lui, l’UE « doit être beaucoup plus qu’un supermarché, une puissance politique. »
De l’autre côté, David Cameron, premier ministre britannique, a accusé la Commission européenne de « ne pas avoir proposé le moindre euro d’économie », alors que « nous avons besoin de couper dans les dépenses que nous ne pouvons pas nous permettre ». De plus, il a visé les « eurocrates » et le coût de la technostructure de Bruxelles, qui s’est défendue en avançant que le budget de fonctionnement représente seulement 6 % du total.
M. Cameron, grand protagoniste de ce sommet européen, est parvenu à rallier autour de lui les gouvernements de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Suède, de la Finlande et du Danemark. « Nous avons eu des alliés puissants », s’est-il félicité.
Le président du conseil italien, Mario Monti, a qualifié les positions de M. Cameron comme de la « démagogie », faite « d’attaques incohérentes ».
Un accord pourrait être conclu en janvier 2013, selon le président du Conseil européen, Herman van Rompuy.

Grève dans les Caisses d’Allocations Familiales contre de nouvelles suppressions de postes et les restrictions budgétaires


Grève dans les Caisses d’Allocations Familiales contre de nouvelles suppressions de postes et les restrictions budgétaires

s'informerUne grève a été lancée, jeudi et vendredi, dans les Caisses d’Allocations Familiales (CAF) par les syndicats CGT, FO, CFE-CGC contre les fermetures de sites et la suppression de mille postes, contre les retards dans le traitement des dossiers, la dégradation des conditions de travail et la mise en place de la départementalisation.
Ainsi dans les Alpes-Maritimes, il n’y a que 585 agents pour 185 000 allocataires. La CAF du Nord annonçait, le 19 octobre, qu’elle devait fermer ses guichets pendant dix jours pour traiter les dossiers en attente. Or, en France, les demandes d’aides augmentent avec le taux de pauvreté qui atteint son plus haut niveau depuis 1997.
Jeudi, plus d’une centaine de grévistes des CAF de France, se sont retrouvés à Marseille pour manifester contre « les effets désastreux des Conventions d’objectifs et de gestion (COG) qui se succèdent depuis 15 ans », au moment où les présidents des CAF discutaient de la nouvelle COG 2013-2016. Dans cette réunion au Palais des congrès, Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille, a proposé, pour pallier au manques d’effectifs, de recourir aux emplois-d’avenir.
Les CAF interviennent pour l’aide à la naissance, l’entretien des enfants, l’aide au logement, les revenus garantis et les compléments d’allocation aux adultes handicapés et au parent isolé. Mme Bertinotti a noté que les CAF devrait aussi « participer au financement des heures libérées par les heures scolaires » dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires.

samedi 24 novembre 2012

Le secret de l'internationalisme médical cubain. (Temas) -- John M. KIRK

Le secret de l'internationalisme médical cubain. (Temas) -- John M. KIRK

Un article à lire sur le portail :http://www.legrandsoir.info

Fillon : « Un parti politique n’est pas une mafia » ; Copé : ces mots sont « injurieux pour notre famille politique »


Fillon : « Un parti politique n’est pas une mafia » ; Copé : ces mots sont « injurieux pour notre famille politique »

s'informerDeux commissions sont appelées à se réunir, demain et dans les jours qui viennent, pour tenter de trouver une issue à la crise qui secoue l’UMP. L’une d’elle, la commission de recours statutaire du parti, se réunira demain après avoir été été saisie, hier, par François Fillon, qui conteste l’élection proclamée dimanche dernier de son rival, Jean-François Copé, à la présidence de l’UMP. Des irrégularités ont été dénoncées de part et d’autre.
L’autre commission résultera de l’arbitrage confié à Alain Juppé. Elle devrait siéger après une rencontre, demain, de MM. Juppé, Fillon et Copé.
Cependant, M. Fillon a prévenu qu’il n’accepterait « aucune des conclusions de la commission des recours ». « Les seules que j’accepterai, a-t-il précisé, sont celles d’Alain Juppé et de sa commission ».
« Seul vaut le verdict qui sera rendu par la Commission nationale des recours, prévue par nos statuts (…) sous le regard attentif et impartial de la médiation Juppé qui garantira la transparence absolue des résultats proclamés », a rétorqué M. Copé.
Dans la matinée, M. Fillon avait lancé : « Un parti politique n’est pas une mafia »,  ce que M. Copé a qualifié de « mots extrêmement blessants et injurieux pour notre famille politique ».
L’UMP a organisé, six mois après la défaite de Nicolas Sarkozy, l’élection de son président par ses adhérents. Pendant que son parti se déchirait, l’ancien président de la République était entendu jeudi au Palais de justice de Bordeaux par les juges d’instruction chargés de l’affaire Bettencourt. Il en est sorti sans être mis en examen mais comme témoin assisté.

Une délégation, reçue à l’ambassade d’Afrique du Sud à Paris, réclame la sécurité des militants et mineurs, leur libération et le respect de leurs droits


Une délégation, reçue à l’ambassade d’Afrique du Sud à Paris, réclame la sécurité des militants et mineurs, leur libération et le respect de leurs droits

Malema-Seoka-Mabasa
agirUne délégation du Comité international contre la répression (Cicr), de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples et du POI a été reçu à l’ambassade d’Afrique du Sud à Paris le 8 novembre par M. Chris Mahale, conseiller politique de l’ambassade, l’Amiral Parker, attaché de défense à l’ambassade, représentant les forces armées, et par le responsable de la sécurité.
La délégation a exposé les menaces dont font l’objet trois figures ouvrières et démocratiques sud-africaines : Julius Malema, Johannes Seoka et Lybon Mabasa. Elle a fait part de l’émotion qui en résulte dans le mouvement ouvrier français et international – un appel circule dans le monde qui regroupe des centaines de signatures de représentants éminents du mouvement ouvrier et démocratique international – et a demandé aux représentants d’Afrique du Sud comment le gouvernement envisageait d’assurer leur sécurité.
De manière générale, la délégation a réclamé le rétablissement à leur poste de travail des grévistes licenciés.
La délégation a également remis à l’ambassade la liste des noms des huit mineurs, membres du comité de grève de Marikana, arrêtés récemment et accusés de meurtre : Xolani Nzuza (celui qui a montré au président Zuma les douilles des balles utilisées par la police le 16 août) ; Znzile Nxenye ; Sizakele Kwaziwa ; Zamikhaya Ndude ; Sithembile Sohadi ; Loyiso Mtsheketshe ; Anele Kola ; Lennox Mzimase.
Ces huit mineurs arrêtés sont appelés à témoigner devant la commission d’enquête diligentée par le gouvernement. Or ils sont emprisonnés jusqu’à leur procès qui commence le 5 décembre (seul l’un d’entre eux a été libéré sous caution). Ils ne pourraient donc pas témoigner.
« Le gouvernement sud-africain s’engage-t-il à tout mettre en œuvre pour la libération de ces huit mineurs et pour qu’ils aient la possibilité de témoigner devant la commission d’enquête ? » telle est la question posée par la délégation du Cicr, de l’Entente internationale et du POI.
« L’Afrique du Sud est toujours prête à entendre la communauté internationale, a répondu en conclusion, M. Chris Mahale, le conseiller politique de l’ambassade. Nous allons transmettre vos questions ».