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mardi 6 novembre 2012

Le Parti communiste chinois a tout fait pour verrouiller son congrès


Le Parti communiste chinois a tout fait pour verrouiller son congrès

le congres du PCC
s'informerLe Parti communiste chinois (PCC), a bien préparé son congrès, qui doit s’ouvrir jeudi prochain. Dimanche, à l’issue du plénum du comité central, selon l’agence Chine nouvelle, le dirigeant Bo Xilai a été exclu en application de la décision du Bureau politique fin septembre.
Bo Xilai, est accusé de corruption « massive » et doit répondre devant la justice, pour avoir voulu couvrir son épouse Gu Kaili accusée de meurtre. Liu Zhijun ancien ministre des Chemins de fer, est également exclu pour corruption.
Une enquête du New York Times parue en octobre révèle que les proches du Premier ministre Wen Jiabao ont amassé une fortune. Et selon l’agence financière Bloomberg les proches de Xi Jinping possèdent des millions de dollars.
Cependant, de nombreuses grèves ont éclaté en Chine ces dernières années. Dans The Economist (janvier 2012) on lit : « un rapport publié ce mois–ci par l’Académie chinoise des sciences sociales établit que les grèves de 2011, par comparaison à celles de 2010 sont mieux organisées, plus agressives et susceptibles de servir de modèle à des actions similaires ».
La sécurité à Pékin pendant le congrès sera renforcée par 1,4 million de personnes. Pour empêcher la distribution de tracts, il faudra fermer les vitres des autobus et des taxis. Ceux-ci doivent éviter les passagers munis de gros sacs ou ont reçu l’ordre d’exiger un document signé de ceux qui veulent se rendre du côté de la place Tiananmen. (Le Figaro, hier).
filet pointilles gris
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Le comité « Droits ouvriers en Chine » a été  créé en 2009  pour :
– faire connaître par tous les moyens disponibles les informations sur les actions ouvrières en Chine ;
– répondre à tout appel des ouvriers chinois à la solidarité internationale ;
– appuyer toute initiative allant dans le sens de l’aide pratique au mouvement ouvrier chinois qui cherche sa voie.
EN 2012, le comité « Droits ouvriers en Chine » en est à son 26e communiqué et dossier d’information s’appuyant sur les documents en provenance de Chine sur les grèves et l’action pour le droit des travailleurs à l’organisation et à la libre négociation.
Pour lire son communiqué n°26 : cliquer ici 
Pour soutenir l’activité du comité « Droits ouvriers en Chine »,
souscrivez des “actions” Chine : « Cette action n’est pas cotée, elle ne vaut rien dans les Bourses à travers le monde. Elle n’ouvre aucun droit à dividende.
Elle a un rendement certain : la solidarité internationale des travailleurs pour la défense des droits ouvriers, dont en Chine comme dans le monde entier,
des millions d’ouvriers chinois ont besoin pour protéger leurs intérêts vitaux par la libre d’organisation, le droit de grève, la libre négociation. »
Des actions à 50 euros ont été éditées pour aider à cette campagne de solidarité.
Chèque à l’ordre de « Commission Enquête Chine ».
Adresser à “Comité droits ouvriers en Chine”, 25 rue Ledion, 75014 Paris (France) <droitsouvriersenchine@hotmail.fr

lundi 5 novembre 2012

Rapport Gallois : pour Mailly, « il n’y a pas de problème de coût du travail »


Rapport Gallois : pour Mailly, « il n’y a pas de problème de coût du travail »

Propos recueillis par C.G. | Publié le 05.11.2012, 06h58
PARIS, VENDREDI. Jean-Claude Mailly, patron de l’organisation syndicale FO, demande au gouvernement d’avoir une position claire.

PARIS, VENDREDI. Jean-Claude Mailly, patron de l’organisation syndicale FO, demande au gouvernement d’avoir une position claire.
(LP/ARNAUD DUMONTIER.)

Zoom
Alors que le commissaire à l'investissement Louis Gallois remet ce lundi matin son rapport à Jean-Marc Ayrault, le patron de FO refuse que le débat sur la compétitivité s’engage sur la question du coût du travail. Il met en garde le.

Qu’attendez-vous du rapport Gallois?
JEAN-CLAUDE MAILLY. 
Qu’il mette l’accent sur la compétitivité dite « hors coût ». Autrement dit, sur tout ce qui touche à l’innovation, à l’investissement, à la recherche, à la stratégie industrielle, au rôle des banques vis-à-vis des entreprises. Les difficultés de l’économie française et d’une partie de l’industrie viennent de là. Or je crains que l’objectif principal de ce rapport soit un nouveau plaidoyer en faveur d’un transfert massif des cotisations sociales des employeurs vers les Français. Alors qu’il n’y a pas de problème de coût du travail.

Le  et un certain nombre d’économistes affirment pourtant le contraire… 
Cette logique est inacceptable. Concrètement, ça veut dire quoi? Qu’il faut rogner systématiquement sur le système de protection sociale et sur le niveau des salaires pour être compétitif. Ceux qui prônent ça, c’est-à-dire une partie du patronat, la Commission européenne et l’OCDE, nous ont déjà envoyés dans le mur de la crise. C’est faire une erreur de diagnostic économique. Le coût du travail dans l’industrie, en France et en Allemagne, est quasiment le même. Ce qui fait la différence, ce sont les gammes de produits, le tissu industriel, la stratégie, l’accès au financement. Voilà pourquoi ils sont meilleurs que nous.

Qu’attendez-vous du gouvernement? 
Qu’il ait une position claire, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. C’est à François Hollande et à son gouvernement de faire un choix. Demain, on aura les premiers éléments. Ça va être l’heure de vérité. S’ils se contentent d’être « les gestionnaires honnêtes et loyaux des affaires du capitalisme », comme disait Léon Blum, il y aura un fort désaccord. Et, s’il faut mobiliser, on n’hésitera pas!

François Hollande a déjà recadré le débat en parlant de « pacte » de compétitivité et non plus de choc. Ça va dans le bon sens? 

Ça veut dire quoi, un pacte? Qu’on va être tous d’accord? Sur la question de la compétitivité, il y a eu débat il y a trois ans entre le patronat et les syndicats. Mon organisation a refusé de signer le document justement parce qu’il y avait la question du coût du travail. Il y a des divergences. Et je ne vois pas comment on peut y arriver.

Quelles mesures emporteraient le soutien de FO? 
Des réponses sur les relations des donneurs d’ordre avec leurs sous-traitants ou sur la stratégie industrielle de l’Etat. Quand on demande aux petites entreprises quel est leur principal souci aujourd’hui, elles répondent : la relation avec leur banquier. C’est ça la réalité de tous les jours. François Hollande avait aussi annoncé un impôt sur les bénéfices des sociétés, modulé selon qu’elles les réinvestissent ou les redistribuent à leurs actionnaires. Voilà des pistes à creuser si l’on veut améliorer sur le fond la compétitivité des entreprises françaises.

Faire appel à Louis Gallois, était-ce une erreur de casting? 
Ne l’oublions pas, il a été lui-même employeur. Chez EADS, il avait mis en place un plan baptisé Power Eight, qui avait généré quelques mouvements sociaux.


Le Parisien

Gallois confirme qu’il veut taxer la masse salariale de 30 milliards au nom de la compétitivité


Gallois confirme qu’il veut taxer la masse salariale de 30 milliards au nom de la compétitivité

s'informerLe commissaire à l’Investissement Louis Gallois a remis ce matin au Premier ministre Jean-Marc Ayrault son « rapport sur la compétitivité française ». La plus importante des mesures préconisées est une baisse de la masse salariale globale, qu’il nomme parfois « coût du travail ».
Cette baisse passerait par un allègement des « charges sociales », selon son expression, c’est-à-dire une baisse des cotisations sociales calculées sur les salaires, une partie étant versée aux organismes de protection sociale par l’intermédiaire de l’entreprise, une autre directement par le salarié. Cette baisse atteindrait trente milliards, qui seraient transférés à l’impôt, par une augmentation de la CSG et de la TVA.
Les baisses de cotisation seraient concentrées en deux ans au maximum et ne se limiteraient pas aux bas salaires mais s’appliqueraient jusqu’au montant de 3,5 SMIC, soit près de 4 990 bruts mensuels.
Le rapport recommande également une « réduction de la dépense publique » et diverses mesures, qui atteignent le nombre de 22, dans un document de 74 pages.
« Nous avons besoin que se noue une sorte de pacte social entre tous les partenaires, pacte social qui est le véritable socle du pacte pour la compétitivité de la France », a déclaré M. Gallois. Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a renchéri en avertissant que « des efforts doivent être faits par tout le monde, et par le patronat et par les organisations syndicales ».
Demain, le gouvernement annoncera les premières mesures. Le président François Hollande a affirmé que des « décisions fortes » seront prises.

Le féroce aigle à tête fourchue ! -- Guillermo Almeyra

Un article lu sur le Grand Soir

Le féroce aigle à tête fourchue ! -- Guillermo Almeyra



Le féroce aigle à tête fourchue !

Les capitalistes des États-Unis, qui se sentent « élus », par un Dieu, qu’ils ont créé à leur image et ressemblance, considèrent qu’ils doivent dévorer le reste de monde. C’est un establishment unique, un oiseau rapace à deux têtes. Leurs divergences internes se bornent à savoir si la planète doit être mangée en mi-crue ou lentement bouillie et avec l’assaisonnement collant de la rhétorique démocratique. Nous, les participants au festin mais en qualité d’aliments potentiels, n’avons pas beaucoup de motifs pour d’opter pour une des deux méthodes ni pour leurs cuisiniers cannibales …
Par exemple, le Prix Nobel de la Paix, Barack Obama – qui partage ce Prix avec d’autres bijoux, comme Theodore Roosevelt (celui de la guerre de Cuba et des Philippines), Chamberlain (celui de Munich), Kissinger (celui du coup de Etat à Pinochet parmi tant de méfaits), Begin, Rabin et Shimon Peres (assassins de palestiniens), et l’Union Européenne, (participante à la destruction de la Yougoslavie et aux massacres en Libye) – continue de bombarder quotidiennement des cibles civiles au Pakistan et en Afghanistan sans que ne bouge même un cheveux. Pour sa part le gouverneur Mitt Romney, petit-fils d’un mormon émigré au Mexique avec toutes ses femmes à cause de la persécution religieuse, propose sans gêne une politique de rejet plus active des immigrants, un fondamentalisme religieux de croisé et une politique internationale encore plus agressive.
Les deux ailes du capitalisme étasunien coïncident totalement sur la partie stratégique bien qu’elles aient des différences tactiques. Celle du Parti Démocrate, qui défend le grand capital financier mais essaie, en même temps, de maintenir grâce à quelques allocations le marché interne, s’affronte à l’autre, celle du Parti Républicainqui nie jusqu’à l’évolution des espèces bien qu’elle soit darwiniste sur le social mais les deux défendent à mort le système capitaliste et l’impérialisme étasunien, son fer de lance.
C’est pourquoi dans le débat (pour le nommer ainsi) entre les candidats des deux partis, les deux ont seulement parlé « de la classe moyenne » (euphémisme avec celui qu’ils se réfèrent à un système qu’ils supposent qu’il soit seulement composé de chats gris où les chats obscurs d’égout – les travailleurs – ne s’opposeraient même pas en rêves aux chats blancs et fins d’angora – les grands capitalistes). C’est pourquoi ils n’ont pas parlé, non plus, de comment en finir avec le chômage, ils n’ont pas dit ce qui pourrait être fait pour les prisons remplies presque exclusivement de noirs et, dans une proportion moindre, de Latinos, ils n’ont dit mot sur les contenus réactionnaires de l’éducation, ni sur l’alimentation, dans un pays d’obèses et de diabétiques à cause d’une mauvaise nutrition et d’un niveau de culture limité, ni sur la vente libre d’armes de guerre et le commerce de la drogue le plus vastes du monde, historiquement financé par la CIA, comme en Asie, en Sicile, lors de la guerre au Nicaragua. Aucun d’eux n’a non plus mentionné les centaines de milliers de morts provoqués par les guerres impérialistes, comme celles de l’Irak, de la Yougoslavie, de l’Afghanistan. Aucun de deux ne s’est référé à la crise mondiale provoquée par le système capitaliste, mais que paient des centaines de millions de travailleurs, ni aux banques et aux grandes entreprises qui se sont fait soutenir avec l’argent des contribuables, ni ils ont offert de plan pour alléger le chômage et la pauvreté qui affectent gravement des millions de citoyens aux États-Unis.
A l’échelle mondiale n’ont pas manqué les âmes candides qui, quand Obama fut choisi, ont cru qu’il diminuerait le racisme et que les États-Unis seraient plus démocratiques au niveau interne et qu’ils se retireraient de leurs aventures externes, où ils ont été battu. Ils sont oubliés que le Gouvernement des États-Unis, ainsi que les deux partis qui se relaient à la Maison Blanche et pour contrôler le Parlement, sont dirigés par de grands groupes capitalistes ayant des intérêts à l’échelle mondiale et qui partagent la même vision et mission impérialiste. En effet, le prix Nobel de la Paix Theodore Roosevelt a envahi le Maroc ou Cuba quand il en a eu l’envie, tandis que son descendant, le « Démocrate », Franklin Delanoë Roosevelt, a permis que les japonais coulent la flotte du Pacifique à Pearl Harbour pour obliger les citoyens à participer à une guerre mondiale dont il espérait tirer un profit impérialiste et avec laquelle il espérait transformer son pays en première puissance économique mondiale grâce à une « pax américana » obtenu avec des morts européens et asiatiques et aussi le « Démocrate », Harry Truman, a balayé sans hésiter par des bombes nucléaires toute la population d’Hiroshima et Nagasaki et a établi ainsi les bases de l’« Ordre » de l’après-guerre que nous connaissons et dont nous souffrons.
Nous, les victimes de l’aigle à deux têtes avons, par conséquent, non seulement intérêt d’éviter les illusions stupides de certains sur Obama ou l’espoir de ce qu’aux élections des Etats-Unis triomphe un supposé moindre mal parce que, si le président est réélu, la situation économico-sociale et les efforts pour soutenir le régime capitaliste en crise pourraient le mener à recourir aux méthodes extrêmes que son adversaire propose et, vice-versa, si celui-ci gagnait, il devrait prendre en compte ce qu’il se passera dans la société des Etats-Unis et, par conséquent, partiellement modifier sa politique.
Les élections en Yanquiland sont en réalité encore une preuve que la concentration de la richesse a éliminé les bases même de la démocratie formelle dans le monde et surtout dans un pays où depuis plus d’un siècle il n’y a pas de gauche anticapitaliste importante. Par conséquent, il est fondamental d’essayer d’aider par tous les moyens les travailleurs et les opprimés des États-Unis pour qu’ils en finissent avec leurs illusions sur le capitalisme et assument une position politique indépendante en donnant une forme politique au rejet des indignés et de toutes les victimes du système. Notre lutte contre les magnats de Wall Street, n’est pas seulement fondamentale, pour notre libération, mais elle est aussi indispensable, pour cette tâche, qui pourrait changer le rapport de forces social, dans le monde.
Guillermo Almeyra
http://www.elcorreo.eu.org/Le-feroce-aigle-de-tete-fourchue
Traduit de de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi.
El Correo. Paris, le 23 octobre 2012
URL de cet article 18124

Suicide d’un postier sur son lieu de travail : la pression pour la productivité mise en cause


Suicide d’un postier sur son lieu de travail : la pression pour la productivité mise en cause

s'informerUn postier s’est suicidé mercredi dernier dans son bureau, à La Fère (Aisne). Dans un mail d’adieu, il avait écrit être victime d’un « manque de reconnaissance ». Europe 1 a rapporté qu’il était en conflit avec sa hiérarchie, qui lui reprochait de ne pas être assez productif, trop lent et trop pointilleux. Une sanction disciplinaire était envisagée, il serait devenu un agent volant effectuant des remplacements dans les différents bureaux du département.
C’est le quatrième suicide d’un salarié de la Poste sur son lieu de travail, en un peu plus d’un an.
« Ce nouveau drame détruit la communication des dirigeants de l’entreprise qui affirment à qui veut l’entendre qu’ils auraient pris conscience du malaise des postiers et postières et que tout aurait changé à La Poste » dénonce un syndicat.
« Une politique basée sur les suppressions d’emplois » et « la recherche de la productivité à tout prix », analyse un autre syndicaliste dans les colonnes de l’Humanité. « Comme si, proteste-t-il, nous n’étions pas différents d’un service marchand, comme si notre mission n’était pas d’abord le service rendu au public ! On ne peut pas non plus tolérer le silence radio de notre ministère de tutelle : cela fait six mois qu’un nouveau cycle politique a été ouvert dans le pays, et le gouvernement reste sourd et muet, alors que l’Etat actionnaire ne manque pas de moyens pour intervenir ! »
La Poste en France s’est transformée le 23 mars 2010 en Société Anonyme, au nom de la concurrence libre et non faussée imposée par les traités l’Union Européenne.

Arrestation d'Aurore Martin : la LDH proteste et condamne

Communiqué Ligue des droits de l'HommeParis, le 2 novembre 2012

Arrestation d'Aurore Martin : la LDH proteste et condamne

La militante basque française Aurore Martin a été interpellée le 1er novembre au matin, plus d'un an après une première tentative avortée à Bayonne, ont annoncé la gendarmerie et le parquet.

Aurore Martin, membre de Batasuna, a été arrêtée à Mauléon (Pyrénées-Atlantiques) en exécution d'un mandat d'arrêt européen délivré par la justice espagnole, après un premier rejet récent pour insuffisance de motif d'une demande identique. Cette arrestation atteste d'un acharnement relayé par les autorités françaises.

La Ligue française des droits de l'Homme condamne avec force à la fois le recours à une procédure aussi violente vis-à-vis des droits de la défense et des libertés individuelles et l'aveuglement qui la sous-tend. Rappelons que les juridictions espagnoles qui viennent d'obtenir la remise d' Aurore Martin sont des juridictions d'exception, ont été dénoncées par la Cour d'appel de Pau comme ayant cautionné des actes de torture, et, pour cette raison, se sont vues refusées les demandes d'extradition formulées.

La décision du gouvernement français n'en est que plus incompréhensible et condamnable. Elle s'inscrit davantage dans la volonté d'une criminalisation des opposants politiques à l'initiative des gouvernements des deux pays que d'une lutte efficace contre le terrorisme.

dimanche 4 novembre 2012

Un novembre Moch ( lu sur le blog de Jean-Luc Mélenchon)

Un novembre Moch

Bricorama faisait travailler ses salariés le dimanche. La justice confirme l’interdiction et sanctionne


Bricorama faisait travailler ses salariés le dimanche. La justice confirme l’interdiction et sanctionne

s'informerMercredi dernier, la cour d’appel de Versailles a confirmé le jugement du tribunal de Pontoise, rendu en janvier, condamnant l’enseigne de bricolage Bricorama à arrêter le travail illégal de ses salariés le dimanche et à fermer ce même jour ses trente et un magasins d’Ile-de-France. La cour d’appel a également confirmé le montant de l’astreinte, fixé à 30 000 par magasin ouvert sans autorisation depuis janvier dernier.
« S’il faut payer ces astreintes, le versement des primes et de l’intéressement des 2 500 salariés français sera supprimé dès cette année », avertit Bricorama, à travers FTI Consulting, son agence de communication. Elle évoque également « la menace de fermeture définitive » qui plane sur certains des magasins de la région parisienne « qui ne deviendraient plus assez rentables en cas de fermeture le dimanche ».
« Je n’étais pas du tout préparé à cette décision. J’imaginais un sursis à statuer du juge le temps de permettre aux politiques de clarifier la situation du travail du dimanche » a réagi, Jean-Claude Bourrelier, le patron de l’enseigne.
Vincent Lecourt, l’avocat du syndicat qui a traduit en justice Bricorama s’est réjoui de ce que « les juges ne se sont pas laissé manœuvrer par l’enseigne ». Selon lui, Bricorama a préféré tenter d’obtenir une dérogation auprès du gouvernement Fillon, puis engager un vaste lobbying auprès du gouvernement actuel et des parlementaires. « Leur pari, ajoute-t-il, a été cynique : faire peser sur les syndicats puis sur les juges le risque annoncé d’une faillite et un chantage sur l’emploi ».

Portugal : le syndicat de la banque publique se joint à la grève générale du 14 novembre


Portugal : le syndicat de la banque publique se joint à la grève générale du 14 novembre

s'informerVendredi, au Portugal, un mouvement de grève a paralysé une grande part du réseau de la banque publique Caixa Geral de Depositos (CGD), première entité bancaire portugaise, à l’appel du STEC (Syndicat des travailleurs des entreprises du groupe) contre les coupes salariales et un projet de privatisation.
Joao Lopes, président du syndicat a expliqué qu’avec au moins 240 agences fermées à travers le pays sur un total de 800, se manifeste « l’expression publique du sentiment de révolte qu’éprouvent les salariés de la Caixa face aux coupes salariales, à la suppression des primes et aux autres coupes annoncées dans le budget 2013 ».
Les primes de congés et de Noël sont supprimées. Un salarié dénonce : « Il n’y a pas eu d’augmentations depuis 3 ans, et en termes réels, la perte de pouvoir d’achat est de l’ordre de 30 %, c’est un scandale ». « Avec les mesures prévues dans le budget de 2013, la situation va encore empirer ».
À la restriction budgétaire s’ajoute un projet de privatisation de la CGD. « La Caixa doit rester un opérateur public, a affirmé un syndicaliste, sans ce statut public, le Portugal perdra un moyen d’intervention sur les marchés ».
Le rejet populaire de la politique de rigueur s’exprime toujours plus. Mercredi soir, environ 8 000 personnes manifestaient encore contre l’austérité devant le Parlement.
Le STEC, a déclaré qu’il se joindra à la grève générale appelée, le 14 novembre au Portugal comme en Espagne, par les confédérations syndicales pour le retrait des mesures d’austérité.