Translate

mardi 1 mars 2022

Au sommaire de Mediapart, ce mardi 1er mars 2022

 


La lettre quotidienne
mardi 1 mars 2022

À la une de Mediapart

Au sixième jour de guerre, les forces russes ont multiplié les bombardements sur Kharkiv et sur Kiev, où une frappe sur la tour de télévision a fait cinq morts. La capitale est sous la menace d’un gigantesque convoi militaire, et les analystes craignent que le conflit ne devienne plus meurtrier pour les civils.

Dans la deuxième ville ukrainienne, au nord-est du pays, les habitants subissent les bombardements russes depuis près d’une semaine. Les tirs ont déjà fait des dizaines de victimes civiles. Au sein de la population, très souvent russophone, la colère contre le voisin est à son comble.

Frontalière avec l’Ukraine, la Moldavie, dirigée depuis 2020 par une pro-européenne, n’est membre ni de l’UE, ni de l’Otan. Une partie de son territoire, la Transnistrie, est aux mains de séparatistes pro-russes. De quoi nourrir les envies d’expansion de Vladimir Poutine.

Par Antoine Pecqueur

Démission de directeurs de théâtres russes, sanctions contre les personnalités culturelles proches de Vladimir Poutine, résistance des artistes ukrainiens… Le conflit se décline aussi sur le plan artistique.

Les 280 000 personnes entrées en Pologne depuis la guerre en Ukraine le 24 février sont majoritairement ukrainiennes. Les autres, qu’elles viennent d’Afrique ou d’Asie, se plaignent de ne pas être logées exactement à la même enseigne.

Unanimes pour condamner l’intervention russe en Ukraine et pour accueillir des réfugiés ukrainiens, les députés se sont divisés sur les moyens de lutter contre l’engrenage qui pourrait transformer la guerre en conflit mondial.

Par  et Jacques Massey

Malgré leur tentative de revirement vis-à-vis de la Russie, Éric Zemmour et Marine Le Pen sont tenus par le poids de leur entourage, où la ferveur pro-Poutine est ancienne et profonde. Mais aussi par les questions d’argent.

Pour justifier leur soudain élan d’humanité, certains éditorialistes et responsables politiques n’ont rien trouvé de mieux que de distinguer les bons et les mauvais réfugiés. Ils convoquent leur « ressemblance » avec les Ukrainiens, mais n’expriment rien d’autre que leur racisme.

Au procès de l’attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, l’audition de la mère d’un des deux assassins du père Hamel s’est déroulée sous le regard compatissant de la sœur du prêtre, et face aux questions de magistrats cherchant à étouffer les polémiques.

Par Manuel Sanson (Le Poulpe)

Un policier doit être jugé en août par le tribunal correctionnel d’Évreux, accusé d’avoir menacé avec son arme de service une femme accompagnée de trois enfants, lors d’une promenade aux abords d’un lac. D’ici là, il reste en service actif auprès de la préfecture de police de Paris.

À Nice, une jeune apprentie a subi le racisme de son employeur au point de tomber en dépression et de devoir stopper sa scolarité. Sa plainte déposée fin 2020 a été classée en raison de la prescription. Dans sa famille, certains regrettent que l'État et des médias contribuent à la « stigmatisation » de la communauté tchétchène.

Même si le tribunal a décidé que les salariés ne pouvaient être consultés que sur l’offre de reprise de son concurrent Rodolphe Saadé, le fondateur de Free viendra mercredi présenter son projet au journal. Le PDG estime que la venue du milliardaire va « violer une décision de justice ».

Dans le Club  Les lecteurs prennent la parole

Le Club est l’espace de libre expression des abonnés de Mediapart.

La guerre en Ukraine ressemble presque à une forme d’uchronie : si elle nous rappelle violemment au bon souvenir de l’Histoire en Europe, elle est également le miroir particulièrement confus des hypocrisies et des lâchetés d’un Occident incohérent face à un monde complexe.

 

La propagande, c’est toujours celle des autres. Surtout en temps de guerre. Mais depuis quelques jours, je me sens mal. Autour de moi, je ressens une espèce d’unanimité à la fois angoissée et… étrangement enthousiaste, sachant que, comme l’a écrit Daniel Schneidermann, « toute unanimité est questionnable par définition. C'est une question d'hygiène. Aujourd'hui comme hier. »

 

Les révélations sur Orpéa, puis Korian avec la diffusion prévue de l’émission Cash Investigation, ne sont pas des incidents isolés : ils sont symptomatiques de la financiarisation à outrance de notre économie, dont les dérives affectent les plus vulnérables. Les Etats doivent garantir un droit à une prise en charge digne des personnes âgées avec un réel service public de la dépendance.

 

Si les conclusions du rapport du GIEC publié hier sont sombres, pour un collectif international d'activistes, dont Disha A. Ravi, Vanessa Nakate, Greta Thunberg de Fridays for Future, ou encore Naomi Klein, « la voie sur laquelle nous sommes inscrit·es n’est pas une fatalité. » Pour elles et eux, l'heure est venue « d’entreprendre enfin ce changement de système d'une ampleur sans précédent que nous appelons de nos vœux depuis si longtemps [...] Nous sommes l’impact dont le monde a besoin. »

 

On restait sidéré par Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture (26 février 2022) promettant d’être « là pour accompagner les agriculteurs […] et nos compatriotes en termes de coûts ». Que vaut cette promesse d’un « plan de résilience », quand la FNSEA mène le bal dans un ministère gangréné par les lobbies ? (Gilles Fumey)

 

Le GIEC, prix Nobel de la Paix 2007 vient de publier son nouveau rapport sur les conséquences du réchauffement climatique, alors que la guerre en Ukraine, largement liée à la question énergétique, bat son plein. De là découle une possible piste, pour concilier justice climatique et paix : socialiser les profits de l'industrie fossile, pour financer « l'effort de paix ».

 

À propos de ce qu'il se passe et de nous au milieu, ébahis, hagards, impuissants.

 
Par 

Quoi qu’il advienne, la guerre déclenchée par Vladimir Poutine en Ukraine a déjà fait changer le monde et la France en ces quelques jours de février 2022. Pour le pire.

 

Jeunes est-européen.ne.s, nous appelons nos ami·es, concitoyen·nes de l’UE, à se mobiliser à nos côtés pour l’Ukraine. L’Ukraine a besoin de notre soutien, symbolique et matériel, et d’une pression sur les gouvernements occidentaux qui peuvent faire plus pour contrer la Russie. La cause ukrainienne doit désormais devenir la boussole qui guide les choix politiques des citoyen·nes de l’UE.

1€ seulement
Redécouvrez Mediapart !
Découvrez de nouveau Mediapart pendant 15 jours pour 1€ seulement et profitez de la richesse d’un média 100% indépendant (sans publicités sur le site, sans actionnaires, sans subventions).
Je découvre

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire