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jeudi 4 mars 2021

Affaire Zecler, Jugement Sarkozy, Karachi... Au sommaire de Mediapart, ce jeudi 4 mars 2021

 

La lettre quotidienne
jeudi 4 mars 2021

À la une de Mediapart

Depuis une semaine, l’extrême droite propage une interprétation complotiste de la vidéo de Loopsider montrant Michel Zecler agressé par trois policiers. Promue par l’avocat Gilles-William Goldnadel, cette théorie ne repose que sur des mensonges et de la diffamation.

Après dix ans de procédure dans le dossier Karachi, la Cour de justice de la République (CJR) a relaxé, jeudi 4 mars, l’ancien premier ministre Édouard Balladur mais condamné son ministre de la défense, François Léotard, à deux ans d’emprisonnement avec sursis et 100 000 euros d’amende.

L’arrêt de la Cour de justice de la République (CJR) relaxant Balladur et condamnant Léotard montre une nouvelle fois l’urgence de réfléchir à l'avenir d'une cour, majoritairement composée de politiques et formatée pour offrir l’indulgence aux responsables plus que pour les juger.

L’ancien président s’est livré, mercredi 3 mars, dans Le Figaro puis au « 20 Heures » de TF1, à une campagne de communication pro domo après sa condamnation pour « corruption ». Il a répété à de nombreuses reprises que le dossier était vide. Au nom de l’information des citoyens, Mediapart publie l’intégralité du jugement.

Unanimes, les personnels du quotidien protestent contre un éditorial s’appliquant à défendre Nicolas Sarkozy au lendemain de sa condamnation. Le geste retient d’autant plus l’attention que de nombreux médias, pratiquant un journalisme de connivence, ont l’habitude de faire le carré autour des puissants.

Mercredi 3 mars, le Fidesz, parti du premier ministre hongrois, a annoncé son départ du PPE, le grand parti de droite au Parlement européen. Un mouvement qui devrait le voir se rapprocher des extrêmes du continent.

Dans « À l’air libre » jeudi, dernier épisode de notre série « 20 ans en 2021 » : un reportage auprès de jeunes qui, malgré le Covid, continuent de militer et de s’engager pour la justice climatique et sociale. Également au sommaire : retour sur Sarkozy sur TF1, avec Fabrice Arfi.

Allocations chômage détournées. Offres d’emploi frauduleuses. Données personnelles pillées et chômeurs plumés: les arnaques visant les demandeurs d’emploi se multiplient depuis le début la crise. Enquête sur les méthodes des escrocs.

Dans Jane, un meurtre, Maggie Nelson compose un ensemble de poèmes autour de l’assassinat de sa tante. Mais ce qu’elle ignorait en l’écrivant, c’est que le coupable finirait par être identifié, et jugé : ce qu’elle raconte dans Une partie rouge, qui rassemble les morceaux de cette douloureuse histoire.

Par  et Ellen Salvi

Emmanuel Macron a reconnu « au nom de la France » la responsabilité de l’assassinat du héros nationaliste algérien Ali Boumendjel pendant la guerre d’Algérie. Un geste d’apaisement préconisé par le rapport Stora, mais qui survient après un mois de brouillage des lignes entre la majorité présidentielle et l’extrême droite. 

L’historienne Malika Rahal revient sur la portée de la reconnaissance par le président français de la responsabilité de l’armée française dans l’assassinat, maquillé en suicide, de la figure du nationalisme algérien. 

Par Céline Beaury (Bondy Blog)

À Vitry-sur-Seine ou Créteil, des parents se mobilisent contre les annulations de cours à répétition, amplifiées par la crise du Covid. D’autant qu’en matière de remplacements, tous les établissements ne sont pas égaux.

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Quasi consensus pour dire que Nicolas Sarkozy est victime d’une justice politique, en faisant, comme lui, l’impasse sur les faits. Il a micro ouvert pour défendre son honnêteté. Et autres chroniques divertissantes. Pierre Nora ou l’histoire « fossile » : il condamne la Commune et loue Napoléon. La télé poubelle recrute Isabelle Balkany. Les 52 soutiens de Génération Identitaire.

  

« Nous proposons la mise en place d'un plan féministe de transformation et de reconstruction sociale. » À l'occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, une large coordination de collectifs féministes appelle à la grève des femmes, sur les lieux de travail, dans les foyers, dans les écoles et les universités. Elles exhortent à investir la rue, à « se réapproprier tous les espaces publics [...], bloquer tous les domaines dans lesquels les violences et les oppressions se reproduisent ». 

 

Partout dans le monde, on a pris conscience du rôle crucial des services publics tels que les services de santé universels, les soins aux plus âgés et aux enfants, l'éducation, mais aussi l’accès à l'eau et à l'assainissement. Des missions qui reposent majoritairement sur les épaules des femmes, dans des conditions de travail souvent déplorables. Ce sont les premières à payer le prix de décennies de coupes budgétaires et de privatisation des services essentiels.

 

Krisztina Tóth est l'une des autrices les plus importantes de la Hongrie contemporaine. Après avoir dénoncé, dans une interview, les représentations misogynes de romans classiques obligatoires à l'école, elle est désormais la victime d'une campagne de presse féroce. En attendant Nadeau relaie son appel et sa réponse aux lyncheurs, avec une présentation de son traducteur, Guillaume Métayer.

 

Dans deux affaires distinctes, le journaliste Hervé Gattegno et le procureur Philippe Courroye s’étaient pourvus en cassation après avoir perdu les procès qu’ils avaient intentés à Mediapart. Mardi 2 mars 2021, la chambre criminelle de la Cour de cassation a déclaré non admis leurs pourvois, rendant définitives leurs défaites judiciaires.

 

Tandis que le renouvèlement de l’agrément de l’association Anticor a été prorogé jusqu’au 2 avril prochain, causant de nombreux articles et polémiques, l’un des avocats de l’association anticorruption, David Koubbi, apporte un éclairage sur les origines et les conséquences d’un imbroglio politique et judiciaire.

 

Ça fait un an que nous sommes privés de nos nuits, temporalité favorable au relâchement social et à l'ivresse de la vie. La fête est devenue le bouc-émissaire de prédilection des pouvoirs qui, à défaut de la comprendre, s'empressent de la réprimer. Profondément ancrée dans notre humanité, elle est pourtant nécessaire, si ce n'est vitale, à l'équilibre des individus et des sociétés.

 

Le metteur en scène Christian Esnay revient une nouvelle fois à Euripide avec une intense « Médée » interprétée par Marie Desgranges. L'actrice montre combien ce personnage aussi attachant que terrifiant, est, sur le plateau, celui qui règle le tempo des événements diaboliques.

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