Chère lectrice, cher lecteur,Mgr Najeeb Michaeel est partout chez lui. Il y a deux ans, il était venu à Genève participer au Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH) pour raconter comment il avait organisé l’évacuation des chrétiens de Mossoul et réussi à mettre à l’abri des centaines de manuscrits anciens, au nez et à la barbe des combattants de l’Etat islamique qui fondaient sur la ville en 2014.
Je l’ai appelé chez lui. Voilà des semaines que l’archevêque chaldéen de Mossoul prépare, dans les moindres détails, la venue du pape François, qui doit se rendre en Irak à partir de ce vendredi. Le prélat décrit la désolation d’une ville encore en ruine, qui ne compte plus aujourd’hui que quelques dizaines de familles chrétiennes. Najeeb Michaeel est, par nature et par volonté, un optimiste: il décrit comment cette étape du pape à Mossoul a été «organisée surtout par les musulmans», qui vont sans doute lui réserver un accueil triomphal. «Chacun, ici, rêve de recevoir ce qui nous manque à tous: la paix et le sens de l’unité entre les différentes fractions du peuple irakien», dit-il. Une leçon de vie.
Bonne lecture!
– Luis Lema, journaliste |
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