 Chère lectrice, cher lecteur,Ce matin, c’est une femme qui vous écrit, et vous verrez que cela joue un rôle. Car il n’est pas certain qu’un homme aurait pris le risque de signer l’éditorial du «Temps» de ce mercredi 3 mars. J’y critique le pouvoir démesuré pris par un groupe féministe militant au sein de la tour de la RTS.
Désormais vous aurez droit, sur les antennes du média public, au langage inclusif et épicène, afin de gommer la prééminence du masculin qui offusque tant la planète féministe. Voilà le risque qu’a pris la direction de la RTS, empêtrée dans les scandales de harcèlement, critiquée pour être un nid de vieux machos autoritaires.
«Le langage a le pouvoir de faire exister ce qu’il énonce», affirme le guide de langage inclusif des rédactions de la RTS. C’est vrai. Et c’est justement pour cela que je trouve dangereux de l’entraver. Car le journalisme n’a pas vocation à faire advenir de nouvelles réalités. Pour moi, vouloir codifier le langage au nom des convictions, c’est codifier la pensée.
En attendant, vous verrez que ces mesures, adoptées sans consultation, provoquent un sacré débat au sein du média public lui-même.
Bonne lecture!
– Laure Lugon, journaliste |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire