 Chère lectrice, cher lecteur,La tentation est ancienne: tuer le porteur de mauvaises nouvelles. Les membres de la task force, les épidémiologistes et plus largement les scientifiques suisses en font l’amère expérience. Deux amendements seront débattus aujourd’hui au parlement qui leur disent en substance: taisez-vous ou améliorez vos nouvelles!
Autant demander à MétéoSuisse de n’annoncer que les jours de beau temps. Faire fi de la réalité, la tordre pour qu’elle corresponde à nos désirs, c’est perdu d’avance et inconscient quand on prétend gouverner.
Je suis journaliste scientifique et bien placée pour le savoir: la méthode scientifique a ses limites, que personne ne conteste. Et les experts ne sont pas toujours d’accord entre eux. Et leurs débats sont parfois hermétiques. Mais la science reste seule apte à fournir une appréciation sur une situation fondée sur des faits et non sur des opinions.
En cela, elle est indispensable dans toute société démocratique. Le rôle des politiques devrait être de la protéger plutôt que de tenter de la discréditer.
Bonne lecture!
– Pascaline Minet, responsable de la rubrique Sciences |
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