La santé
Jean-Marc Dupuis - Santé Nature Innovation |
Comment le gras est devenu bon pour la santéRappelez-vous les années 80…Le fin du fin, quand on voulait être en bonne santé, c’était les biscottes, les cracottes, les triscottes ! |
– Les œufs ? « Bourrés de cholestérol !! » ; – L’huile d’olive ? « Si vous voulez vraiment ressembler à une Mamma italienne… » ; – Les avocats ? « Très mauvais pour le cœur ! » ; – Les noix ? « La route directe vers l’obésité ! ». Nous n’avions plus non plus le droit de manger du beurre, le gras du jambon, les olives, pour les mêmes raisons. Le triomphe du riz completEn revanche, aucune limite sur le riz complet, les pommes de terre, les pâtes, et tous les « féculents » présentés comme excellents pour la santé…Et puis dans les années 90… patatras. Un étrange docteur venu des Etats-Unis, le Dr Atkins, déclara que c’était de la foutaise. « – L’ennemi, c’est le sucre ! » Pour être en bonne santé, pour maigrir, il fallait manger des protéines. Oui, de la viande, rouge si possible, et sans limite !! Dukan et Montignac montent sur scèneEn France, le régime Atkins fut introduit sous le nom de régime « Dukan » qui, quoiqu’il ait prétendu par la suite, ressemblait à s’y méprendre au régime Atkins. Puis vinrent les années 2000 et le régime « Montignac », orienté vers les aliments à faible index glycémique. Avec Montignac, vous ne deviez plus vous soucier si ce sont des glucides, des protéines, des lipides, ou même de la quantité dans votre assiette. Le but, c’est de choisir des aliments qui ne se transforment pas trop vite en sucre, lors de la digestion. Vous évitez ainsi les « pics de glucose » sanguin, favorisant le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires… Puis ce fut la mode du régime « paléo », ou préhistorique : manger comme nos ancêtres chasseurs-cueilleurs… Une logique derrière tout cela : toujours moins de glucidesDerrière ces apparents mouvements de balancier, on décèle une logique : La méfiance grandissante face au glucose. Les prémices de la guerre totale contre le sucre. En effet, à chaque étape, y compris celle du régime méditerranéen et du régime paléo, on consomme de moins en moins de produits sucrés et glucidiques. Il était donc logique que, un jour où l’autre, on en arrive à éliminer tout sucre, quel qu’il soit : rapide, lent, complexe, à index glycémique élevé ou faible… Aujourd’hui, même les sucres artificiels sont dénoncés (pour d’autres raisons : trop chimiques). Il était logique que l’on en vienne à promouvoir un régime exclusivement à base de graisses et de viande. Ce régime, qui aurait fait hurler de terreur les cardiologues d’autrefois, est aujourd’hui l’objet de tous les désirs, les espoirs, les fantasmes. On l’appelle le régime cétogène, un mot dérivé de « cétone » un terme de chimie qui désigne certaines molécules à base de carbone. L’origine du régime cétogèneLe régime cétogène est aujourd’hui utilisé en vue d’une vie saine. Mais il est bien connu des médecins depuis un siècle, puisqu’il fut longtemps le seul traitement efficace contre l’épilepsie. Pratiqué à l’hôpital, sous surveillance médicale constante, et ce pendant trois semaines, il guérit environ un tiers des patients épileptiques. Il est dérivé des cures de jeûne, que les médecins pratiquaient au 19e siècle pour traiter le diabète. En effet, quand nous jeûnons, notre corps fabrique des « corps cétoniques ». Ces corps cétoniques peuvent servir de carburant alternatif aux cellules, pour remplacer le glucose quand celui-ci vient à manquer. On dit que le corps entre en état de « cétose », ce qui produit des bienfaits contre le diabète et l’épilepsie.Toutefois, cet état de cétose peut aussi être provoqué en mangeant uniquement des graisses, ce qui est évidemment moins éprouvant que de ne rien manger du tout. |
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