
Chère lectrice, cher lecteur,
Alexandre Fischer, viticulteur-caviste et fondateur du mouvement Les Raisins de la colère, tire la sonnette d’alarme. Face aux difficultés financières de son exploitation, l’un de ses collègues genevois s’est donné la mort au début du mois. «Notre situation engendre souvent des gestes irréversibles», m’a-t-il dit d’un ton résigné.
Les vins suisses ont pourtant gagné des parts de marché l'an dernier. Plus particulièrement le blanc. Sa consommation a augmenté de 7,5% dans notre pays. Mais, paradoxalement, la filière vitiviniculture suisse a de la peine. Elle souffre déjà de problèmes structurels – dette, prix bas, concurrence étrangère. Cette année, ils sont exacerbés par la pandémie du Covid-19.
Durant le confinement, bars, cafés, restaurants étant fermés, la consommation a plongé. Les cuves sont encore pleines du millésime 2019. Et les vendanges arrivent. Elles seront excellentes à cause de l’ensoleillement abondant. Mais dans l’immédiat, leur stockage pose un casse-tête insurmontable.
Confédération et cantons ne sont pas restés les bras croisés: déclassement du vin de cru en vin de table, transformation du vin en lotion hydroalcoolique, quota de production révisé à la baisse contre des aides publiques. Des mesures insuffisantes. Le mouvement Les Raisins de la colère, qui regroupe la nouvelle génération de viticulteurs-cavistes, m’a expliqué ce qu’il attend des autorités.
– Ram Etwareea, journaliste Economie et Finance
|
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire