
Chère lectrice, cher lecteur,
L’année démarrait bien pour l’industrie helvétique, avec des «carnets de commandes bien remplis», nous ont confié des entrepreneurs du secteur des machines, des équipements électriques et des métaux (MEM). C’est grâce à cette réserve de travail qu’ils devraient parvenir à limiter la casse, d’ici à décembre, au terme d’un exercice marqué par la crise sanitaire. La suite, en revanche, n’augure rien de bon, les nouveaux contrats se font rares, avertissent-ils.
Un sentiment que corroborent les chiffres publiés mercredi par le représentant de la branche, Swissmem: au deuxième trimestre, soit au plus fort des restrictions visant à lutter contre la pandémie, les entrées de commandes ont plongé de 19,5%. L’utilisation des capacités de production a diminué à 80,9%, contre 86,4% en moyenne ces dernières années, reflet du confinement et du chômage partiel (RHT). En juillet, le taux a même chuté à 77%, correspondant au plus bas atteint lors de la crise financière de 2008-2009. La branche, dont 80% des ventes sont réalisées à l’étranger, a aussi vu son volume d’exportations diminuer d’un quart sur la période.
Peu de signes tangibles de reprise à l’horizon. Quelques impulsions positives émergent des publications ce mois-ci des indices des directeurs d’achat (PMI) pour juillet en Suisse et dans la zone euro (premier partenaire commercial). Aussitôt fragilisées par les incertitudes quant à l’évolution de la situation sanitaire, qui brouillent toute visibilité. Les entreprises se veulent rassurantes, réduisent leurs coûts et recourent au chômage partiel. Mais la menace sur l’emploi est réelle, dans un secteur qui, avec environ 320 000 collaborateurs, représente le premier employeur du pays.
– Rachel Richterich, Journaliste économie et finance
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