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vendredi 3 mai 2024

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Point de vue de l’avocat virtuel de Mathilde Panot et Rima Hassan le 1.05.2024

 

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Point de vue de l’avocat virtuel de Mathilde Panot et Rima Hassan

« La vérité parle un langage sans détour, et la justice n’a que faire d’explications compliquées. Elle trouve en soi son opportunité, tandis que l’injustice, viciée en son essence, réclame des sophismes pour remède. » (Euripide)

Le 30 avril 2024, la police judiciaire a convoqué Mathilde Panot, la cheffe de file des députés de La France insoumise (LFI) et Rima Hassan, candidate LFI aux européennes. Raison invoquée : apologie du terrorisme.

Cette accusation s’appuie sur la déclaration du groupe parlementaire LFI-NUPES datant du 7 octobre 2023 : « l’offensive armée de forces palestiniennes menée par le Hamas intervient dans un contexte d’intensification de la politique d’occupation israélienne à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Nous déplorons les morts israéliens et palestiniens. Nos pensées vont à toutes les victimes. L’escalade actuelle risque d’entraîner un cycle de violences infernales. La France, l’Union européenne et la communauté internationale doivent agir sans délai pour empêcher cet engrenage. Dans l’immédiat, il faut obtenir un cessez-le-feu et la protection des populations.Toutes les parties doivent revenir à la table des négociations. Pour qu’une paix juste et durable voie le jour, les résolutions de l’ONU, à commencer par la fin de la colonisation, doivent être activement mises en œuvre.Nous devons tous et toutes œuvrer dans ce sens. »(1)
L’avocat virtuel se présente devant le juge :

– Votre honneur, je me présente devant vous pour défendre les deux accusées. Ayant étudié la déclaration ci-dessous, ma question est simple : quelles phrases du contenu de la déclaration ci-dessus font l’apologie du terrorisme ?

La réponse du juge est sans détour :

– « L’offensive armée de forces palestiniennes menée par le Hamas » et « Nous déplorons les morts israéliens et palestiniens. »
Car, explique le juge :

- Elles mettent sur le même plan l’action du Hamas et l’action de défense de l’armée israélienne. L’action du Hamas est un acte terroriste qui a entraîné un pogrom et une prise d’otages. Celle de l’armée israélienne est un acte de défense.

A cette précision du juge, l’avocat virtuel répondit :

– monsieur le Président, vous confondez causes et conséquences. En effet, le drame, aussi douloureux soit-il, vécu le 7 octobre 2023 par les habitants des colonies, terre palestinienne, il faut le souligner, est une conséquence. Et donc il faut se poser la question : quelle est la cause ?

Ceci d’autant plus que d’autres actions de résistance pacifiques et militaires palestiniennes ont eu lieu depuis 1917. Et la cause est toujours la même : l’occupation de la Palestine.

Sans vous offenser, Monsieur le Président, vous confondez l’axiome avec le théorème qui en découle.

Et afin de clarifier mon propos et pour ne pas être soupçonné d’antisémitisme, je cite l’un des premier dirigeant du mouvement sioniste, Ben Gourion, devenu Premier ministre de l’entité sioniste de 1948 à 1954 et de 1955 à 1963 : « ... Pourquoi les Palestiniens feraient-ils la paix ? Si j’étais, moi, un leader palestinien, jamais je ne signerai avec Israël. C’est normal, nous avons pris leur pays. Certes, Dieu nous l’a promis, mais en quoi cela peut-il les intéresser ? Notre Dieu n’est pas le leur. Nous sommes originaires d’Israël, c’est vrai, mais il y a de cela deux mille ans : en quoi cela les concerne-t-il ? Il y a eu l’antisémitisme, les nazis, Hitler, Auschwitz, mais est-ce leur faute ? Ils ne voient qu’une chose : nous sommes venus et nous avons volé leur pays.

Pourquoi l’accepteraient-ils..? » (2)

Des propos clairs que je partage sans enlever une virgule.Monsieur le Président, permettez-moi d’ajouter : d’un axiome aberrant, on peut déduire une ’’vérité’’ mais une vérité en contradiction avec le réel.

Que faire alors ? Faire abstraction du réel ou éliminer l’axiome. Si on veut être juste, il faut éliminer l’axiome !

En effet, il est injuste d’exiger d’un peuple d’abandonner son droit naturel, à savoir le droit de disposer de lui même. Un droit qui ne peut être exercé qu’en vivant libre sur sa terre d’origine. Et cette injustice est d’autant plus révoltante que l’impérialisme occidentale avec à sa tête les Etats-Unis et ses vassaux arabes ont masqué sous une multitude de résolutions de ONU dont celle du droit au retour tout en permettant à la force occupante de continuer son œuvre d’occupation et de démolition. Des résolutions qui demeurent lettres mortes.

Quant aux Accords d’Oslo ? Un conte des milles et une nuits...

Pour conclure, monsieur le Président, permettez-moi de citer un autre sioniste plus extrémiste que Ben Gourion, l’auteur du Zéro et l’infini (Arthur Koestler) :« ...Israël est un phénomène historique aberrant. C’est une espèce de monstre à la Frankestein, conçu sur bleus d’architectes et couvé dans les laboratoires de la diplomatie... Il existe en fin de compte grâce à un fait accompli dont la population indigène est la victime. » (3)

D’une vérité historique, à savoir la Shoah, les puissants ont produit une injustice historique : spolier un peuple. Coloniser la terre tout en se débarrassant du propriétaire. Et cette vérité historique continue à être ressassée par les tenants du Droit international pour justifier l’injustifiable.
Ignorent-il qu’ils commettent ainsi un autre crime ? Insulter la mémoire des victimes de la Shoah.

Et ne retenant plus sa colère, l’avocat virtuel conclut :

-  Dans la France, patrie des Lumières, en commerçant sur le plan militaire et économique avec la puissance occupante, c’est le président de l’État français qu’il faut accuser de participation à un génocide à Gaza ou, du moins, à un crime de guerre. Et ni les ‘’sacs de riz’’ ni les comédies diplomatiques ne peuvent effacer cette vérité. Quant à Mathilde Panot et Rima Hassan, elles agissent comme elles peuvent pour que cette France sorte de l’obscurité.
Ne vous trompez pas encore une fois, Monsieur le Président, je ne suis pas membre de LFI.

(1) https://lafranceinsoumise.fr/2023/10/07/israel-palestine-pour-une-paix...
(2) GOLDMANN, Nahum. Où va Israël ? Ed Calmann-Lévy, 1975.p.104
(3) Arthur Koestler : Analyse d’un miracle. Circé poche. Pages 51-52

(01/05/2024) Mohamed El Bachir

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Palestine libre ! Je me suis fait gauler à l’Intermarché de Venerque par Maxime VIVAS le 30.04.2024

 

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30 avril 2024

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Palestine libre !

Je me suis fait gauler à l’Intermarché de Venerque (31)

Je me suis fait gauler à l’Intermarché de Venerque (31) pour avoir posé il y a une quinzaine de jours deux affichettes cartonnées de 7X12 cm, bien propres, sur des étalages de fruits made in Israël : « Produits d’Israël. 10 000 enfants assassinés ».
Vendredi matin, j’y retourne et il m’arrive des choses désagréables, disproportionnées par rapport à mon méfait potache qui n’a rien dégradé.

D’abord, alors que j’approche d’une caisse où il n’y a pas la queue, un jeune homme (stagiaire ?) me propose de le suivre vers « la caisse carte bleue  » (la caisse sans caissière) qui se trouve vers les bureaux du magasin. Je décline la proposition. C’est plus tard que j’ai compris : il fallait m’alpaguer avant ma sortie imminente du magasin où la liberté répressive et moralisatrice des tenanciers aurait été réduite à néant.

Devant cet échec, un homme d’une trentaine d’année vient me demander de le suivre et il se dirige vers les bureaux. Je commence à sentir un piège et, après avoir fait dix pas, je m’arrête et j’exige des explications. Il me dit alors que j’ai posé deux affichettes sur deux étalages de Kiwis et d’avocats (ou de pamplemousses, je ne sais plus), made in Israël. Par premier réflexe de vieux fourneau qui connaît les flics, je nie. Ne jamais avouer, vous savez bien (Pensez-y en GAV). Il me montre son Smartphone et dit : « Vous avez été filmé ».

Je croyais qu’on n’avait pas le droit de garder les vidéos. Bon, ils l’ont fait, ils les ont épluchées, ont suivi le malfaiteur à la trace, ont repéré la caisse où j’avais payé par carte bleue. Damned ! Je suis fait ! On sait tout de moi et même, (le sbire me le confirme) que je suis client depuis 30 ans (sans jamais avoir rien volé, cassé dégradé). Ah, hein, bon !

J’imagine l’effervescence, la fébrilité pendant des jours devant les écrans dans les bureaux en attendant mon retour :
- Regarde, Callaghan, c’est lui ! Fuck !
- T’es sûr Roddgerr ? Re-fuck !
- Yes, putain, con, the son of a bitch !
- On le dégomme ?
- Tu te prends pour Enrico ?
- Shit and fuck off, c’est vrai qu’on n’a pas encore le droit.

Bon, coup de bol, je suis pas mourru, le croiverez-vous  ? (mais l’émotion me perturbe grave, comme vous le voyez à me lire.

Ils ont la preuve. J’admets mon forfait et je contre-attaque (toujours penser à contre-attaquer après avoir lâché un aveu en GAV).

- OK, c’est moi. J’ai abîmé vos rayons, vos fruits, j’ai été grossier, impoli, insultant pour Intermarché ?

Et on s’est expliqués devant la clientèle, assez loooongtemps. Le gars parlait mal (à un moment il dit que je suis « antisime » ! ). Je lui fis répéter, il dit "antisime".
Bueno, jusqu’à, présent, les médias m’avaient dénoncé comme : « idiot utile, dingo, auteur absurde, gauchiste, extrémiste, complotiste, porte-plume et perroquet des Chinois, fantaisiste, fondateur d’un site qui publie des articles d’extrême droite et, pour finir, le coup de grâce par le procédé de la reductio ad hitlerum, « rouge-brun », c’est-à-dire nazi. Mais « antisémite », personne encore ne l’avait fait.

De temps en temps le gars me prenait l’épaule pour m’entraîner, mais je suis resté planté. Je savais qu’ils n’allaient pas user de la force, me faire embarquer par des vigiles à cause de ce mini-méfait. Imaginez : je suis un individu blanc (comme ma barbe), de type caucasien, aussi âgé qu’un Vieux Fourneau, bien habillé, poli et maître de mes nerfs. Et avec des lunettes d’intellectuel !

Vous imaginez bien que j’ai parlé plus fort que lui (sans crier, rester classe) et que je n’ai pas baissé les yeux. Notons le déséquilibre des situations. Le type qui défend ses étalages de kiwis, d’avocats et de pamplemousses made in Netanyahou contre celui qui défend assez gentiment les mômes de Palestine.

J’ai quand même eu droit à une leçon de morale qui tourna un peu en rond (« je n’avais pas le droit » de commettre ce sacrilège). La loi !

Mézigue, conciliant : « D’accord, mais j’étais bouleversé par un reportage sur le massacre de 10 000 enfants palestiniens innocents. J’ai posé ces affichettes, je ne l’ai pas refait depuis. Mais vous, vous continuez à financer Tsahal ».

Pour finir, le défenseur du commerce israélien (et donc défenseur d’Israël) a commis l’erreur de sortir le gourdin symbolique, celui qui devait me faire plier : la menace du tribunal.

Ha, Ha !

Que pourrait-il m’arriver de mieux, de plus utiles aux Gazaouis, de plus préjudiciable à Intermarché, de plus néfaste pour le commerce avec des assassins ? Je l’ai donc vivement invité à porter plainte, tu parles. J’ai insisté même, dans l’espoir de lire dans la Dépêche du Midi : "L’Intermarché de Venerque traduit en justice un vieux client de 30 ans qui avait déposé un jour sur un étalage deux affichettes anti-produits israéliens pour protester contre le massacre d’enfants en Palestine".

Là, le renfort épicier du Likoud a rompu, il est rentré sans moi dans sa casemate, demandant au stagiaire de scanner mes achats. Pas question en effet de me laisser retourner vers des caisses où des clients pouvaient avoir été intrigués par notre algarade et où j’en aurais donné les raisons.

Moralité  : Intermarché Venerque vend des produits des assassins d’enfants, c’est mal, mais il n’est pas le seul. J’ai exprimé discrètement ma réprobation. Il persiste, me morigène et me menace. C’est très mal, c’est trop mal.
Tout acte de solidarité, même le plus petit, comporte un risque.
Pour ce qui me concerne, le préjudice est le suivant : les gérants d’Intermarché Venerque, ils m’ont assez vu, assez filmé. C’est fini, comme Capri. Et dire que c’était le magasin où j’allais toujours, je ne crois pas que j’y retournerai un jour. Ou alors, peut-être (n’allez pas les avertir), barbe rasée, cheveux teints, lunettes noires, chapeau et paiement en espèces après avoir évité, par un large détour dégoûté, le rayon des fruits et légumes venus de terres où se commet un génocide dont les principales victimes sont des mioches.

En attendant, Aldi, le magasin voisin, a gagné un client. Sauf si j’apprends que Aldi c’est rien que des cons. Va savoir. Le mimétisme boutiquier existe, savez-vous ?

Maxime VIVAS (Vieux fourneau)
PS. « Les révolutionnaires tristes font des tristes révolution » (Che Guevara).

Copie au député LFI venerquois .

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