"Je comprends, chers camarades, que le POI mette en débat la nécessité de rompre avec les institutions de l’Union européenne telle qu’elle est (…) J’ai bien la conviction qu’il est temps de rompre avec des stratégies qui nous mènent dans le mur."
A la tribune du Meeting parisien du POI de samedi dernier 28 septembre 2013 qui a rassemblé des milliers de militants, travailleurs et jeunes à l’Espace Charenton, Jean Bartholin, conseiller général de la Loire, fait le lien entre le combat contre l’intercommunalité forcée et la résistance contre les politiques d’austérité.
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(*) Faites nous parvenir vos reportages. N’hésitez pas, le département web du POI en assurera le montage et la publication. Pour connaître la marche à suivre contacter departementweb.poi@gmail.com.
Elections: la majorité entre inquiétude et déni après les échecs successifs
Par Karine PERRET | AFP – il y a 16 minutes
AFP/AFP/Archives - A six mois des municipales, le cuisant échec de la gauche au premier tour de la cantonale de Brignoles (Var) suscitait lundi à la fois inquiétude et déni dans la majorité, qui connaît une succession de revers électoraux depuis l'élection de François Hollande et peine à y apporter des réponses.
A
six mois des municipales, le cuisant échec de la gauche au premier tour de la
cantonale de Brignoles (Var) suscitait lundi à la fois inquiétude et déni dans
la majorité, qui connaît une succession de revers électoraux depuis l'élection
de François Hollande et peine à y apporter des réponses.
Dimanche soir à
Brignoles, l'extrême droite - Front national, plus un dissident à 9,1% - a
frôlé la barre des 50% et la gauche, divisée entre un candidat PCF et une
candidate Europe Ecologie-Les Verts, a été éliminée du second tour. Depuis le
début du quinquennat, la gauche a perdu 8 législatives partielles et 3
cantonales.
Plusieurs responsables
socialistes ont tenté de minimiser en soulignant que le résultat était dû à une
forte mobilisation de l'électorat du Front national sur des terres déjà
acquises à cette formation. "L'extrême droite ne progresse pas en nombre
de voix depuis les cantonales de 2011 et la présidentielle de 2012",
soulignait un cadre socialiste.
D'autres ont déploré,
en creux, la désunion de la gauche, tandis que d'autres encore ont mis en avant
le fort niveau d'abstention (66,65%), en hausse de dix points par rapport à
l'an passé.
"Certes l'Oise
était un cas particulier. Certes le Lot-et-Garonne était une situation
particulière. (...). Certes, certes, certes, mais pour la troisième fois la
gauche est éliminée dès le 1er tour (...) Le cocktail abstention-mobilisation
frontiste est redoutable", écrit ainsi sur son blog le député de Paris
Jean-Christophe Cambadélis, en faisant référence à ces deux législatives
partielles.
'Electorat de gauche
aux abonnés absents'
"Cela indique que
le seul problème, c'est la mobilisation des électeurs de gauche. Sinon il y a
fort à parier que ces premiers tours préfigurent le futur premier tour des
élections municipales" de mars prochain, estime-t-il.
L'électorat de la
gauche "est aux abonnés absents. Et c'est d'abord l'abstention des
électeurs de gauche qui propulse le Front national au second tour", estime
la sénatrice Laurence Rossignol, l'une des porte-parole du PS, qui n'en pense
pas moins que "c'est inquiétant".
"Evoquer
l'abstention pour expliquer les forts scores du FN, c'est de la langue de bois
!", expliquait-on lundi dans l'entourage du président de la République, où
l'on s'inquiète depuis plusieurs mois des scores du FN.
"La montée du FN
ne s'explique pas seulement par la situation socio-économique. Les digues ont
sauté mais on n'arrive pas à expliquer pourquoi", ajoutait-on, en citant
malgré tout "le cocktail explosif des affaires et du chômage", une
"dévalorisation de la parole politique" ou encore "le ressort
identitaire".
"Que va-t-il se
passer aux municipales et aux européennes ?", se demandait-on.
Près d'un Français sur
quatre (24%) déclare, dans un sondage LH2/Nouvel Observateur publié lundi, être
"prêt à voter pour une liste présentée par le Front national" aux
municipales. 69% des Français affirment toutefois qu'ils ne seraient pas prêts
à le faire et 7% ne se prononcent pas.
Un membre du
gouvernement se disait, lundi, "choqué comme tout le monde" par les
résultats de Brignoles, assurant que le risque Front national était "dans
toutes les têtes, au gouvernement".
Face à ce constat,
pour les prochaines échéances électorales, le patron du PS Harlem Désir, tout
comme le chef de file des députés socialistes Bruno Le Roux insistent sur le
nécessité d'"union" à gauche, dès le premier tour.
"A nous de
déconstruire les idées présentées par le FN comme solutions et d'apporter des
réponses concrètes, proches du quotidien", estime aussi le député Olivier
Faure.
Le ministre de
l'Intérieur Manuel Valls, s'il se défend de partir "en tournée"
contre le FN, se rend mardi à Forbach (Moselle), où Florian Philippot,
vice-président du FN, sera tête de liste aux municipales, pour prôner la
politique de sécurité du gouvernement, et ainsi tenter d'enlever des arguments
au FN dans des territoires "perméables" aux thèses de Marine le Pen.
Pour Mme Rossignol, il
ne faut "pas tourner autour du leitmotiv de la droite et de l'extrême
droite +trop d'impôts, trop d'étrangers, trop de solidarité+. La gauche doit
faire parler d'elle, de ses idées de justice et de progrès".
Certains à l'aile
gauche du PS demandent de "changer de cap" et de sortir de
l'"orthodoxie budgétaire".
LE MONDE | • Mis à jour le |Par Sylvie KauffmannLe pape François à bord d'un avion, lundi 29 juillet : ce saint-père positif en perpétuel mouvement force l'admiration des communicants. | Luca Zennaro/AP
Un nouvel animal politique est en train de s'imposer sur la scène médiatique mondiale. Visibilité optimale, sourire chaleureux, verbe habile, message percutant, le pape François a conquis, en l'espace de six mois, un auditoire qui dépasse largement celui de ses ouailles. A 77 ans, il a incontestablement ce que les professionnels américains des relations publiques appellent lestar power. Il parle - beaucoup et librement -, embrasse, caresse, plaisante, écrit des lettres, téléphone, tweete et, ce qui est plus important, surprend. Ce saint-père positif en perpétuel mouvement force l'admiration des communicants. "C'est le pape du monde de la globalisation, dit de lui l'écrivain italien Umberto Eco dans le journal argentin La Nacion. Il représente quelque chose d'absolument nouveau dans l'histoire de l'Eglise. Peut-être même dans l'histoire du monde."
Mais quoi ? Que va-t-il faire de ce star power ? Va-t-il le mettre au service d'une réforme profonde de la gouvernance de l'Eglise ? Ce premier François sera-t-il le pape de la renaissance de la communauté catholique ? Fascinés par le contraste avec le style de son prédécesseur, les vaticanistes scrutent dans la multiplication des gestes d'ouverture du pape les signes d'une révolution possible, au-delà du simple discours.
Car un tweet ne fait pas le printemps : c'est, au demeurant, le très austère Benoît XVI qui avait ouvert le compte@Pontifex, suivi aujourd'hui par plusieurs millions de followers dans ses différentes langues. Certes, prendre ses quartiers dans la modeste maison Sainte-Marthe en délaissant l'appartement papal, laver les pieds des détenues, porter son sac en montant dans l'avion, prendre place dans la 4L d'un curé de banlieue avec 300 000 km au compteur ou décrocher son téléphone pour appeler Eugenio Scalfari, fondateur de La Repubblica et athée devant l'éternel, sont des symboles forts. Incontestablement, ils ont fait mouche. François a su aussi imprimer, comme on dit dans la communication, des concepts comme la pauvreté, la miséricorde, le discernement. Il a montré, par quelques expressions chocs - "la mondialisation de l'indifférence" face aux drames de Lampedusa, "Qui suis-je pour juger un homosexuel ?", "la lèpre des courtisans" à la Curie, "le génie féminin" -, qu'aucun sujet ne lui fait peur.
Tout cela est formidable. Mais lorsqu'il s'agit de l'Eglise catholique, qui n'est ni un modèle de transparence ni un phare de la démocratie, les gestes et les symboles ne sauraient être à eux seuls des garanties de changement. C'est un peu, finalement, comme pour les régimes communistes. Rien ne ressemble plus à la kremlinologie défunte (enfin, presque) que la vaticanologie.
EGLISE ET PARTI COMMUNISTE CHINOIS
D'ailleurs, François ne vous rappelle-t-il pas Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev ? Lui aussi arriva, élu par ses pairs, succédant à des vieillards cacochymes à la tête d'un empire en crise. Lui aussi stupéfia par des gestes inattendus, une audace nouvelle dans l'expression et le style, des diagnostics sans complaisance et des promesses de réformes qui suscitèrent les espoirs les plus fous en dehors de chez lui. Lui aussi parlait beaucoup - trop, parfois. Lui aussi "imprima" des mots - glasnost et perestroïka, transparence et restructuration. Lui aussi tenta de contourner l'appareil conservateur de son organisation. Le seul atout que le pape pourrait lui envier, c'était sa femme Raïssa, première et dernière première dame soviétique moderne.
Un homme, George Yeo, va plus loin dans la comparaison. Fin connaisseur à la fois de la Chine, d'où vient sa famille, et de l'Eglise catholique, dont il partage la foi, George Yeo, 59 ans, est singapourien et brillantissime. Diplômé de Cambridge et de Harvard, il a été général de l'armée de l'air de son pays, député, ministre, notamment des affaires étrangères, et dirige aujourd'hui une grosse entreprise de logistique basée à Hongkong.
Depuis longtemps, George Yeo s'amuse à trouver des points communs entre l'Eglise et le Parti communiste chinois. Et voilà qu'en juillet le pape le nomme au sein d'une commission chargée de "la simplification et la rationalisation" des activités économiques et financières du Saint-Siège - en clair, pour mener un audit de ses structures ? Grande première au Vatican, cette commission est composée de sept laïcs, dont George Yeo, deux Français et une jeune femme italienne.
Cette commission pourra collaborer avec le groupe de huit cardinaux, le "G8", mis sur pied en avril pour réformer la gouvernance de l'Eglise, mais ne remettra son rapport qu'au saint-père lui-même : la confiance règne au Vatican à peu près autant qu'au Kremlin sous Gorbatchev. Le "G8" a, depuis, été élevé au rang de "conseil des cardinaux" et vu ses compétences étendues. Les grandes manoeuvres ont commencé.
Dans un article diffusé en août par le site The Globalist, George Yeo a précisé ce que l'Eglise et le PCC ont en commun. Le pape, élu le 13 mars, et Xi Jinping, intronisé le lendemain, ont tous deux la charge d'un cinquième de l'humanité. La Chine et l'Eglise sont toutes deux "anciennes et gérées par des mandarins" ; l'idée d'une élection de son chef au suffrage universel direct "aurait paru absurde" à l'une comme à l'autre. Chacune "prétend au leadership moral. Chacune voit dans l'autre une concurrente". Elles sont profondément attachées au centralisme démocratique.
En outre, observe M. Yeo, "la structure hiérarchique du pouvoir en Chine et dans l'Eglise catholique est attaquée par la révolution des médias sociaux", qui ont notamment mis au jour "la corruption et les abus sexuels". "Le président Xi comme le pape François, conscients de la gravité du défi, ont pris des mesures pour adopter un ton nouveau, en utilisant des symboles forts". On ne souhaite pas au pape le sort de Mikhaïl Gorbatchev. Mais on attend avec impatience une rencontre au sommet François-Xi.
Encore un mauvais coup contre la protection sociale des salariés
Trop, c’est trop ! Le gouvernement fait des cadeaux par dizaine de milliards aux entreprises et aux actionnaires. Dans le même temps, il multiplie les mesures qui pèseront sur le pouvoir d’achat des salariés et des retraités. Le Budget de la Sécu 2014 devrait ainsi prévoir la fiscalisation des cotisations de prévoyance pour récupérer un peu plus d’un milliard d’euros qui servirait à financer la complémentaire pour tous. Déshabiller Pierre pour habiller Paul semble devenir une méthode de gouvernement.
Augmentation de la TVA, des cotisations pour la retraite, baisse du plafond du quotient familial, et maintenant intégration au revenu imposable des cotisations sociales (salariés et employeurs) à la prévoyance collective des salariés, avec toutes les conséquences qui en découlent : la pause fiscale c’est pour les patrons, mais manifestement pas pour les salariés. De qui se moque-t-on ?
Certains contribuables non imposables vont le devenir, d’autres vont monter d’une tranche et d’une manière générale il y aura augmentation des impôts pour tous les salariés bénéficiant d’une complémentaire santé ou prévoyance obligatoire.
Cette augmentation du revenu imposable entraînera aussi pour les plus défavorisés une baisse des prestations familiales sous condition de ressources (notamment allocation logement et allocation de rentrée scolaire).
Ce n’est pas en diminuant le pouvoir d’achat des salariés que le gouvernement relancera la machine économique.
Ce n’est pas, encore une fois, en opposant entre elles les personnes, en l’occurrence celles bénéficiant d’une participation de l’employeur à celles qui n’en bénéficient pas, que le problème de l’accès à une complémentaire santé pour les jeunes, les chômeurs et les retraités sera réglé.
Il y a quelques jours, du haut de la tribune des Nations-Unies, le cynique 1er ministre israélien, l’air grave, a tenté d’arracher à son auditoire, une larme de compassion avec l’histoire de son grand-père violenté par de vilains antisémites voilà plusieurs dizaines d’années. Par ce piètre numéro, sans doute espérait-il faire oublier la politique abjecte avec laquelle son armée et son gouvernement – comme tous les précédents – humilient, violentent et asservissent depuis des décennies tout un peuple dont des histoires comme la sienne se comptent à la pelle. Mais, l’auditoire docile et policé, a applaudi chaleureusement, friand de ce genre d’émotion facile. . .
Pendant ce temps, la situation en Palestine nous rappelle de manière brutale ce que les mots « politique » et particulièrement « géopolitique » veulent dire, à savoir : un rapport de forces. Et tant que nous ne parviendrons pas à intégrer cette froide réalité, nous nous lamenterons indéfiniment sur les drames qui s’y déroulent, là comme dans d’autres lieux du monde. Certes, cela demande une sérieuse dose de cynisme, mais c’est la seule façon d’essayer de comprendre ce qui survient sous nos yeux, au risque de rester de grands naïfs et de croire encore aux lendemains qui chantent ou pour le dire autrement, qu’il y aurait une morale en politique. Ce qui est un leurre… Et comme le disait un autre cynique, le secrétaire d’Etat américain H. Kissinger : « Les Etats n’ont pas de principes, ils n’ont que des intérêts ». Il est grand temps de retenir la leçon !
Pour illustrer ce qui précède, un exemple : pourquoi est-on passé à deux doigts d’une violente intervention franco-américaine en Syrie. . . alors que la dégradation quotidienne depuis plus de 65 ans en Palestine ne soulève aucune réaction militaire de la Communauté internationale à l’encontre d’Israël ? A cause de l’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement Assad ? Bien sûr que non ! Ce n’était qu’une excuse, rapidement amplifiée par les va-t’en guerre et leurs médias mainstream, bien que non exclusive puisqu’il est avéré que des factions rebelles en aient fait l’usage aussi. En revanche, dans le cas d’Israël, il existe suffisamment de preuves d’usage depuis des années de munitions à l’uranium appauvri dans ses interventions régulières à l’encontre des Palestiniens. Uranium appauvri provoquant des dégâts incommensurables à la santé pendant des siècles puisqu’il met environ 4,5 milliards d’années (l’âge de notre système solaire !) à perdre sa toxicité. Les effets délétères de l’uranium appauvri sur les populations touchées et même sur les militaires ayant participé aux derniers conflits (Bosnie, Irak, Libye. . .) sont légion. La raison est donc autre et réside tout simplement dans le fait que personne n’ose se frotter à la puissance de feu israélienne doublée de son allié américain. Alors on tergiverse, on multiplie les réunions « au sommet », on palabre indéfiniment, et on invente des catégories de conflits, définissant celui-ci de « basse intensité », ce qui permet d’éviter une intervention extérieure pour régler la situation. Ainsi, la courageuse Communauté internationale s’abrite derrière ces prétextes commodes pendant que l’occupant mène sa politique raciste en toute impunité, se targuant au passage d’être la seule démocratie de la région. . .
Comme beaucoup de citoyens épris d’une vraie justice, j’enrage de voir que celle-ci n’existe pas ou si peu. Et dois me résoudre à admettre qu’elle aussi, n’est que le résultat de rapports de forces, entre occupants et occupés ou plutôt dominants et dominés… ce qui nous renvoie d’ailleurs à nous-mêmes et aux prises de position de nos propres Etats, étant donné que depuis longtemps, l’Europe est dans le camp des dominants !
Force est de constater que dans le cas présent tout a été faussé dès le départ. L’établissement sur les terres palestiniennes de l’Etat d’Israël procède déjà de ce rapport de force des vainqueurs de la 2è guerre mondiale, sans l’avis des Palestiniens pourtant premiers concernés. Et dès lors, tout ce qui en découle tient du même (dés)ordre… Ainsi, rien d’étonnant d’assister aux dérives actuelles et l’on peut bien reprendre encore et encore le nombre de Résolutions de l’ONU bafouées par l’Etat sioniste, ou les multiples et ô combien onéreuses négociations d’une irréalisable paix, cela ne changera rien au cours des choses, à moins que les dominés se couchent définitivement…
La Palestine historique est depuis des décennies sous le coup de forces écrasantes (USA + Israël + redoutable lobbying médiatique) auxquelles bien peu de gouvernements – voire même de journalistes – osent opposer la moindre résistance, taxés aussitôt d’antisémites. En plus de ce sentiment de culpabilité soigneusement entretenu à l’égard des Européens, Israël peut s’appuyer sur l’expérience américaine d’éradication des populations indiennes lors de l’établissement de sa nation. Cela en dit long sur ce qui attend les bribes restantes de la Palestine démantelée si d’aucuns imaginent pouvoir négocier quoi que ce soit d’équitable avec les représentants de cette funeste idéologie qu’est le sionisme. . .
Et le pire, est que nous le savons !
Alors, quelle solution ? L’information régulière en provenance du terrain, la dénonciation sans relâche des multiples exactions de l’armée et du gouvernement israélien, les pressions constantes de la société civile sur le politique, la solidarité indéfectible avec la population palestinienne, sans doute… mais quelle énergie ne faut-il pas ! Et pour quels résultats !? Puisque sur le terrain, loin de s’améliorer, la situation continue de s’aggraver. . .
Et tout le monde sait aussi que certaines causes, si nobles soient-elles, requièrent de l’endurance et ont peu de chances d’aboutir de suite. Or, nous sommes de plus en plus formatés par la société mondialisée à vouloir, à réclamer des résultats immédiats… Et comme je l’écrivais dans mon livre : “Si vous détruisez nos maisons, vous ne détruirez pas nos âmes”, les Palestiniens n’ont pas besoin de coureurs de sprint mais de coureurs de fond, capables de tenir sur la distance. Denrée devenue rare de nos jours, dans cette société de l’instantané…
En définitive, seul le peuple palestinien – et non ses représentants douteux – décidera de son sort et des manières dont il entend mener sa résistance. Et je veux rappeler que le Droit international autorise et donne à un peuple occupé le droit de se défendre par tous les moyens. J’écris et souligne au risque de ne pas être « politiquement correct » TOUS les moyens. La Résolution 2621 XXV, du 12.10.1970 des Nations Unies affirme « le droit inhérent des peuples coloniaux de lutterpar tous les moyens nécessaires contre les puissances coloniales qui répriment leur aspiration à la liberté et à l’indépendance. » Cette légitimation du droit à la résistance est confortée par l’article 1er §4 du premier protocole additionnel de Genève du 08.06.1977 aux termes duquel, parmi les conflits armés internationaux, figurent ceux « dans lesquels les peuples luttent contre la domination coloniale et l’occupation étrangère et contre les régimes racistes dans l’exercice du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. . . »
Personnellement, je m’aligne sur cette Résolution de l’ONU et soutiens donc toute initiative du peuple palestinien, quelle qu’elle soit, ce qui veut dire : même l’usage de la force et des armes. . . puisque c’est le seul choix qu’on lui laisse. Tout le reste, on peut le constater chaque jour, n’est que pipeau…
Front républicain à Brignoles: «Nul n'est propriétaire de ses voix»
Créé le 07/10/2013 à 15h29 -- Mis à jour le 07/10/2013 à 18h34
Illustration vote. GILLES VARELA / 20 MINUTES
POLITIQUE - Alors que le second tour de l'élection cantonale verra s'affronter l'UMP et le FN, «20 Minutes» a interviewé le directeur en charge des études d'opinions du CSA sur la stratégie du front républicain...
Ce dimanche, le premier tour de l'élection cantonale à Brignoles - la troisième en deux ans - a vu le candidat du Front National rafler plus de 40% des voix. La gauche, représentée par un candidat du PCF, a été éliminée. Alors que les responsables politiques nationaux se succèdent dans les médias pour appeler à faire barrage au Front national par un «front républicain», Yves-Marie Cann, directeur en charge des études d'opinion de l'Institut CSA, a décrypté pour 20 Minutes une stratégie qui fonctionnait mieux du temps de Le Pen père.
Comment analyser la répartition des voix à Brignoles avec un poids démesuré de l’abstention et une distribution des voix très à droite (40% pour le candidat officiel du FN, 9 % pour le candidat FN dissident et 20% pour l'UMP)?
Il faut avant tout garder à l’esprit qu’il s’agit d’un scrutin local et d’une élection partielle. Il paraît intéressant que, dans un contexte de faible mobilisation, le nombre de voix du FN se soit maintenu [2.718 voix au premier tour, contre 2.734 en 2012 et 2.757 en 2011]. On a aujourd’hui un électorat FN très mobilisé même pour des élections partielles comme ça a été le cas à Villeneuve-sur-Lot et dans l’Oise. Dans le camp de gauche, il y a une forte démobilisation qui s’explique aussi par le contexte national et la déception face à la politique gouvernementale. A l’UMP, les candidats peinent aussi à capter les voix.
S’il s’agissait d’un scrutin isolé, il serait téméraire, voire imprudent de tirer des conclusions nationales. Mais en l’occurrence ce scénario se répète. Le FN se pose comme une force d’opposition, face à une UMP convalescente. C’est intéressant car cela peut présager d’un comportement similaire des électeurs non seulement pour les municipales, mais surtout pour les européennes qui sont des élections «défouloir», avec un fort taux d’abstention.
Ce que l’on a observé lors des dernières élections c’est que l’adage «Nul n’est propriétaire de ses voix» se vérifie. Le front républicain peine de plus en plus à être entendu, et à se concrétiser. Dans le cas de Brignoles, il peut y avoir un renouvellement important des électeurs. On peut imaginer que le Front national a atteint le plein de ses voix avec la forte mobilisation de son électorat au premier tour. Si, aujourd’hui, il y a une re-mobilisation, ce sera l’électorat UMP et la gauche classique qui pourraient se mobiliser pour faire barrage.
La stratégie du front républicain a-t-elle prouvé son efficacité?
Certains responsables politiques ont conscience que l’appel au front républicain n’est pas forcément le meilleur moyen de s’opposer au Front national, qu’il vaut peut-être mieux le combattre sur le terrain et dans les programmes. Cela fonctionnait très bien quand le FN avait une mauvaise image. Le meilleur exemple est ce qui s’est passé en 2002 avec Jean-Marie Le Pen face à Jacques Chirac à l'élection présidentielle.
Depuis, l’image du FN a considérablement évolué, l’effet repoussoir est plus faible avec la personnalité de Marine Le Pen qui a une bien moins mauvaise image que son père. Dans notre dernière enquête, 33% des sondés ont une image positive de Marine Le Pen alors que son père culminait à 15 ou 20%. Cela a des incidences sur les comportements électoraux. Dans les scrutins locaux, on a maintenant des candidats FN inconnus, qui parfois ne font même pas campagne, mais qui réalisent de bons scores. On l'a notamment observé pour les cantonales de 2011. Les candidats s'appuient alors sur la seule image du parti, qui s’est améliorée, et les comportements électoraux à l'échelle locale s'en trouvent modifiés.
Quel scénario se dessine pour le second tour à Brignoles?
Concernant Brignoles, il est difficile de prédire l'issue du deuxième tour. Le FN est en ballottage favorable. Il faudra voir dimanche les voix de réserve dont dispose Laurent Lopez [le candidat FN]. Il se peut que son score au premier tour crée une dynamique autour de son nom.
Retraite: "toutes les générations prises en compte", selon Touraine
Par AFP | AFP – il y a 24 minutes AFP/AFP - La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a assuré lundi, en ouvrant le débat sur la réforme des retraites à l'Assemblée nationale, que le projet de loi prenait en compte "toutes les générations", des jeunes actifs aux actuels retraités
La
ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a assuré lundi, en ouvrant le
débat sur la réforme des retraites à l'Assemblée nationale, que le projet de
loi prenait en compte "toutes les générations", des jeunes actifs aux
actuels retraités.
Le gouvernement,
a-t-elle dit devant la trentaine de députés présents à l'ouverture de ce débat
qui doit durer toute la semaine, a voulu s'inscrire "dans un horizon long,
pour rompre avec les tentatives de colmatage et de rafistolage passées", critiquant
la politique de la droite lorsqu'elle était au pouvoir.
"2040, cette date
est l'horizon de notre réforme, parce que c?est en 2040 que les jeunes actifs,
qui ont aujourd'hui 35 ans, atteindront l?âge de la retraite. Il est
indispensable de leur offrir davantage de visibilité, de stabilité, de définir
dès aujourd'hui les conditions dans lesquelles ils pourront partir à la
retraite", a-t-elle expliqué.
Malgré l'augmentation
à 43 ans en 2035 de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein,
grâce à l'allongement de l'espérance de vie, "les jeunes générations
bénéficieront d?une durée de retraite au moins égale à celle de leurs aînés.
Cette durée sera même de deux ans plus longue pour les jeunes de 25 ans
aujourd'hui, d?une année pour ceux de 35 ans", a-t-elle calculé.
Pour les plus jeunes,
la ministre a de nouveau indiqué que le gouvernement serait
"attentif" aux propositions des députés sur la prise en compte des
stages, à condition de respecter deux verrous : "pas de validation sans
cotisation, pas de banalisation des stages au regard des contrats de
travail".
Le projet de loi,
a-t-elle dit, respecte par ailleurs les "projets de ceux qui s?apprêtent à
partir en retraite". "Nous n?avons pas voulu bouleverser les
conditions de départ pour les prochaines années, ce qui nous a amené à ne
mettre en oeuvre l?allongement de la durée de cotisation qu?à partir de 2020.
Sinon, ce seraient les mêmes Français qui ont subi le choc de la dernière
réforme qui seraient concernés".
Enfin, le projet de
réforme repose sur "une mobilisation de l?ensemble des composantes de
notre société", a-t-elle insisté. "Toutes les générations
contribueront donc, tous les acteurs économiques et tous les régimes, les
régimes spéciaux comme ceux du public et du privé".
Chiffrant les efforts
demandés, elle a estimé l'augmentation de cotisation "à 2,15 euros par
mois pour un salarié gagnant le SMIC l?année prochaine, 3,50 euros pour celui
qui gagne 2.500 euros". Quant au report au 1er avril de la hausse des
retraites, il ne coûtera aux intéressés que "quelques euros par mois
pendant six mois".