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mardi 10 septembre 2013

L'ECONOMIE à MI-JOURNÉE , mardi 10 septembre 2013

     L'ECONOMIE à MI-JOURNÉE , mardi 10 septembre 2013

                                                                  ( Sources Le MONDE )


France : industrie en recul ;
dérapage du déficit public
La production industrielle a reculé de 0,6 % en France en juillet par rapport au mois précédent, après avoir chuté de 1,4 % en juin, a annoncé mardi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Dans la seule industrie manufacturière, c'est-à-dire sans prendre en compte l'énergie et le secteur minier, la production a baissé de 0,7 % par rapport à juin, en données corrigées des variations saisonnières et du nombre de jours ouvrables. En juillet, la production a diminué fortement dans les matériels de transport (- 6,7 %), avec une chute très marquée dans l'automobile (- 11,2 %) et plus modérée dans les autres matériels de transport (- 3,1 %). La baisse est également très forte dans le raffinage (- 6 %). La production de produits agricoles a en revanche augmenté (0,7%). Elle a aussi augmenté dans les équipements électriques (+ 1,1 %) et les autres machines et équipements (+ 0,6 %). A l'inverse, elle a baissé dans les produits informatiques, électroniques et optiques (- 0,5 %). L'Insee avait publié à la fin d'août des indicateurs mitigés pour l'industrie française, faisant à la fois état d'une amélioration du moral des patrons au cours de l'été, et d'un plus grand pessimisme pour leurs investissements annuels. En août, l'indicateur mensuel sur le climat des affaires dans l'industrie manufacturière a gagné trois points, pour atteindre 98 points, s'approchant du seuil significatif de 100 points, qui est son niveau moyen depuis 1976. Mais, selon une enquête effectuée chaque trimestre par l'Insee et également publiée à la fin d'août, les industriels interrogés en juillet s'attendaient à un recul de 6 % de leurs investissements en 2013. 
"Le déficit public de la France sera légèrement supérieur cette année aux prévisions", a annoncé mardi sur BFM TV Pierre Moscovici, sans préciser s'il faisait référence à l'objectif du gouvernement (3,7 % du PIB) ou à une estimation de 3,9 % qu'il a citée. "Mais ce déficit est maîtrisé", a-t-il précisé. "La dépense publique est tenue", et ce léger dérapage s'explique par le choix du gouvernement de ne pas prendre d'autres mesures d'austérité qui auraient davantage fragilisé la croissance, a-t-il dit. Pour l'an prochain, "le déficit public va baisser en 2014 par rapport à 2013 et [sera] sur une trajectoire qui nous permettra d'être en deçà de 3 % en 2015", a dit Pierre Moscovici.
Marché automobile : prémices de reprise, mais prudence de mise
Les dirigeants du secteur, réunis au Salon de Francfort (IAA), espèrent que la reprise va se concrétiser l'an prochain. "La situation sur de nombreux marchés européens est tendue, malgré les premiers signes positifs qui montrent que les choses se stabilisent", a constaté Martin Winterkorn, le patron du numéro un européen, Volkswagen, dès lundi soir, à la veille de l'ouverture à la presse de l'IAA qui se tient jusqu'au 22 septembre. "Le marché européen devrait [...] voir le bout du tunnel l'an prochain", a aussi estimé Carlos Ghosn, PDG de Renault et de son allié japonais Nissan. Mais les dirigeants se gardent bien de crier victoire trop tôt. "La crise peut encore nous occuper trois à cinq ans", a avertit le patron de BMW, Norbert Reithofer, en tablant sur une éventuelle reprise au plus tôt au second semestre de l'an prochain. Il ne faudra pas s'attendre à un fort rebond. "Après cinq années de baisse, le secteur va renouer avec la croissance, avec une progression des ventes de 0 à 1 %", selon Carlos Ghosn. Le marché mondial devrait en revanche croître encore de 3 %, a-t-il pronostiqué. De son côté, Philippe Varin, président du directoire de PSA, table mardi sur"une croissance légèrement positive" en 2014. Une des clés de ce lent redémarrage va être le lancement de nouveaux modèles, avec 70 premières mondiales prévues sur le Salon. (Lire l'article dans le cahier éco du Monde de ce jour : "Régime minceur pour les voitures".)
Certains constructeurs automobiles comme Jaguar Land Rover (JLR), qui appartient au groupe indien Tata Motors, s'en sortent pourtant déjà très bien avec des modèles assez massifs. JLR a annoncé mardi un investissement de 1,5 milliard de livres et la création de 1 700 emplois directs au Royaume-Uni pour fabriquer de nouveaux véhicules à base d'aluminium. JLR, qui est passé en mai 2012 à une production 24h/24 pour faire face à la demande, a vendu l'an dernier 357 773 véhicules, soit un bond de 30% sur un an. 
Chine : indicateurs dans le vert écarlate
La production industrielle en Chine a accéléré plus fortement qu'attendu en août, enregistrant une hausse de 10,4 % sur un an contre 9,7 % en juillet, a annoncé mardi le Bureau national des statistiques (BNS). Il s'agit de la plus forte progression mensuelle de la production industrielle depuis plus d'un an. Les ventes de détail ont quant à elles augmenté de 13,4 % sur un an en août, marquant une légère accélération par rapport au mois précédent, a précisé le BNS. De leur côté, les investissements en capital fixe ont progressé de 20,3 % sur un an pour la période allant de janvier à août. Ils ont poursuivi une croissance continue le mois dernier - après une hausse de 20,1 % sur l'ensemble du premier semestre. Ces publications de statistiques toutes meilleures qu'attendu interviennent à la suite d'une récente salve d'indicateurs encourageants, qui avaient quelque peu atténué les craintes d'un atterrissage brutal de la deuxième économie mondiale. (Lire)
Le patron du conglomérat géant Wanda, qui a notamment racheté la chaîne américaine de salles de cinéma AMC et un fabricant britannique de yachts, est désormais l'homme le plus riche de Chine, selon "Forbes". Wang Jianlin est à la tête d'une fortune estimée à 14 milliards de dollars (10,6 milliards d'euros), a indiqué le magazine sur son site web. L'homme le plus riche du monde reste le Mexicain Carlos Slim avec une fortune de 73 milliards de dollars.
Retraites : les salariés moins mobilisés
Les salariés descendent dans la rue mardi contre la première réforme des retraites d'un gouvernement de gauche, à l'appel de quatre syndicats - CGT, FO, Solidaires, FSU -, mais peu de perturbations sont annoncées dans les transports et Jean-Claude Mailly (FO) lui-même ne croit pas à une "déferlante". "La mobilisation va vous surprendre", a pourtant lancé mardi matin Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT, qui a justifié la journée par la nécessité d'"améliorer" le projet de loi du gouvernement qui sera présenté le 18 septembre en conseil des ministres. En effet, à l'inverse de 2010, la CGT et FO ne réclament pas le retrait du projet de loi, M. Lepaon reconnaissant que la réforme "constitue un progrès", selon ses propres termes, notamment sur la question de la pénibilité. La contestation est focalisée sur l'allongement progressif de la durée de cotisation à 43 ans en 2035, qui fait du projet de loi sur les retraites une loi "anti-jeunes", selon eux. (Lire l'article : "Retraites et budget au menu de la rentrée parlementaire")
Malgré l'appel à la grève, les arrêts de travail restent modérés dans les transports. Mardi matin, la RATP prévoyait "un trafic normal ou quasi normal" dans le métro et les bus parisiens. A la SNCF, le trafic devait être "normal ou proche de la normale sur toutes les lignes TGV, à l'exception du TGV Atlantique avec trois trains sur quatre".
TEXTOS
Medica : le groupe français de maisons de retraite prévoit une  hausse de son chiffre d'affaires en 2013,
à la faveur de l'acquisition du Belge Senior Living Group, en juillet, et après un résultat net en hausse de 15,2 % au premier semestre, à 28 millions d'euros, grâce à l'amélioration de la profitabilité en France et en Italie.
Interparfums : le concepteur et distributeur de parfums sous licence a dégagé sur ces six mois
un bénéfice net
(part du groupe) de
35,3 millions d'euros, contre 18,9 millions d'euros l'an dernier à
la même époque. Son résultat opérationnel a bondi de 87 %, pour atteindre 54,7 millions d'euros. Cette performance est exceptionnelle, explique le groupe Interparfums, qui a perdu la licence des parfums Burberry.
Yahoo News : le site a nommé, lundi, une nouvelle rédactrice en chef, Megan Liberman, venue du New York Times, et promis un"développement majeur" dans le secteur de l'information.
Italie :  le PIB recule de 0,3 % au deuxième trimestre par rapport au précédent, selon  l'Istat, qui corrige ainsi une première estimation faisant état d'un recul de 0,2 %. Sur un an, le recul du deuxième trimestre a aussi été revu à la baisse, à - 2,1 %. La variation acquise pour l'année est désormais de - 1,8 %, précise l'Istat. Ce recul trimestriel est le huitième consécutif pour l'Italie, mais le gouvernement table sur une reprise de l'économie à la fin de l'année 2013.
Cinéma : la célèbre voiture sous-marine conduite par James Bond en 1977 dansL'espion qui m'aimait a atteint la somme de 550 000 livres
(soit 650 000 euros,
860 000 dollars), lors d'une vente aux enchères, lundi, à Londres. 
Finance : Bank of America supprime
2 100 postes dans son activité de prêts immobiliers, à cause de la hausse des taux d'intérêt aux Etats-Unis et de moindres besoins de personnel dans le traitement des prêts en défaut.
ÉTUDES
TRAVAIL
L'absentéisme a augmenté de 18 % en 2012
Source : Alma CG.
COMMERCE
La compétitivité des villes portuaires mondiales : rapport de synthèse
Source : OCDE.
ENERGIES / MATIÈRES PREMIÈRES (1)
Le crépuscule de l'industrie solaire, idole des gouvernements
Source : OFCE.
ENERGIES / MATIÈRES PREMIÈRES (2)
Electricité sans frontières : un plan pour faire fonctionner le marché intérieur
Source : Bruegel.

"Si les faits se confirment, il deviendrait évident que l'espionnage [du groupe] n'est pas une question de sécurité ou de lutte contre le terrorisme mais qu'il répond à des intérêts économiques et stratégiques."
Déclaration lundi de la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, concernant le cas présumé d'espionnage par les services secrets américains du géant pétrolier brésilien Petrobras. Dimanche soir, la chaîne de télévision brésilienne Globo a révélé que les Américains avaient espionné les réseaux internet privés de Petrobras, la plus grande entreprise du Brésil. Ces accusations sont fondées sur de nouveaux documents de l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) fournis par l'ex-informaticien américain Edward Snowden au journaliste américain Glenn Greenwald, qui vit à Rio de Janeiro. "Ces tentatives de violation et d'espionnage de données et d'informations sont incompatibles avec la cohabitation démocratique entre des pays amis", a souligné Mme Rousseff.
"Nous prendrons toutes les mesures pour protéger le pays, le gouvernement et les entreprises", a ajouté la chef de l'Etat. Le chiffre d'affaires annuel de Petrobras est de 280 milliards de reais (91 milliards d'euros) et la compagnie est le numéro un mondial dans l'exploitation de pétrole en eaux très profondes, avait souligné dimanche TV Globo.

CAC 40

12:17 10/09/20134 092,33 + 1,29 %
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PALMARES CAC 40
 Libellé  Cours  Variation 
 VALLOUREC  49,895  + 4,45 % 
 SOCIETE GENERALE  36,770  + 3,86 % 
 MICHELIN  76,490  + 2,78 % 
 SAINT-GOBAIN  37,060  + 2,59 % 
 LEGRAND  41,085  + 2,57 % 
 TOTAL  41,980  - 0,43 % 
 DEXIA  0,030  - 25,00 % 
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VALEUR DU JOUR

Interparfums (ex-Inter Parfums)

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DEVISES ET MATIERES PREMIERES
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 EUR/USD  12h17  1,3240  - 0,10 % 
 PETROLE  11h07  113,01  - 0,62 % 
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INDICES
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 DJ30  16h03  15 063,04  + 0,94 % 
BLOG
La France perd-elle en compétitivité ?


D'après le Forum économique mondial, la France
a perdu des places au palmarès de la compétitivité globale.

Très exactement, notre pays rétrograde du 21 au 23e rang sur 148, alors que l'Allemagne nous distance de plus en plus et trône à la 4e place.

Ce résultat conforte les déclinistes de tout poil et ne déplaît pas forcément aux adversaires de la mondialisation, tel le journal L'Humanité, qui se félicite que notre pays résiste au formatage néolibéral. Dans le contexte de sinistrose ambiante, ce genre d'étude peut être instrumentalisé par des démagogues, tel l'économiste Patrick Artus, qui dans un pauvrissime article publié dans Le Point, a qualifié la France de dernier pays communiste en raison
du soi-disant manque de flexibilité des salaires
et de l'influence excessive des syndicats.

Or, l'étude du Forum économique mondial brosse un tableau plus nuancé de notre pays.

Entre 2009 et 2013, la France perd principalement en compétitivité du fait de l'amplification de  l'endettement public et du sentiment que l'argent public est gaspillé. Les autres "piliers" de la compétitivité, qu'il s'agisse de l'efficience des marchés ou de l'innovation, sont relativement stables. Par exemple, la qualité des produits français est jugée stable (15e rang). Nos "points faibles" traditionnels, comme la fiscalité ou la médiocrité du climat social, ne s'aggravent pas.
La France figure parmi les pays les plus innovants et occupe à l'intérieur de ce groupe une position intermédiaire.
L'indicateur de compétitivité globale et durable,
qui intègre les dimensions sociales et environnementales, place la France au 16e rang mondial, a quasi égalité avec les Etats-Unis.
Dernier pays communiste ? Allons donc...

Lu sur Le reste du monde

TITRES DE L'ÉCONOMIE
Les Echos : Ghosn : 2014 sera une année record pour l'automobile 
Le Figaro Economie : Retraites : Bruxelles pose ses conditions à la France
Financial Times : Credit Suisse se remet
à espérer un avenir sans pertes
The Wall Street Journal : JPMorgan remanie son conseil d'administration

Un ex-otage en Syrie : "Bachar al-Assad n'est pas responsable de la diffusion d'armes chimiques"

france

VIDÉO. Un ex-otage en Syrie : "Bachar al-Assad n'est pas responsable de la diffusion d'armes chimiques"

Le HuffPost  |  Par Nabil TouatiPublication:   |  Mis à jour: 10/09/2013 12h04 CEST
otage syrie
SYRIE - Passé relativement inaperçu dans les JT français, ce témoin a fait la Une des journaux télévisés belges ce 9 septembre. Un ex-otage belge, prisonnier des rebelles syriens et libéré ce dimanche, affirme que "le gouvernement de Bachar al-Assad n'est pas responsable de la diffusion d'arme chimique dans la banlieue de Damas". Pierre Piccinin, professeur d'histoire, tire cette conclusion d'une conversation qu'il dit avoir entendu le 30 août, en compagnie d'un otage italien, entre un général de l'armée libre et un officier du groupe armé Al Farouk.
Mais son ancien compagnon de captivité, le journaliste italien Domenico Quirico, a contredit ces affirmations: "Je n'ai aucun élément pour confirmer cette thèse et je n'ai aucune idée de la fiabilité de ces personnes". L'Italien confirme cependant avoir entendu "trois personnes dont nous ne connaissions pas les noms discuter en anglais sur Skype." Et de préciser: "Ils disaient que l'attaque de gaz sur deux quartiers de Damas avait été lancée par les rebelles comme une provocation, pour conduire l'Occident à intervenir militairement".
La RTBF, dans son édition du soir, présente l'enseignant belge comme un personnage "controversé" qui "a souvent changé d'avis": s'il prône aujourd'hui la non-intervention contre le régime de Bachar al-Assad, il défendait en 2012 une "intervention militaire absolument nécessaire en Syrie" après avoir passé six jours dans les geôles du dictateur syrien.
Notre rendez-vous vidéo, Ce qu'il ne fallait pas rater, vous propose de regarder comment l'ancien otage belge a raconté, sur RTL-TVI et BFMTV, une conversation entendue dans une caserne contrôlée par les rebelles qui le faisait prisonnier.

Communiqué de la Libre Pensée : LE PANTHÉON DOIT ENFIN DEVENIR LAÏQUE !

http://www.fnlp.fr   
                               Communiqué de la Libre Pensée


LE PANTHÉON DOIT ENFIN DEVENIR LAÏQUE !

mardi 10 septembre 2013
par  federation nationale 








Le Président de la République, François Hollande, a confié à Philippe Bélaval, Président du Centre des monuments nationaux une mission de réflexion sur la place du Panthéon dans la vie de la République.

Il s’agit surtout de faire des propositions au Président de la République de noms de personnes illustres, hommes ou femmes, pour qu’ils(elles) rentrent au Panthéon afin « d’être honoré(e)s par le pays ».
Rappelons que le frontispice de ce monument est ornée d’une devise : « Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante ».
La boite de Pandore étant ouverte par la proposition présidentielle, il est logique que chaque groupe d’intérêts dans ce pays promotionne et sollicite sa ou son candidat. Les propositions furent rares dans le passé, désormais, elles vont être légion.
La Fédération nationale de la Libre Pensée, pour sa part, ne proposera, ne soutiendra, ne favorisera aucun nom.
La légende dit qu’au fond de la boite de Pandore, une fois ouverte, il ne resta que l’espérance. C’est pourquoi, la Libre Pensée demande que la gigantesque croix chrétienne qui surmonte le Panthéon, soit retirée afin que la liberté de conscience des défunts actuellement dans ce lieu et des futures personnes honorées, soit respectée. La présence d’une croix chrétienne est une marque symbolique qui impose l’idée que la France est restée « catholique ».
Cette croix avait été supprimée lors de la Commune de Paris, remplacée par un drapeau rouge. Elle fut réinstallée en 1873.
C’est un manquement au respect de la laïcité de la République. La République n’est pas religieuse, elle est laïque. Il serait temps que les plus hautes autorités institutionnelles réparent cet affront à la laïcité.
Paris, le 9 septembre 2013

à lire sur Libération , mardi 10 septembre 2013

                                                                

L'actualité du mardi 10/09/2013

                                                                        La Une
                                                              
                                                          
                                                                         L'édito
       
«Les entreprises sont au cœur de notre politique économique : nous voulons les aider à créer de la richesse et des emplois, à investir et à embaucher.» Pierre Moscovici dans les Echos, le 23 mai


Proposition russe sur la Syrie: développement «potentiellement positif» pour Obama
Protestations anti guerre en Syrie devant la Maison Blanche.ACTUALISÉEn soumettant ses armes chimiques à un contrôle international, Damas pourrait éviter les frappes occidentales, estime le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.
Une manifestation contre une intervention militaire en Syrie, à NewYork, le 7 septembre.
ÉDITION ABONNÉS
A Washington, la Syrie réveille les isolationnistes
Alors que le Congrès s’apprête à voter sur l’intervention militaire contre le régime d’Al-Assad, les républicains renouent avec leur tradition anti-interventionniste.
Les bureaux du Monde, le 14 juillet 2013.«Le secret des sources a du mal à entrer dans la tête de certains magistrats»
INTERVIEWPierre-Antoine Souchard, président de l'association de la presse judiciaire, espère que le gouvernement garantira bientôt le secret des sources des journalistes, après la révélation d'une nouvelle affaire d'écoutes au «Monde».


François Hollande, le 12 février, à l’Elysée. Pour la réforme des retraites, l’effort des entreprises sera ensuite compensé.
ÉDITION ABONNÉS
Entreprises : Hollande répond présents
D’aides en ristournes, le chef de l’Etat a mis peu à peu en œuvre une politique de l’offre, globalement injuste et éloignée de son programme à gauche. Recensement des cadeaux.
Ian Brossat en novembre 2007 à Paris.Ian Brossat : «Hidalgo doit s’opposer à la politique d’austérité du gouvernement»
INTERVIEWNommé ce lundi chef de file du PCF à Paris, Ian Brossat, élu du XVIIIe arrondissement, pose ses conditions avant une éventuelle alliance avec le PS pour les municipales.
François Fillon et ses partisans (à droite) dans la Sarthe le 28 août.Alliances avec le FN : François Fillon pêche sur sa ligne
Dimanche, l’ex-Premier ministre a conseillé de voter «pour le moins sectaire» en cas de duel PS-extrême droite aux municipales.
Rafael Nadal saute de joie lors de sa victoire à l'US Open de New York sur Novak Djokovic, le 9 septembre 2013Rafael Nadal remporte son deuxième US Open
L'Espagnol, numéro 2 mondial, a battu le Serbe Novak Djokovic en quatre sets lundi à New York.
Les six candidats à la succession de Jacques Rogge . De gauche à droite et de haut en bas: Richard Carrion (Porto Rico), Sergueï Bubka (Ukraine), Thomas Bach (Allemagne), Ng Ser Miang (Singapour), Ching-Kuo Wu (Taïwan) et Denis Oswald (Suisse). Six hommes pour une place au sommet de l'Olympe
Après douze ans à la tête du Comité international olympique, Jacques Rogge cédera la place mardi. Passage en revue des six candidats à sa succession.
GTA V - Photo DR«GTA V» : hold-up sur les records du jeu vidéo
La superproduction du studio écossais Rockstar North débarque le 17 septembre prochain. Le quotidien écossais «The Scotsman» dévoile quelques chiffres qui en disent long sur la démesure du travail abattu.
Janelle Monáe vise le jackpotJanelle Monáe vise le jackpot
CRITIQUEHéritière désignée de Prince et Erykah Badu, la chanteuse américaine poursuit sa fresque afro-futuriste dans un second album si foisonnant qu'il peut effrayer.

MICHEL COLLON APRES LA SYRIE C'EST NOUS

Manifestation sur les retraites: 5 raisons pour que ça s'enflamme, 5 raisons pour que ça retombe

france

Manifestation sur les retraites: 5 raisons pour que ça s'enflamme, 5 raisons pour que ça retombe

Le HuffPost  |  Par Geoffroy ClavelPublication:   |  Mis à jour: 10/09/2013 10h58 CEST
RÉFORME DES RETRAITES - "Il y aura des suites si le gouvernement ne bouge pas le 10 au soir." La CGT a donné le ton: la manifestation de ce mardi 10 septembre se veut le coup d'envoi d'un mouvement d'ampleur contre la réforme des retraites du gouvernement Ayrault.
Après les désordres des Manif pour Tous contre le mariage homosexuel, les coups de semonce de Jean-Luc Mélenchon en faveur de la VIe République et les débuts contestés de la réforme des rythmes scolaires, c'est la première rentrée sociale où l'exécutif se retrouve confronté à un mouvement de contestation nationale.
Critiquée par les syndicats contestataires (CGT, FO, FSU, Solidaires), la réforme des retraites est tantôt jugée "anti-jeunes", tantôt "inefficace", voire "socialement injuste". Elle prévoit notamment un allongement de la durée de cotisation à 172 trimestres, soit 43 ans (contre 41,5 ans jusqu'ici) et des hausses de cotisation pour les salariés comme les employeurs. Selon la CGT, 181 défilés et rassemblements sont prévus à travers le pays.LIRE AUSSI: Cotisations, CSG, pénibilité... Les arbitrages du gouvernement
Reste à savoir si cette mobilisation rencontrera le même succès que celle de 2010, date de la dernière réforme des retraites votée sous Nicolas Sarkozy. Souvenez-vous: à l'époque, l'intersyndicale défilait au grand complet et revendiquait deux voire trois millions de manifestants dans les cortèges. Et ce mardi? Pour l'heure, le gouvernement mise sur une mobilisation symbolique. Sauf si...

5 RAISONS POUR QUE ÇA S'ENFLAMME
  • RETRAITES, UN MOT D'ORDRE QUI MOBILISE
  • 1995, 2003, 2010... Les réformes des retraites successives ont laissé une trace dans l'imaginaire contestataire français. Si les grandes manifestations historiques n'ont pas toujours obtenu gain de cause, elles ont (presque) toujours trouvé un fort écho dans la rue. De quoi inciter les syndicats les plus contestataires à profiter de ce mot d'ordre mobilisateur pour battre le rappel de leurs troupes.
  • LE RAS-LE-BOL DES FRANÇAIS
  • Ces même syndicats misent sur le ras-le-bol généralisé des Français après cinq années de crise et d'efforts. Les unes après les autres, les enquêtes d'opinion relèvent un fort rejet de la réforme et une défiance croissante à l'égard du gouvernement. 81% des Français se disent inquiets pour leur retraite et 69% jugent que la réforme proposée par le gouvernement va plutôt dans la mauvaise direction, selon un sondage CSA pour l'Humanité rendu public dimanche soir. 42% des personnes interrogées expriment leur soutien ou leur sympathie à la journée de mobilisation de mardi. Un sentiment qui pourrait se renforcer en cas de bras de fer entre les syndicats et le pouvoir.
  • LES JEUNES DANS LA BATAILLE
  • Signal inquiétant pour l'exécutif, plusieurs organisations de jeunesse ont annoncé leur participation à la mobilisation contre la réforme. Le collectif "La Retraite une affaire de jeunes" regroupe 17 organisations dont l'Unef, les jeunes écologistes, la LMDE, la JOC. "Nous refusons d'être la première génération à devoir renoncer à une retraite solidaire", affirme-t-il. Si la rentrée universitaire est encore lointaine, les troupes étudiantes pourraient monter en puissance lors de prochaines mobilisations.
  • L'OPPOSITION DE LA GAUCHE DE LA GAUCHE
  • Face au front syndical, la majorité socialiste va devoir faire avec un nouveau front politique. La question des retraites est une occasion pour l'extrême gauche de se fédérer contre le PS et d'oublier ses bisbilles. Jean-Luc Mélenchon (PG), Pierre Laurent (PCF), Olivier Besancenot (NPA), se sont associés au mouvement syndical.
  • LA PROXIMITÉ DES ELECTIONS
  • La proximité des élections municipales, programmées dans six mois, ne laisse que peu de temps au gouvernement de Jean-Marc Ayrault pour légiférer. L'exécutif fera donc tout pour éviter le risque d'un brasier social, ce qui devrait inciter les syndicats à jouer la surenchère, histoire de mieux négocier. C'est bien connu, plus on est pressé de signer, plus on est tenté de faire des compromis pour arracher un accord.

5 RAISONS POUR QUE ÇA RETOMBE
  • LE CONTEXTE DE CRISE
  • Principale épine dans le pied des syndicats, le contexte médiatique et politique se prête mal à un conflit social de grande ampleur. La crise, l'actualité internationale, dominée par la crise syrienne, et le fléau persistant du chômage préoccupe en tout premier lieu les Français et ne devraient pas les inciter à descendre dans la rue. L'échec des derniers appels à manifester, notamment contre le traité budgétaire européen, n'encouragera pas les salariés du privé à débrayer.
  • LES DIVISIONS DES SYNDICATS
  • Contrairement à 2010, où la forte mobilisation n'avait pas ou peu obtenu de résultats, les syndicats n'ont pas réussi à parler d'une seule voix contre la réforme des retraites. La CFDT, qui bénéficie d'une oreille attentive de la part du gouvernement, préfère saluer les avancées de la réforme (sur la pénibilité, notamment). La CFTC et la CFE-CGC refusent également d'appeler à manifester, tout en espérant des amendements favorables aux salariés lors du débat parlementaire qui débutera en octobre.
  • DES REVENDICATIONS MODÉRÉES
  • Signe que les syndicats contestataires n'investiront pas la même énergie qu'en 2010 pour dénoncer la réforme, la CGT et FO ont aussi souligné les avancées de la réforme et ne réclament pas un retrait du texte. Thierry Lepaon, qui mène ici sa première bataille depuis son élection difficile à la tête de la CGT, espère avant tout exercer suffisamment de pression pour "améliorer le projet lors des débats parlementaires". En clair, rien n'annonce l'imminence d'un grand soir.
  • L'ABSENCE DE MARQUEUR CLÉ
  • La prudence des syndicats se justifie d'autant plus que la réforme du gouvernement Ayrault n'a pas grand chose à voir avec celle que défendait Nicolas Sarkozy en 2008. Prudent, le texte ne prévoit ni rupture avec certains acquis fondamentaux (comme l'était la fin du départ à la retraite à 60 ans) ni modification substantielle des règles de financement. Tant et si bien que les syndicats contestataires ont élargi leurs revendications à la question des salaires et du chômage.
  • LA DISCRÉTION DE LA DROITE
En 2010, le Parti socialiste soufflait sur les braises de la contestation contre la réforme des retraites. Avant son élection, François Hollande s'était même engagé à rétablir le principe du départ à la retraite à 60 ans. En 2013, l'UMP n'est peu ou pas présente dans le débat. Si elle critique les augmentations de cotisation pour les particuliers, elle n'a rien dit ou presque contre l'allongement de la durée de cotisation et se garde bien de réclamer la fin de la retraite à 60 ans. Et pour cause: c'est la loi Fillon de 2003 qui a instauré le principe d'une augmentation de la durée de cotisation en fonction de l'espérance de vie. A moins bien sûr qu'elle ne trouve une nouvelle fenêtre de tir pendant le débat parlementaire.
TRIBUNES:

EN DIRECT. Intervention en Syrie: les dernières évolutions

france

EN DIRECT. Intervention en Syrie: les dernières évolutions

Le HuffPost/AFP  |  Publication:   |  Mis à jour: 10/09/2013 13h13 CEST
SYRIE - Une porte de sortie qui arrange tout le monde? La Russie a appelé lundi la Syrie à placer sous contrôle international son arsenal chimique pour éviter des frappes occidentales. De son côté, David Cameron a jugé "particulièrement bienvenu" l'appel adressé par Moscou, estimant qu'une telle démarche de Damas serait "un grand pas en avant". La Syrie, par la voie de son chef de la diplomatie Walid Mouallem, a réagi en saluant la proposition russe. Et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon appelle désormais à la création de zones supervisées par les Nations unies où les armes chimiques syriennes pourraient être détruites.
Mardi, la France a annoncé qu'elle proposerait "à ses partenaires du Conseil de sécurité un projet de résolution sous chapitre 7" allant dans ce sens mais autorisant un recours à la force en cas de manquement aux obligations. Le projet français de résolution à l'ONU est contraignant et prévoit le "contrôle et le démantèlement" des armes chimiques syriennes, a indiqué le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius.
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