France : industrie en recul ; dérapage du déficit public |
| La production industrielle a reculé de 0,6 % en France en juillet par rapport au mois précédent, après avoir chuté de 1,4 % en juin, a annoncé mardi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Dans la seule industrie manufacturière, c'est-à-dire sans prendre en compte l'énergie et le secteur minier, la production a baissé de 0,7 % par rapport à juin, en données corrigées des variations saisonnières et du nombre de jours ouvrables. En juillet, la production a diminué fortement dans les matériels de transport (- 6,7 %), avec une chute très marquée dans l'automobile (- 11,2 %) et plus modérée dans les autres matériels de transport (- 3,1 %). La baisse est également très forte dans le raffinage (- 6 %). La production de produits agricoles a en revanche augmenté (0,7%). Elle a aussi augmenté dans les équipements électriques (+ 1,1 %) et les autres machines et équipements (+ 0,6 %). A l'inverse, elle a baissé dans les produits informatiques, électroniques et optiques (- 0,5 %). L'Insee avait publié à la fin d'août des indicateurs mitigés pour l'industrie française, faisant à la fois état d'une amélioration du moral des patrons au cours de l'été, et d'un plus grand pessimisme pour leurs investissements annuels. En août, l'indicateur mensuel sur le climat des affaires dans l'industrie manufacturière a gagné trois points, pour atteindre 98 points, s'approchant du seuil significatif de 100 points, qui est son niveau moyen depuis 1976. Mais, selon une enquête effectuée chaque trimestre par l'Insee et également publiée à la fin d'août, les industriels interrogés en juillet s'attendaient à un recul de 6 % de leurs investissements en 2013. |
| "Le déficit public de la France sera légèrement supérieur cette année aux prévisions", a annoncé mardi sur BFM TV Pierre Moscovici, sans préciser s'il faisait référence à l'objectif du gouvernement (3,7 % du PIB) ou à une estimation de 3,9 % qu'il a citée. "Mais ce déficit est maîtrisé", a-t-il précisé. "La dépense publique est tenue", et ce léger dérapage s'explique par le choix du gouvernement de ne pas prendre d'autres mesures d'austérité qui auraient davantage fragilisé la croissance, a-t-il dit. Pour l'an prochain, "le déficit public va baisser en 2014 par rapport à 2013 et [sera] sur une trajectoire qui nous permettra d'être en deçà de 3 % en 2015", a dit Pierre Moscovici. |
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| Marché automobile : prémices de reprise, mais prudence de mise |
| Les dirigeants du secteur, réunis au Salon de Francfort (IAA), espèrent que la reprise va se concrétiser l'an prochain. "La situation sur de nombreux marchés européens est tendue, malgré les premiers signes positifs qui montrent que les choses se stabilisent", a constaté Martin Winterkorn, le patron du numéro un européen, Volkswagen, dès lundi soir, à la veille de l'ouverture à la presse de l'IAA qui se tient jusqu'au 22 septembre. "Le marché européen devrait [...] voir le bout du tunnel l'an prochain", a aussi estimé Carlos Ghosn, PDG de Renault et de son allié japonais Nissan. Mais les dirigeants se gardent bien de crier victoire trop tôt. "La crise peut encore nous occuper trois à cinq ans", a avertit le patron de BMW, Norbert Reithofer, en tablant sur une éventuelle reprise au plus tôt au second semestre de l'an prochain. Il ne faudra pas s'attendre à un fort rebond. "Après cinq années de baisse, le secteur va renouer avec la croissance, avec une progression des ventes de 0 à 1 %", selon Carlos Ghosn. Le marché mondial devrait en revanche croître encore de 3 %, a-t-il pronostiqué. De son côté, Philippe Varin, président du directoire de PSA, table mardi sur"une croissance légèrement positive" en 2014. Une des clés de ce lent redémarrage va être le lancement de nouveaux modèles, avec 70 premières mondiales prévues sur le Salon. (Lire l'article dans le cahier éco du Monde de ce jour : "Régime minceur pour les voitures".) |
| Certains constructeurs automobiles comme Jaguar Land Rover (JLR), qui appartient au groupe indien Tata Motors, s'en sortent pourtant déjà très bien avec des modèles assez massifs. JLR a annoncé mardi un investissement de 1,5 milliard de livres et la création de 1 700 emplois directs au Royaume-Uni pour fabriquer de nouveaux véhicules à base d'aluminium. JLR, qui est passé en mai 2012 à une production 24h/24 pour faire face à la demande, a vendu l'an dernier 357 773 véhicules, soit un bond de 30% sur un an. |
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| Chine : indicateurs dans le vert écarlate |
| La production industrielle en Chine a accéléré plus fortement qu'attendu en août, enregistrant une hausse de 10,4 % sur un an contre 9,7 % en juillet, a annoncé mardi le Bureau national des statistiques (BNS). Il s'agit de la plus forte progression mensuelle de la production industrielle depuis plus d'un an. Les ventes de détail ont quant à elles augmenté de 13,4 % sur un an en août, marquant une légère accélération par rapport au mois précédent, a précisé le BNS. De leur côté, les investissements en capital fixe ont progressé de 20,3 % sur un an pour la période allant de janvier à août. Ils ont poursuivi une croissance continue le mois dernier - après une hausse de 20,1 % sur l'ensemble du premier semestre. Ces publications de statistiques toutes meilleures qu'attendu interviennent à la suite d'une récente salve d'indicateurs encourageants, qui avaient quelque peu atténué les craintes d'un atterrissage brutal de la deuxième économie mondiale. (Lire) |
| Le patron du conglomérat géant Wanda, qui a notamment racheté la chaîne américaine de salles de cinéma AMC et un fabricant britannique de yachts, est désormais l'homme le plus riche de Chine, selon "Forbes". Wang Jianlin est à la tête d'une fortune estimée à 14 milliards de dollars (10,6 milliards d'euros), a indiqué le magazine sur son site web. L'homme le plus riche du monde reste le Mexicain Carlos Slim avec une fortune de 73 milliards de dollars. |
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| Retraites : les salariés moins mobilisés |
| Les salariés descendent dans la rue mardi contre la première réforme des retraites d'un gouvernement de gauche, à l'appel de quatre syndicats - CGT, FO, Solidaires, FSU -, mais peu de perturbations sont annoncées dans les transports et Jean-Claude Mailly (FO) lui-même ne croit pas à une "déferlante". "La mobilisation va vous surprendre", a pourtant lancé mardi matin Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT, qui a justifié la journée par la nécessité d'"améliorer" le projet de loi du gouvernement qui sera présenté le 18 septembre en conseil des ministres. En effet, à l'inverse de 2010, la CGT et FO ne réclament pas le retrait du projet de loi, M. Lepaon reconnaissant que la réforme "constitue un progrès", selon ses propres termes, notamment sur la question de la pénibilité. La contestation est focalisée sur l'allongement progressif de la durée de cotisation à 43 ans en 2035, qui fait du projet de loi sur les retraites une loi "anti-jeunes", selon eux. (Lire l'article : "Retraites et budget au menu de la rentrée parlementaire") |
| Malgré l'appel à la grève, les arrêts de travail restent modérés dans les transports. Mardi matin, la RATP prévoyait "un trafic normal ou quasi normal" dans le métro et les bus parisiens. A la SNCF, le trafic devait être "normal ou proche de la normale sur toutes les lignes TGV, à l'exception du TGV Atlantique avec trois trains sur quatre". |
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Medica : le groupe français de maisons de retraite prévoit une hausse de son chiffre d'affaires en 2013, à la faveur de l'acquisition du Belge Senior Living Group, en juillet, et après un résultat net en hausse de 15,2 % au premier semestre, à 28 millions d'euros, grâce à l'amélioration de la profitabilité en France et en Italie.
Interparfums : le concepteur et distributeur de parfums sous licence a dégagé sur ces six mois un bénéfice net (part du groupe) de 35,3 millions d'euros, contre 18,9 millions d'euros l'an dernier à la même époque. Son résultat opérationnel a bondi de 87 %, pour atteindre 54,7 millions d'euros. Cette performance est exceptionnelle, explique le groupe Interparfums, qui a perdu la licence des parfums Burberry.
Yahoo News : le site a nommé, lundi, une nouvelle rédactrice en chef, Megan Liberman, venue du New York Times, et promis un"développement majeur" dans le secteur de l'information.
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Italie : le PIB recule de 0,3 % au deuxième trimestre par rapport au précédent, selon l'Istat, qui corrige ainsi une première estimation faisant état d'un recul de 0,2 %. Sur un an, le recul du deuxième trimestre a aussi été revu à la baisse, à - 2,1 %. La variation acquise pour l'année est désormais de - 1,8 %, précise l'Istat. Ce recul trimestriel est le huitième consécutif pour l'Italie, mais le gouvernement table sur une reprise de l'économie à la fin de l'année 2013.
Finance : Bank of America supprime 2 100 postes dans son activité de prêts immobiliers, à cause de la hausse des taux d'intérêt aux Etats-Unis et de moindres besoins de personnel dans le traitement des prêts en défaut.
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| "Si les faits se confirment, il deviendrait évident que l'espionnage [du groupe] n'est pas une question de sécurité ou de lutte contre le terrorisme mais qu'il répond à des intérêts économiques et stratégiques." |
Déclaration lundi de la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, concernant le cas présumé d'espionnage par les services secrets américains du géant pétrolier brésilien Petrobras. Dimanche soir, la chaîne de télévision brésilienne Globo a révélé que les Américains avaient espionné les réseaux internet privés de Petrobras, la plus grande entreprise du Brésil. Ces accusations sont fondées sur de nouveaux documents de l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) fournis par l'ex-informaticien américain Edward Snowden au journaliste américain Glenn Greenwald, qui vit à Rio de Janeiro. "Ces tentatives de violation et d'espionnage de données et d'informations sont incompatibles avec la cohabitation démocratique entre des pays amis", a souligné Mme Rousseff. "Nous prendrons toutes les mesures pour protéger le pays, le gouvernement et les entreprises", a ajouté la chef de l'Etat. Le chiffre d'affaires annuel de Petrobras est de 280 milliards de reais (91 milliards d'euros) et la compagnie est le numéro un mondial dans l'exploitation de pétrole en eaux très profondes, avait souligné dimanche TV Globo. |
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La France perd-elle en compétitivité ?
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D'après le Forum économique mondial, la France a perdu des places au palmarès de la compétitivité globale.
Très exactement, notre pays rétrograde du 21 au 23e rang sur 148, alors que l'Allemagne nous distance de plus en plus et trône à la 4e place.
Ce résultat conforte les déclinistes de tout poil et ne déplaît pas forcément aux adversaires de la mondialisation, tel le journal L'Humanité, qui se félicite que notre pays résiste au formatage néolibéral. Dans le contexte de sinistrose ambiante, ce genre d'étude peut être instrumentalisé par des démagogues, tel l'économiste Patrick Artus, qui dans un pauvrissime article publié dans Le Point, a qualifié la France de dernier pays communiste en raison du soi-disant manque de flexibilité des salaires et de l'influence excessive des syndicats.
Or, l'étude du Forum économique mondial brosse un tableau plus nuancé de notre pays.
Entre 2009 et 2013, la France perd principalement en compétitivité du fait de l'amplification de l'endettement public et du sentiment que l'argent public est gaspillé. Les autres "piliers" de la compétitivité, qu'il s'agisse de l'efficience des marchés ou de l'innovation, sont relativement stables. Par exemple, la qualité des produits français est jugée stable (15e rang). Nos "points faibles" traditionnels, comme la fiscalité ou la médiocrité du climat social, ne s'aggravent pas. La France figure parmi les pays les plus innovants et occupe à l'intérieur de ce groupe une position intermédiaire. L'indicateur de compétitivité globale et durable, qui intègre les dimensions sociales et environnementales, place la France au 16e rang mondial, a quasi égalité avec les Etats-Unis. Dernier pays communiste ? Allons donc...
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Lu sur Le reste du monde
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| TITRES DE L'ÉCONOMIE |
| Les Echos : Ghosn : 2014 sera une année record pour l'automobile |
| Le Figaro Economie : Retraites : Bruxelles pose ses conditions à la France |
Financial Times : Credit Suisse se remet à espérer un avenir sans pertes |
| The Wall Street Journal : JPMorgan remanie son conseil d'administration |
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