| Zone euro : généralisation de la crise, l'Allemagne touchée |
| La contraction de l'activité privée dans l'Union monétaire s'est poursuivie en avril mais a un peu ralenti par rapport à mars, sans pour autant signaler un renversement de tendance, d'autant que l'Allemagne elle-même enregistre un repli de l'activité, selon le cabinet Markit, qui publie lundi son indice PMI composite. Selon une deuxième estimation, cet indice s'est inscrit à 46,9 contre 46,5 en mars et 46,5 également dans la première estimation. Lorsqu'il dépasse les 50 points, cela signifie que l'activité progresse, tandis qu'elle se contracte s'il est inférieur à ce seuil. "Après le ralentissement de la contraction au premier trimestre 2013, les dernières données PMI laissent pour l'heure entrevoir une nouvelle accélération de la baisse de l'activité du secteur privé de la zone euro au deuxième trimestre", souligne Chris Williamson, chef économiste de Markit. La baisse du taux directeur de la BCE jeudi à son plus bas niveau historique devrait être insuffisante pour avoir un impact réel sur l'économie, selon cet économiste, qui estime que les données PMI du mois d'avril "sont conformes à une baisse trimestrielle du PIB de l'ordre de 0,4 ou 0,5 %". Signe peu encourageant, "les replis de l'activité, qui restent marqués en France, en Espagne et en Italie, ne se limitent plus désormais à ces trois pays. L'économie allemande renoue en effet avec la contraction en avril, la chute de la demande sur les marchés intérieurs s'accompagnant d'un recul des exportations", souligne M. Williamson. |
| L'activité dans le secteur des services s'est une nouvelle fois contractée le mois dernier en France mais à un rythme nettement moins fort qu'en mars, selon les chiffres de Markit lundi. |
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| Désengagement de sociétés publiques ? |
| Jean-Marc Ayrault a affirmé dimanche soir sur TF1 que le gouvernement envisageait de réduire la participation de l'Etat dans le capital "d'un certain nombre d'entreprises publiques" pour consacrer ces sommes à l'investissement. Mais ce n'est "pas pour boucher les trous du budget", a affirmé le PM. L'Etat a déjà cédé des parts dans l'équipementier aéronautique Safran et dans le groupe d'aéronautique et de défense EADS au cours des dernières semaines. Près d'un an après sa nomination, M. Ayrault s'est présenté dimanche en chef de gouvernement "stimulé par l'adversité", garant d'une politique de redressement menée par une équipe dont le remaniement n'est pas d'actualité. "Il n'y a pas d'austérité, ça c'est une invention de propagande", a aussi affirmé le PM. Les titres de la plupart des entreprises publiques étaient mal orientés lundi matin à la Bourse de Paris, réagissant timidement aux propos d'Ayrault. |
| François Hollande réunit son gouvernement en séminaire à partir de 10 h 30 à l'Elysée pour commencer un nouveau chapitre de son quinquennat, toujours vilipendé à droite comme à gauche, un an après son l'élection. |
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| Ralentissement de l'activité en Chine |
| L'indice HSBC China Composite PMI (qui couvre l'industrie et les services), publié lundi matin, signale une hausse de l'activité pour le huitième mois consécutif en avril. Cependant cet indice composite montre aussi une croissance marginale, se situant à 51,1 points contre 53,5 en mars, ce qui est le taux d'expansion le plus faible depuis octobre dernier. |
| La croissance des exportations chinoises devrait revenir à environ 10 % au deuxième trimestre, contre 18 % au premier, en partie à cause d'une montée des mesures protectionnistes chez ses partenaires commerciaux, estime lundi le quotidien officiel "China Securities Journal". |
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| Tensions en Syrie : le baril en hausse |
| Le pétrole était en hausse lundi en Asie à la suite des raids menés par Israël en Syrie, qui auraient visé à empêcher un transfert d'armes au Hezbollah libanais. Ces opérations font craindre une montée des tensions au Moyen-Orient. L'autre facteur de hausse est l'euphorie de Wall Street, portée par des indicateurs encourageants dans la première économie mondiale. Le baril de "light sweet crude" pour livraison en juin grimpait de 96 cents, à 96,57 dollars tandis que le baril de brent de la mer du Nord pour livraison à même échéance s'appréciait de 79 cents, à 104,98 dollars. |
| Les cours du pétrole "devraient rester élevés jusqu'à une forme de résolution" des tensions au Moyen-Orient, centrées autour du conflit syrien et qui préoccupent "les courtiers dans l'hypothèse de perturbations" de la production ou des expéditions d'or noir, selon Kelly Teoh, analyste chez IG Markets à Singapour. |
| TEXTOS |
Cadres : les cadres, pessimistes, placent EDF au premier rang des entreprises attractives, dans un palmarès où sociétés publiques et issues des secteurs de l'énergie et des transports figurent en bonne place, selon un baromètre Viavoice publié lundi.
Espagne : la 4eéconomie de la zone euro a enregistré en avril 46 050 chômeurs de moins qu'en mars (- 0,91 %), selon ces données, différentes du taux trimestriel servant de référence qui avait franchi un nouveau record historique fin mars, à 27,16 %.
Etats-Unis : le milliardaire Warren Buffett a estimé hier que l'économie américaine évoluait dans la bonne direction, se félicitant des politiques monétaire et budgétaire mises en œuvre sous les administrations Bush et Obama.
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France/Allemagne : Rainer Brüderle, candidat à la chancellerie du Parti libéral FDP, allié d'Angela Merkel, s'est dit hier "très inquiet" de l'évolution de la France, la présentant comme le contre-exemple à ne pas suivre en Europe. Le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, a rappelé lundi que la France ne devait "pas abandonner le chemin des réformes"après le sursis octroyé par Bruxelles pour réduire ses déficits publics.
Indonésie : la croissance du PIB a ralenti au premier trimestre à 6,02 % en rythme annuel, son plus bas niveau en deux ans, alors que les économistes attendaient un rebond, montrent leschiffres publiés lundi par l'office des statistiques.
Inde : la Cour suprême a donné lundi son feu vert à la mise en service controversée d'une centrale nucléaire construite avec l'aide de la Russie dans le sud du pays.
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| NOMINATIONS |
| Philippe DENERY et Jean-Thierry AUGUSTINont respectivement été nommés président et directeur général d'Eurosport (groupe TF1). |
Michel JUMEAU sera directeur du marketing grand public d'Orange France à compter du 17 juin. |
| Rose-Marie VAN LERBERGHE et Jean-Paul CHIFFLETsont nommés administrateurs de Bouygues en remplacement de Patricia Barbizet et de Lucien Douroux. |
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"Après ma tournée européenne je suis rentrée avec un peu plus de confiance, j'ai dit que l'Italie veut maintenir les engagements pris mais nous ne pouvons pas accepter que l'Europe soit seulement coupes, impôts et austérité." |
| Déclaration dimanche soir le chef du gouvernement italien, Enrico Letta. Il est allé mardi à Berlin pour rencontrer la chancelière Angela Merkel, puis mercredi à Paris pour une visite au président François Hollande et il a terminé avec Bruxelles et des rencontres avec les dirigeants européens Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso. L'économie italienne est en récession et le pays peine à trouver les ressources pour financer un début de relance de la demande intérieure alors que ses comptes publics sont dans le rouge avec une dette d'environ 130 % du PIB(lire). L'Istat a annoncé lundi tabler sur une contraction du PIB de 1,4 % cette année de la Péninsule et sur une croissance de 0,7 % en 2014 avec une reprise de la demande interne. |
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| BLOG |
Le splendide isolement de la France
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La France est totalement isolée s'est écrié Alain Juppé. Au fur et à mesure des mois qui passent, la voix et la crédibilité de la France s'affaiblissent. Ce n'est pas bon pour la France. Ce n'est pas bon pour l'Europe. Une France amoindrie n'est avantageuse pour personne. Les nouvelles émanant de la Commission européenne ne sont, certes, pas bonnes. Mais il y a une opportunité à saisir. Encore faut-il que les "forces vives" se rallient sur un projet européen à l'intérieur de l'Hexagone (sachant que ni le Parti communiste, ni le Front national ne seront favorables à un tel mouvement).
1. Arnaud Montebourg, une fois de plus, opère d'une manière qui nuit à la France, et certainement a sa famille politique et au gouvernement. Refuser que France Telecom, ayant "incubé" Dailymotion, ne positionne cette remarquable réalisation dans le contexte plus vaste des médias sociaux est une erreur stratégique. Utiliser les deniers publics pour augmenter les moyens de l'entreprise n'a aucune justification puisque d'autres sources de capitaux sont disponibles. Ne nous y trompons pas. Ceux et celles qui, en Europe et en dehors, envisageaient d'investir en France n'ont qu'une question a la bouche : la France cherche-t-elle à s'isoler, et ne vaut-il pas mieux l'éviter ? Pourquoi ces entreprises, qui ont ou souhaitent être en France, par ailleurs légitimes, devraient-elles accepter de se faire traiter par un ministre du gouvernement de la République d'une manière insultante ? La France exsangue entend-elle rétablir l'emploi et la croissance avec ses seules forces et ne pas attirer les investisseurs ?
2. Dans l'aréopage européen, la France tente d'imposer son modèle. L'introduction forcée de la taxe sur les transactions financières est une absurdité qui, compte tenu de la technologie et des structures de marchés, n'aura que des résultats négatifs, faisant fuir les opérateurs de marché et les investisseurs vers la Grande-Bretagne ou la Suisse, qui n'entendent pas appliquer cette mesure. Certes, l'Allemagne a emboîté le pas, mais c'est la France qui est à l'origine de cette initiative qui rend le monde entier perplexe sur l'analyse qui en a été faite à Paris.
3. Le rejet du référendum de la Grande-Bretagne par la France ignore une donnée essentielle : le gouvernement, n'étant pas particulièrement en position de force sur le plan économique, politique et social, n'a ni les moyens ni la capacité (si tant est qu'il en ait la volonté) d'imposer son point de vue...
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| Lu sur Démystifier la finance |
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