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dimanche 5 mai 2013

Un responsable israélien confirme deux raids en Syrie en trois jours


Un responsable israélien confirme deux raids en Syrie en trois jours

Le Monde.fr avec AFP et Reuters |  • Mis à jour le 

                
Explosion à Damas dimanche 5 mai à l'aube. Cette vidéo, obtenue par Reuters sur un réseau social, n'a pas été vérifiée.

Israël a effectué une attaque aérienne dans la nuit de samedi à dimanche près de Damas qui a visé des armes iraniennes à destination du mouvement chiite libanais Hezbollah, a indiqué dimanche 5 mai à l'AFP un haut responsable israélien sous couvert de l'anonymat. "L'attaque visait des missiles iraniens destinés au Hezbollah, au nord de Damas", a déclaré ce haut responsable.

Cette attaque a pris pour cible des bâtiments au nord-ouest de la capitale syrienne, tout près du site d'une frappe aérienne israélienne que l'Etat hébreu avait implicitement confirmée en janvier, a ajouté le haut responsable.
Il a aussi confirmé qu'Israël avait mené un autre raid aérien vendredi matin contre des armes destinées au Hezbollah, à proximité de l'aéroport de Damas.
Ces informations confirment celles livrées plus tôt par une source occidentale du milieu du renseignement à Reuters, qui indiquait qu'Israël a mené une série de frappes aériennes dans Damas, ébranlée par de puissantes explosions doublées de colonnes de feu dans le ciel. "Dans l'attaque de la nuit dernière, comme dans la précédente, ce qui a été attaqué ce sont des réserves de missiles Fateh-110 qui étaient transportées de l'Iran vers le Hezbollah", a expliqué cette source.
"BOULE DE FEU"
La télévision publique syrienne avait indiqué auparavant que ces explosions avaient été provoquées par des tirs de roquettes israéliennes contre le centre de recherches militaires de Jamraya, situé au nord de la capitale et déjà visé par une frappe israélienne fin janvier. "L'agression israélienne vise à desserrer l'étau sur les terroristes dans la Ghouta de l'Est", une région dans la banlieue proche de Damas, avait dénoncé la télévision locale.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), proche de l'opposition, rapporte pour sa part des récits de témoins affirmant avoir vu des avions dans le ciel au moment des explosions. Selon cette ONG, la puissance de l'attaque dépasse les capacités militaires des rebelles. Sur une vidéo d'une explosion, mise en ligne dans la nuit de samedi à dimanche par des activistes syriens, on voit une boule de feu se former dans la nuit aux abords de Damas.
                                 Le centre de recherche de Jamraya en Syrie, visé par l'aviation israélienne le 29 janvier.
L'IRAN PRÊT À "ENTRAÎNER" L'ARMÉE SYRIENNE
Après ces déclarations, l'Iran s'est dit prêt à "entraîner" l'armée syrienne en cas de besoin. "Nous sommes aux côtés de la Syrie et s'il y a besoin, nous sommes prêts à lui fournir l'entraînement nécessaire, mais nous ne participerons pas activement à ses opérations", a déclaré le commandant de l'armée de terre iranienne, le général Ahmad-Reza Pourdastan, cité par l'agence officielle Irna....
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Le yuan continue de battre des records


Le yuan continue de battre des records

Le Monde.fr | 
Par 

                  
Chaque jour, Pékin définit un cours pivot autour duquel le yuan est autorisé à fluctuer mais le récent mouvement de hausse de la monnaie chinoise laisse penser que le pays pourrait, à long terme, rejoindre le système des changes flottants.

La monnaie chinoise a établi un nouveau record cette semaine, à 6,1529 yuans pour un dollar. En trois semaines, le renminbi (son nom officiel, qui signifie la "monnaie du peuple") s'est adjugé 0,6 % contre la devise américaine, une hausse qui peut sembler faible, mais qui doit être mise en perspective avec l'étroite marge au sein de laquelle le yuan est autorisé à évoluer.

Officiellement, cette marge est de 1 %. En fait, comme l'ont montré deux analystes de Capital Economics, cités par le Financial Times, le gouvernement peut toujours ramener le cours au niveau qui lui convient grâce au "fixing" quotidien. Or, le fixing officiel de jeudi, à 0,2 % de plus que la veille, a entériné la plus forte amélioration du yuan en six mois.
Et cette appréciation relance les rumeurs sur une libéralisation de la monnaie chinoise, strictement contrôlée par les autorités. En effet, chaque jour, Pékin définit un cours pivot autour duquel le yuan est autorisé à fluctuer, dans la fameuse marge de 1 %. Et, selon des analystes interrogés par le quotidien anglo-saxon des affaires, cette bande de fluctuation pourrait être élargie à 2 %, soit le deuxième élargissement en deux ans. Un signe qui laisse penser que le pays pourrait, à long terme, rejoindre le système des changes flottants, comme la majorité des autres monnaies échangées librement.
Le FT cite également le vice-gouverneur de la banque centrale chinoise, qui a déclaré en avril qu'un élargissement était probable "dans un futur proche". Yi Gang s'était distingué en affirmant que, même si une guerre des monnaies pouvait être évitée, Pékin était "tout à fait prêt" en cas d'offensive sur le marché des changes, les mesures d'injection de liquidités menées aux Etats-Unis et au Japon faisantplaner un risque de baisse de leurs devises.
DILEMME CHINOIS
Pékin peut donc mettre un coup d'arrêt à sa politique "accommodante" vis-à-vis des pays avec lesquels elle commerce, au premier chef les pays occidentaux. Depuis 2005 et la fin de l'arrimage pur et simple au dollar, la Chine a laissé peu à peu sa monnaie s'apprécier d'environ 30 % par rapport au billet vert.
La politique d'internationalisation du yuan lancée ces dernières années par Pékin et la création notamment d'un yuan offshore utilisé hors des frontières sont aussi de nature à favoriser l'appréciation du renminbi.
Une politique qui ne satisfait pas totalement Washington, toujours en demande d'un yuan moins compétitif. La monnaie chinoise reste "considérablement" sous évaluée, aux yeux de la première économie mondiale, qui demande une nouvelle fois à Pékin de hâter l'appréciation de sa monnaie. "Il apparaît que l'intervention [de la banque centrale chinoise sur le marché des changes] a repris", observait le Trésor en avril, jugeant "nécessaire que le yuan s'apprécie davantage par rapport au dollar".
De leur côté, les autorités chinoises sont face à un dilemme : elles souhaitentfavoriser un rééquilibrage de l'économie davantage basé sur la consommationintérieure en laissant notamment le yuan s'apprécier, mais elles ne peuvent pas totalement abandonner leurs entreprises exportatrices, qui ont profité d'un yuan faible.
Faisant face à un ralentissement de la croissance, comme l'ont montré les derniers chiffres, les autorités pourraient ne pas avoir le choix quant à une revalorisation du yuan. Un scénario anticipé par Morgan Stanley, qui a dit cette semaine attendre un yuan à 6,1 (yuans pour un dollar) d'ici à la fin de l'année.

Obama, "grand chef des diables" selon le président vénézuélien


Obama, "grand chef des diables" selon le président vénézuélien

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

                
Le président vénézuélien Nicolas Maduro, le 3 mai à Caracas.

Les relations se tendent chaque jour un peu plus entre Caracas et Washington. Samedi, le président vénézuélien Nicolas Maduro a qualifié de "grand chef des diables" son homologue américain, qui la veille s'était refusé à reconnaître sa courte victoire à la présidentielle contestée du 14 avril. "C'est Obama lui-même, pantin de ce pouvoir impérial qui est derrière le financement en dollars de cette droite qui veut détruire la démocratie vénézuélienne", a ajouté celui qui se présente comme le fils spirituel de l'ancien président Hugo Chavez, décédé le 5 mars dernier.

Nicolas Maduro soupçonne les Etats-Unis de soutenir le chef de l'opposition vénézuélienne Henrique Capriles, qui réclame l'annulation du scrutin. Vendredi, lors d'une interview à la chaîne américaine en espagnol Univision, Barack Obama, en tournée en Amérique latine, avait critiqué l'élection et la tourmente politiquequ'elle avait provoquée, estimant que les droits fondamentaux des Vénézuéliens n'avaient pas été respectés.
Le président américain a également jugé "ridicule", samedi 4 mai dans un entretien à la chaîne Telemundo, l'accusation selon laquelle Timothy Hallet Tracy arrêté fin avril au Venezuela serait un espion. Né en 1978 dans le Michigan (nord des Etats-Unis), l'homme avait été interpellé à l'aéroport de Caracas alors qu'il s'apprêtait à quitter le Venezuela. Le nouvel exécutif le soupçonne d'avoir participé à un plan présumé de la droite vénézuélienne visant à contester les résultats de la présidentielle du 14 avril et à provoquer les violences post-électorales qui ont fait neuf morts – selon le gouvernement – au lendemain du scrutin.
"A peine parti d'Amérique centrale, Obama prononce un grand nombre d'impertinences et d'insolences (...) donne un ordre et son consentement pour que la droite fasciste attaque la démocratie vénézuélienne", a accusé Nicolas Maduro. Le nouveau président vénézuélien soutient que les affrontements  qui ont suivi l'élection, comme la rixe qui a opposé mardi dernier au parlement des députés de la majorité et de l'opposition, avaient été "planifiées" avant la tournée de Barack Obama en Amérique latine, qui l'a emmené de jeudi à samedi au Mexique et auCosta Rica.
Les Etats-Unis sont favorables à un nouveau décompte des voix de l'élection présidentielle du 14 avril, remportée avec une très courte avance de Nicolas Maduro sur Henrique Capriles. Les deux pays aux relations tendues sont privés d'ambassadeurs depuis 2010, mais ont des chargés d'affaires.

Huit militaires de l'OTAN tués samedi en Afghanistan


Huit militaires de l'OTAN tués samedi en Afghanistan

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

Un soldat des troupes de l'
OTAN a péri dans une "attaque des insurgés" dans le nord de l'Afghanistan, a annoncé dimanche la force internationale (ISAF), portant à huit le nombre de militaires étrangers tués en moins de 24 heures dans le pays.
Comme à son habitude, l'ISAF n'a pas divulgué dans son communiqué la nationalité de la victime. Des soldats allemands sont basés dans le nord de l'Afghanistan.
Plus tôt dans la journée, cinq soldats américains avaient trouvé la mort dans l'explosion d'un engin piégé dans la province de Kandahar (sud) et deux autres militaires été tués dans la province de Farah (ouest), où sont basés des Américains, par un soldat afghan ayant "retourné son arme contre eux". Les talibans ont revendiqué cette attaque.
Ces décès portent à 50 le nombre total de morts au sein de la coalition de l'OTAN depuis le début de l'année, selon le bilan établi par l'organisation indépendanteIcasualties.org, qui se fonde sur des informations officielles.
Il s'agit de la journée la plus meurtrière pour la force internationale depuis août 2012 et le lancement par les talibans fin avril de leur "offensive du printemps"visant forces afghanes et internationales à l'aide d'attentats suicide et d'attaques menées par des agents infiltrés.

Front de Gauche et Manif pour tous: un dimanche de rassemblements contre la politique de Hollande

                             france

Front de Gauche et Manif pour tous: un dimanche de rassemblements contre la politique de Hollande

Le HuffPost/AFP  |  Publication:   |  Mis à jour: 05/05/2013 11:23 CEST

samedi 4 mai 2013

Pour Hollande, le début du quinquennat, c'est maintenant

                                    http://www.lexpress.fr/


Pour Hollande, le début du quinquennat, c'est maintenant

Par , publié le 

L'exécutif estime avoir passé un an à purger l'héritage de Nicolas Sarkozy et souhaite maintenant ouvrir un nouveau temps du quinquennat, plus offensif et surchargé en projets de loi. 

Pour Hollande, le début du quinquennat, c'est maintenant
François Hollande veut entamer la seconde phase de son quinquennat.
REUTERS/Youssef Boudlal
Jean-Vincent Placé pensait être "taquin" ce vendredi matin surFrance Info, mais peut-être est-il dans le vrai. Interrogé sur l'appel de Claude Bartolone à enclencher un "second temps" du quinquennat, le sénateur écologiste a répondu qu'il était "temps d'enclencher le premier", laissant entendre que le mandat deFrançois Hollande n'avait pas réellement débuté.  
Sans aller jusqu'à cet extrême, le sommet de l'Etat ne laisse pas entendre une version radicalement différente. Pour l'exécutif, après avoir "colmaté les voies d'eau dans les finances publiques" et affronté une avalanche de plans sociaux dont il tient Nicolas Sarkozy pour responsable, il est temps aujourd'hui de mettre en place la politique du chef de l'Etat. Et l'appel à entrer dans "une phase offensive" du quinquennat lancé dans Les Echos par le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, très proche de François Hollande, n'est finalement que le prolongement de cette ligne. 
L'extension du mariage aux couples de même sexe est censée marquer l'entrée dans cette nouvelle phase. Cet engagement fort du président réalisé, il faut maintenant hâter le pas sur le chemin des promesses du candidat.  
De nombreux projets de lois doivent être examinés avant l'été, répète le gouvernement, chargeant ainsi l'agenda parlementaire. Transparence, non-cumul des mandats, réforme du Conseil supérieur de la magistrature, loi "consommation" en conseil des ministres la semaine prochaine...: autant de signaux forts que le sommet de l'Etat veut envoyer aux Français avant d'entrer dans l'automne, qui s'ouvrira avec les journées parlementaires de chaque groupe et se terminera avec l'examen des projets de loi de finances 2014. C'est dire si ce créneau est d'ores et déjà encombré. 
Ce nouveau départ donné au quinquennat coïncide enfin avec lepremier anniversaire de l'élection de François Hollande. Du 6 au 15 mai, la droite ne va cesser d'interpeller le chef de l'Etat sur son bilan, qu'elle juge naturellement catastrophique. Cette idée d'un nouveau départ constitue la réponse de l'exécutif, qui veut montrer qu'il est toujours en mouvement. Une stratégie, qui s'accompagne, malheureusement pour certains ministres, d'un effet secondaire : la rumeur, de plus en plus pressante, d'un remaniement.  

"Le Front de Gauche peut être déclencheur d'une nouvelle majorité"

                                  http://www.lexpress.fr


"Le Front de Gauche peut être déclencheur d'une nouvelle majorité"

Propos recueillis par , publié le 

Ce dimanche, le Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon appelle à manifester contre l'austérité, en te,adressant ce court message à François Hollande: "Ca suffit!" Les explications d'Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de Gauche. 

                          "Le Front de Gauche peut être déclencheur d'une nouvelle majorité"
Les communistes et Jean-Luc Mélenchon sonneront la charge contre l'austérité ce dimanche, lors d'une grande manifestation pour "rassembler le peuple de gauche", explique Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de Gauche.
AFP PHOTO THIERRY ZOCCOLAN
Pour la marche de ce dimanche, le Front de Gauche espère faire mieux que le 1er mai, où les rangs des manifestants étaient clairsemés... Est-ce plus difficile de mobiliser quand le gouvernement est de gauche?
On ne devrait même pas avoir à se mobiliser, un an seulement après l'élection de François Hollande... Il y a trois mois encore, certains militants se disaient encore: "Laissons-lui encore une chance". Mais les épisodes s'accumulent et il devient évident que le gouvernement mène une politique de droite. Que l'on ait soutenu Jean-Luc Mélenchon ou François Hollande au premier tour de l'élection présidentielle, le peuple de gauche n'a pas voté pour ça en 2012.  
C'est pourquoi nous invitons ce peuple de gauche à se rassembler ce dimanche, pour dire: "Ca suffit!" Des appels ont déjà été lancés par les structures syndicales ou par les responsables d'autres partis comme le NPA ou EELV pour participer à la manifestation lancée par le Front de Gauche
"Ca suffit!", un an seulement après l'élection de François Hollande?
Il avait été obligé de durcir son discours pour se faire élire, notamment avec sa charge contre la finance au Bourget, ou lorsqu'il a affirmé qu'il renégocierait le traité européen (TSCG).Mais on voit bien qu'il n'applique pas une politique de gauche. Il fait même pire: au niveau économique et social, il applique le programme de Nicolas Sarkozy!  
Je ne caricature pas. Malheureusement. L'accord emploi (ANI) correspond aux accords compétitivité de l'ancien président. Le refus de l'amnistie sociale, une provocation. Et bientôt, il y aura les retraites... Les gens ne sont pas idiots, le nom de François Hollande et l'étiquette PS ne suffisent plus à faire passer cette politique néolibérale.  
Vous dites vouloir "rassembler" le peuple de gauche. Le gouvernement, lui, vous accuse de le diviser en ne soutenant pas son action, qu'il veut pragmatique...
Mais c'est le gouvernement et sa politique qui divisent, en décevant les couches de populations qui, traditionnellement, soutiennent la gauche. Nous voulons les rassembler. Et nous le pouvons davantage que le gouvernement actuel. Depuis peu, curieusement, on voit plusieurs ministres, comme Benoît Hamon, tenir le même discours que nous sur la lutte contre l'austérité, par exemple. Mais le dire ne suffit pas, il faut le faire: nous, nous le pouvons. 
Vous attendez-vous à être rejoints aussi par des militants ou des représentants du PS, déçus par François Hollande et le gouvernement?
Le parti socialiste est en plein désarroi, on nous dit qu'il y a peu de monde aux réunions, que les militants sont un peu secoués sur les marchés... Donc oui, je pense que des membres du PS seront là, tout comme des électeurs du premier tour de François Hollande. Des gens qui veulent ouvrir les fenêtres.  
En revanche, quelque chose manque au tableau: l'aile gauche du PS [qui avait soutenu la manifestation CGT-FO contre l'accord emploi aux côtés du Front de Gauche début avril, ndlr]. Où serontMarie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, et les autres socialistes si critiques? On les contacte depuis trois semaines, mais leur réponse est "non" pour le moment. Parmi les prétextes invoqués, il y a l'expression "coup de balai" de Jean-Luc Mélenchon, qu'ils n'ont pas apprécié. 
Certains craignent aussi une trop grande personnalisation de cette "marche Mélenchon", alors que Jean-Luc Mélenchon se dit prêt pour Matignon... Même Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) ne veut pas manifester pour soutenir un "marchand d'illusions".
Oui, c'est l'un des prétextes avancés pour ne pas venir... C'est ce que disent les Solfériniens qui veulent nous affaiblir.  
Ce n'est pas la marche de Jean-Luc Mélenchon. Il reste le patrimoine commun du Front de Gauche. Et les Français le placent derrière Manuel Valls et devant les socio-démocrates dans leur classement des Premiers ministres potentiels s'il fallait en changer, d'après un sondage CSA pour BFMTV. On ne va pas le cacher! 
Y a-t-il aussi une volonté de la gauche de reprendre la rue, alors que les anti-mariage pour tous manifesteront aussi ce dimanche?
Oui, il ne faut pas laisser la rue à la droite et l'extrême-droite qui ont paradé pendant des mois contre le mariage homosexuel. Il faut relever la tête, de manière pacifique. 
Et après cette mobilisation, quel est votre objectif?
Devenir majoritaire à gauche en 2014. Le Front de Gauche peut être déclencheur d'une nouvelle majorité. Les 11% de l'élection présidentielle ne sont pas du passé. Nous restons une force disponible très présente. Après la mobilisation citoyenne, nous voulons que le rapport de force électoral à gauche s'inverse dans les urnes. Mais c'est à François Hollande seul qu'il incombe de décider, ou non, de rompre avec sa politique. 

Mélenchon veut la VIe République, oui mais laquelle et pour quoi faire?

                             france

Mélenchon veut la VIe République, oui mais laquelle et pour quoi faire?

Le HuffPost  |  Par Geoffroy ClavelPublication:   |  Mis à jour: 04/05/2013 17:42 CEST
CONSTITUTION - Contre l'austérité et pour la VIe République. C'est un double mot d'ordre qui réunira ce dimanche 5 mai, près d'un an après l'élection présidentielle, l'aile gauche de la classe politique pour une grande marche parisienne. A sa tête, Jean-Luc Mélenchon, chef de file du Front de Gauche et principal promoteur d'un bouleversement des institutions censé répondre à la crise de confiance qui traverse le pays.
Refonte institutionnelle et judiciaire, instauration d'un régime parlementaire, moralisation de la vie publique... Si le PS et l'UMP sont globalement hostiles à une remise en cause de la Ve République, qui souffle cette année ses 55 bougies (une longévité exceptionnelle), Jean-Luc Mélenchon défend le scénario d'une "révolution républicaine" depuis le début des années 90.
Alors que l'hypothèse circule même à l'Elysée, le président du Parti de Gauche espère que 100.000 personnes se joindront à sa "reprise de la Bastille". Parmi eux, de nombreux écologistes, dont Eva Joly et Sergio Coronado, défileront dimanche malgré les réticences de l'Etat-major d'EELV.
VIe République, une idée qui fédère à gauche? Encore faut-il que tout le monde soit d'accord sur le fond comme sur la méthode. Le 17 avril dernier, un collectif d'élus écologistes publiait une tribune intitulée "pourquoi nous n'irons pas manifester dimanche 5 mai", critiquant vertement la stratégie et l'appel de Jean-Luc Mélenchon. "La VIe République que nous voulons n’est pas celle que propose M. Mélenchon". épinglé en "tribun mimant l’homme providentiel bien dans la tradition bonapartiste du régime actuel", écrivent en substance les cosignataires, dont le politologue Bastien François cofondateur de la Convention pour la VIe République.

Un réquisitoire cinglant contre la République de De Gaulle
Qu'elle soit communiste, écologiste ou sociale, la VIe République se définit avant tout en opposition à celle qui la précède. Ses promoteurs, qui se recrutent essentiellement à gauche, s'accordent au moins sur le diagnostic: la dénonciation de la Ve, instaurée en 1958 par le général De Gaulle, qui donne la primauté du pouvoir à l'exécutif, tout particulièrement depuis l'élection au suffrage universel du président de la République. Irresponsabilité politique et judiciaire, pouvoir de nomination sans contrôle, pouvoir de dissolution, chef de guerre, droit de grâce... C'est ce "monarque républicain", pourtant plébiscité par les Français, que l'extrême gauche, les écologistes et une partie du PS aimeraient abattre.
Dans la Ve République, "l’opposition parlementaire est quotidiennement ridiculisée, n’exerce que d’inutiles prérogatives quand elle n’est pas tout bonnement muselée", critiquait le Front de Gauche pendant l'élection présidentielle. Dans son programme, Jean-Luc Mélenchon promettait d'ailleurs d'être le dernier président de la Ve République.
Même diagnostic accablant chez l'ancienne candidate écolo Eva Joly. "Notre société souffre d’un déficit démocratique : une grande partie de la population ne se sent plus représentée et se détourne de la vie démocratique", écrivait-elle dans son programme présidentiel.
Avant eux, l'actuel ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait co-signé une "Constitution de la VIe République" dès 2005. "La démocratie en France se résume aujourd’hui à un chèque en blanc, donné pour cinq ans à un seul homme, à l’issue d’une campagne devenue une joute communicationnelle et médiatique plus qu’un réel débat sur le futur de notre pays", défendait-il pendant la primaire socialiste de 2011. Un créneau sur lequel le ministre se fait désormais plus discret.

Le retour compliqué au régime d'assemblée
Autre dénominateur commun des soutiens de la VIe République, tous réclament un renforcement drastique des pouvoirs du Parlement, la fin du cumul des mandats synonyme de renouvellement du personnel politique, le renforcement de la séparation des pouvoirs judiciaires et exécutifs... En clair: le retour à un régime parlementaire censé faire contre-poids au président de la République.
Mais les avis divergent sur les modalités et l'ampleur du bouleversement institutionnel attendu. Alors que le Front de Gauche et les écologistes prônent l'instauration d'un mode d'élection à la proportionnelle intégrale (favorable aux petits partis), Arnaud Montebourg a toujours défendu le scrutin majoritaire actuel, synonyme de majorité stable. Pendant la primaire, le ministre du Redressement productif plaidait d'ailleurs pour que la proportionnelle ne s'exerce que dans le cadre du Sénat... dont Jean-Luc Mélenchon n'exclut pas la suppression pure et simple.
Idem sur l'élection du président de la République. Le Front de Gauche envisage de revoir "les modalités" de son élection, autrement dit revenir sur sa désignation au suffrage universel. Une proposition dont Arnaud Montebourg s'est éloigné, lui qui fut aussi le premier promoteur des primaires citoyennes, qui renforcent la légitimité de l'élection directe du président de la République.

Constituante ou pas: la rivalité EELV-Front de Gauche
Reste la question de la nature du future régime et de la méthode pour y arriver. Le Nouveau Parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot a prévenu que "le seul changement de numéro d’une République" ne suffira pas pour remanier en profondeur les institutions françaises. "Le coup de balai de Jean-Luc Mélenchon, la VIe République, ce n'est ma tasse de thé", a prévenu Olivier Besancenot, qui craint la stratégie du Front de Gauche ne se résume en définitive "à un changement de Premier ministre".
Ressuscitant l'esprit de 1789, Jean-Luc Mélenchon préconise pourtant le recours à une assemblée constituante, dont les membres ne pourraient être élus dans le cadre du nouveau régime et qui seront chargés d'élaborer les futures institutions françaises. Le tout validé par référendum.
Une approche "jacobine" qui ne convainc pas certains écologistes, partisans d'une décentralisation régionale et d'une démocratie à l'échelle européenne. "La VIe République que nous voulons n’est pas le concept fumeux d’une avant-garde se prétendant éclairée et qui n’a rien d’autre à proposer que la réunion d’une Constituante sans perspectives", tranchent les élus écologistes, Bastien François en tête.
Signe que le fossé va croissant entre les partisans de la VIe République, le patron d'EELV, Pascal Durand, a pris encore plus de distances avec les amis de Jean-Luc Mélenchon: "Nous pensons que l’Europe et les régions sont incontournables, eux privilégient un repli national, très centralisé".
Et d'enfoncer le clou: "Notre VIe République ne se construit ni dans l’injure, ni dans l’arrogance, ni dans le culte de la personnalité".

5 Mai. Eva Joly "Je crois à la société mobilisée "

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POLITIQUE -  le 3 Mai 2013
changement

5 Mai. Eva Joly "Je crois à la société mobilisée "

 
Eva Joly, députée européenne d’Europe Écologie-les Verts, participera avec de nombreux militants écologistes à la manifestation du 5 mai qui doit être, selon elle, un point d’appui pour une autre politique.
Vous avez été candidate 
à la présidentielle en 2012. Votre présence le 5 mai vous met-elle en porte-à-faux avec
la participation des écologistes 
au gouvernement ?
Eva Joly. Nous sommes partie prenante d’une coalition. Nous avons un devoir de solidarité auquel je m’astreins bien volontiers. Mais la participation des écologistes au gouvernement ne vaut pas quitus. Il est normal et nécessaire de chercher à influencer la politique menée. La manifestation du 5 mai n’est pas une mobilisation antigouvernementale, elle doit être un point d’appui pour mener une autre politique. Je crois à la société mobilisée. Pourquoi devrions-nous nous taire alors que la colère gronde ? Je ne me sens pas en porte-à-faux avec le peuple de gauche, et c’est bien là l’essentiel.
Il y a un an, Hollande gagnait 
la présidentielle. Quelle appréciation portez-vous sur cette année 
de présidence ?
Eva Joly. François Hollande doit retrouver l’esprit du Bourget. La majorité doit s’atteler plus fortement à lutter contre le pouvoir de la finance. De manière générale, le gouvernement pèche souvent par timidité. Pourquoi extraire du champ de compétences de la loi sur les class actions, les questions de santé et d’environnement ? Pourquoi s’obstiner sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, aussi aberrant écologiquement qu’économiquement ? Pourquoi ne pas voter le texte présenté par le Front de gauche sur l’amnistie sociale ? Pourquoi avoir adopté un texte si faible sur la loi bancaire ? Cette majorité manque d’audace.
Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, parle de « nouveau temps du quinquennat ». 
Pensez-vous qu’un changement 
de cap du gouvernement soit nécessaire et, si oui, dans quel sens ?
Eva Joly. Il faut accélérer le rythme et amplifier les réformes. Je vois trois priorités : engager de toute urgence la transition écologique en commençant par une nouvelle politique énergétique pour lutter contre le réchauffement climatique. Réformer les institutions pour rendre du pouvoir aux citoyens et lutter contre les affaires. Et faire de la question européenne un enjeu majeur, en menant l’offensive contre l’Europe libérale.
Le gouvernement critique l’Europe 
de l’austérité et l’Allemagne, 
mais il a signé, en 2012, le traité Sarkozy-Merkel sans en changer une ligne. N’y a-t-il pas une contradiction ?
Eva Joly. J’ai dit à l’époque mon opposition au traité. Mais nous n’en sommes plus là ; ce qui se joue, c’est la nécessité d’entamer enfin le bras de fer pour une réorientation de la construction européenne. Je ne veux pas d’un front anti-allemand, mais d’un bloc contre l’austérité. Cela passe notamment par le rejet, par le Parlement européen, du projet de budget européen qui est un budget d’austérité, sans vision autre que comptable. La gauche française peut jouer un rôle décisif dans cette bataille, mais elle doit sortir de ces postures. Arrêter de faire croire qu’une réorientation a été enclenchée, sans pour autant tomber dans une confrontation de façade. Notre objectif doit être de chasser la droite européenne du pouvoir, et cela passe par les élections européennes de 2014.
Des militants écologistes seront présents le 5 mai, le responsable d’EELV, Pascal Durand, discute avec Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon. Souhaitez-vous que cela permette 
de nouveaux rassemblements 
pour faire réussir la gauche ?
Eva Joly. Le 5 mai ne doit pas être instrumentalisé par quiconque. Je ne crois pas aux dynamiques d’appareil. Ce qu’il faut faire, c’est dégager des alliances concrètes au Parlement ou dans les luttes de terrain, autour de sujets mobilisateurs pour l’ensemble des forces de la gauche et de l’écologie. La gauche ne réussira pas si elle entérine la séparation entre gauche
de gouvernement et gauche radicale. Je plaide pour une majorité rouge, rose, verte.
Entretien réalisé par M. St.