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vendredi 5 avril 2013

Mélenchon appelle à manifester pour une VIe République

                                          Le Nouvel Observateur

Mélenchon appelle à manifester pour une VIe République

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VIDEO. Le coprésident du parti de Gauche souhaite donner un "grand coup de balai" après l'affaire Cahuzac.

Meeting de Jean-Luc Melenchon, co-president du Parti de Gauche, en clôture du Congrès du Front de Gauche à Bordeaux, le 24 mars. (PASTOR/SIPA)
Meeting de Jean-Luc Melenchon, co-president du Parti de Gauche, en clôture du Congrès du Front de Gauche à Bordeaux, le 24 mars. (PASTOR/SIPA)
Jean-Luc Mélenchon, coprésident du parti de Gauche, a proposé, vendredi 5 avril sur France Info, une manifestation le 5 mai, jour anniversaire du second tour de la présidentielle, pour promouvoir la VIe République et donner un "grand coup de balai" après la crise politique créée par l'affaire Cahuzac.
"On ne peut accepter que le peuple français humilié (...) ne s'en mêle pas. C'est pourquoi je veux faire la proposition que l'on manifeste le jour anniversaire du deuxième tour de la présidentielle, le 5 mai prochain, que l'on fasse une marche citoyenne pour la VIe République, pour que le peuple s'empare par une constituante du grand coup de balai qu'il faut donner pour purifier cette atmosphère politique absolument insupportable", a-t-il déclaré.
"La chaîne du mensonge commence au Parti socialiste et finit au Front national, c'est absolument invraisemblable !", s'est également indigné Jean-Luc Mélenchon, en référence aux quatre mois de déni de l'ex-ministre socialiste du Budget, qui ont précédé ses aveux sur la détention d'un compte bancaire non déclaré à l'étranger, ouvert dans un premier temps en Suisse, par un proche de Marine Le Pen.

"Pourriture intrinsèque"

Jean-Luc Mélenchon a récusé le fait d'entretenir un climat de suspicion :
J'ai surtout l'impression de l'exprimer ! Le plus tragique pour moi serait de tenir des discours sur la nécessité d'une VIe République et de fermer les yeux au nom de je ne sais quelle confraternité qui me rendrait suspect."
Pour l'ex-candidat du Front de gauche à l'Elysée, le refus de François Hollande de remanier son gouvernement relève du "diagnostic totalement erroné, celui d'un homme débordé par la situation".
"Non, ce n'est pas une personne qui a failli, c'est un système qui révèle sa pourriture intrinsèque", a-t-il accusé, parlant d'une "oligarchie [qui] s'est constituée de tout puissants seigneurs et de leurs affidés dans le monde politique et médiatique".
Le coprésident du Parti de Gauche espère que les "milliers de militants socialistes meurtris" vont "se rapprocher" de lui.

Hollande : "Le gouvernement n'est pas mis en cause"

                                           Le Nouvel Observateur

Hollande : "Le gouvernement n'est pas mis en cause"

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VIDEO. François Hollande affirme aussi qu'il "ne connaît rien" des "activités privées" de son trésorier de campagne, Jean-Jacques Augier, actionnaire de sociétés aux îles Caïmans.

François Hollande, mercredi à Casablanca, au Maroc. (Bertrand Langlois/AFP)
                                            François Hollande, mercredi à Casablanca, au Maroc. (Bertrand Langlois/AFP)
François Hollande a renouvelé jeudi 4 avril sa confiance dans legouvernement de Jean-Marc Ayrault, au moment où l'opposition s'est emparée de l'affaire Cahuzac pour réclamer à cor et à cris un remaniement gouvernemental. "Pour être clair (...), ça n'est pas le gouvernement qui est en cause, c'est un homme qui a failli", a-t-il commenté après la mise en examen de l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac pour blanchiment de fraude fiscale.
Le chef de l'Etat s'exprimait lors d'une conférence de presse à Rabat, au Maroc, où il achevait une visite officielle.
François Hollande a aussi affirmé aussi qu'il "ne connaît rien" des activités privées de son ex-trésorier de campagne, Jean-Jacques Augier, actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans"Je ne connais rien de ces activités, et si elles ne sont pas conformes à la loi fiscale, je demande que l'administration" s'en empare et qu'elle fasse "les rectifications si nécessaire". Sur ces "activités privées", "c'est à l'administration fiscale de faire son travail."
En revanche, "il a été le trésorier de ma campagne et mes comptes de campagne de 2012 ont été considérés comme parfaitement conformes au droit", a ajouté le chef de l'Etat.

"J'irai jusqu'au bout"

François Hollande a assuré qu'il irait "jusqu'au bout" pour la moralisation de la vie politique"J'irai jusqu'au bout sur ces questions parce que je n'ai rien à redouter de l'application stricte des textes quand ils existent et de l'application de nouveaux textes quand ils sont nécessaires", a affirmé François Hollande, la France ne peut être "ainsi humiliée".
Mercredi, lors d'une allocution télévisée solennelle, François Hollande avait communiqué en mettant en avant trois projets de réformes, dont l'inéligibilité des élus condamnés - projet qui risque de s'avérer anticonstitutionnel - et la réforme du Conseil supérieur de la magistrature, déjà annoncée.
B.L. avec AFP

Présidence du Medef: la bataille des poids lourds est engagée

                                               Challenges

Présidence du Medef: la bataille des poids lourds est engagée

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Le 1er juillet, Laurence Parisot quittera la tête du Medef. Les deux poids lourds pour lui succéder sont désormais Patrick Bernasconi et Frédéric Saint-Geours qui va officialiser sa candidature vendredi.

Au siège du Medef. (Sipa)
                                             Au siège du Medef. (Sipa)
La bataille pour la succession de Laurence Parisot est officiellement ouverte. La patronne des patrons n'a pas réussi, jeudi 28 mars, à faire adopter par le conseil exécutif du Medef le changement de statuts qui lui aurait permis de postuler à un troisième mandat. Il s'en est fallu d'un seul vote - blanc -, et sa manoeuvre a échoué.
Parisot omniprésente
Après huit années passées à la tête du patronat, Laurence Parisot quittera donc le Medef, le 1erjuillet. D'ici là, plusieurs candidats vont s'affronter. Patrick Bernasconi, président de la Fédération nationale des travaux publics, vient de se déclarer. Souvent présenté comme le dauphin de Laurence Parisot, il a pour atout d'avoir négocié avec les syndicats l'accord sur la sécurisation du marché du travail. A charge pour lui cependant de trouver la bonne distance avec la sortante, qu'il a lâchée quelques jours à peine avant le vote du conseil.
Autre postulant de poids: Frédéric Saint-Geours, président de l'UIMM depuis 2007. L'ancien directeur des marques de Peugeot Citroën va dévoiler ses intentions vendredi 5 avril, même si Pierre Gattaz, patron de Radiall (et fils d'Yvon, un ancien patron des patrons), issu lui aussi des rangs de la métallurgie, est en lice depuis janvier.
En course également, Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président de la Fédération française des télécoms, entré lui aussi très tôt en campagne. Enfin, des outsiders, comme l'ancien médiateur interentreprises Jean-Claude Volot, Thibault Lanxade et encore Hervé Lambel visent aussi le poste. Ces sept compétiteurs peaufinent leurs programmes, espérant recentrer le débat sur les vraies préoccupations des patrons. Reste toutefois une inconnue de taille: la position de Laurence Parisot. Quelques minutes après sa défaite, la dirigeante lançait: "Je serai la garante de la bonne tenue de la campagne électorale qui s'ouvre". A défaut d'être reine, elle pourrait être tentée d'être faiseuse de rois. Histoire de pimenter un peu cette compétition.

Troika persona non grata

                                              Challenges

                     Troika persona non grata

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Alors que les inspecteurs mandatés par le FMI, la BCE et L'Union européenne sont de retour en Grèce, la grogne monte y compris parmi les eurodéputés contre les méthodes antidémocratiques de ces technocrates.

Manifestation au Portugal contre la Troika à l'occasion de la visite de la chancelière allemande Angela Merkel le 12 novembre 2012. (Paulo Duarte/AP/SIPA)
Manifestation au Portugal contre la Troika à l'occasion de la visite de la chancelière allemande Angela Merkel le 12 novembre 2012. (Paulo Duarte/AP/SIPA)
Les pourparlers ont repris, ce jeudi 4 avril après midi, entre Athènes et la Troïka. Estimant que la Grèce n’avançait pas suffisamment vite dans la mise en place de son programme de redressement, le fameux "mémorandum", les inspecteurs internationaux avaient, en effet, quitté le pays début mars, suspendant le déblocage de la tranche d’aide de 2,8 milliards d’euros. Ils attendaient des progrès, notamment une autre vague de départs dans la fonction publique.
En signe de bonne volonté, le gouvernement du conservateur Antonis Samaras a négocié hier dans la douleur un compromis autour de l’impôt sur la propriété immobilière avec ses partenaires de coalition. Reste à trouver des postes à supprimer dans les administrations publiques. "Une tâche titanesque", a souligné Antonis Manitakis ministre de la Réforme administrative, qui a déploré la disparition "de 25% du nombre des fonctionnaires en cinq ans".
Les hommes en noirs sont donc revenus. Conspués par les Grecs au point d’être systématiquement protégés par des gardes du corps, ils vont se replonger, calculette et mémorandum en main, dans les comptes de la République hellène.
La charte sociale européenne violée
Alors que cinq pays sont désormais sous assistance financière et donc surveillance des troïkas –Grèce, Portugal, Irlande, Espagne, Chypre-, le rôle des inspecteurs est de plus en plus contesté. Par les populations, bien sûr, qui dans chacune des capitales ont organisé des manifestations massives contre le diktat des bailleurs de fonds.
Mais à Bruxelles et Strasbourg aussi. Cet hiver le Conseil de l’Europe a condamné des mesures imposées par la troïka en Grèce, estimant qu’elle violait la Charte sociale européenne, notamment en instaurant un salaire minimum pour les jeunes de moins de 25 ans inférieur au seuil de pauvreté.
Au Parlement européen aussi, les élus se mobilisent contre "le déficit démocratique". Ils réclament des rapports réguliers et des auditions avec les chefs de mission des Troïkas, notamment ceux de la Grèce, la plus ancienne, dont les trois représentants sont… deux Allemands et un Danois (respectivement Klaus Masuch, pour la BCE, Matthias Mors pour la Commission européenne et Poul Thomsen pour le FMI).
Sortir la BCE de la Troïka?
Il y a quelques mois, les élus ont été exaucés très partiellement : ce sont Jörg Asmussen, membre du directoire de la BCE, et Olli Rehn, commissaire européen aux affaires économiques, qui sont venus répondre aux questions des eurodéputés, pour beaucoup dépités.
Membre du parti socialiste, la française Pervenche Beres suggère, elle, que la Troïka soit élargie à l’Organisation international du travail. Son idée n’a certes pas été retenue dans le rapport Thyssen, du 20 novembre 2012 sur la réforme de l’Union économique et monétaire. Mais ce texte adopté à la majorité réclame toutefois "une amélioration substantielle de la légitimité démocratique et du contrôle".
Même tonalité dans un article paru le 5 mars dans le quotidien conservateur allemand Die Welt. Constatant que la BCE prend de plus en plus de pouvoir sur le plan politique, et "qu’aucun de ses 23 membres n’a été élu par le peuple", le journal estime qu’ "un désengagement de la BCE de la Troïka serait un vrai signal positif".
Les Grecs racontent qu'on va leur demander d'abandonner leur alphabet
En attendant, les hommes en noirs sont de nouveau à Athènes. L’un d’eux confiait à Alexia Kefalas, auteur de l'essai "Survivre à la crise, la méthode Grecque" (à paraître mi-avril aux éditions La Martinière) : "nous collaborons avec les ministres, vice-ministres, secrétaires généraux, mais il y a les patrons de partis politiques dans chaque administration qui sabotent, avec le sourire, notre travail. On n’arrivera jamais à établir un cadastre de ce pays. Les documents se perdent tous les quatre matins".
L’humour fait aussi partie des défenses. Un poisson d’avril s’est répandu comme une traînée de poudre à Athènes, annonçant que la Troïka réclamerait que les Grecs abandonnent leur alphabet pour faire des économies…
Selon le quotidien Kathimerini, Les pourparlers avec les inspecteurs devraient durer jusqu’au 16 avril. Le premier à passer son grand oral est Yannis Stournaras ministre de l’économie. Deux tranches sont en jeu: celle de –reportée- de mars (2,8 milliards d’euros) et la suivante de 6 milliards euros.

Les Français ont mal à la France

                                                 Challenges

                   Les Français ont mal à la France

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SONDAGE Les résultats du 4e Observatoire de la marque France révèlent une profonde dépression chez les Français. Comment expliquer ces maux? Quels sont les remèdes?

 (c) Sipa
                                            (c) Sipa
La France déprime. Sept Français sur dix estiment à ce jour que la "France et les Français sont en dépression collective",selon les résultats du 4e Observatoire de la marque Francedévoilés jeudi 4 avril. L'objectif de ce baromètre sociologique est de mieux comprendre la perception des Français sur la situation du pays dans un contexte de mondialisation."La cote d'alerte est dépassée, ça va secouer", prévient Denis Gancel, enseignant à Sciences Po Paris et président de W&Cie, institut à l'origine de cette étude.
Selon l'Observatoire, "les trois quarts des personnes interrogées déclarent que nos concitoyens ne sont 'pas heureux', le sentiment prévalant étant celui d'un 'ras-le-bol' (51%). A titre personnel en revanche, les Français se sentent 'plus heureux' (51%), mais définissent leur état d'esprit par des termes comme 'désillusion', 'lassitude' et 'fatigue morale'. Seuls 36% d'entre eux estiment qu'on peut 'avoir confiance en l'avenir de la France'".
Peur de la mondialisation
Ce mal-être très français s'explique pour une large part par un sentiment de banalisation du pays sur la scène internationale. Les sondés ont le sentiment que des éléments majeurs qui ont façonné le pays depuis la Révolution sont en train de disparaître, ou pourraient disparaître. Ainsi, pour les deux tiers des Français (66%), l'Hexagone est en déclin et en particulier son système de soins (70%), son système éducatif (69%) et l'Etat providence (69%). Huit personnes interrogées sur dix estiment que le système social français (Sécurité sociale, allocations chômage, Smic, RMI) "sera certainement remis en cause à l'avenir".
Premiers à vouloir s'expatrier : les ouvriers
Pis, 38% des personnes interrogées déclarent qu'ils voudraient quitter la France pour vivre dans un autre pays. "Mais contrairement aux idées reçues, on se rend compte que ce sont les gens modestes qui veulent s'expatrier, pas la France du CAC 40", souligne Denis Gancel.
Pourtant une majorité de Français croit encore en la possibilité d'un nouvel élan (68% de ceux qui se déclarent "heureux" à titre personnel), précise l'étude. "Nous assistons à un début de prise de conscience, ce qui prédit une métamorphose prochaine, estime le fondateur de l'Observatoire de la marque France. Notre conviction est que ce sont les jeunes qui vont franchir le pas. Avec la révolution digitale, c'est à eux de s'emparer de la marque France". Comment? "En ayant confiance. Confiance en soi, dans l'avenir et dans les autres".
Une France lasse mais lucide
Concrètement, pour enrayer ce "corps malade", l'Observatoire relève que les Français envisagent deux pistes thérapeutiques. La première consisterait à un attachement à des grandes valeurs "travail" (44%), "justice sociale" (34%), "respect des gens" (30%
"La seconde tient dans une mobilisation autour d'identifiants fédérateurs. A ce titre, la marque France n'a jamais été aussi présente dans les esprits (92% sont favorables à sa création)". [Retrouver la définition de "marque France" de Denis Gancel en visionnant la vidéo ci-dessous, ndlr]. En gros, il s'agit d'une marque ombrelle qui doit rassembler tous les Français et porter la compétitivité et les atouts du pays sur le territoire comme à l'étranger. Selon les Français, les ambassadeurs de cette marque sont des entreprises comme RenaultEADSPSA Peugeot-Citroën, L'Oréal, LVMHDanone
"Si la France est lasse, mais aussi extrêmement lucide, conclut Denis Gancel. Elle sait que le modèle actuel est terminé et qu'il va changer. Elle cherche des solutions dans ses fondamentaux, ses valeurs. Il y a quelque chose à inventer. Seules des personnes peuvent le faire car on se rend bien compte que les alternances politiques ne changent rien à l'état d'esprit".

Fraude fiscale: la DCRI et la police pointées du doigt

                                             Challenges

Fraude fiscale: la DCRI et la police pointées du doigt

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Un rapport rédigé par des membres du renseignement intérieur dénonce la non-transmission à la justice des informations recueillies sur l'évasion fiscale.

Des membres de la DCRI fustige dans un rapport le fait que les informations recueillies ne parviennent pas à la justice. (SIPA)
Des membres de la DCRI fustige dans un rapport le fait que les informations recueillies ne parviennent pas à la justice. (SIPA)
Un rapport rédigé par un "collectif d'officiers du renseignement intérieur" et remis confidentiellement au groupe de travail des députés PS sur l'exil fiscal critique sévèrement l'action des services de police et de renseignement en matière de délinquance financière, révèle le quotidien La Croix dans son édition de vendredi 5 avril.
"Les auteurs de la note se livrent à un véritable réquisitoire, révélant d'une part la surveillance étroite opérée par le renseignement intérieur sur l'organisation de la fraude fiscaleinternationale, notamment celle qui fut organisée en France par la banque suisse UBS, et dénonçant d'autre part la non-transmission à la justice des informations considérables recueillies lors de cette surveillance", écrit le quotidien.
Le journal, qui a "consulté" cette note "de 14 pages en style parfois télégraphique", précise qu'elle concerne les services de renseignement (DCRI, direction centrale du renseignement intérieur) et les directions de la police compétentes en matière de police financière, et notamment Tracfin.
Un secret défense abusif
Interrogé par l'AFP, le député PS du Cher Yann Galut, qui pilote le groupe de travail, a confirmé qu'il avait reçu cette note "très critique envers la DCRI" et a affirmé l'avoir "transmise au président de la commission des Lois, au rapporteur général du Budget et au président du groupe PS". Il s'est voulu prudent sur son contenu: "Cette note doit être vérifiée, ce qui est écrit nous interpelle".
"Le verdict de ces professionnels est radical", écrit La Croix, en citant la note : "Ces services se nourrissent des délits qu'ils ne souhaitent pas voir apparaître ou révéler à l'autorité judiciaire pour ne pas amoindrir leur influence, quand le besoin s'en fait sentir".
"Il conviendrait de ne plus abusivement protéger le recueil de renseignements économiques et financiers par le 'secret défense', car ce type de renseignements ne menace pas la défense ou la sécurité nationale", selon cette note confidentielle citée par un journaliste spécialiste des sujets d'évasion fiscale : Antoine Peillon.
"Généraliser la classification des activités et des informations recueillies par la DCRI empêche la justice d'avoir à connaître des informations dont elle a rapidement besoin pour ses enquêtes", toujours selon cette note citée par le quotidien.
(Avec AFP)

Moscovici redoute une croissance quasi nulle cette année

                                                Challenges.fr


Moscovici redoute une croissance quasi nulle cette année

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Le ministre de l'Economie estime que la croissance pourrait être proche de 0,1%, alors que gouvernement tablait jusqu'ici sur une progression du PIB de 0,8%.

La croissance de la France devrait être proche de 0,1% en 2013, selon Pierre Moscovici. (Milena Boniek/AltoPress/Maxppp)
La croissance de la France devrait être proche de 0,1% en 2013, selon Pierre Moscovici. (Milena Boniek/AltoPress/Maxppp)
Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a déclaré jeudi 4 avril craindre que la France connaisse une croissance très faible en 2013, proche de la prévision de 0,1% de la Commission européenne.
"La Commission européenne dit 0,1%: je crains que ce ne soit pas loin de ça", a déclaré Pierre Moscovici au cours d'un forum organisé par le journal Libération et Sciences-Po Paris, intitulé "Après la crise, le bonheur?".
"On se bat pour que ce soit plus", a-t-il dit. Selon le ministre, "la croissance devrait reprendre d'ici à la fin de l'année 2013" et "en 2014 nous devrions retrouver un taux de croissance plus convenable, significativement positif".
Reprise en 2014 ?
Il a rappelé que la Commission européenne prévoyait une croissance de 1,2% en France en 2014. "Ca me paraît la vraisemblance", a-t-il dit.
Le gouvernement, qui doit présenter d'ici mi-avril ses nouvelles prévisions de croissance et de réduction du déficit public de la France, semble donc vouloir s'aligner peu ou prou sur les chiffres de Bruxelles. Jusqu'ici, le gouvernement tablait officiellement sur une croissance de 0,8% en 2013.
Pierre Moscovici a aussi évoqué une croissance de 2% par an à partir de 2015, conforme aux prévisions du gouvernement.
(Avec AFP)

Ce que tout le monde pouvait (au moins) savoir : Cahuzac n’était pas de gauche !

                                                     Marianne



CHRONIQUE

Ce que tout le monde pouvait (au moins) savoir : Cahuzac n’était pas de gauche !

Vendredi 5 Avril 2013 à 17:00 |

ERIC CONAN


Congrès de Toulouse, octobre 2012 - LANCELOT FREDERIC/CHAMUSSY/SIPA
Congrès de Toulouse, octobre 2012 - LANCELOT FREDERIC/CHAMUSSY/SIPA
La tornade blanche de la transparence est partie dans une furie rétrospective. Hollande, Ayrault, Moscovoci, Valls : qui savait quoi depuis quand sur le compte en Suisse, la voix enregistrée, les mensonges de Jérôme Cahuzac ? Comment ont-ils pu se faire avoir par ce monstre d’immoralité longtemps adulé comme la perfection de l’homme-politique-moderne-qu’il-nous-faut-pour-réformer-enfin-ce-pays-avachi ? 
    
Comme dans La Lettre volée d’Edgar Poe, l’essentiel était pourtant depuis le début bien posé en évidence, sur la table, au milieu de la pièce, au vu et au su de tous et en particulier de ses« camarades » du Parti socialiste : Cahuzac n’avait rien à faire parmi eux. Tout simplement parce qu’il n’était pas de gauche ! 

S’ils ne pouvaient pas prévoir que se cachait derrière ce personnage un délinquant fiscal doublé d’un menteur, ils pouvaient tout à fait savoir que c’était un cynique qui aimait l’argent. Le vrai problème n’est pas ce qu’il dissimulait mais ce qu’il montrait. Et qui ne gênait pas du tout... Là est l’origine des ennuis actuels de la gauche : à tolérer dans ses rangs des cyniques qui aiment l’argent on finit par trébucher sur une affaire Cahuzac... 

C’était un secret de Polichinelle qui n’avait nul besoin de juge d’instruction, d’enregistrement secret ou d’aveux pathétiques : Jérôme Cahuzac n’avait pas sa place au Parti socialiste. 

Qu’on en juge. Passons sur la métamorphose d’un chirurgien thoracique à l’hôpital public qui devient spécialiste en implants capillaires en clinique privée, ce qui ne dénote ni un amour du service public ni un amour de la médecine qui auraient dû cheviller au corps un militant socialiste. Mais que, membre du cabinet d’un Ministre de la Santé socialiste en charge du médicament, Jérôme Cahuzac se reconvertisse ensuite dans le conseil hautement tarifé à …l’industrie pharmaceutique aurait dû retenir l’attention. 

Faire fortune en monnayant auprès des trusts du médicament de l’influence et des contacts acquis au service de l’Etat et de l’intérêt général n’aurait pas dû être accepté. Or il faisait ses affaires au su de tous avec la société qu’il avait créée, ni sous un faux nom ni en Suisse, mais en France : « Cahuzac Conseil ». La chose était d’autant plus connue au sein du PS qu’il s’était vanté auprès de camarades des sommes qu’il en tirait et que ses opposants dans le Lot-et-Garonne en avaient fait un argument de campagne contre lui. 

Il faudra s’interroger sur cette anomalie : pourquoi une situation exploitée comme« immorale » par la droite ne faisait pas ciller dans un parti de gauche ? N’y avait-il pas déjà là, avant toute illégalité, matière à éprouver de la « stupéfaction » et de la « colère », pour reprendre les mots de François Hollande ? N’y avait-il pas lieu d’y voir une trahison des idéaux avant celles des égos « les yeux dans les yeux » ? ...
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Cette semaine dans Marianne : Les ravages d'un désastre républicain

                                                         Marianne

Cette semaine dans Marianne : Les ravages d'un désastre républicain

Vendredi 5 Avril 2013 à 16:00 |

MAGAZINE MARIANNE


Couverture du magazine n°833, du 6 au 12 avril 2013
Couverture du magazine n°833, du 6 au 12 avril 2013
"Au voleur, au voleur, à l'assassin, au meurtrier, justice, juste ciel!" Qui a volé la morale politique? Le compte en Suisse de Jérôme Cahuzac? L'aveu de faiblesse de François Hollande? Les petits arrangements avec la vérité du ministre de l'Économie et des Finances Pierre Moscovici? De fait aucun compte Cahuzac n'était ouvert à la banque UBS entre 2006 et 2012, et pour cause, les avoirs avaient été transférés. Les renseignements demandés par "Mosco" à la confédération helvétique n'étaient donc pas faux, seulement incomplets, tout comme la "note blanche" que Manuel Valls à l'Intérieur nie avoir eu en sa possession quand bien même un entretien téléphonique avec Patrick Calvar, à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), démontre le contraire. Peste à l'Elysée! Le soupçon pesant d'abord sur les épaules d'un ministre déborde désormais des portefeuilles de tous les autres. Retour cette semaine dans Marianne sur les "Les ravages d'un désastre républicain" qui ne profite à personne, à gauche, ni même à droite où l'on balaye devant la porte des autres pour ne pas avoir à regarder la sienne. Au fait Copé et l'élection frauduleuse à la tête de l'UMP? Et l'affaire Takieddine? L'argent n'est ni rose ni bleu. Souvent même, il se gagne au noir. ...
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Un chant impur

                                                       Marianne

CHRONIQUE

Un chant impur

Vendredi 5 Avril 2013 à 16:00 | 

GUY KONOPNICKI


L'équipe de France de football - GUY JEFFROY/SIPA
L'équipe de France de football - GUY JEFFROY/SIPA
Un employé de luxe du football espagnol et néanmoins joueur de l'équipe de France refuse de chanter la Marseillaise. La polémique s'envole aussitôt, Jérôme Béglé s'enflamme dans le Point. Cette affaire, nous en connaissons les termes depuis des lustres, l'hymne le plus contesté d'Europe est à peu près le seul qui n'impose pas Dieu, le roi ou même la terre natale. Mais pourquoi faut-il prostituer dans les stades ce chant porteur d'histoire ? 

Pardon ! J'emploie en toute innocence le verbe «prostituer», je n'avais pas pensé aux fines soirées de Karim Benzema, qui ne veut pas qu'on le force à chanter la Marseillaise. Au demeurant, l'âme de la défense nationale, à l'époque du bataillon des Marseillais et du Chant de l'armée du Rhin, c'était Danton, qui ne détestait pas les Zahia du Palais-Egalité. Mais pourquoi l'hymne de cette histoire sublime et terrible doit-il ouvrir les manifestations d'un gigantesque commerce mondialisé ? 

Les sélections nationales ne servent qu'à faire monter les prix de joueurs qui se vendent ensuite aux clubs espagnols, allemands ou anglais. Au mieux iront-ils, à Paris, au Parc des Emirs que l'on appelait Parc des Princes avant le rachat du PSG par le Qatar. Il n'est guère surprenant que ces hommes marchandises répugnent à chanter la Marseillaise. Cet hymne de citoyens libres n'a rien à faire dans les cérémonies d'asservissement des corps aux puissances de l'argent. 

Le football a servi bien des causes douteuses. Il a été le sport préféré des dictateurs, Franco, Salazar, sans oublier le général Videla, chef de la sinistre junte d'Argentine. En ce temps-là, on polémiquait déjà sur cette Marseillaise que Michel Platini ne chantait pas, lorsqu'il jouait à l'ombre des prisons et des centres de torture de Buenos Aires. Il y avait toujours de bonnes raisons d'accepter les compétitions organisées par des régimes assassins, c'est une des nobles traditions du sport, depuis les JO de Berlin, en 1936. Dans le droit-fil de son histoire, le football professionnel sert donc le dictateur d'aujourd'hui, l'argent mondialisé. 

On entendait, tout de même, quelques protestations, quand la France envoyait ses joueurs chez les tortionnaires. L'exhibition permanente du fric ne trouble pas grand monde. Le foot est un des rares lieux de communion des élites et du peuple, réunis dans l'adoration du capital en maillot numéroté. Si les joueurs ont encore des voix, elles menacent de rendre le chant impur.