Chantiers STX de Saint-Nazaire : une grosse commande de paquebot sur fond de concurrence
Les Chantiers de Saint-Nazaire étaient en concurrence avec les chantiers STX Finland à Turku. Laurent Castaing a souligné « l’action de l’État ». Le ministère des Finances a œuvré selon lui pour mettre en œuvre les « mécanismes d’aide aux exportations, comme la Coface » et « pour rassembler les banques participant au tour de table financier ».
Le gouvernement finlandais a annoncé dès vendredi qu’il allait « prendre langue à la fois avec la Commission européenne et avec l’État français pour [s'] assurer qu’ils n’ont pas utilisé des aides d’État interdites ». Le gouvernement français, actionnaire à 33,3%, affirme avoir respecté les règles européennes.
De fortes demandes syndicales et politiques s’étaient manifestées localement ces dernières semaines pour un « contrôle de l’État » ou la nationalisation des Chantiers.
Laurent Castaing a indiqué que « le chômage partiel touchera 700 à 800 personnes jusqu’à l’été » compte tenu des délais de mise en construction du paquebot.
Les Chantiers de Saint-Nazaire emploient 2 100 salariés et font travailler 4 000 personnes en sous-traitance. Certaines entreprises sous traitantes vont avoir du mal à traverser la période 2013.
Près de 800 signatures collectés depuis début décembre pour sauver la navale et les milliers d’emplois qu’elle génère, pour la nationalisation de STX maintenant !
Le comité départemental de Loire Atlantique du POI s’est adressé à tous les élus, à tous les partis se réclamant des travailleurs pour réaliser l’unité et mobiliser la population sur cette exigence. A Saint-Nazaire, les comités locaux du POI et du Front de Gauche adoptaient le communiqué suivant: