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jeudi 22 novembre 2012

Claude Jenet répond à Jean-Luc Mélenchon


Claude Jenet répond à Jean-Luc Mélenchon

Débat Jenet Mélenchon
s'informer« Vingt milliards d’euros de cadeaux aux patrons ! Le gouvernement qui a décidé cela ne comprend-il pas les ministres Fabius, Cazeneuve, Hamon qui avaient voté non en 2005 ? Donc, il ne suffit pas d’avoir voté non en 2005. » Par cette remarque, Claude Jenet, secrétaire national du POI, répond, dans l’édition de cette semaine de Informations Ouvrières, à Jean-Luc Mélenchon, qui avait jugé, quant à lui, dans une édition précédente de l’hebdomadaire du POI, que « Qui a voté non en 2005 s’oppose à la totalité des traités et des institutions » de l’Union européenne.
« Ce débat doit être poursuivi », insiste Claude Jenet. Pour l’alimenter, il relève que « Jean-Luc Mélenchon lui-même, la semaine dernière, a rendu public le “ contre-budget ” proposé par le Parti de gauche. Dans les vingt pages de ce document, il est affirmé qu’il est possible de mettre en œuvre un budget de “ gauche ” et même “ un budget de classe ”, sans formuler l’exigence préalable de la rupture avec l’Union européenne, et la dictature de la BCE ».
Cette absence pose une question, pour Claude Jenet : « Qui peut croire qu’une politique conforme aux intérêts des travailleurs puisse être mise en œuvre dans le cadre d’institutions qui depuis vingt ans, dans tous les pays membres de l’Union européenne, organisent — quelle que soit la couleur du gouvernement — des politiques de destruction, de privatisation et de servitude ? »

mercredi 21 novembre 2012

Flash Gaza : un cessez-le-feu a été conclu


Flash Gaza : un cessez-le-feu a été conclu

Le ministre des Affaires étrangères égyptien, Mohamed Amr, a annoncé un accord de cessez-le-feu entre Israël et les Palestiniens de Gaza.
Ce cessez-le-feu est entré en vigueur à 19h GMT (20h, heure française).
L’Agence France Presse rapporte que, au total, 155 Palestiniens ont trouvé la mort en une semaine, selon des sources médicales palestiniennes. Cinq Israéliens, dont un soldat, ont péri dans des tirs de roquettes sur le sud d’Israël.

N’ayant pas obtenu de nouvelles mesures d’austérité, les créanciers de la Grèce bloquent les versements promis


N’ayant pas obtenu de nouvelles mesures d’austérité, les créanciers de la Grèce bloquent les versements promis

s'informerLes ministres des finances de la zone euros n’ont pas débloqué, la nuit dernière, le versement d’un prêt de 44 milliards d’euros, promis à la Grèce depuis des mois. De même, les discussions menées avec le FMI et la BCE sur la réduction de la dette grecque se sont elles aussi soldées par un échec. Seules les mesures à prendre pour renforcer le contrôle sur l’usage des sommes versés au gouvernement grec ont fait l’objet d’un consensus. Les ministres ont décidé de se revoir lundi prochain à Bruxelles.
Le premier ministre grec, Antonis Samaras, a mis en garde les créanciers de son pays contre les risques de déstabilisation de la zone euro qui résulteraient d’un nouvel échec. Il a rappelé que son gouvernement avait rempli toutes ses obligations vis-à-vis d’eux et que le parlement grec venait de voter un nouveau plan d’ajustement budgétaire prévoyant de réduire de 125 000 le nombre de fonctionnaires d’ici à 2016, principalement dans les municipalités.
« Ces efforts témoignent de l’engagement fort des autorités grecques en matière d’ajustement », ont admis les ministres de la zone euro dans le communiqué publié à l’issue de leur réunion. Mais le FMI a considéré que cela était encore insuffisant et exigé lundi le licenciement de 22 000 fonctionnaires supplémentaires dans les deux ans à venir. Le gouvernement grec a rejeté cette demande de dernière minute, considérant, comme l’avait déclaré le leader du Parti socialiste quelques jours plus tôt, que son pays « était arrivé au bout de ses forces ».

Informations Ouvrières vient de paraître


Informations Ouvrières vient de paraître

Informations Ouvrieres le 22 novembre 2012

Tous les mercredis après-midi sur le site internet du POI ! Le département Web du POI y présente le sommaire d’INFORMATIONS OUVRIÈRES en vidéo.

Aujourd’hui, à la une, Hollande cède devant les agences de notation, l’Union européenne et le MEDEF. Mais a-t-il les moyens de mettre en oeuvre le « compromis hsitorique » avec les syndicats ? Rien n’est moins sûr. La lutte des classes est là, qui se dresse et s’étend.

Lisez, abonnez vous à Informations Ouvrières !

Informations Ouvrières, le 22 novembre 2012
Informations Ouvrières, le 22 novembre 2012

« Arrêt immédiat des bombardements sur Gaza ! » , le POI diffuse par tract


« Arrêt immédiat des bombardements sur Gaza ! » , le POI diffuse par tract

Gaza bombardé

prendre positionNon à l’intervention militaire contre le peuple palestinien à Gaza !

Arrêt immédiat des bombardements israéliens !

vignette tract hebdo nov
Cliquez pour télécharger et imprimer le tract.
Dans la nuit de mardi à mercredi 21 novembre, trente raids de l’aviation israélienne sur la bande de Gaza ont tué vingt-six Palestiniens.
Au septième jour de l’offensive, les bombardements israéliens ont d’ores et déjà provoqué au moins 135 morts et un millier de blessés, alors que la population est étranglée par l’embargo instauré en 2007, qui fait de Gaza une immense « prison à ciel ouvert ».
Selon des sources de l’armée israélienne elle-même, celle-ci aurait, lors d’une frappe dimanche, tué « par erreur » une dizaine de civils. Dimanche dernier, trente victimes palestiniennes, en majorité des femmes et des enfants, étaient mortes sous les bombardements.
En dépit des annonces, l’armée israélienne continue ses bombardements sur Gaza.
Des sources palestiniennes indiquent que l’armée égyptienne se prépare à l’arrivée massive de réfugiés à la frontière égyptienne, confirmant l’hypothèse d’un assaut terrestre imminent de l’armée israélienne contre Gaza.
Partisan de la paix et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le Parti ouvrier indépendant exprime sa plus vive condamnation des bombardements israéliens dans la bande de Gaza, et se prononce contre toute intervention terrestre de l’armée israélienne.

Arrêt immédiat des bombardements sur Gaza ! Levée de l’embargo !
Non à l’intervention militaire contre le peuple palestinien ! 

Maires et élus réclament une loi garantissant aux communes le droit de « s’associer ou se dissocier librement »


Maires et élus réclament une loi garantissant aux communes le droit de « s’associer ou se dissocier librement »

Ce que veulent les maires: la liberté de s'associer ou se dissocier pour leur commune - reportage vidéo




 
S’associer ou se dissocier librement
S’associer ou se dissocier librement

 

Stop au massacre à Gaza !


Un article du WSWS:http://www.wsws.org/fr

Stop au massacre à Gaza !

Par Bill Van Auken 
21 novembre 2012
L'assaut israélien contre Gaza, qui entre maintenant dans sa deuxième semaine, a tué et blessé des centaines de civils Palestiniens – hommes, femmes et enfants. Une population largement sans défense et en grande difficulté pour survivre au jour le jour a été soumise à un bombardement aérien, terrestre et naval sans répit. La majeure partie des infrastructures déjà mal-en-point du territoire est en train d'être totalement détruite.
Parmi les cibles, on compte des écoles, des locaux du gouvernement, un bâtiment qui abritait la presse internationale dans la ville de Gaza, ainsi que la maison d'un épicier de Gaza dont toute la famille – dont quatre enfants de 1 à 7 ans, et quatre femmes dont une de 83 ans – a été assassinée par une frappe de missile dimanche.
Le gouvernement israélien a autorisé la mobilisation de 75 000 réservistes et massé des chars à la frontière de Gaza en préparation d'une répétition de l'invasion de 2008-09 qui a causé la mort de 1400 habitants de Gaza, essentiellement des civils.
Pendant que ces crimes de guerre se déroulent sous le regard horrifié des peuples du monde entier, le gouvernement israélien, le gouvernement Obama à Washington et les grands médias invoquent tous le « droit à se défendre » comme justification à l'agression israélienne.
Le président Obama a entonné cet air dimanche dans ses remarques lors d'une conférence de presse à Bangkok, en Thaïlande. « Il faut comprendre ce qu'était l'événement accélérateur qui a causé la crise actuelle, et c'était un nombre toujours plus grand de missiles ; qui ne frappaient pas simplement le territoire israélien mais des zones peuplées. Et il n'y a aucun pays sur terre qui tolérerait des missiles pleuvant sur ses citoyens depuis l'autre côté de sa frontière. Nous soutenons donc entièrement le droit d’Israël à se défendre contre des missiles qui atterrissent sur la maison des gens et qui ont le potentiel de tuer des civils. Et nous continuerons à soutenir le droit d'Israël à se défendre. »
Comme pour tous les crimes menés par l'impérialisme américain et ses alliés israéliens, le crime actuel à Gaza arrive emballé dans des mensonges, du cynisme et de l'hypocrisie.
L'affirmation selon laquelle Israël a lancé son dernier blitzkrieg en réaction à « un nombre toujours plus grand de missiles » est un mensonge patent. Durant toute l'année précédant le carnage actuel à Gaza, pas un seul Israélien n'a été tué par un missile tiré depuis l'enclave palestinienne. Les jours qui ont précédé les attaques israéliennes ont vu des articles dans la presse israélienne noter qu'après un bref pic, engendré par des incursions répétées d’Israël à Gaza et le meurtre de plusieurs civils, dont des enfants, les attaques de roquettes s‘étaient calmées.
Les gouvernements Israélien et du Hamas étaient engagés dans des négociations sous l'égide de l'Égypte sur un accord de cessez-le-feu à long terme. Le principal intermédiaire palestinien dans ces discussions était Ahmed Jaabari, le chef de l'aile militaire du Hamas. Le 14 novembre, quelques heures après qu'il ait reçu une première version de l'accord, il a été touché par le tir d'un missile Hellfire qui marquait la reprise des fameux « assassinats ciblés » israéliens.
Cette exécution extrajudiciaire a été menée comme une provocation délibérée, l'acte d'ouverture de l'opération Pilier de défense. Il ne s’agit pas là d’« auto-défense » mais d’une agression pure et simple de la part d'une des nations les plus lourdement armées au monde contre l'une des populations les plus opprimées.
Comme à chaque fois, Obama se mobilise pour défendre l'oppresseur contre les opprimés. Il répète comme un perroquet le refrain incessant du régime israélien sur le fait qu'« aucun pays sur terre » ne tolérerait des attaques de roquettes, mais ne se donne pas la peine de demander qui sur terre tolérerait les conditions subies par les habitants de Gaza : 1,7 million de gens, en grande majorité des réfugiés violement expulsés de leurs foyers et de leurs terres, confinés dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde, soumis à un blocus qui cause des souffrances et une disette immenses, forcés à endurer des attaques continuelles de la part de l'armée israélienne.
L'indifférence envers les vies perdues du côté palestinien, en particulier de la part du gouvernement américain et des médias, est renversante, même si elle n'a plus rien de surprenant. Obama a fait part de son espoir qu'Israël ne lancerait pas d'invasion terrestre prévenant que cela créerait un plus grand risque de pertes israéliennes que si on continuait simplement à massacrer les habitants de Gaza à l’aide de bombes et de missiles.
Le bain de sang actuel de Gaza se déroule à 160 kilomètres de la guerre civile appuyée par les États-Unis en Syrie et toujours active. Pourtant, pour Gaza, on n'entend virtuellement rien de la sympathie feinte des médias pour les pertes civiles syriennes et exhibée au service d’une intervention de type colonial visant à obtenir un changement de régime. Personne dans le camp occidental n'appelle à la déposition de Netanyahu pour avoir tué des civils ou ne défend l'idée de l'imposition d'une zone de protection aérienne ou de couloirs d'aide humanitaire en Israël. Au contraire, Tel-Aviv reçoit une carte blanche explicite pour mener à bien les crimes les plus horribles.
Le massacre à Gaza n'est motivé par aucune menace existentielle qui serait causée par les roquettes inefficaces tirées depuis ce territoire. En fait, les motifs israéliens se trouvent à la fois plus au loin et plus près d'Israël.
L'attaque contre Gaza vise à préparer une guerre bien plus large, impliquant les impérialismes israélien et américain, contre l'Iran. Tel-Aviv voit son agression comme un moyen de bloquer toute possibilité d'un accord négocié au sujet du programme nucléaire iranien, tout en neutralisant une opposition depuis Gaza en cas d'attaque contre l'Iran.
En même temps, ce tournant vers la guerre est motivé par la montée des contradictions internes qui tourmentent Israël et l'ensemble du projet sioniste. Nombreux sont ceux qui ont fait remarquer que cette guerre, comme la précédente, a été lancée à l'approche d'une élection israélienne, avec une échéance en janvier.
Il est vrai que le militarisme fournit un moyen de forcer la main à un soutien pour un gouvernement sortant dans la population. Dans le cas d'Israël, cependant, cela joue plus essentiellement le rôle de détourner l'attention des conflits sociaux à l'intérieur.
Israël est aujourd'hui l'un des pays les plus socialement inégaux de la planète. Un rapport récent a établi qu'un bon tiers des Israéliens – et quarante pour cent des enfants du pays – risquent de tomber dans la pauvreté, pendant qu'une mince élite de multimillionnaires et de milliardaires monopolise une part toujours croissante de la richesse.
La misère sociale et l'inégalité ont provoqué des manifestations de masse dans tout le pays alors que le gouvernement Netanyahu impose des politiques économiques et sociales régressives et droitières.
La tentative de contenir les troubles sociaux en recourant au militarisme et à la guerre prend un ton de plus en plus fasciste et repoussant. Ainsi, Gild Sharon, le fils de l'ex-premier ministre israélien Ariel Sharon, affirme dans une chronique du Jerusalem Post, « Nous devons raser des quartiers entiers à Gaza. Raser tout Gaza. Les américains ne se sont pas arrêté à Hiroshima… Ils ont frappé Nagasaki aussi. Il ne devrait pas y avoir d'électricité à Gaza, pas d'essence ni de véhicules en mouvement, rien. »
Cette diatribe n'a rien d'extraordinaire. « Nous devons renvoyer Gaza au Moyen-Âge, détruire toutes les infrastructures y compris les routes et l'eau, » a déclaré le ministre de l'intérieur israélien Eli Yishai aux médias.
Les Sionistes ont justifié la création d'Israël – par la méthode du nettoyage ethnique de près d'un million de Palestiniens – en le présentant comme un refuge pour les juifs contre l'oppression nazie. Aujourd'hui, l'on entend dans ce pays les échos de Hitler et de Goebbels.
Ces politiques fascistes seront ensuite utilisées non seulement contre les Palestiniens des territoires occupés, mais de plus en plus contre la classe ouvrière et les opprimés en Israël même. Cela a déjà commencé avec les attaques racistes contre les immigrés africains.
La révulsion internationale devant ce dernier massacre de Palestiniens par l'armée israélienne, soutenu par Washington, est incontestablement partagée par une grande partie des travailleurs conscients de leur position de classe et des intellectuels en Israël même.
En fin de compte, la seule voie progressiste pour sortir de la crise sanglante au Moyen-Orient est la mobilisation unifiée de la classe ouvrière, Arabes comme Juifs, dans une lutte commune contre le sionisme, l'impérialisme et les régimes de la bourgeoisie arabe en s'appuyant sur la lutte pour une fédération socialiste au Moyen-Orient.
(Article original paru le 20 novembre 2012)
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