Translate

mercredi 14 octobre 2026

Médiapart - La Quotidienne -Jeunesse : la fête contre un pouvoir tout gris. Israël/Gaza. Gud connection. « True Crime Community »… Mercredi 14 octobre 2026

 

La lettre quotidienne
La lettre quotidienne
mercredi 14 octobre 2026

Par
Depuis les massacres du 7-Octobre, l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, l’Unrwa, subit une violente campagne de dénigrement. Philippe Lazzarini, qui raconte dans un livre les six ans passés à la diriger, est l’invité de «Mediapart».
Par
Les ministres les plus extrémistes du gouvernement, Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich, se présentent sur deux listes séparées au scrutin du 27 octobre. Ils devraient remporter plus de sièges qu’en 2022, malgré l’apparition d’un troisième rival, Ofer Winter.
Depuis le début du mouvement lycéen, la bulle médiatico-politique concentre son discours sur les « violences ». Pourtant, cette mobilisation historique est surtout marquée par la fête et la joie comme acte de politisation et de participation d’une jeunesse qui rejette l’horizon qu’on lui impose. Peu importe l’issue du mouvement, le pouvoir a déjà perdu.
Par
Depuis le début de la mobilisation lycéenne, les autorités sont sommées de rendre des comptes sur les blessures les plus graves causées par la police. Certaines enquêtes ont vite avancé mais l’IGPN, aux effectifs réduits, croule sous les saisines.
Par
Plusieurs établissements d’enseignement secondaire de Belgique francophone ont été bloqués par les élèves. Ces jeunes dénoncent l’austérité qui frappe l’enseignement et la hausse du coût des études supérieures. Les points communs avec la France sont frappants.
Par
Lénaïg Bredoux, codirectrice éditoriale du journal, Pierre Jequier-Zalc et Camille Polloni, journalistes, ont répondu à vos questions sur la vie de la rédaction et la mobilisation lycéenne, mercredi 14 octobre.
Alors que Dieudonné et Alain Soral reviennent sur le devant de la scène avec l’affaire Bardella, « Mediapart » révèle que le Rassemblement national fait appel à l’agence de voyages de l’ex-chef du GUD Frédéric Chatillon, qui a aussi été le prestataire des deux antisémites multicondamnés.
Par
Présenté à des juges d’instruction pour tentative d’assassinat, le collégien qui a fait feu dans son établissement est soupçonné d’appartenir à la True Crime Community, un réseau virtuel de jeunes fascinés par les tueries de masse. Un phénomène qui inquiète la justice et la DGSI.
Par
Vendredi 9 octobre, en pleins débats sur la loi intégrale, un nombre inhabituel de députés du groupe de Marine Le Pen a fourni des justificatifs médicaux pour bénéficier de délégations de vote. Certains se sont pourtant montrés le même jour à des rendez-vous publics dans leur circonscription.
Par
Le texte poussé à l’Assemblée par la mobilisation consécutive au meurtre de Lyhanna a été voté à l’unanimité, mais sans les voix de LFI, qui s’est abstenue. Le RN a finalement voté pour, s’offrant ainsi une belle opération de « purple washing ».
Par
Classée par la justice, une enquête sur le viol en réunion dont « Jane Doe » accuse sept autres élèves a été rouverte grâce à une nouvelle plainte et à la mobilisation des étudiants. La question du consentement et des défaillances judiciaires et universitaires revient au centre des débats.
Très critique de l’accord entre Moscou et Washington, Volodymyr Zelensky ne veut pas perdre l’aide des États-Unis en matière de renseignement. L’Ukraine dit respecter le cessez-le-feu énergétique demandé par Donald Trump, contrairement à la Russie, qui a encore frappé trois centrales de Kyiv.
Par
Le réseau de multiplexes UGC vient d’annoncer la tenue d’une nouvelle manifestation, avec des films identiques et aux mêmes dates que le Festival du film indépendant de Bordeaux, qui avait signé en mai la pétition « Zapper Bolloré ». La mairie dit regretter cette décision.
Par
Nvidia renforce son ancrage en Europe : le géant états-unien des puces a annoncé mardi son entrée au capital de la plateforme française de prise de rendez-vous médicaux Doctolib ainsi que de trois start-up tricolores d’intelligence artificielle.
Par
De la Loire au Danube, en passant par le Rhin, la Seine ou le Rhône, l’équipage de BatoLabo documente depuis un an, à bord d’un chaland, l’état des fleuves d’Europe. Une expédition militante en faveur de la reconnaissance juridique des rivières.
Dans le studio

Dans le Club  Les lecteurs et lectrices prennent la parole

le blog de
Le mercredi 7 octobre 2026 avait lieu l’émission La Grande Confrontation : Violences, blocages, deux France face à face. Si on peut s’interroger sur la pertinence d’un tel débat, et sur la pauvreté d’une bipartition, renvoyant dos-à-dos « deux France », on aimerait revenir sur les propos d’une intervenante.
Nous devons apprendre à être les complices des enfants. La domination adulte ne disparaît pas parce que nous sommes militant·es, progressistes ou antiracistes. Elle se reproduit aussi dans nos manières de considérer la parole des enfants, et leur droit à agir sur le monde. Être complices implique de les écouter, de se mettre au service de leur mobilisation. D'y prendre part, à leurs côtés.
Le blog de
La réponse aux enfants de la république…
le blog de
La mobilisation annoncée de plus de 3 000 enseignants remplaçants dans les lycées ravive le débat sur les affectations et les contraintes imposées aux personnels. Ces réalités dépassent le second degré. À l’école primaire aussi, le remplacement et les mouvements d’affectation interrogent la place laissée au choix, à la liberté pédagogique et à l’humain.
Trois enseignant·es de l’école La Tourtelle à Aubagne et une enseignante de l’école Jean Zay à La Ciotat sont suspendu·es à titre conservatoire depuis le 31 août. Au même moment, le mouvement lycéen qui traverse le pays fait l’objet d’une réponse policière d’une ampleur considérable. Les situations ne sont pas équivalentes. Mais une même mécanique mérite d’être interrogée.
le blog de
Témoignage d'un enseignant empêché de travailler, sous forme de lettre ouverte au ministre de l'Education Nationale, Edouard Geffray.
Charles Alloncle s’offre une tribune à la librairie Jean Jaurès de Nice. Cette invitation pose une question brutale : combien de temps le monde culturel pourra-t-il encore se réfugier derrière la neutralité pour masquer ses compromissions ? Face à l’extrême droite, le silence n’est plus une prudence : il devient un choix politique. Par Cédric Herrou et Jonathan Gensburger.
Que révèlent les aura battles sur la jeunesse, les réseaux sociaux et les mobilisations étudiantes ? Entre joie collective et culte de la performance, ces jeux mettent en scène les contradictions du capitalisme des plateformes. En explorant leurs usages dans l’espace public, cet article interroge les rapports entre corps, reconnaissance et politique, ainsi que les possibilités de faire ensemble.
15 jours pour 1€ seulement
Soutenez de nouveau Mediapart
Nos investigations, vidéos et analyses ne sont possibles que grâce aux contributions de nos abonné·es. Soutenez de nouveau le premier quotidien en ligne 100% indépendant !
Je reteste pour 1€
À la fin de la période de découverte, l'abonnement est reconduit au tarif classique. Offre résiliable en ligne à tout moment.

In Extremis
Le regard de Mediapart sur les politiques économiques,
le monde du travail et les luttes sociales
mercredi 14 octobre 2026

Une semaine sur deux, une sélection de nos articles sur l’économie au sens large, pour se désintoxiquer des discours dominants.

Ce numéro vous a été transféré ? Inscrivez-vous directement ici.

L’ÉDITO
L’art de la joie du mouvement lycéen

Il suffit, ces dernières semaines, de se déplacer sur les blocages devant les lycées et les universités, dans les cortèges du mouvement, dans les assemblées générales, pour observer une joie inédite, un débordement de folie et de fête, que ni la répression aveugle, ni la temporisation du gouvernement – en l’attente d’un « essoufflement » qui ne vient pas – n’ont entaché.

Tout le monde est dépassé par cette vague. Même les organisations les soutenant. La manifestation parisienne du 13 octobre en a été la plus limpide illustration. Deux cortèges avaient été déclarés à Paris, le premier par les organisations de jeunesse accompagnées de plusieurs syndicats d’enseignant·es et des partis politiques de gauche, le second voté lors d’une grande assemblée générale inter-facultés et inter-lycées.

La jeunesse lycéenne et étudiante a bien plus répondu à l’appel du second. Preuve que celle-ci ne se laisse instrumentaliser par personne, qu’elle s’auto-organise, sait se coordonner et comprend parfaitement les enjeux de son mouvement, plaçant en tête de cortège la coordination des lycéen·nes, composée notamment des élèves des lycées les plus défavorisés à l’initiative de ce mouvement.Image L’ÉDITO

Ce cortège, qui a démarré place de l’Hôtel de Ville, s’étendant sur plusieurs kilomètres, était marqué par une joie contagieuse. Celle d’une jeunesse qui reprend en main son avenir. Qui crie, qui chante. Qui est particulièrement inspirée quand il s’agit de rédiger les centaines de pancartes brandies à bout de bras. Tellement que la police a, un temps, cherché à les trier.

Un orchestre symphonique reprenant L’Internationale, La Marseillaise ou des bandes originales de films de super-héros au départ de la manifestation. Dans le cortège, des fanfares, des enceintes crachant les derniers tubes, des danses, des costumes. Partout, cette même énergie débordante. À Paris, comme dans tout le pays.

En faisant la fête, en débordant les cadres habituels, cette jeunesse est devenue actrice de son futur. Elle impose dans le débat sa vision de l’avenir et crie ses aspirations. Elle ne proteste contre aucune réforme récente, aucune mesure voulue par le gouvernement. Mais elle se mobilise pour.

Pour des meilleures conditions d’études, pour une réelle égalité des chances, pour un pouvoir qui assume ses responsabilités face aux conséquences communes du néolibéralisme et du réchauffement climatique. Pour être respectée, dans toute sa pluralité et sa diversité. Et ça change tout.

PartagerFacebook
Lisez nos articles :
Par
Par

L’enquête de la semaine
« Mediapart » révèle qu’en 2016, la banque publique d’investissement a soutenu financièrement la start-up chinoise Pinduoduo qui, plus tard, a lancé Temu, sulfureux géant du e-commerce mondial auquel on reproche de détruire des commerces en France.

Ingérence étrangère : le sulfureux prestataire israélien de France Télévisions
Yunnes Abzouz
Image Ingérence étrangère : le sulfureux prestataire israélien de France Télévisions
France Télévisions souhaitait confier des données sensibles sur les préférences politiques de ses téléspectateurs à une entreprise israélienne, dont le PDG développe et commercialise des outils de ciblage politique en ligne. Informé de la publication prochaine de notre article, le groupe audiovisuel public s’est finalement ravisé.

15 jours pour 1€ seulement
Redécouvrez Mediapart !

Idées
Un institut patronal a popularisé l’acronyme pour stigmatiser la situation financière de la France et accroître la pression des marchés sur le pays. Une stratégie des élites économiques pour conserver le pouvoir, malgré leur bilan désastreux.

Alors que les constructeurs Volkswagen ou Mercedes sont lancés dans une surenchère de plans d’austérité et de licenciements, le grand syndicat IG Metall est confronté à la fin de la cogestion, mais aussi à une extrême droite en quête d’implantation dans le monde du travail.

15 jours pour 1€ seulement
Soutenez de nouveau Mediapart
Nos investigations, vidéos et analyses ne sont possibles que grâce aux contributions de nos abonné·es. Soutenez de nouveau le premier quotidien en ligne 100% indépendant !
Je reteste pour 1€
À la fin de la période de découverte, l'abonnement est reconduit au tarif classique. Offre résiliable en ligne à tout moment.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire