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Israël veut déplacer les Palestiniens hors de la bande de Gaza
La tapisserie de Bayeux au British Museum, Uber supprime 10% de ses effectifs, Trump débaptise le détroit d’Ormuz, le bilan des crues au Népal et au Tibet s’alourdit.
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Israël veut déplacer les Palestiniens hors de la bande de Gaza
Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé que son pays était prêt à déplacer les habitants de Gaza hors du territoire, si les Etats-Unis donnent leur feu vert. Lors d’une conférence organisée par le site d’information israélien Ynet, il a évoqué des transferts “par la mer et par les airs”. “En définitive, il n’existe pas de véritable solution pour Gaza sans cette migration” de sa population, a-t-il estimé.
En 2025, Donald Trump avait proposé de “faire le ménage” en transférant les quelque deux millions d’habitants de Gaza vers des pays comme l’Egypte et la Jordanie, avant de rétropédaler face au tollé provoqué par ses propos. Selon Israël Katz, le président américain “n’a pas renoncé à son idée, il l’a seulement suspendue” face à la pression de pays arabes. “Mais le plan n’est pas remisé, il fait l’objet de discussions en permanence, même en ce moment”, a assuré le ministre israélien.
Sans dire d’où il tenait ce chiffre, il a aussi assuré que “80% des Gazaouis veulent partir” mais que le Hamas “les en empêche”. Le gouvernement israélien est “organisé, et prêt à les faire sortir par la mer, par les airs, par toutes les voies possibles”, a-t-il ajouté. “Mais pour que cela se produise, nous avons besoin des Etats-Unis. Quand donneront-ils leur accord ? Lorsqu’il deviendra clair que le Hamas ne remplit pas ses obligations” dans le cadre des négociations autour du plan de paix défendu par les Etats-Unis, a-t-il poursuivi.
Emmanuel Macron inaugure la tapisserie de Bayeux au British Museum
L’exposition de la tapisserie de Bayeux, qui ouvrira au public du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 à Londres, est du jamais-vu pour un joyau presque millénaire inscrit au registre Mémoire du monde de l’Unesco. “Travail titanesque” et “exploit technique”, selon le gouvernement français, cet événement devrait battre des records en termes de coût. Il est par exemple prévu d’indemniser la France à hauteur de 920 millions d’euros si la tapisserie venait à être endommagée.
Pour le président du British Museum, George Osborne, la tapisserie devrait être “l’exposition événement de notre génération”. Elle pourrait battre le record établi en 1972 avec une exposition consacrée à Toutankhamon, qui avait attiré 1,69 million de personnes. Le 1er juillet, le site internet du British Museum a d’ailleurs été pris d’assaut pour la mise en vente des premiers billets au grand public. La billetterie affiche complet jusqu’au 31 décembre, et les premiers billets ont déjà généré plus de 2,5 millions de livres de recettes, soit près de 2,9 millions d’euros, avec environ 80 000 personnes qui se sont retrouvées dans la file d’attente virtuelle.
L’oeuvre est arrivée discrètement à Londres le 10 juillet. Longue de 68,3 mètres, large de 50 cm, cette broderie pèse 350 kg. Le prêt de la tapisserie a demandé un travail méticuleux et sophistiqué pour protéger cette œuvre majeure et très fragile, avec notamment la construction d’un caisson spécial anti-vibrations. Constituée de neuf panneaux en lin reliés, elle représente quelque 626 personnages et 202 chevaux au cours de 58 scènes. Pour la première fois, la tapisserie sera installée à plat.
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Comme le veut la règle en matière d’art, le coût du prêt est assumé par le bénéficiaire, dans ce cas le British Museum. Cela représenterait un investissement de 5 millions de livres, soit 5,8 millions d’euros, un record pour l’institution britannique. L’exposition est sponsorisée dans le cadre d’un accord de mécénat par le milliardaire américano-biélorusse Igor Tulchinsky, PDG de la société d’investissement WorldQuant.
Le prêt de cette première transcription en images d'un épisode clé de l'histoire de l'Europe du Nord-Ouest est sans précédent. Il avait été déjà deux fois envisagé, sans aboutir. En 1953 pour le couronnement de la reine Elizabeth II, et en 1966 pour le 900e anniversaire de la bataille d'Hastings, qui a permis à Guillaume le Conquérant de devenir roi d'Angleterre. La tapisserie avait cependant déjà quitté Bayeux pour être exposée au Louvre, à Paris en 1803-1804 sur décision de Napoléon Bonaparte, puis en 1944 en hommage aux troupes anglo-américaines ayant permis de libérer la France.
Uber va supprimer 10% de ses effectifs dans le monde
La plateforme de VTC congédie en masse. Uber a annoncé supprimer environ 10% de ses effectifs dans le cadre de “changements organisationnels d’ampleur”, selon un message du directeur général de l’entreprise, Dara Khosrowshahi, adressé à ses employés. L’entreprise avait déclaré dans un document adressé au gendarme financier américain (SEC) regrouper, avec ses filiales, “environ 34 000 collaborateurs à travers le monde”. Avec ces plus de 3 000 départs, Uber cherche notamment à “supprimer des niveaux hiérarchiques” et “simplifier les structures des équipes”.
“Au cours des cinq dernières années et plus, Uber a connu une croissance exponentielle, nous sommes devenus une entreprise bien plus grande et plus solide. Mais cette croissance s’est également accompagnée d’une complexité accrue”, a souligné Dara Khosrowshahi.
Fondée en 2009, la société s’est faite connaître via sa plateforme de réservation de voitures de tourisme avec chauffeurs. Son arrivée sur le marché français en 2011 avait fait grand bruit, l’entreprise étant alors ciblée par plusieurs procédures judiciaires, notamment des plaintes pour concurrence déloyale lancées par des chauffeurs de taxis.
Donald Trump suggère de rebaptiser le détroit d’Ormuz, détroit Trump
Donald Trump a proposé de renommer le détroit d’Ormuz en “détroit Trump” quelques jours après avoir signé un décret pour changer le nom du “lac Ontario”, situé à la frontière canadienne, en “lac Amérique”.
“Maintenant que nous en avons le contrôle, devrions-nous rebaptiser le détroit d’Ormuz détroit Trump ?”, a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social. Ce passage maritime stratégique est en fait verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre.
Les Etats-Unis mènent en réaction un blocus des ports iraniens. Mi-août, le président américain avait publié une carte montrant le détroit d’Ormuz et le décrivant comme un “nouveau territoire américain”, reprenant une idée qu’il avait exprimée quelques jours auparavant sur un ton qui laissait penser à une plaisanterie.
Ce n’était pas la première fois que Donald Trump, confronté à un obstacle de politique étrangère, lançait ainsi une suggestion surprenante ou menaçante d’annexion d’un territoire étranger. Depuis son retour au pouvoir, il a menacé de faire du Canada le 51e Etat américain, de s’emparer du Groenland et a même évoqué une prise de contrôle de la bande de Gaza. Il a aussi rebaptisé en janvier 2025 le Golfe du Mexique en “Golfe d’Amérique”, une décision fortement contestée par Mexico.
Le bilan des crues meurtrières au Népal et au Tibet ne cesse de s’alourdir
Une semaine après les crues dévastatrices survenues au Népal, à la frontière avec la Chine, les autorités sont toujours à la recherche de survivants.Selon le dernier bilan publié par les autorités népalaises, 1 204 personnes sont morts et 4 216 sont portées disparues.
Les médias d’Etat chinois ont fait état côté tibétain de 21 morts et 541 disparus. Ce qui porte le total provisoire des victimes de la catastrophe à 1 225 morts et 4 757 disparus.
“C’est un désastre inimaginable”, a déclaré à l’AFP Dhruba Prasad Adhikari, le chef adjoint du district dévasté et toujours isolé de Rasuwa. “Il faut voir la réalité en face, cette inondation va au-delà de tout ce qu’on pouvait imaginer.”
Campagne et guerre hybrides dans la revue de presse de ce 3 septembre
La guerre hybride a son service marketing
Marc-Antoine Briand a construit Viginum. Il vient de la quitter pour créer, avec le groupe de Vincent Bolloré, sa propre agence de contre-influence — l’expertise publique sur la manipulation de l’information transformée en produit vendu au privé par celui-là même qui était payé pour la combattre. Le mécanisme se répète à l’échelle européenne : après le drone déjoué à Leipzig, attribué à la Russie par Berlin, Jean-Noël Barrot ferme quelques consulats, Nathalie Loiseau ironise sur la mollesse de la réponse — ce que j’appelle la diplomatie du pet de lapin — et personne n’invoque l’article de l’OTAN qui imposerait une vraie riposte collective. Ursula von der Leyen affirme, sans l’ombre d’une preuve rendue publique, que des opérateurs russes armés militairement sont responsables de l’attaque ; le Berliner Zeitung le constate sèchement, et je rappelle qu’elle avait déjà crié au brouillage GPS russe sur son propre avion avant de se raviser. Et pendant que les chancelleries fabriquent un récit, le cinéma s’en charge aussi : le film « Jupiter », présenté à la Mostra de Venise, montre un président français affrontant une attaque nucléaire russe contre l’Ukraine — un outil de guerre cognitive qui habitue les opinions à l’idée d’un conflit nucléaire en Europe, au moment précis où Macron pousse l’idée d’une dissuasion « européenne ».
03:37 — Viginum quitte l’État pour Havas-Bolloré
11:49 — Le drone de Leipzig et la diplomatie du pet de lapin
17:34 — Von der Leyen accuse la Russie sans preuve
21:19 — « Jupiter », le film qui prépare à la guerre nucléaire
La primaire de l’ambigu : tout le monde veut être l’unique
Pendant ce temps, la macronie cherche désespérément son candidat unique face à Marine Le Pen. Gérard Larcher imagine Édouard Philippe se ralliant à Bruno Retailleau, comme si l’un des deux allait s’effacer devant l’autre par simple bon sens. François Hollande publie un livre, « Unir », rempli de propositions qu’on croirait sorties de la droite dure : hausse de la TVA, fermeté régalienne. La primaire du Parti socialiste, où se présente Raphaël Glucksmann, tourne à la foire d’empoigne avec une quinzaine de candidats. Seule vraie surprise de la semaine : François Ruffin et Dominique de Villepin, réunis par Libération et BFM, affichent des convergences sur l’indexation des salaires, le référendum d’initiative citoyenne, le retour de l’ISF — un premier rendez-vous Tinder, disons, entre deux hommes que tout semblait opposer. Mais Villepin n’a ni parti ni équipe de campagne visible, et pendant qu’on célèbre ce rapprochement, Gabriel Attal s’enfonce seul dans des sondages catastrophiques, abandonné par une macronie qui se rallie déjà, en masse, au radeau d’Édouard Philippe.
26:29 — Larcher, Hollande : la course chaotique au candidat unique
35:10 — Ruffin, Villepin, Attal : la campagne version guerre
L’hiver qui vient : gaz, or et gaz lacrymogène
Les réserves de gaz européennes n’ont jamais été aussi basses depuis 2009. Traduction concrète : une facture d’énergie qui explose cet hiver et une inflation qui touchera tout, du chauffage au caddie. La presse qui devrait vous alerter là-dessus appartient largement à Bernard Arnault — Challenges, Paris Match — et préfère consacrer ses pages à Édouard Balladur ou Patrick Bruel plutôt qu’aux chiffres qui vous concernent vraiment, pendant que Le Parisien documente, lui, le chaos quotidien du RER. Le signal le plus parlant vient d’ailleurs : BFM invite désormais les particuliers à acheter du pétrole comme on achète de l’or, et les Pays-Bas viennent de rapatrier leur réserve d’or entreposée à Londres par crainte géopolitique. Quelque chose se prépare, et ce n’est pas seulement énergétique : à Ceuta, plus de 90 000 personnes seraient passées avec la complicité présumée des autorités marocaines, provoquant en Espagne des manifestations où se mêlent colère sociale et groupes néonazis, face auxquels la police de Pedro Sánchez a répondu au LBD.
06:40 — Gaz au plus bas, presse d’Arnault et RER en galère
41:00 — Ruée vers l’or et le pétrole, crise à Ceuta
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