Cette gazette vous plaît ? Transférez-là à votre carnet d’adresses… Ils vous remercieront et nous aussi. | | L’État espagnol a euthanasié une femme dans des conditions effroyables. Jeudi dernier à 18 heures, Noelia Castillo, une jeune fille de 26 ans qui avait subi deux viols et une tentative de suicide, laquelle l’avait laissée handicapée mais mobile, a été euthanasiée contre l’avis de sa famille alors qu’un document signé de sa main quelques jours plus tôt demandait de suspendre la procédure pour lui laisser six mois de réflexion supplémentaires. L’avocate de son père, Polonia Castellanos, était ce matin sur nos ondes aux côtés de Grégor Puppinck et Rodrigo Ballester (improvisé traducteur) pour livrer les détails de cette affaire sordide qui met en lumière bien des maux de notre société. Ce qui frappe, c’est qu’on a euthanasié une jeune femme qui n’était pas en fin de vie, mais en détresse psychique après une enfance broyée par la violence et les viols. Grégor Puppinck rappelle qu’« en 2021, l’Espagne a légalisé l’euthanasie réservée qu’aux personnes mourantes, aux personnes gravement malades pour abréger les souffrances », alors que dans le cas de Noelia « elle n’était pas du tout en fin de vie, elle aurait pu vivre jusqu’à 70 ans, 75 ans ». Polonia Castellanos confirme l’existence d’un document signé de la main de Noelia où elle demandait « 6 mois de prolongation pour reconsidérer sa décision ». Pourtant, l’administration a balayé ce texte en expliquant que ce document « ne démontrait rien ». Ce qui amène au second volet du dossier : celui des pressions exercées sur Noelia et sa famille sur fond de conflit d’intérêts avec le commerce du don d’organes. Polonia Castellanos affirme sans détour que, dans le cas de Noelia, plusieurs membres du comité qui a approuvé l’euthanasie appartiennent à des associations pro-euthanasie et aux structures qui régulent les transplantations : certaines personnes sont à la fois militantes pro-euthanasie et impliquées dans les organes décideurs des transplantations, « et peuvent toucher de l’argent » sur ces opérations, argent que Grégor Puppinck chiffre à « des dizaines, voire des centaines de milliers d’euros ». L’horreur atteint son comble lorsqu’on apprend que l’administration a fait pression sur Noelia et sa famille en les dissuadant de revenir en arrière sur le suicide au motif que les organes de Noelia étaient déjà « sous compromis ». Les intervenants détaillent la logique glaciale de ce système : le don d’organe est présenté comme gratuit pour le donneur et le receveur, mais « tous les intermédiaires reçoivent de l’argent ». Grégor Puppinck rappelle qu’une jeune femme sans cancer, avec un trouble psychique, est une « réserve » d’organes en bonne santé et que la mort programmée par euthanasie permet une logistique idéale : « lorsque la mort est préparée, prévue à l’avance, ça permet de tout planifier, de choisir à l’avance les organes, le transport, afin que les receveurs aussi soient prêts ». Il parle d’une « grosse logistique avec des intérêts financiers énormes » et souligne que « dans les pays qui permettent l’euthanasie, le prélèvement d’organe a explosé », avec « trois fois plus de prélèvements d’organes sur des personnes qui meurent par euthanasie que sur des personnes qui meurent de mort naturelle ». Tout ceci repose sur une même vision matérialiste du corps comme « machine à pièces détachées » et sur des institutions sanitaires qui deviennent des acteurs économiques de la fin de vie. Enfin, ce qui ressort de tout l’entretien, c’est l’idée que l’État espagnol a d’abord failli à protéger Noelia, puis a organisé sa mort au lieu de réparer ses propres défaillances. Rappelons que cette jeune femme vient d’une « famille défaillante », placée en foyer à 13 ans, où elle subit violences et agressions jusqu’à un viol collectif en 2022 (viol pour lequel les auteurs n’ont pas été condamnés, faute de plainte), suivi de sa tentative de suicide par défenestration. Pire, lorsque l’association d’avocats chrétiens présidée par Polonia Castellanos demande à deux reprises un traitement pour son trouble mental, ces soins sont refusés, et Noelia n’a « aucun type de traitement » malgré son diagnostic. Elle est même placée dans un hôpital pour personnes âgées, non en psychiatrie, alors qu’elle n’a que 26 ans. Dans le même temps, la famille rapporte des « pressions » de l’hôpital et de l’entourage médical pour le don d’organes, alors qu’elle était « totalement contre l’euthanasie ». En conclusion, Polonia énonce clairement que tout ce qui avait été promis lors de l’adoption de la loi – cas « extrêmes », comités indépendants, exclusion des personnes handicapées ou souffrant de troubles psychiques – était mensonger : « avec le cas de Noelia, nous avons vu qu’ils nous mentaient et que les lois d’euthanasie vont contre les plus indéfendus, qui sont les personnes handicapées et les personnes avec maladie mentale ». Un discours qui doit retentir comme un avertissement sans frais pour la France. |
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