Avez-vous fait partie des chanceux qui ont ouvert leurs cadeaux bien au chaud, tandis qu’à la fenêtre des flocons blanchissaient la campagne ? Portiez-vous un pull à motif «étoile de neige» ? Alors, vous n’étiez pas loin du Noël idéal, comme dans les meilleurs téléfilms. Ceci, grâce au «Noël le plus froid depuis 2010», pour reprendre l’expression qui a beaucoup circulé ces derniers jours. Le dernier Noël blanc remontait à 2010, il ne fallait donc pas bouder son plaisir… même si les flocons tombés ont rarement suffi pour faire de la luge.
Les jours à venir devraient aussi, ici ou là, apporter leurs giboulées. Mais gare aux raccourcis : la semaine dernière, nous n’avons connu qu’un froid de petit joueur. Il ne s’agit même pas d’une vague de froid, selon la définition de Météo France : la dernière remonte à… février 2018. C’était simplement un froid «banal», pour reprendre les termes de Serge Zaka, sur le réseau social Bluesky. Le 25 décembre, le climatologue au chapeau s’agaçait de l’emballement qui a déboulé sur certains médias bien plus fort que la neige sur le territoire. «Quand un froid banal devient un titre national, c’est que le climat, lui, a déjà profondément changé», expliquait-il. Et pour cause : si Noël 2025 a bien été le plus froid des quinze dernières années, il vient après plusieurs années anormalement douces. Qui plus est, il ne se classe qu’à la vingtième position des 25 décembre les plus froids depuis 1950.
Bien sûr, le froid même peu intense peut tuer, notamment les plus précaires. Neige et verglas sont accidentogènes, et il faut parfois peu de précipitations pour que certaines activités soient perturbées ou arrêtées. Mais difficile de croire que cette météo peu exceptionnelle soit à elle seule la mère de tous ces maux. On pourrait aussi s’interroger sur les moyens octroyés aux services publics et aux associations pour les prévenir. 
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