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ne révolte lycéenne attisée par LFI

« Les émeutes sont pires qu'après la mort de Nahel, nous n'avons jamais vu ça. Les collègues prennent leur service à 7h du matin, et en prennent "plein la gueule" jusqu'à 16h », déplorait le porte-parole du syndicat policier Unité Ile-de-France sur Cnews (05/10/2026). On était alors au sixième jour des manifestations, et l'on comptait déjà plus de 700 blessés chez les forces de l'ordre. Pourtant, le lendemain, 6 octobre, elles étaient accusées par le président de la République de manquer d'« empathie » envers les manifestants, lors d'une réunion de crise à l'Élysée. Emmanuel Macron y aurait « beaucoup gueulé » contre ses ministres, selon une information du Parisien (06/10/2026). « Le président nous a demandé d'être dans l'empathie » a confirmé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez le 7 octobre à l'Assemblée nationale. De quoi dégoûter les policiers, et galvaniser les agitateurs de La France Insoumise (LFI) menés à la bataille par Jean-Luc Mélenchon.
Aucune ville grande, moyenne, ou petite n'est à l'abri des émeutes. Ni aucun quartier : à Paris, le quartier plutôt familial des Batignolles a subi des attaques en marge des blocus lycéens, rapporte Valeurs Actuelles (02/10/2026) : « Ce vendredi matin, des jeunes venus du lycée professionnel Maria-Deraismes s'en sont pris aux forces de l'ordre ainsi qu'aux riverains qui tentaient de les empêcher de renverser les conteneurs à verre (...). Les bouteilles ont (…) été utilisées comme projectiles. »
« Lycées bloqués et émeutes : qui va payer la casse ? » s'inquiète l'Opinion (04/10/2026) qui cite à titre d'exemples les factures (provisoires) de 30 millions d'euros de dégâts en région Auvergne-Rhône-Alpes, et de 7 millions d'euros en Ile-de-France -région dont la présidente, Valérie Pécesse, a promis « d'envoyer au maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, la facture des 100 000 € du remplacement du portail du lycée Paul-Eluard ». Une paille à côté des plus de 2 millions d'euros qui seront nécessaires pour remettre en état le lycée (flambant neuf) Nelson Mandela, à Nantes, incendié le 1er Octobre (France Info, 02/10/2026).
De toute façon, on connaît la réponse : que ce soit via l'État, les régions, les collectivités, c'est toujours « Nicolas qui paye » selon la formule consacrée. Mais le plus préoccupant, ce n'est pas le vertigineux gouffre financier de la France qui vient d'être encore creusé. C'est l'état intellectuel et moral d'une jeunesse qu'a prétendu éduquer l'Éducation nationale tout en échouant à lui donner les bases d'une instruction élémentaire : lire, écrire, compter. Ce n'est pas de l'état de leurs locaux ou de Parcoursup que les élèves devraient surtout se plaindre, mais de la pauvreté de leur instruction dont témoigne le niveau du baccalauréat, et que sanctionnent les rapports PISA (cf. LSDJ n°2738).
Vues de l'étranger, les « images apocalyptiques » d'une France livrée à une « jeunesse ensauvagée» sont sidérantes, rapporte Le JDD (06/10/2026) : « Quand certains dénoncent l'influence insurrectionnelle de la gauche radicale sur la jeunesse, d'autres s'inquiètent des fractures liées à l'immigration de masse et y voient un signal d'alerte pour l'ensemble des pays européens.» The Spectator, célèbre magazine politique hebdomadaire britannique, pose une question préoccupante : « La France se trouve-t-elle à l'un de ces tournants dont elle est si historiquement friande ? » En l'occurrence, on connaît le boutefeu, rappelle le journal économique numérique espagnol Vozpópuli : « Mélenchon, le Saint-Just de la France contemporaine, sait profiter du moment pour distiller son message révolutionnaire. » Même diagnostic du media polonais Rzeczpospolita : « Le leader de la gauche radicale espère que la révolte des lycéens embrasera la France ». Les observateurs étrangers ont également été frappés par le contraste, à quelques jours d'intervalle, entre les jeunes français rassemblés autour du pape Léon XIV, et ceux qu'excite LFI : « D'un côté, des milliers de personnes pacifiques et joyeuses, rassemblées autour d'un homme qui (...) leur avait parlé du Christ, de l'espérance et de la destinée de l'homme. De l'autre, des jeunes (...) qui, comme l'a déclaré l'une des manifestantes, voulaient simplement laisser éclater leur colère et "semer le chaos" » écrit le média catholique italien Tempi.
En fait de revendication étudiante, on est plus proche d'une « intifada » nihiliste réalisée par la « convergence des luttes » islamo-gauchiste. Le troisième anniversaire du pogrom commis par le Hamas, le 7 octobre 2023, a été « célébré » par des tags, des cris et des chants effarants, tels ceux entonnés dans une église de Vendée, rapporte Ouest-France (07/10/2026) : « Dimanche 4 octobre, des mineurs se sont filmés dans l'église Saint-Hilaire-de-Soullans (Vendée). Partagée sur les réseaux sociaux, la vidéo les montre reprenant les paroles d'une chanson de rap évoquant les terroristes Mohammed Merah et Salah Abdeslam. » « Il ne s'agit pas d'une “ génération qui se lève ”, comme le dit la gauche en écho à Jean-Luc Mélenchon, mais bien du tableau désolant d'un pays qui s'effondre » déplore Vincent Trémolet de Villers dans son éditorial du Figaro (en lien ci-dessous).
Les manifestations lycéennes en France ont dégénéré en une sorte d' « intifada » islamo-gaucho-anarchiste dont les images circulent dans le monde entier.
Les revendications des lycéens -manque de professeurs, état des locaux, horaires, Parcoursup...- servent de prétexte aux casseurs qui affrontent les policiers et se déchaînent contre des lycées, des commissariats, des agences bancaires, du matériel urbain, et des commerces livrés au pillage.
Fomentée par La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, cette stratégie du chaos exploite une jeunesse privée de repères culturels et moraux, et tentée par le nihilisme.
Cependant, Emmanuel Macron fustige ses ministres et les forces de l'ordre pour leur manque d'« empathie » à l'égard des émeutiers.
La jeunesse emporte le mouvement Une main arrachée. Un œil perdu. Une mâchoire brisée. Quel est ce pays qui brutalise des lycéen.nes et des étudiant.es qui clament tout simplement leur soif de justice sociale et d’égalité, leur désir d’être respecté et enfin entendu ? La jeunesse se lève, dans sa diversité, et nous nous en réjouissons. Ce mouvement de masse, soutenu par des profs comme des retraités, des syndicats de salarié.es comme des parents d’élèves, la FSU comme la Confédération paysanne, nous le soutenons. Avec enthousiasme. Ses revendications sont légitimes : des conditions dignes d’enseignement, avec des classes partout en bon état et une communauté éducative en nombre suffisant, des horaires compatibles avec leur chronobiologie ou encore la fin de la sélection qu’incarne Parcoursup. Honte à ce gouvernement qui répond par une répression inégalée dans l’histoire ! Avec déjà plus de 5.500 gardes à vue, sont supplantées les 95 GAV de mai 1968, les 150 de l’époque Devaquet, les 250 face au CIP ou encore les 1920 GAV de la bataille anti-CPE. Là, nous sommes plutôt dans la réplique du niveau de violences policières contre les gilets jaunes. Et cette fois-ci, des mineur.es sont ciblés. Que le Premier ministre Lecornu, pris de panique, demande aux chefs d’établissement d’organiser une consultation démocratique au sein des établissements montre à la fois son mépris pour la communauté éducative, appelée dans l’urgence à jouer le rôle de tampon, et sa surdité devant les revendications, pourtant simples et claires, de la jeunesse. Ce que le pouvoir ne veut surtout pas entendre, ce sont les racines plus profondes de la colère. Car la rébellion est celle d’une génération qui a vécu l’enfermement comme réponse au Covid, subit le déjà-là de la crise climatique, redoute la précarité grandissante, cherche du sens au travail, voit la guerre s’affirmer comme un horizon. Inquiète pour son avenir, cette génération nourrit la défiance à l’égard des institutions et de la politique. On la comprend. Aujourd’hui, la jeunesse donne l’impulsion d’un mouvement qui peut faire tache d’huile, coalisant les colères. De la grève des pompiers à la LGBT-Pride très politique cette année, en passant par les rassemblements du lundi après le meurtre de Lyhanna, le fond de l’air se chauffe. Une nouvelle date de mobilisation est annoncée, le mardi 13 octobre. Nous la soutenons et espérons qu’elle permettra d’amplifier encore le mouvement. Les syndicats appellent à manifester le 5 novembre pour « les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie ». Cette journée doit être l’occasion d’un temps fort de convergence des luttes. Prenons-y toute notre part ! Nous sommes à un potentiel point de bascule social et politique. L’esprit de rassemblement doit être plus que jamais notre maître mot. Clémentine Autain |
Actualités |
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Soutenons la lutte du peuple brésilien contre l’extrême droite ! Hier, a eu lieu le premier tour de l’élection présidentielle au Brésil. Flavio Bolsonaro devance de 2 points Lula. Pour comprendre les enjeux d’un second tour à haut risque et la déflagration politique qui pourrait suivre en cas de victoire de Bolsonaro voici une déclaration unitaire signée par L’APRÈS. [...] |
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Maintien de l’ordre : il est urgent de réformer ! En France, depuis la présidence Sarkozy, le rôle de la police nationale a été profondément remanié. La police de proximité a été supprimée, les contrôles au faciès définitivement tolérés, l’État d’urgence a progressivement été inscrit dans le droit ordinaire. La politique de gestion de l’ordre est devenue une honte nationale. La France a été condamnée par la CEDH à plusieurs reprises pour ses techniques d’encerclement et la brutalisation du maintien de l’ordre. Chaque année, ce sont des hommes et femmes blessé·es. Ce sont aussi des morts. La situation est grave. À l’heure des rassemblements devant les lycées, ce sont des enfants qui sont désormais les cibles d’une institution policière qui ne protège plus. Les images d’enfants traîné·es, violenté·es, étranglé·es sont une abjection. [...] |
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Retrouvez le replay du webinaire de L’APRÈS : La loi intégrale : quels enjeux, quelles perspectives ? Alors que la proposition de loi visant à apporter une réponse intégrale aux violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants poursuit son parcours en séance à l’Assemblée nationale dès cette semaine, L'APRÈS vous propose un webinaire pour décrypter le texte, les débats parlementaires et les enjeux qui entourent son adoption. |
Médias |
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Pas de savon, pas de porte aux toilettes, des chaises et des plafonds cassés, pas d'infirmière, des classes surchargées, des profs non remplacés. Ici, la jeunesse subit à la fois les inégalités, le manque de moyens, le mépris et la matraque du gouvernement. Elle a bien raison de se mobiliser. |
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Le député Alexis Corbière était l'invité de Maxim Switek, sur BFMTV, pour une émission spéciale qui faisait suite à la grande mobilisation lycéenne du mardi 6 octobre. |
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Dans le Duel, Danielle Simonnet, députée de Paris du groupe Écologiste et Social, débat avec le porte-parole et secrétaire national de Renaissance, de la mobilisation lycéenne et des violences survenues lors des rassemblements. Elle demande à Emmanuel Macron de présenter ses excuses aux jeunes blessés lors des interventions policières. |
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Retraités, parents, soignants, pharmaciens, patients : partout, la colère monte. Le gouvernement prévoit 8 milliards d'économies sur nos soins mais refuse de toucher aux 88 milliards d'exonérations de cotisations, pendant que 107 milliards ont été versés aux actionnaires en 2025. Un autre budget est possible. Ce budget vaut censure. |
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Ecoutez les propos honteux du ministre de l'Intérieur. |