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dimanche 5 septembre 2021

« Je demande qu’on me regarde comme une leader politique capable d’occuper l’Elysée » - le 2 sept. 2021


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Sandrine Rousseau, économiste, est candidate à la primaire des écologistes pour l’élection présidentielle. Elle est l’invitée de #LaMidinale. www.regards.fr Sur les discriminations liées au combat féministe  « Après #MeToo, l’étape suivante c’est de reconnaître les femmes qui ont parlé non pas uniquement comme victimes mais de les reconnaître comme compétentes sur bien des domaines. » « Les femmes victimes de violences sexuelles font l’objet de discrimination parce qu’on les regarde uniquement au travers du prisme de ce qu’elles ont dénoncé. » « Je demande qu’on me regarde comme une leader politique capable d’occuper l’Elysée. » « Le jour où on considère que les femmes ne sont pas enfermées dans un rôle de victime, on luttera réellement pour l’égalité femmes/hommes. » Sur l’articulation de la question féministe, économique, sociale, écologique  « Il y a un lien entre tous ces combats féministes, écologiques, économiques, sociaux. » « Il y a trois types de prédation primitives ou qui ont lancé la dynamique capitaliste : il y a la prédation du corps des noirs avec l’esclavage (…). Il y a la prédation de la nature (…). Et il y a la prédation du corps des femmes. » Sur le projet économique et la rupture avec le capitalisme « Depuis les années 80, on subit un libéralisme forcené. Toute politique publique que l’on met en place au niveau de l’Etat est subordonnée au fait de trouver un point de croissance et de développer l’activité économique. L’Etat est garant du bien commun et à ce titre on doit retrouver l’esprit de l’Etat social qu’on doit transformer en Etat social et écologique. L’Etat doit mettre des règles au fonctionnement économique et assumer une fiscalité qui doit être un outil de solidarité et de contrôle de l’activité économique. » « Les dépenses publiques sont avant tout un socle social et sociétal. Ce que je prône c’est plus de fonctionnaires et plus de dépenses publiques. » Sur la société de la sobriété  « Il faut inventer une autre manière de vivre ensemble. » « Il faut qu’on s’interroge collectivement sur ce dont on a besoin pour que, quel que soit son niveau de revenu, quel que soit l’endroit où on habite, on se sente inclus et respecté par la société. Ça redéfinit les services publics, la protection sociale et aussi l’accès à des ressources comme l’eau ou l’énergie - qui doivent être considérés comme des biens de première nécessité. » Sur la dette « Le montant de la dette a augmenté en France mais la charge de la dette a diminué c’est-à-dire que la charge de ce que l’on rembourse par mois ou par an a diminué dans le budget de l’Etat dont il n’y a pas d’urgence à rembourser cette dette. »  « Il y a deux manières de dépenser des dépenses publiques : soit on le fait par l’impôt en faisant participer les plus riches à la solidarité national, soit on le fait par l’endettement. Et si on le fait par l’endettement, ceux qui possèdent les titres de dettes, ceux auprès de qui ont s’endette sont les plus riches de la société. » « Je préfère l’impôt à la dette qui enrichit toujours les plus riches. » « La dette est majoritairement détenue par des actifs étrangers et je pense qu’il y a une question européenne à se poser pour savoir qui possède la dette et comment on reste souverain dans la manière dont on gère notre dette. » « Je ne suis pas pour l’annulation de la dette pour pleins de raisons (…). Je suis pour une redéfinition de la dette et de son remplacement par l’impôt. »  Sur le travail  « Une société de la sobriété passe par travailler moins : c’est le premier acte. » « Historiquement le temps de travail n’a cessé de diminuer. C’est l’air du temps. » « En France, on a le taux d’actif à 55 ans parmi les plus faibles d’Europe. » « On gère le temps de travail de la pire des manières en laissant les gens perdre leur emploi. » « Le cœur de la transformation écologique est de passer de l’accumulation au partage, en commençant par le travail. » « Je suis favorable aux 32 heures et au droit d’avoir des pauses tout au long de la vie professionnelle. » « Je suis pour qu’à 18 ans, on ait droit à cinq années d’études payées au SMIC. » « Il faut réinventer l’emploi et surtout pas sur le modèle de l’ubérisation. » « Le monde du travail quand je serai présidente de la République est un monde dans lequel on ne s’use pas. La question de la pénibilité est majeure. Il faut compenser la pénibilité du travail. » « Le contrat de travail est un contrat de subordination. Et aujourd’hui, on n’interroge pas complètement ce que signifie cette subordination. On ne donne pas son corps à son employeur, on donne de son temps. Il nous faut redéfinir les conditions de cette subordination pour que chacun soit respecté dans son travail. » Sur la France « Je rêve d’une France qui renoue avec les valeurs sur lesquelles l’histoire de France s’est fondée. Une histoire de droits humains, d’ouverture. »

La France est dans le ravin, mais elle se relève, malgré le masochisme d'une partie des Français - le 5.09.2021


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A visionner sur Odysée.com : une intervention extrêmement importante d'un scientifique, à propos de la situation actuelle. La 8ème mobilisation contre les décisions macroniennes à nouveau couronnée de succès. L' affluence ne baisse pas. Le boycott commence à inquiéter sérieusement le patronat. Vidéo complète sur Odysée.com : Lien : https://odysee.com/@Verdi:4

Le Monde - le journal numérique du samedi 4 septembre 2021

 

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samedi 4 septembre 2021

Opposition au pass sanitaire : plus de 2 500 manifestants en Isère ce samedi 4 septembre 2021

 

https://c.ledauphine.com/

La Tour-du-Pin / St-Jean-de-SoudainUne nouvelle manifestation contre le pass sanitaire, ce samedi

Par Le Dauphiné Libéré 02 sept. 2021 à 16:10 -
Samedi 4 septembre, les anti pass sanitaire vont une nouvelle fois manifester. Pour cette journée de mobilisation, le rendez-vous est donné à 10 heures au rond-point de Saint-Jean-de-Soudain. La manifestation, organisée par le comité local de résistance et de reconquête, partir du rond-point vers 10 h 30. Le cortège empruntera ensuite la route de Lyon direction le centre-ville via la rue Pierre-Vincendon, le boulevard Gambetta, la rue des Récollets, pour finir par la place Antonin-Dubost devant les halles.

SociétéOpposition au pass sanitaire : plus de 2 500 manifestants en Isère ce samedi

Par Le Dauphiné Libéré Hier à 22:05 | mis à jour hier à 22:10 - T

Pour le huitième samedi consécutif (ou septième, selon les communes), des défilés d'opposants au pass sanitaire étaient organisés à Grenoble, Voiron, Bourgoin-Jallieu et La Tour-du-Pin.

1 300 manifestants selon la police, 4 000 selon les organisateurs, ont défilé à Grenoble. Photo Le DL /M. AOUINE

À Grenoble, bataille de chiffres

Pour le huitième samedi consécutif, des Grenoblois se sont retrouvés, samedi, devant la préfecture de l’Isère, place de Verdun, pour dire “non”, une nouvelle fois, à la politique sanitaire du gouvernement. Le cortège est parti vers 14 h 30 de la place de Verdun, pour une déambulation à travers les rues de la ville. Les manifestants ont observé une halte, dans le calme, devant l’hôtel de police, avant de rejoindre à nouveau la place de Verdun, en passant notamment par le boulevard Gambetta. Si la police a compté 1 300 participants, ils étaient plus de 4 000, selon les organisateurs, à sillonner les rues de Grenoble et à se donner rendez-vous pour samedi prochain. À la fin, quelques petits accrochages entre groupes de manifestants ont été constatés mais sans qu’il y ait de blessés ni d’interpellations.

Le cortège, au départ de l’église Saint-Bruno. Photo Le DL /J.-J. TEROSIET

À Voiron, au moins 1 000 opposants

Ce samedi 4 septembre, les opposants au pass sanitaire et à la vaccination se sont de nouveau retrouvés devant l’église Saint-Bruno, pour arpenter les rues de Voiron jusqu’au parvis de Notre-Dame de Vouise. Sur la place, l’une des organisatrices a harangué la foule, estimée à 1 000 personnes selon la police et 1 600 selon les organisateurs, aux cris de “Liberté et vérité”. Parmi les manifestants, on pouvait voir des blouses blanches : aides-soignants, infirmiers, médecins ou métiers paramédicaux. Le collectif “Soignants Voiron” qui dit compter 160 membres, était notamment présent lors de la manifestation.

Pour cette 7 e semaine de mobilisation, les manifestants avaient apporté sifflets, casseroles et mégaphone pour se faire entendre. Photo Le DL /L.G.

Près de 230 personnes dans les rues berjalliennes

Samedi 4 septembre en début d’après-midi, les manifestants contre le pass sanitaire se sont retrouvés, pour la 7e  semaine consécutive, devant la médiathèque. Ils ont ensuite défilé dans les rues avant de revenir à leur point de départ pour une prise de parole. Pour être sûrs du nombre de personnes venues défiler, les organisateurs avaient apporté des bouchons en plastique et en ont distribué un à chaque manifestant. Au total, 225 bouchons ont été comptabilisés. Les forces de l’ordre, qui ont encadré le cortège, estimaient le nombre de manifestants entre 220 et 230.


Une quarantaine de personnes ont manifesté à la Tour-du-Pin contre le pass sanitaire, contre 70 le samedi 28 août. Photo Le DL /T.B.

Une quarantaine de manifestants à La Tour-du-Pin

Une quarantaine d’opposants au pass sanitaire ont manifesté à La Tour-du-Pin ce samedi 4 septembre, contre 70 le samedi 28 août. Le Champ de Mars étant occupé par la vogue d’automne, le rendez-vous a été donné à 10 heures au rond-point du Lidl de Saint-Jean-de-Soudain. Les manifestants ont ensuite pris la direction de La Tour-du-Pin en remontant la route de Lyon et la rue Pierre-Vincendon avant de prendre à gauche sur le boulevard Gambetta puis à droite sur la rue des Récollets. La manifestation, encadrée par une quinzaine de membres des forces de l’ordre, s’est déroulée dans le calme. Elle s’est terminée par une prise de parole sur la place Antonin-Dubost.