Ce mois-ci sur RetroNews : Quelque 633 000 pages ont été ajoutées, parmi lesquelles 44 000 fascicules et 147 titres de presse ! Nous vous présentons ce mois-ci une sélection de journaux de tranchées, écrits et illustrés par des soldats depuis le front pendant la Première Guerre mondiale, deux titres de presse à destination des officiers français et un focus sur La Greffe Générale, journal entièrement rédigé par des mutilés du visage rescapés de la Grande Guerre.
— La presse de tranchées sur RetroNews
L'Écho des gourbis1915 - 1918
40 numéros
L'Écho des gourbis était un journal de tranchées publié pendant la Première Guerre mondiale par le 131e régiment d'infanterie territoriale. Dirigé par Jules Lafforgue, poète, journaliste et écrivain, et Franc Malzac à la direction artistique, il fait partie des journaux de tranchées soignés, à ce point qu'il eut même un supplément, le Certificat de marraine.
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Les Boyaux du 95e était un journal de tranchées pur souche publié par le 95e régiment d'infanterie de la 12ecompagnie. Noir et blanc et illustré, il revenait avec morgue et une sombre ironie sur l'horreur de la guerre en cours.
Dirigé par Paul Henri Charvet de Léoni, contributeur du Nain jaune, du Figaro et de L'Illustration militaire, Le Régiment était un hebdomadaire « littéraire et militaire » illustré, qui parut de 1912 à 1925, date à laquelle il fut absorbé par Parisana.
La France militaire est le plus important des nombreux journaux d’actualités militaires créés au début de la IIIe République. Né en août 1880 à Limoges, il devient la feuille officieuse du ministère de la Guerre. S’il ne paraît que le jeudi et le dimanche à ses débuts, il finit par devenir quotidien. Le lieutenant-colonel Émile Mayer fut, pour un temps, son rédacteur militaire.
— Histoire de la presse : les articles de la Rédaction
ÉCHO DE PRESSE
Journaux de tranchées : naissance d'un contre-journalisme de la Grande Guerre
Ecœurés par la désinformation à l'œuvre dans la presse de l'arrière, les Poilus ont rivalisé de créativité pour dénoncer la censure, avec un humour noir parfois glaçant. Un véritable contre-journalisme dont se sont inspirés par la suite nombre de journaux satiriques.
• « La Greffe générale », le journal écrit par les mutilés du visage
À partir de décembre 1917 paraît La Greffe générale, « l'organe des mutilés de la face », rédigés par les patients de l'hôpital du Val-de-Grâce. Ces Poilus dont le visage a été partiellement détruit y racontent leurs souffrances quotidiennes.