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samedi 3 octobre 2020

Amnesty International France....il est encore temps de nous rejoindre.

 

Bonjour

Nous nous étions donnés un mois pour réunir à nos côtés 1 500 nouveaux membres pour défendre ce monde meilleur que nous voulons de toutes nos forces.

1254 de nos donateurs et sympathisants ont répondu positivement à notre appel et ont accepté de faire un don de 10 € par mois pour soutenir durablement nos actions. Je les en remercie infiniment.

Savez-vous que votre voix pourrait nous aider à ouvrir ces lourdes portes de prison et faire libérer un innocent dont plus personne ne parle ? Savez-vous que votre présence à nos côtés pourrait permettre à un enfant d’accéder à l’éducation, une personne malade d’accéder enfin aux soins ? Savez-vous que votre réponse positive pourrait contribuer à rendre notre monde plus respectueux des droits humains ?

Il vous est encore possible de nous rejoindre si vous nous répondez par un OUI aujourd’hui.


Au nom des valeurs d’humanité et de solidarité, au nom de tous ceux qui les défendent ardemment et qui vous attendent avec impatience, je vous en remercie sincèrement.
JE DEVIENS MEMBRE

Cécile Coudriou
Présidente d'Amnesty International France
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Reconnaissance du SFC/EM comme maladie invalidante dans le cadre professionnel

 

MesOpinions.com : le site de pétition et sondage en ligne
Alerte Mobilisation !
Une pétition mobilise la communauté MesOpinions.com. Ce combat citoyen peut vous intéresser.
Reconnaissance du SFC/EM comme maladie invalidante dans le cadre professionnel
 
Reconnaissance du SFC/EM comme maladie invalidante dans le cadre professionnel
 
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On commence à connaître un peu en France la fibromyalgie mais beaucoup moins son "petit cousin" le SFC/EM : LE SYNDROME DE FATIGUE / L’ENCÉPHALOMYÉLITE MYALGIQUE CHRONIQUE.

Reconnue par l'OMS depuis 1992  comme maladie neurologique, elle concerne 2 millions de personnes en France, de tous âges et peut survenir à tout moment d'une vie. Elle est caractérisée par une fatigue handicapante qui affecte tout le corps et rend difficile le quotidien des malades.. Pour certains, elle s'accompagne de douleurs permanentes tout comme la fibromyalgie (différence de taille : c'est la fatigue qui engendre les douleurs pour les malades de SFC/EM alors que c'est l'inverse pour les personnes atteintes de fibromyalgie).

Les malades les plus sévèrement atteints ont besoin d'aide pour tous les gestes du quotidien. Elle impacte de manière significative la vie des malades : activités professionnelles, sociales ou scolarité, vie familiale. Il est rare de pouvoir poursuivre une activité professionnelle et pourtant aucun allègement de service, prise en compte de la maladie n'est à ce jour possible

À ce jour, il n'existe pas de marqueurs biologiques (ce qui veut dire souvent de nombreuses années d'errance et d'examens médicaux avant que le diagnostic soit enfin posé, on est d'abord souvent considérés comme des dépressifs voire des paresseux !). Il n'existe pas non plus  de traitements, hormis des antalgiques pour calmer les douleurs. De plus, c'est une maladie méconnue du grand public et de la majorité des médecins, les malades ont souvent à faire face à une grande incompréhension difficile à vivre.

L'association SFC/EM dispose d'un site où l'on trouve certes des informations utiles, des conseils, des contacts mais cela ne suffit pas à améliorer le quotidien des malades qui ne peuvent plus travailler qu'à mi-temps (dans le meilleur des cas) si leur employeur l'accepte, ce qui veut dire mi-salaire et difficulté à faire appel à des aides pour toutes les tâches si difficiles à accomplir (le ménage, la vaisselle, les courses) car elles génèrent un épuisement que seuls les malades peuvent expliquer.

Il y a des malades isolés, comme moi, qui ne disposent d'aucun soutien familial pour toutes ces tâches et dont les revenus ne sont plus suffisants pour payer des aides.

Pas de congé longue maladie ou longue durée non plus, la maladie ne fait pas partie de la liste des maladies reconnues !

Alors que le Canada, la Suisse, l'Espagne connaissent et prennent cette maladie au sérieux depuis des années, combien de temps faudra-t-il pour qu'il en soit de même en France ?
 
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La Covid sous la loupe de Marseille par Jean-Luc Mélenchon - Dimanche 27 septembre 2020

 https://melenchon.fr

La Covid sous la loupe de Marseille

La Covid sous la loupe de Marseille

La révolte marseillaise contre les nouvelles consignes sanitaires du gouvernement doit faire réfléchir. Nous avons encore de nombreux mois d’épidémie chronique devant nous. Par conséquent, sachons bien qu’il n’y a pas de discipline sanitaire possible sans consentement de la population. En démocratie, d’une manière générale, aucune autorité ne peut espérer être obéie sans légitimation de ses ordres. Ce consentement à l’autorité est précieux. Mais il est toujours fragile et délicat pour un peuple tumultueux comme le nôtre. Il doit donc être sans cesse reconquis. Gouverner est aussi une affaire de doigté. La bonne décision est celle qui est argumentée, justifiée par des raisons claires, et soutenue par une conduite cohérente des décideurs. A Marseille le point d’entrée fut trop brutal pour ne pas être suspect aux yeux de tous. Pourquoi tout fermer du jour au lendemain, sans délai d’alerte ? Où sont les chiffres qui rendent la décision compréhensible ? Et si c’est pour répondre à une tendance en évolution qui s’observait depuis plus d’une semaine, pourquoi n’avoir rien préparé ? Comment comprendre le caractère radical des mesures prises pour la fermeture des bars, restaurants, établissements de nuit, salle de sport si tout autour on ne pratique pas la même rigueur ? Pourquoi les restaurants mais ni le métro ni le bus ? Pourquoi les bars mais ni la fac ni les cantines ? Pourquoi Marseille mais pas Lyon ou Paris ? Et ainsi de suite. Du coup, les rectifications ultérieures ont aggravé le malaise. Si c’était une affaire de vie ou de mort, pourquoi allonger les délais de mise en application ? Que veulent dire ces horaires de fermeture ? La covid a ses heures ? Que veulent dire ces limites d’âge : jusqu’à neuf ans la covid n’est pas active ?

Chacune des personnes impactées par les décisions interroge leur bien fondé. C’est normal. C’est sain. Peut-être est-ce le moment pour le sommet de l’Etat de comprendre ce que le mot « gouverner » veut dire. Il lui faut sortir une bonne fois de l’illusion selon laquelle la France serait une « start-up nation ». Un grand peuple de plus de 67 millions de personnes éduquées ne se manie pas comme un petit commando de jeunes gens survoltés par un objectif commun. Pour gouverner, il ne suffit pas de prendre la bonne décision. Il faut se demander que faire pour la voir appliquer. Surtout quand il s’agit de disciplines nouvelles à faire accepter par des millions de gens pour des milliards d’actes quotidiens.

Le danger que nous fait courir cette façon de gouverner à la hussarde est profond. Il ne se limite pas aux conséquences économiques de ses décisions. Ni même aux risques sanitaires de la désobéissance passive qui peut se répandre contre des ordres inacceptés. Non, le pire à mes yeux est la dégradation de l’esprit public quand plus rien n’est cru venant d’une bouche officielle. Car la construction d’un esprit de solidarité sanitaire est la responsabilité de l’Etat. Chacun sait que lui seul a une vue et une autorité complète sur tout le territoire. Il est donc réputé seul à savoir où on en est et que faire d’utile. Si sa parole est mise en doute, chacun est alors incité à déserter le champ de la solidarité, parce qu’il n’est plus perçu comme fiable. Chacun est incité au chacun pour soi. C’est-à-dire au contraire de ce qui est nécessaire, en toute hypothèse. C’est ce point qui a été atteint à Marseille. Là, bien peu nombreux sont ceux qui croient à la parole officielle. Mais c’est aussi le cas dans bien des départements et notamment dans les outre-mer. Là, d’aucuns ont cru que l’éloignement et la tradition de respect des consignes permettait toutes les brutalités. Il n’en est rien. Les aberrations n’y ont été que plus cruellement ressenties.

La crise sanitaire fonctionne comme une séquence dense d’éducation collective. La société et les individus sont poussés dans leurs retranchements. L’obligation d’assumer des règles de vie communes est interpellée. En définitive, la population va se remodeler par ses affects si violemment convoqués par la peur de la mort, la crainte des punitions brandies à tout bout de champ et les solidarités construites en souterrain. L’esprit public n’est pas mis entre parenthèse. A l’inverse, il cherche un centre de gravité, une nouvelle cohérence. En principe le caractère fondamentalement politisant de l’élection présidentielle devrait en être une séquence fondatrice. Mais l’addition des peurs, si bien cultivées, en ce moment rend le point de sortie de crise imprévisible. D’où l’urgence de construire l’idée qu’il y a des causes communes et un intérêt général humain qui doivent nous rassembler. Sinon comment faire face aux autres crises écologiques et sociales qui s’engagent ?

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