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mardi 1 novembre 2016

60 millions de Français désormais fichés dans une même base de données


60 millions de Français désormais fichés dans une même base de données

18h58, le 31 octobre 2016, modifié à 19h47, le 31 octobre 2016
                                 60 millions de Français désormais fichés dans une même base de données
Les données personnelles de 60 millions de Français vont être regroupées dans un seul et même fichier. @ AFP

Le gouvernement a autorisé la création d’un immense fichier informatique contenant des informations personnelles communes aux passeports et aux cartes nationales d’identité. 

Le texte est passé presque inaperçu. En plein week-end de la Toussaint, un décret publié dimanche au Journal Officiel a autorisé la création d’un gigantesque fichier informatique contenant les informations personnelles et biométriques de 60 millions de Français, comme l’a repéré le site NextInpact. Ce fichier, baptisé TES (titres électroniques sécurisés), regroupe désormais "toutes les données à caractère personnel commun aux passeports et carte d’identité".
Le but : rassembler les informations communes aux passeports et aux cartes nationale d’identité, comme les empreintes digitales, le domicile, l’adresse de messagerie électronique ou encore les coordonnées téléphoniques de (presque) l’intégralité de la population française. La mise en place de cet immense fichier a cependant fait l’objet de nombreuses réserves de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), l’institution chargée de veiller au respect de la vie privée.
  • Que contient ce fichier ?
Le TES va remplacer à terme les deux fichiers distincts dédiés aux passeports et aux cartes d’identité, comme l’explique Le Monde. Il contiendra notamment de nombreuses données personnelles, comme la couleur des yeux, la taille, le domicile, l’adresse de messagerie électronique et les coordonnées téléphoniques.
Plus sensible, le TES regroupera aussi les empreintes digitales et la photo numérisée du visage de près de 60 millions de Français. La CNIL, consultée pour avis par le ministère de l’intérieur, avait pourtant suggéré l’adoption de "dispositifs présentant moins de risques pour la protection des données personnelles", comme "la conservation de données biométriques sur un support individuel exclusivement détenu par la personne". Une recommandation que n’a pas suivi le gouvernement.
  • Qui peut exploiter toutes ces données ?
Toutes ces données personnelles, conservées pendant 15 ans pour les passeports et 20 ans pour les cartes d’identité, pourront être consultées en premier lieu par les agents chargés d’appliquer la réglementation des passeports et des cartes d’identité. La police, la gendarmerie ou les services de renseignement pourront également avoir accès au fichier, tout comme Interpol ou le système d’information Schengen. Les autorités judiciaires ne pourront pas le consulter, mais la CNIL rappelle que "les données contenues dans le TES (…) pourront faire l’objet de réquisitions judiciaires".
En clair : de nombreux services de l’Etat pourront avoir accès à ce gigantesque fichier. Un état de fait regretté par la CNIL, qui déplore dans son avis l’absence de contrôle du Parlement dans l’élaboration du fichier. "Les enjeux soulevés (par le TES) auraient mérité une véritable organisation d’une véritable étude d’impact et l’organisation d’un débat parlementaire", écrit l’institution. Un avis, là aussi, pas suivi par le gouvernement.
  • Quels risques comporte ce fichier ?
Pour limiter les risques de dérive, le décret interdit cependant la mise en place d’un "dispositif de recherche permettant l’identification" à partir du visage ou des empreintes digitales. En résumé : il n’est, pour le moment, pas possible d’utiliser le TES pour faire de la reconnaissance automatisée. Pas de quoi rassurer pour autant Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme. "Il n’y a aucune garantie pour le futur. De plus, il n’y a aucun recours et aucun contrôle par une instance indépendante. Le gouvernement s’est engagé dans une démarche identique au Patriot Act (une loi antiterroriste adoptée par les Etats-Unis sous George W. Bush,ndlr)", critique l’avocat, interrogé par Europe 1.  
Jean-Marc Ayrault, un des signataires du décret, était pourtant un des opposants au "super fichier" voulu par la droite, alors au pouvoir en 2011, rappelle NextInpactLe ministre des Affaires étrangères avait même saisi le Conseil constitutionnel avec d’autres députés et sénateurs socialistes pour faire censurer une partie du projet de loi en mars 2012. Quatre ans plus tard, la majorité socialiste a ainsi réalisé ce que la droite appelait de ses vœux. 

Le PCF cherche à s'allier au PS pour la présidentielle



Le PCF cherche à s'allier au PS pour la présidentielle

 07h24, le 01 novembre 2016

                                 Le PCF cherche à s'allier au PS pour la présidentielle
Pierre Laurent, numéro un du PCF, voudrait s'allier à l'un des candidats à la primaire de la gauche.@ BERTRAND GUAY / AFP

Le parti communiste organise, mercredi, une réunion avec les candidats à la primaire socialiste. Mais pas n'importe lesquels : ceux qui s'opposent à la politique gouvernementale. 

INFO EUROPE 1
Comment exister dans la présidentielle ? Pour le Parti communiste français, la question se pose sérieusement. S'allier avec Jean-Luc Mélenchon, comme le réclament certains militants à coups de pétition, est une hypothèse qui semble s'éloigner. Depuis que le cofondateur du Parti de gauche s'est lancé seul dans la course à l'Élysée, sans s'appuyer sur le Front de gauche et sans même prévenir ceux qui l'avait soutenu en 2012, les relations entre le candidat et le PCF sont tendues. Jean-Luc Mélenchon a même dû démentir une information du Point, qui révélait qu'il aurait traité les élus communistes d'"abrutis" après avoir eu des difficultés à les convaincre de le parrainer.
Avec le PS anti-Hollande. L'hypothèse Mélenchon écartée, le PCF pourrait bien se tourner vers le Parti socialiste. Et, plus précisément, le PS anti-Hollande. Ce sera d'ailleurs le sujet d'une réunion, secrètement organisée mercredi soir par Pierre Laurent. Le leader du parti espère réunir plusieurs participants à la primaire de la gauche de gouvernement, comme Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Gérard Filoche et Marie-Noëlle Lienemann. Les deux derniers ont d'ailleurs d'ores et déjà confirmé leur présence. 

Montebourg et Hamon en opération séduction. Arnaud Montebourg comme Benoît Hamon ont montré, ces dernières semaines, un intérêt pour un rapprochement futur avec le PCF. Le premier a ainsi affirmé, ce dimanche au JDD, qu'il avait été "beaucoup inspiré" par la "stratégie de l'union" de François Mitterrand. Pourrait-il s'allier avec les communistes "dès le premier tour" de la présidentielle ? "Pourquoi pas, s'ils le souhaitent", a-t-il répondu. "Mon projet a été applaudi à la Fête de l'Humanité." C'est également à la Fête de "l'Huma" que Benoît Hamon a tenté de séduire le PCF, affirmant qu'il se tenait "à la disposition de toutes celles et ceux qui veulent travailler à ce qu'on ait effectivement un candidat de gauche au deuxième tour". 
Réunion à huis-clos. Dans tous les cas de figure, le PCF fait le pari d'une défaite à la primaire de François Hollande -ou, s'il devait renoncer, de Manuel Valls. Afficher un soutien à Arnaud Montebourg, par exemple, serait un coup très rude porté à la candidature de celui ou celle qui représentera la ligne politique gouvernementale. L'ancien ministre du Redressement productif est d'ailleurs "très régulièrement" en contact avec Pierre Laurent au téléphone, selon son entourage. Comme les autres conjurés de la réunion de mercredi, qui se déroulera à huis clos, il a été invité par lettre pour "proposer une alternative à la droite déchaînée, au FN menaçant et à la politique du quinquennat Hollande". Tout un programme (commun), qui doit permettre de préparer une réunion publique prévue le 12 novembre, à Montreuil.

LES BELLES LETTRES - Lettre d'André Gorz à sa femme : « Je ne veux pas assister à ta crémation ; je ne veux pas recevoir un bocal avec tes cendres. »


LES BELLES LETTRES

http://www.deslettres.fr


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Dans un dernier élan d'amour et pour mettre fin aux souffrances de sa femme souffrant d'une maladie incurable, le philosophe André Gorz, peu après avoir rédigé cette lettre, se donna la mort aux côtés de sa femme.
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Lettred'André Gorz à sa femme : « Je ne veux pas assister à ta crémation ; je ne veux pas recevoir un bocal avec tescendres. »

Lettre d'André Gorz à sa femme : « Je ne veux pas assister à ta crémation ; je ne veux pas recevoir un bocal avec tes cendres. »

André Gorz (1923 - 2007) est un philosophe français, connu pour être l'un des principaux théoriciens de l'écologie politique après avoir côtoyé l'existentialisme de Sartre. Il est aussi le co-fondateur du Nouvel Observateur, en 1964, sous le pseudonyme de Jean Bosquet, avec Jean Daniel. Gorz avait dit que la Lettre à D., lettre à sa femme atteinte d'une maladie incurable, serait sa dernière œuvre. Il n'avait pas menti : les époux se sont donnés la mort peu après la rédaction de cette lettre, pour mettre fin aux souffrances de Doreen. DesLettres publie ici seulement un extrait de cette lettre poignante.

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La Tribune des travailleurs - Le fil des informations - mardi 1 er novembre 2016



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                        La Tribune des travailleurs 

30 octobre 2016 – Le Drian, ministre de la Défense annonce depuis Bangui en Centrafrique la fin de l’opération militaire dite Sangaris engagée il y a trois ans. Il y a cependant toujours des affrontements meurtriers entre bandes armées. 350 soldats français resteront dans le cadre des troupes de l’ONU (Minusca) pour le retrait desquelles plusieurs manifestations ont eu lieu ces derniers jours.


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