Deux soldats français ont été tués dans la capitale centrafricaine, Bangui, lundi 9 décembre. L'Elysée a confirmé mardi matin cette information, donnée plus tôt par plusieurs médias. Dans un communiqué, François Hollande a fait état de sa "profonde tristesse" face à la mort de ces deux militaires, qui "ont perdu la vie pour en sauver beaucoup d’autres".
Les deux soldats appartenaient au 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMA) de Castres (Tarn). Ils ont été tués dans le cadre de l'opération Sangaris. Depuis lundi, les troupes françaises conduisent des opérations de désarmement des milices et groupes armés à Bangui.
"Accrochés lors d'une patrouille de nuit"
Un bref échange de tirs avait déjà éclaté en fin de matinée lundi près de l'aéroport M'Poko. Cette fois, les soldats français "étaient en intervention [dans la nuit de lundi à mardi] et ils ont été accrochés pas loin de l'aéroport","au cours d'une patrouille", a précisé le président PS de l'Assemblée, Claude Bartolone, à l'issue d'une réunion d'information à Matignon sur la Centrafrique.
"Ils ont été blessés, ils ont été transportés très rapidement vers l'antenne chirurgicale mais malheureusement, ils n'ont pas pu être sauvés", a-t-il ajouté.
Hollande attendu mardi soir sur place
Cette nouvelle a été rendue publique moins d'une heure après que l'Elysée a annoncé la visite de François Hollande en Centrafrique mardi soir, après la cérémonie d'hommage àNelson Mandela organisée à Soweto (Afrique du Sud).
Selon une journaliste de BFMTV, le chef de l'Etat avait décidé de se rendre dans le pays avant d'apprendre la mort des deux soldats.
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