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vendredi 13 septembre 2013

à lire sur le Monde.fr , vendredi 13 septembre 2013

                                


VENDREDI 13 SEPTEMBRE 2013 
 
  
Twitter annonce son intention d'entrer en Bourse
 
Le site de microblogging a soumis un dossier d'introduction en Bourse à la Securities and Exchange Commission, le gendarme de la Bourse américain.
 
 
 
 Le camp de réfugiés de Yarmouk, à Damas, devenu champ de bataille. Ici, le 12 septembre.  
La Syrie disséminerait son arsenal chimique à travers le pays
 
Le "Wall Street Journal" affirme qu'une unité militaire spécialisée déplace depuis des mois, et jusqu'à la semaine dernière, les stocks d'armes chimiques, qui dépassent le millier de tonnes.
 
 
 
 La méthanisation est d'abord un principe de recyclage de déchets en énergie qui peut s'avérer lucratif. 
Le méthane agricole, un nouvel agro-business ?
 
Une centaine d'unités de méthanisation "à la ferme" existent en France. Un dispositif qui présente de nombreux avantages mais dont certains redoutent les excès.
 
 
 
 Des milliers de Turcs sont de nouveau descendus dans la rue, trois jours après la mort d'un jeune manifestant lors d'affrontements avec la police. 
Nouvelle nuit de violences en Turquie
 
Pour le deuxième soir consécutif, des incidents ont opposé les policiers à entre 2 000 et 3 000 personnes à Istanbul ainsi qu'à Ankara et Antakya.
 
 
 
 La copropriété de Grigny 2. 
Logement : les députés réforment les copropriétés
 
Des emplacements pour les vélos dans les immeubles aux comptes bancaires séparés des syndicats de copropriétaires, l'Assemblée a changé jeudi de nombreuses règles.
 
 
 
 Des soldats afghans devant le consulat américain de la province de Herat, cible d'une attaque des talibans, le 13 septembre. 
Attaque de talibans contre un consulat américain en Afghanistan
 
Des insurgés afghans, utilisant une voiture piégée pilotée par un kamikaze, ont attaqué le consulat américain à Herat dans l'ouest de l'Afghanistan.
 
 
 


Et aussi 
 
 La sonde Voyager 1 (vue d'artiste) 
"Voyager 1" devient le premier objet humain à quitter le système solaire
 
La sonde se trouve actuellement à 18 milliards de kilomètres du Soleil, et atteindra la prochaine étoile dans 40 000 ans.
 
 
 
 Samy Naceri tient le rôle secondaire d'un flic. 
"Voyage sans retour" au c?ur d'un différend entre Samy Naceri et son réalisateur
 
Le film de François Gérard n'est sorti dans aucune salle à Paris intramuros, mercredi 11 septembre, à cause d'une nébuleuse affaire débutée en août.
 
 
 
 James Clapper, le chef du renseignement américain lors d'une conférence le 12 septembre. 
Edward Snowden a suscité un débat utile, selon le chef du renseignement
 
James Clapper a qualifié les révélations de l'ancien consultant de la NSA de "nuisibles" mais "nécessaires".
 
 
  
 | LE JOURNAL DATÉ DU 13 SEPTEMBRE
 
 
L'échec de la finance de marché
 
Cinq ans après l'effondrement de la banque d'investissement américaine Lehman Brothers, le monde n'a toujours pas centré ses efforts sur la cause fondamentale de la crise financière – un excès d'endettement.
 Lire le journal
 
 Albert Jacquard est décédé jeudi 12 septembre à l'âge de 87 ans. 
Télézapping : mort d'Albert Jacquard, généticien engagé
 
Le généticien Albert Jacquard, figure médiatique engagée dans la lutte contre l'exclusion et la pauvreté, est mort à l'âge de 87 ans.
 
 
 
 Le directeur de la RATP, Pierre Mongin, devant le palais de l'Elysée en novembre 2007. 
Compte de campagne Balladur : Pierre Mongin et Nicolas Bazire mis en examen
 
Pierre Mongin et Nicolas Bazire ont été mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi.
 
 
 
 Ray Dolby est mort à l'âge de 80 ans ? ici à Los Angeles en novembre 2012. 
Ray Dolby, pionnier de la technologie audio, est mort
 
L'inventeur du système de réduction des bruits de fond et du son multicanal ou son "surround", dont sont équipées toutes les salles de cinéma, est mort à l'âge de 80 ans.
 
Télézapping : mort d'Albert Jacquard, généticien engagé
Le généticien Albert Jacquard, figure médiatique engagée dans la lutte contre l'exclusion et la pauvreté, est mort à l'âge de 87 ans.
 
Michael Douglas en 60 secondes
 
"Reconquête industrielle" : un énième plan ?
 
Une Canadienne "enceinte" cachait 2 kg de cocaïne dans un faux ventre
 
Les émeutes continuent à Istanbul et Ankara
 
 
 

à lire sur Marianne , jeudi 12 septembre 2013

                                                           Marianne2 2012
Jeudi 12 Septembre  2013

Vladimir Poutine, G20, Saint Petersbourg, septembre 2013 - Host Photo Agency/CNP/AdM/SIPA

CHRONIQUES

Poutine, l’homme qui les rend tous fous

12/09/2013 | Jack Dion - Marianne
ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

POLITIQUE

La bataille du « Made in France » selon Montebourg et Hollande

12/09/2013 | Laurence Dequay - Marianne
Impôts, illustration -  GILE MICHEL/SIPA

POLITIQUE

Taxes, impôts, prélèvements… Bienvenue au concours Lépine !

12/09/2013 | Laurent Neumann - Marianne
Combattante de l'ASL - HOEP/AP/SIPA

MONDE

Syrie : l’Armée syrienne libre refuse la proposition de Poutine

12/09/2013 | Alexandre Coste - Marianne
AP/SIPA

MONDE

La Corée du Nord redémarre une «ruine» nucléaire

12/09/2013 | Régis Soubrouillard - Marianne

jeudi 12 septembre 2013

La Une du dernier numéro d'INFORMATIONS OUVRIÈRES (N°268 )

Informations Ouvrieres

  Informations Ouvrieres

            Informations Ouvrières les titres et l'édito

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 L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES n° 268


 “Sur des œufs”...!


edito logo
L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.

Pas un jour ne passe sans que François Hollande ne réaffirme sa posture de « président-Bonaparte ». Sur tous les sujets, c’est : « Je décide, je fais. » La Syrie ? J’ai décidé qu’il y aura des frappes. Et elles auront lieu, quoi qu’il arrive, c’est ma prérogative de président sous la Ve République, et foi de François Hollande, ce que j’ai décidé sera fait.
Les contre-réformes, et en particulier celle des retraites ? Je convoque des conférences sociales, je concerte, je dialogue-sociale, mais au bout du compte, je parviendrai coûte que coûte à lier tout le monde aux contre-réformes décidées.

« François Hollande rêve de construire un nouveau contrat social et de réconcilier syndicats et patrons autour de l’intérêt général », relève l’éditorialiste des Echos, ce qu’un autre observateur dans le même quotidien appelle plus prosaïquement « le risque de l’institution d’un corporatisme d’Etat».

Mais quelle est la réalité ?
L’intervention en Syrie ? Il faudra attendre le feu vert d’Obama, lui-même dépendant du vote du Congrès américain, ce dernier suspendu à l’accord éventuel auquel Obama et Poutine parviendront… ou non. Alors, et alors seulement, viendra peut-être l’heure où le supplétif Hollande sera informé de la part qui lui est attribuée dans l’agression meurtrière contre le peuple syrien…

Les retraites ? Les Echos, décidément en veine de compliments, saluent l’art avec lequel Hollande a pratiqué le « jeu de bonneteau » pour mieux brouiller les pistes et attendre le dernier moment pour faire connaître celles des mesures qu’il prétend imposer ; et aussi le jeu du « mikado social », cherchant, « un bâtonnet après l’autre », à lier tout le monde à sa contre-réforme. Certes, certes… mais tout tient à un fil. « L’exécutif avance sur des œufs », souligne le quotidien pour qui le climat social est « assez insaisissable ».

Tout tient à un fil.
L’intervention en Syrie, l’immense majorité du peuple français est contre.  La remise en cause des conquêtes sociales, et en particulier des retraites, l’immense majorité du peuple travailleur la rejette.

François Hollande n’est pas le premier président de la Ve République à vouloir instaurer un régime corporatiste : tous, depuis le coup d’Etat de De Gaulle en 1958, s’y sont essayés. Tous ont dû renoncer à aller jusqu’au bout, confrontés à la résistance de la classe ouvrière interdisant l’intégration de ses organisations.

N’est pas Bonaparte qui veut. Victor Hugo, naguère, qualifia Napoléon III de « Napoléon le Petit » en comparaison avec son prédécesseur. François le Petit risque fort de se prendre les pieds dans des habits trop grands pour lui.

Quelle forme cela prendra-t-il ? Nul ne peut le dire.
Dans son appel au meeting du 28 septembre (et aux dix-huit meetings dans toute la France), le bureau national du Parti ouvrier indépendant souligne que, pour répondre aux besoins et à l’attente de l’immense majorité, il est nécessaire de « dire avec force — face aux prétentions du président-Bonaparte — la nécessité pour le mouvement ouvrier et démocratique de réaffirmer l’exigence d’en finir avec les institutions de la Ve République, institutions qui donnent tous pouvoirs au président de la République pour mettre à bas les conquêtes, les acquis, les droits arrachés par la lutte de classe, dans le seul but de sauver l’euro et l’Union européenne ».

Tel est le sens de l’invitation adressée aux travailleurs, militants, jeunes, engagés dans le combat contre la « réforme » des retraites, contre les licenciements… à participer au meeting de combat, ouvrier et internationaliste du 28 septembre, espace Charenton, à Paris.

Les grands titres d'Informations Ouvrières  en vidéo
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Un projet de budget 2014 entièrement conforme aux recommandations de la Commission européenne

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Un projet de budget 2014 entièrement conforme aux recommandations de la Commission européenne

budget 2014
Le gouvernement a dévoilé hier les orientations du projet de budget 2014. Il avait été annoncé initialement que la réduction du déficit s’élèverait à 20 milliards d’euros, répartie entre 14 milliards d’économies sur les dépenses publiques et 6 milliards de recettes fiscales supplémentaires. La commission européenne ayant accordé un délai de deux ans pour atteindre un déficit inférieur à 3 % du PIB, imposé par le traité de stabilité budgétaire, le nouveau projet réduit l’effort global à 18 milliards.
La commission avait simultanément demandé que les efforts ne portent pas sur les prélèvements, mais sur la réduction des dépenses publiques, accompagnée de réformes structurelles dans le domaine des retraites, de la protection sociale, de l’administration locale, et de la réduction du « coût du travail ». Ainsi le nouveau projet modifie-t-il profondément la répartition initiale.
La réduction des dépenses publiques a été amplifiée et portée à 15 milliards (9 concernent l’État et les collectivités locales, 6 la Sécurité sociale). Une diminution « sans précédent », selon le Premier ministre. Mais l’augmentation des recettes fiscales a été revue à la baisse et fixée à 3 milliards, essentiellement en stabilisant les prélèvements sur les entreprises.
Les 6 milliards que doit rapporter l’augmentation de la TVA au 1er janvier seront, eux, entièrement consacrés à financer le Crédit compétitivité emploi, pas la réduction du déficit.
Selon les nouvelles règles européennes, ce projet de budget devra être examiné par la Commission européenne avant sa présentation au parlement.
                                                        

Syrie : la Russie et les États-Unis d’Amérique cherchent à s’entendre directement

http://parti-ouvrier-independant.fr

                                  

Syrie : la Russie et les États-Unis d’Amérique cherchent à s’entendre directement

s'informerLes cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU (États-Unis d’Amérique, Russie, Royaume Uni, Chine et France) se sont réunis hier à New-York, sans parvenir à une conclusion sur les moyens de traiter la proposition de Moscou, acceptée par Damas, pour contrôler et détruire les stocks d’armes chimiques de la Syrie. L’accord a butté sur projet français de résolution préparé avec les États-Unis, que la Russie a refusé. Il faisait état de la responsabilité du régime de Bachar El Assad dans l’utilisation de gaz contre la population le 21 août et contenait la menace d’intervention militaire si Damas revenait sur son accord.
Le président russe a choisi, le même jour, de donner une interview au quotidien Le New-York Times, dans lequel il avance que les armes chimiques avaient été utilisées par les rebelles pour provoquer l’intervention des forces américaines promise par le Président Obama en cas d’une utilisation de gaz, qui serait à ses yeux le franchissement de « la ligne rouge ». Wladimir Poutine se déclare de plus résolument opposé à tout recours à la force, estimant qu’elle aurait des conséquences très graves dans tout le Moyen-Orient et pourrait être à l’origine de nouvelles attaques terroristes.
Pour poursuivre le dialogue diplomatique sur l’affaire syrienne, John Kerry, Secrétaire d’État américain, rencontre aujourd’hui, à Genève, le ministre russe des Affaires Etrangères, Sergueï Lavrov, en même temps que des représentants de la Ligue arabe et de l’ONU. Ces rencontres pourraient durer plus d’un jour.
Catégories: InternationalSyrie

Syrie : des médias en position de tir

http://www.m-pep.org/

Syrie : des médias en position de tir
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jeudi 12 septembre 2013
Auteur : par Texte du M’PEP

SYRIE : DES MEDIAS EN POSITION DE TIR

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
Le 12 septembre 2013.
Le traitement de la question syrienne par les grands médias produit un effet de loupe sur leur rôle politique.
Un terrible conflit plonge le peuple syrien dans d’atroces souffrances alimentées par des interventions extérieures : le Hezbollah libanais et des groupes islamistes iraniens qui soutiennent Bachar ; des groupes criminels islamo-fascistes venant de plusieurs pays et qui veulent remplacer le régime syrien par un régime appliquant la charia.
Les États-Unis et certains de leurs alliés se préparent à se mêler à ce conflit au nom des droits de l’homme et de ce qu’ils appellent « le devoir d’ingérence humanitaire ». Pour cela, ils envisagent de bombarder ce pays qui est un État souverain, en contournant le droit international et le Conseil de sécurité de l’ONU.
A plusieurs reprises dans un passé récent, les États-Unis et certains de leurs alliés ont procédé de la sorte au nom des mêmes principes :
  • en Irak, avec pour conséquence une effroyable guerre civile qui dure maintenant depuis plus de dix ans ;
  • au Kosovo, État fabriqué de toute pièce par l’OTAN dont la dérive mafieuse a des conséquences dans toute l’Europe ;
  • en Libye, servant depuis de base aux djihadistes.
Ces exemples – et d’autres encore – ne devraient-ils pas inciter à la retenue ? Car enfin :
  • les bombes lâchées, même si elles le sont au nom des droits de l’Homme, font inévitablement des victimes innocentes ;
  • tout conflit local entraîne un danger pour l’ensemble d’une région, voire pour le monde.
L’ONU se donne pour objectif d’empêcher les conflits, d’en limiter les effets et de tout faire pour y mettre fin. Elle a ordonné une enquête pour savoir qui se livre à des atrocités sur la population civile au moyen d’armes chimiques - interdites par la convention de Genève de 1949 concernant la protection des personnes en cas de conflit armé.
Mais les États-Unis et leurs alliés entendent agir selon leur propre calendrier. Pourquoi cette précipitation ? A moins de considérer qu’il n’est nul besoin d’une enquête pour désigner un coupable, pourquoi ne pas laisser les enquêteurs terminer leur travail ?
Cette question, les principaux médias occidentaux ne la posent pas. Au contraire, en France, les puissants médias privés (groupes Lagardère, Dassault, etc.) et les médias de service public relaient en boucle les résultats des « enquêtes » de l’administration américaine, qui avancent des éléments invérifiables. Pour eux, il semble que les résultats de l’enquête de l’ONU n’aient aucune importance.
Ce simple constat devrait induire même chez les plus va-t-en-guerre de sérieux doutes sur les enjeux réels de l’intervention qui se prépare. A cela on peut ajouter encore cinq raisons supplémentaires :
  • pour intervenir en Irak, le pouvoir étasunien avait produit de fausses preuves au sujet de l’utilisation d’armes « de destruction massive » par le pouvoir irakien. Les médias dominants avaient relayé ce mensonge dans un esprit partisan ;
  • on sait à quel point l’opinion publique joue un rôle déterminant dans les conflits. Cette convergence médiatique, ce matraquage d’un seul point de vue ne peut pas être un hasard alors que les principales puissances militaires ont besoin d’une opinion publique qui leur soit favorable pour intervenir dans les meilleures conditions ;
  • on constate donc dans ces médias une surenchère croissante visant à diaboliser le pouvoir syrien – qui n’a de toute façon pas besoin de cela pour être reconnu comme une dictature. On s’attendait presque fatalement au moment où Bachar El Assad serait qualifié de « nouvel Hitler » comme l’avaient été avant lui Milosevic en 1998 ou Nasser en 1956. C’est le cas depuis le 1er septembre de la bouche d’Harlem Désir qui a traité certains opposants à l’intervention militaire de « munichois » ;
  • la Ligue arabe a enterré le premier rapport qu’elle avait elle-même commandé sur la situation en Syrie il y a quelques mois car ses conclusions n’allaient pas dans le sens qu’elle attendait (la Ligue arabe est très hostile au gouvernement syrien). Mais il serait beaucoup plus compliqué d’enterrer un rapport de l’ONU. Par conséquent, si les médias parviennent à leur fin, la conclusion des enquêteurs de l’ONU sera probablement rendue inaudible par les cris horrifiés d’une opinion publique occidentale « chauffée à blanc », même si elle disculpe finalement le pouvoir Syrien ;
  • il est notable que ni le gouvernement américain, ni le gouvernement français n’ont jamais soutenu les démocrates de ce pays qui payent de leur vie leur opposition au régime depuis des décennies.
On ne développera pas ici les intérêts géostratégiques qui poussent les États-Unis et leurs alliés à vouloir se débarrasser du pouvoir en place en Syrie depuis maintenant fort longtemps. On attirera l’attention sur deux éléments, non-divulgués par les grands médias :
  • l’armée régulière syrienne, qui est une armée de conscription, semble en passe de gagner la guerre ;
  • les « insurgés » - ou présentés comme tels dans les médias occidentaux – ont deux grandes composantes. La première est une ancienne opposition au régime syrien, généralement laïque, qui a été désormais largement marginalisée par la seconde composée de groupes criminels islamo-fascistes venant pour beaucoup de l’étranger. Ces derniers groupes ne bénéficient que d’un très faible soutien de la part de la population syrienne, qui les sait financés par les régimes féodaux des Émirats, armés par la CIA et infiltrés par Al Qaida.
Une situation qui impose aux États-Unis et à leurs alliés, qui se sont officiellement déclarés en faveur des « rebelles », d’agir au plus vite.
Le rôle des grands médias dans la préparation de l’opinion publique à la guerre n’est pas une surprise. Cependant, les sondages d’opinion, tant aux États-Unis qu’en Europe sont - pour le moment - défavorables à une intervention militaire. Peut-être l’opinion publique est-elle devenue plus méfiante que par le passé. Il y aurait en effet au moins trois raisons à cela :
  • la répétition d’une même propagande à quelques années d’intervalle a fini par éventer l’effet recherché ;
  • l’adhésion sans nuance de ces médias à la stratégie étasunienne vis-à-vis de l’Irak a donné le sentiment – justifié - d’une immense tromperie lorsque mensonges et manipulations ont ensuite été révélées ;
  • le ralliement systématique de ces médias à la cause des classes dominantes sur les autres grandes questions politiques du moment est de plus en plus clair pour l’opinion publique.
Quelques exemples peuvent aisément illustrer ce troisième point :
  • la « construction européenne » : à l’occasion de la campagne référendaire de 2005, les grands médias, privés comme publics, ont outrageusement fait campagne pour le « oui », vote auquel appelait la classe dominante. Aujourd’hui, malgré une impopularité forte et grandissante de l’Union européenne dans l’opinion publique, il est encore rarissime d’entendre des grands intellectuels favorables à la rupture d’avec l’UE aux heures de grande écoute ;
  • au sujet des retraites : le seul « débat » autorisé dans ces grands médias porte sur les « solutions » libérales : amputation des pensions ou augmentation des annuités. Il ne porte pas sur le financement des retraites, et donc l’emploi, qui est la question centrale.
On regrettera que des organisations opposées à la guerre adoptent le même comportement que les grands médias, en considérant, par principe, sans attendre les résultats de l’enquête des inspecteurs de l’ONU, que le régime de Bachar el-Assad n’est pas coupable de l’utilisation d’armes chimiques. Nul ne connaît la vérité pour le moment. Les deux parties en conflit sont toutes les deux techniquement et moralement parfaitement capables de commettre de tels actes.
Le M’PEP s’associera à toutes les manifestations contre la guerre. Il soutient les revendications du Mouvement de la Paix :
  • Non à toute intervention armée en Syrie ;
  • Non à la participation de la France à une action militaire ;
  • Négociation et mise en œuvre d’un processus de paix inspiré de Genève II, avec un cessez le feu immédiat ;
  • Non à toute ingérence militaire étrangère ;
  • Embargo sur les armes de toutes provenances ;
  • Organisation des secours aux populations syriennes par les grandes ONG internationales ;
  • Cessation des entraves au droit à l’information ;
  • Saisine du Tribunal Pénal International pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.
Enfin, la France doit retrouver sa souveraineté militaire en sortant de l’OTAN, bras armé de l’impérialisme américain et de l’ordre néo-libéral.