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mercredi 17 juillet 2013

Non au racket de la population et à la privatisation de la gestion du stationnement payant ! – un tract du POI

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Non au racket de la population et à la privatisation de la gestion du stationnement payant ! – un tract du POI

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Le saviez-vous ?
Dans la nuit du 5 au 6 juin derniers, un vote unanime a eu lieu au Sénat.
Il concernait un amendement à la loi sur les métropoles.
Son objet ? Donner aux communes le pouvoir de fixer elles-mêmes le montant de l’amende de stationnement et de la percevoir directement.
Aujourd’hui, si les maires fixent le prix du stationnement, les amendes relèvent de l’Etat.
En vertu du principe républicain d’égalité, leur montant est le même sur tout le territoire : 17 euros. Le contrôle est assuré par des agents assermentés (de l’Etat ou des communes), le recouvrement est effectué par l’Etat.
L’amendement adopté bouleverse le statut juridique du stationnement payant.
Le non-paiement n’est plus passible d’une amende, mais d’une « redevance de post-stationnement ».
Celle-ci serait déterminée librement par la municipalité.
Cela pourrait atteindre le prix d’une journée de stationnement.
Dans les grandes villes, le montant des PV pourrait ainsi monter en flèche. «Cet amendement pourrait permettre de faire passer les amendes à 30 ou 35 euros en région parisienne. C’est l’une des pistes envisagées par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, pour financer le futur réseau de transports en commun du Grand Paris » (France Bleu Ile-de-France).
Véritable retour à avant la Révolution française, avec des taxes différentes d’une cité à une autre !
Et comme si cela ne suffisait pas : les communes pourront faire appel à des organismes privés de contrôle et de recouvrement (article 36 bis de la loi).
Vinci, qui gère déjà la surveillance du stationnement à Bruxelles et dans une centaine d’autres villes d’Europe, est déjà sur les rangs.
Au lendemain du vote de l’amendement, l’action de Vinci a bondi de 3 %.
Résumons : l’amendement adopté à l’unanimité par le Sénat :
— fait voler en éclats l’égalité de traitement sur tout le territoire,
— annonce des hausses insupportables des PV,
— privatise l’ensemble de la gestion du stationnement payant.
Dans tous les domaines et dans le moindre détail, la politique du gouvernement Hollande-Ayrault, soumis à l’Union européenne, disloque la République et l’égalité des droits.
Cela est vrai avec la loi transposant l’accord national interprofessionnel (ANI) qui permet de remettre en cause le Code du travail dans chaque entreprise.
Cela est vrai avec les décrets et la loi Peillon qui territorialisent l’école de la République.
Cela est vrai avec l’acte III de la décentralisation et les projets de métropoles.
« Le POI propose de poursuivre la libre discussion entre travailleurs et militants de toutes tendances engagée à son IVe Congrès pour aider à ouvrir cette voie à la mobilisation unie qui — préservant l’indépendance des organisations ouvrières — bloquera la politique du gouvernement Hollande-Ayrault et la spirale de destruction dictée par l’Union européenne.
C’est pourquoi le POI invite à participer aux assemblées publiques ouvertes qu’il organise dans tout le pays. Il appelle à s’abonner au journal Informations ouvrières qui organise cette libre discussion » (communiqué du bureau national du 29 juin 2013).
Catégories: Tract du POI

Anguille sous roche? L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES par Daniel Gluckstein, Secrétaire national du POI.

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Anguille sous roche

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L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.
Un Premier ministre espagnol au bord de la démission pour corruption, un gouvernement portugais en sursis après avoir dû reculer devant la grève des enseignants, un gouvernement grec sur le fil du rasoir alors qu’il veut faire passer le nouveau plan meurtrier de la troïka supprimant des dizaines de milliers d’emplois : dans toute l’Europe les gouvernements s’enfoncent dans la crise de décomposition politique et institutionnelle.
Confronté lui aussi aux affaires en tous genres, le gouvernement Hollande-Ayrault est à la peine. Il lui faut avancer sur la réforme des retraites malgré le refus des principales confédérations syndicales de s’intégrer dans la conférence sociale. Il lui faut imposer la réforme territoriale malgré la levée de boucliers des élus de toutes tendances par milliers. Il lui faut même parfois reculer (cf. ci-contre).
Comment faire ? Une dépêche Reuters, faisant état de la « concertation » entre Marisol Touraine et les organisations syndicales, nous éclaire sur un scénario envisagé : prendre le temps d’un long débat avant de conclure sur la réforme, et, tout de suite, décider une « petite » augmentation d’un point de la CSG, soit 10 milliards d’euros prélevés sur les budgets déjà exsangues des familles ouvrières ! Semblables scénarios se dessinent sur la réforme territoriale, sur celle du ferroviaire, etc.
Une nouvelle religion est en train de s’imposer, celle du « débat », des « propositions » que chacun est invité à formuler… dès lors qu’est admis comme « indiscutable » que « le statu quo n’est pas possible », et donc « qu’il faut une réforme ». Et pendant ce temps, le gouvernement met au point son projet de loi et, sans attendre, continue de frapper.
Travailleurs, militants, et jeunes, qui cherchent la voie du combat efficace pour bloquer les contre-réformes et plans meurtriers dictés par la troïka et appliqués par Hollande et Ayrault, doivent faire preuve de vigilance. Dès que le mot « débat » est sur la table, il y a anguille sous roche (1).
Hollande a été net, ce 14 juillet : son gouvernement est déterminé à s’attaquer aux retraites, notamment en augmentant la durée de cotisation. Pour la classe ouvrière et ses organisations, l’heure ne devrait donc pas être au débat, mais au combat contre toute mesure menaçant les retraites — augmentation de la CSG, augmentation de la durée de cotisation, remise en cause des régimes spéciaux, etc. Combat pour bloquer les contre-réformes Hollande-Ayrault et, par là même, porter un coup d’arrêt aux attaques de la troïka.
Car en France, pas plus qu’en Espagne, en Grèce, au Portugal, il ne saurait y avoir de politique conforme aux besoins vitaux du peuple sans que ne soit brisé le carcan de l’Union européenne auquel tous les gouvernements et tous les partis institutionnels acceptent de se subordonner, quitte à saupoudrer cette discipline de « débats » pour mieux faire passer la pilule. Cette exigence de rupture sera au centre du meeting du 28 septembre à Paris, et des meetings organisés dans différentes villes en France par le Parti ouvrier indépendant.
(1) Nombreux sont les candidats au « débat ». Ainsi, quelques jours après que FO, CGT, FSU et Solidaires ont décidé la journée interprofessionnelle de grèves et de manifestations du 10 septembre, Attac publie un appel : on y retrouve les signatures ès-qualités de dirigeants de premier plan du Parti socialiste, du Parti communiste, du NPA, mais aussi de la CGT, de la FSU ou de Solidaires, qui, pêle-mêle, politiques et syndicaux, soumettent leurs « propositions » au « débat »…
Catégories: EDITORIAL

Pour lire quelques pages du dernier numéros d'Informations Ouvrières , cliquer ici : -------> IO260_2.

à lire sur le blog de Jean-Luc Mélenchon ,mercredi 17 juillet 2013

 http://www.jean-luc-melenchon.com/lettre/lettre108.html


N° 108 - 17 juillet 2013  
À LA UNE
A Lima avant Quito
Cette deuxième carte postale du mois de juillet prend l’allure d’une interminable lettre. Elle vous arrive de Lima au Pérou. Depuis que je m'y trouve je n'y ai vu qu’un ciel gris. Le bleu et le soleil n’ont jamais percé. Un petit crachin glacé est venu parfois donner l'impression que l'humidité mortelle de l'air se purgeait d'elle-même. En fait, ici, je me trouve dans l’hémisphère sud et c’est donc l'hiver. Les témoignages de l'an passé prétendaient qu'il n'y avait pas vraiment d’hiver ici. Erreur complète. On devine donc combien j'ai hâte de revenir en été. Ce sera chose faite quand je serai en Équateur, au moment où ces lignes seront publiées...
Au sommaire : • L'honnête homme • L’action du nationalisme de gauche au Pérou • Ici, la nouvelle hiérarchie du monde est faite • Quelques leçons de choses • Le procès des étoiles • Que reste-il de mondial à gauche ?
Lire le billet...

Les métropoles suscitent de vives oppositions à l’Assemblée nationale

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Les métropoles suscitent de vives oppositions à l’Assemblée nationale

Métropoles oppositions à l'assemblée nationale
Le projet de loi sur « la modernisation de l’action territoriale et l’affirmation des métropoles » revient devant les députés en deuxième lecture(1) après avoir été profondément modifié par le Sénat qui, en juin, s’était en particulier prononcé contre la création de la métropole du « Grand Paris ». La commission de l’Assemblée nationale chargée du dossier a réécrit le projet et rétabli les dispositions supprimées par les sénateurs.
s'informerLa métropolisation serait ainsi imposée à toutes les agglomérations de plus de 400 000 habitants et non plus seulement à celles qui en feraient la demande. Des « conventions territoriales » seraient signées par les différentes collectivités de chaque région, et celles qui s’y refuseraient se verraient infliger des « contraintes financières ». Le « Grand Paris » serait créé 2015 sous la forme d’un EPCI (Etablissement public de coopération intercommunal) qui se substituerait à toutes les intercommunalités existantes, au grand dam de nombreux élus locaux.
Les députés du Front de gauche ont dénoncé ce projet de loi qualifié de « véritable putsch contre nos institutions républicaines ». « Ce qui est en jeu, ont-ils affirmé, c’est la disparition des communes ». Les écologistes pourraient eux aussi voter contre ce texte, mais au motif qu’il ne prévoit pas l’élection des responsables de ces nouvelles structures au suffrage universel direct. Christian Jacob, président du groupe UMP, a dénoncé quant à lui un projet « peu lisible » qui ne ferait que rajouter « une strate supplémentaire » au « millefeuille administratif ».
(1) il s’agit en fait d’une première lecture pour les députés, car la discussion de ce projet a débuté, comme pour  la plupart de ceux concernant les collectivités locales, au Sénat.
filet pointilles gris
Communiqué du comité départemental de Seine Saint-Denis 16 juillet 2013
ALERTE ! COUP DE FORCE CONTRE LA DÉMOCRATIEpicto_prendre_position
 Le 3 juillet, la commission des lois de l’Assemblée nationale a adopté plusieurs amendements au projet de loi intitulé « Modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles »  discuté  à l’Assemblée nationale à partir du 16 juillet. Présentés par Mme Lebranchu au nom du gouvernement, ces amendements rétablissent dans le projet de loi la constitution de la métropole de Paris, pourtant écartée au mois de juin par un vote du Sénat.
Au pas de charge, le gouvernement veut donc passer en force.
Il s’appuie sur les déclarations d’élus de la région Ile-­‐de-­‐France. Dans notre département, les élus du Parti socialiste, Bartolone, Troussel, Hanotin, Hammadi, Dilain, Goldberg, Popelin, Roger, Le Roux, dans une  lettre ouverte du 1er  juillet adressée au gouvernement, exigent une telle accélération. Dominique Voynet, pour les Verts, et de nombreux députés UMP se prononcent aussi pour la mise en place d’une métropole. Quant aux élus du Front de gauche, s’ils critiquent cette décision, c’est, pour la plupart, davantage sur la forme  que  sur  le  fond.  Ainsi, François Asensi, député de notre département, proteste contre le projet, mais se prononce pour « faire évoluer les institutions franciliennes, évolution indispensable » et demande un référendum afin de permettre aux habitants de la région parisienne « de fixer les orientations fondamentales pour un nouveau pacte métropolitain ».
De quoi s’agit-il ?    Le projet Lebranchu veut liquider les communes.
La métropole du Grand Paris réunirait les 124 communes  de  Paris  et  des  trois  départements  de  la petite couronne (Hauts-­‐de-­‐Seine, Seine-­‐Saint-­‐Denis, Val-­‐de-­‐Marne), regroupés en « territoires » d’au moins 300 000 habitants chacun. Cette  métropole  récupérerait  toutes  les  compétences  déjà  confiées aux actuelles intercommunalités. Elle pourrait éventuellement déléguer à ces intercommunalités — rebaptisées « territoires » — telle ou telle des compétences, mais elle confisquerait entre ses mains :
—   toute la politique du logement, et plus généralement la politique de l’habitat ;
—    tout l’aménagement du territoire, y compris le plan local d’urbanisme, les zones d’aménagement concerté (ZAC) ;
—   tout l’aménagement social, économique, culturel ;
—      tout ce qui concerne l’énergie et l’environnement.
(…)
Avec l’intégration forcée dans un « territoire » d’au moins 300 000 habitants des 22 communes de Seine-­‐Saint-­‐ Denis qui ne sont pas dans une intercommunalité — ou dans une intercommunalité inférieure à la taille exigée —, il ne resterait plus aux municipalités — dont le renouvellement est prévu en mars 2014 — que la seule responsabilité de l’état civil, des inscriptions scolaires et de la répartition de la maigre aide sociale.
Quant aux départements, le projet prévoit la confiscation de toutes leurs prérogatives par la métropole du Grand-­‐Paris, au point que la disparition pure et simple des trois départements de la « petite couronne » est envisagée d’ici à 2020.
Héritage démocratique de la Révolution française, par lequel les délégués peuvent faire prévaloir les intérêts des citoyens, la commune n’a cessé de voir ses prérogatives remises en cause depuis l’adoption des lois Chevènement et Voynet (1999) instaurant les communautés d’agglomération dont le résultat est l’intercommunalité forcée. Il en est de même des départements garantissant l’égalité des droits de tous les citoyens à l’accès aux services publics, à la différence des régions mises en place dans le cadre de l’Union européenne pour relayer sa politique.
L’acte III de la décentralisation, dont la loi en débat à partir du 16  juillet  à  l’Assemblée  nationale  constitue  le premier volet, signifie un bouleversement sans précédent dans le sens de la dislocation de la République héritée de la Révolution française. Cela dans le but, dicté par l’Union européenne, de remettre en cause le cadre national des droits et garanties, qu’il s’agisse des droits garantissant l’égalité entre les citoyens ou des droits  et  garanties arrachés par la lutte de la classe ouvrière.
Ce pas supplémentaire que veut franchir aujourd’hui le gouvernement Hollande-­‐Ayrault-­‐Lebranchu consiste, en décrétant la mort des communes et des départements, à porter un coup majeur à la démocratie de délégation afin d’accélérer la privatisation-­‐démantèlement des services publics.
Depuis des mois et des mois, dans toute la France, des mobilisations massives d’élus se dressent contre l’intercommunalité forcée, contre l’application  de  la  loi du  16  décembre  2010 de  réforme  territoriale  et contre  l’acte  III de  la décentralisation.  Depuis  des  mois  et  des  mois,  dans  toute  la  France,  des  centaines  d’élus  manifestent  contre  la  mise en place des métropoles qui, à Marseille, Lyon, Paris, Toulouse, prétendent étrangler  la  commune  et  le  dépar-­‐ tement,  cellules  de  base  de  la  démocratie.
Rien n’est joué.
Le comité départemental de Seine-Saint-Denis du Parti ouvrier indépendant estime que la plus large unité peut et doit se réaliser pour mettre en échec ce projet liberticide. La base de cette unité, c’est de dire :
—  Non au projet de loi discuté à l’Assemblée nationale à partir du 16 juillet, non à l’acte III de la décentralisation, non à la métropole du Grand Paris !
—  Oui au rétablissement de la pleine liberté des communes de gérer et d’administrer en toute liberté, oui au réengagement financier de l’Etat à hauteur des besoins exprimés !
Le Parti ouvrier indépendant  apporte son soutien à la lettre ouverte à François Hollande,  d’ores  et  déjà contresignée par plus de 700 élus de toutes tendances, à l’appui d’une proposition de loi qui dise : « L’Assemblée nationale décide de rétablir le libre choix des communes de s’associer ou de se dissocier librement dans le cadre de la coopération intercommunale, conformément au mandat explicite de la population. »
Le Parti ouvrier indépendant renouvelle son appel à tous les citoyens, à toutes les forces attachées à la démocratie, à la République,
à l’égalité des droits et aux services publics,
pour affirmer ensemble :
◆       Retour à la liberté des communes de s’associer et se dissocier librement !
◆       Non au projet de métropole du Grand Paris !
◆       Oui aux services publics !
◆       Oui à la démocratie !

Catégories: DÉCENTRALISATION
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à lire sur ReSPUBLICA n° 725 - 17 juillet 2013

                                               

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n°725 - 17/07/2013

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