L’Assemblée nationale a rendu hommage à l’ancien Premier ministre, Pierre Mauroy, décédé vendredi dernier. Claude Bartolone et Jean-Marc Ayrault ont exprimé leurs souvenirs du ténor socialiste.
Le retour de Frédéric Lefebvre dans l’Hémicycle a été salué, avec ironie, par la ministre Hélène Conway qui a rappelé son parachutage dans la circonscription des Français établis en Amérique du Nord.
Le Premier ministre a ensuite pris la parole pour annoncer la dissolution de certains groupuscules d’extrême droite.
Le World Socialist Web Site appelle tous les travailleurs du monde à prendre la défense de Snowden, qui est maintenant soumis à une attaque féroce de la part de l'Etat américain.
Un juge de la Cour fédérale a établi que, durant les élections fédérales de 2011, une base de données du Parti conservateur a servi à mener une vaste campagne nationale pour empêcher des électeurs de voter.
« Le mouvement sera très suivi », a prévu la direction de la SNCF à propos de la grève d’aujourd’hui. Elle a prévu la circulation de 4 trains sur 10 en moyenne sur les lignes TGV et TER, à la suite des appels à la grève (de mercredi 19H00 à vendredi 8H00) des syndicats de cheminots.
Ils rejettent le projet de réforme ferroviaire du gouvernement, qui crée trois établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) et ouvre à un éclatement du système ferroviaire.
Les syndicats CGT, UNSA, Sud-Rail et CFDT, dans leur communiqué, condamnent « l’hyper régionalisation » et la « fragmentation » voulue par la réforme à travers les rapports Bianco et Auxiette. Ils dénoncent l’action de la direction de la SNCF qui « déstructure l’entreprise publique et désorganise la production, presse les conditions sociales pour atteindre ses objectifs contre le service public et le statut des cheminots ».
La fédération FO pointe la responsabilité de l’Europe et de ses mesures, refuse « l’idée d’un carcan imposant l’eurocompatibilité comme modèle » et appelle aussi à la grève du 13 juin « pour la défense du service public, du statut des cheminots », ainsi que du « RH077 », une norme de sécurité ferroviaire.
L’organisation de la grève d’aujourd’hui variera selon le lieu géographique, les différentes catégories de personnel (fret, conduite, entretien) et les syndicats. Les débrayages seront parfois accompagnés de rassemblements comme à la gare Saint-Lazare, où une assemblée générale est appelée par les syndicats CGT, Sud et FO.
"Ça y est, j'ai les sous !", aurait dit Tapie après l'élection de Sarkozy
Selon un ancien proche, l'homme d'affaires aurait prononcé cette phrase le soir de l'élection de Nicolas Sarkozy. Bernard Tapie dément.
Bernard Tapie, en mai 2013 à Marseille (Bouches-du-Rhône). (GERARD JULIEN / AFP)Par Francetv info avec AFP
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Ça y est, j'ai les sous !" Voilà ce qu'aurait lancé Bernard Tapie le 6 mai 2007, le soir de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. C'est un ancien proche de l'homme d'affaires, Benoît Bartherotte, qui décrit la scène dans un entretien au journal Sud Ouest publié mercredi 12 juin. Un récit qui soulève plusieurs questions, d'autant que l'intéréssé a démenti avoir tenu ces propos, jeudi matin.
Quelle est la version de Benoît Bartherotte ?
"En 2007, le soir de la victoire de Nicolas Sarkozy, on l'a tous vu exulter : 'Ça y est, j'ai les sous !'", déclare Benoît Bartherotte, qui a connu Bernard Tapie dans les années 80. Ce soir-là, Bernard Tapie "semblait sûr de lui, l'avenir a prouvé qu'il avait raison, mais à court terme", poursuit-il, faisant référence à la procédure d'arbitrage pour régler le différend entre Tapie et le Crédit lyonnais, qui a donné raison à l'homme d'affaires.
Le Girondin reconnaît avoir eu depuis quelques démêlés avec Tapie. Il décrit un homme "malin", "drôle" et doté d'une "incroyable énergie". Mais à qui il "manque seulement quelques principes moraux". Bernard Tapie est "le thermomètre qui permet de mesurer l’état de déliquescence et de corruption de la société française", juge-t-il.
Quelle est celle de Bernard Tapie ?
Bernard Tapie s'est dit scandalisé et a démenti ces propos, jeudi matin. "Ce type dit n'importe quoi sur moi." "Le soir de l'élection de Sarkozy, j'étais chez moi, avec mes parents, mes enfants, et sauf si ce monsieur était caché dans un placard à balais, je ne vois pas comment il a pu entendre ce que je disais ce soir-là", a-t-il affirmé à l'AFP.
"Que les médias reprennent cette info-là pour en faire une info majeure, ça prouve qu'on est en train de changer de monde", a-t-il encore regretté.
Quel rôle a joué Benoît Bartherotte ?
Benoît Bartherotte s'enorgueillit d'être celui qui a offert à Bernard Tapie sa première victoire face au Crédit lyonnais. Il est celui qui a créé, en 1996, l'Association des petits porteurs pour l'annulation de la vente litigieuse d'Adidas, dont les membres s'estimaient aussi grugés par le Lyonnais. La justice avait condamné la banque, le 7 novembre 1996, à payer une provision de 600 millions de francs (91,5 millions d'euros) aux liquidateurs des sociétés de Bernard Tapie. Le début du feuilleton judiciaire qui a abouti à la décision d'arbitrage.
Que dit-il sur l'arbitrage ?
Benoît Bartherotte estime que Bernard Tapie a été "incontestablement" victime du Crédit lyonnais. Il juge la décision d'arbitrage "logique mais scandaleuse".
Pour convaincre l'Etat de choisir la voie de l'arbitrage pour régler son différend, procédure qui lui a rapporté 403 millions d'euros en 2008, Benoît Bartherotte fait une hypothèse. "Tel que je le connais", dit-il "il aura su promettre un arrangement électoral, comme par exemple se présenter à une élection pour bloquer la gauche à un moment décisif". "Le problème aujourd'hui ne viendrait-il pas du fait que le contrat n'a pas été rempli?", s'interroge-t-il.
Invité par François Hollande, le comique, qui n'a jamais caché ses préférences politiques, a bien fait rire le nouveau président aux dépens de l'ancien....
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À Athènes, où s’inventa le mot démocratie, l’évocation des coups d’État rouvre des plaies cruelles. Dans l’antique cité de Démosthène, nul n’a oublié le règne des colonels, des Papadopoulos et autres Pattakos, qui prenait fin il y a tout juste quarante ans. Certes, il n’y avait pas hier de chars au pied de l’Acropole, et pourtant c’est bien un coup d’État austéritaire qui a été perpétré mardi quand les écrans de la télévision nationale (ERT) se sont obscurcis et que la radio s’est tue.
La fermeture brutale d'ERT, le groupe audiovisuel public grec, a suscité une immense émotion dans le pays et provoqué des rassemblements spontanés de citoyens ulcérés par les décisions du gouvernement et, derrière lui, de la troïka (UE, FMI, BCE).
Athènes (Grèce), envoyé spécial. Toute la journée de ce mercredi, des manifestants ont occupé les locaux du siège de ERT, groupe de chaines de radios et de télévisions publiques. Christos Karayanidis était avec eux toute la journée pour les soutenir. Le député Syriza dénonceles méthodes du gouvernement "qui s’apparentent à celles de la junte".
Les trois militantes européennes du groupe Femen ont été condamnées chacune à quatre mois de prison ferme à l'issue de leur procès mercredi à Tunis. Elles ont été reconnues coupables "d'atteinte aux bonnes moeurs et à la pudeur".
Il "semblait sûr de lui, l'avenir a prouvé qu'il avait raison, mais à court terme", affirme dans un entretien au quotidien "Sud Ouest" un ancien proche de l'homme d'affaires. M. Tapie dément.
La plupart des administrations devraient être fermées jeudi et d'importantes perturbations sont annoncées dans les transports. Plusieurs manifestations sont prévues.
Les cheminots sont mobilisés contre le projet de réforme ferroviaire du gouvernement. En Ile-de-France, le trafic est très perturbé sur les lignes B et D du RER.
L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé la séance de jeudi en baisse de 6,35 %, plombé par une nette remontée du yen à cause d'une mauvaise passe du dollar due aux banques centrales.
Le chef de l'Etat reçoit dès 8 h 30 sept ministres ainsi que le directeur général de Pôle emploi, et Martin Hirsch, président de l'agence du service civique pour une réunion de travail.
Jérémie Zimmermann, porte-parole de la Quadrature du Net, juge que "nous devons questionner notre rapport à la technologie" après le scandale Prism de la NSA.
Les débats avait pris ces derniers jours une tournure inattendue, alors même que sur le fond, les positions des différentes sensibilités de l'appareil socialiste sont bien moins éloignées que par le passé sur la question européenne.
Dans un chat avec les lecteurs du Monde.fr, Elise Massicard, de l'Institut français d'études anatoliennes, à Istanbul, analyse la portée des manifestations en Turquie.
21 % (+2 par rapport à mai) des sondés portant un jugement favorable sur l'action du chef de l'Etat, selon une enquête de l'institut britannique YouGov.
La police anti-émeute turque a évacué la place Taksim d’Istanbul, à grands renforts de gaz lacrymogènes, dans la nuit de mardi à mercredi après une journée de violents affrontements. Elle n’est pas intervenue, cependant, dans le parc Gezi, dont la destruction annoncée est à l’origine de la contestation, transformé en hôpital de fortune pour soigner les manifestants blessés.
Elle a procédé à des dizaines d’arrestations dont celles de 73 avocats qui dénonçaient la brutalité dont elle a fait preuve depuis le début des manifestations. Ces deniers ont été été relâchés dans la soirée. La police est intervenue tout aussi violemment à Ankara pour disperser environ 5 000 manifestants. Le syndicat des médecins a d’autre part annoncé la mort d’une quatrième victime de la répression.
Le Premier ministre Erdogan avait auparavant averti, devant les députés de son parti, l’AKP (Parti de la justice et du développement, issu de la mouvance islamiste), « ceux qui veulent continuer à semer la terreur » que le pouvoir n’était plus disposé « à faire preuve de tolérance ». Il a justifié à l’avance le recours aux forces de l’ordre pour faire évacuer le parc Gezi. Pour lui, « cette affaire est maintenant terminée » et il a appelé les « manifestants sincères » à se retirer.
Après l’évacuation, une rencontre a eu lieu entre le Premier ministre et des personnalités, censées représenter les manifestants mais contestées par la plupart des associations à l’origine du mouvement. À l’issue de la réunion, le gouvernement a annoncé qu’il n’excluait pas un référendum sur l’aménagement de la place Taksim.