| Net rebond de la production industrielle, PIB en hausse |
| Au mois d'avril 2013, la production de l'industrie manufacturière française en volume est en nette augmentation par rapport à mars (+ 2,6 %, après - 0,7 % en mars), selon les chiffres de l'Insee publiés lundi. La production de l'ensemble de l'industrie française est également en hausse (+ 2,2 %). Au cours des trois derniers mois, la production est en hausse dans l'industrie manufacturière (+ 0,8 %) ainsi que dans l'ensemble de l'industrie (+ 0,9 %). Sur ces trois mois, la production augmente légèrement dans les autres produits industriels (+ 0,4 %), et, de façon plus soutenue, dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (+ 1,5 %). Elle croît nettement dans les matériels de transport (+ 2 %). Le raffinage est en forte hausse (+ 14,7 %). A l'inverse, la production est en léger retrait dans les industries agricoles et alimentaires (- 1,2 %). Mais la production manufacturière des trois derniers mois reste cependant en net repli par rapport aux trois mêmes mois de l'année précédente (- 2,3 %). Si l'on compare avec la zone euro, en mars 2013, la production industrielle dans son ensemble était en hausse dans l'Union monétaire (+ 1 %, selon Eurostat), avec, en particulier, une nette augmentation de la production de biens de consommation durables (+ 1,9 %) et, dans une moindre mesure, des biens d'investissement (+ 1,2 %). L'évolution en France en mars était de - 0,6 % pour l'ensemble de l'industrie, de - 1 % pour les biens de consommation durables et de 0 % pour les biens d'investissement (chiffres révisés). |
| La Banque de France a confirmé lundi sa prévision d'une très légère hausse de 0,1 % du produit intérieur brut (PIB) français au deuxième trimestre 2013, alors que la France est entrée au premier trimestre dans sa deuxième récession en quatre ans. Ce pronostic de la Banque de France, publié à l'occasion de son enquête de conjoncture dans l'industrie et les services à la fin de mai, est équivalent à celui établi par l'Insee. Alors que Bruxelles prévoit que la France passe une année en récession avec un recul de 0,1 % de son PIB sur l'ensemble de 2013, le gouvernement a, quant à lui, maintenu en mai sa prévision annuelle de + 0,1 %. |
|
| Indicateurs dans le rouge en Chine... |
| Depuis plusieurs semaines, les statistiques dénotent un coup de frein à l'activité dans l'empire du Milieu, avec une demande intérieure insuffisante pour compenser des exportations de plus en plus atones, elles-mêmes impactées par les difficultés économiques des principaux partenaires économiques du pays. Les exportations ont connu en mai leur plus faible progression depuis près d'un an, la croissance du crédit et celle des investissements ont été moindres qu'attendu tandis que la production industrielle et les ventes au détail n'accélèrent plus, montrent les chiffres publiés ce week-end."Les données de l'activité indiquent une poursuite de l'expansion mais la croissance reste peu convaincante et la dynamique semble avoir ralenti en mai, commente Louis Kuijs, économiste chez RBS, dans une note publiée hier. Les perspectives de croissance à court terme restent sujettes à des risques et on n'exclut pas d'abaisser encore nos prévisions pour 2013." |
| L'économie chinoise a enregistré en 2012 sa croissance la plus faible depuis treize ans, à 7,8 %, et les indicateurs publiés ces derniers mois font craindre que l'objectif de 7,5 % pour cette année soit hors de portée. |
|
| ... dans le vert au Japon |
| La croissance du Japon au 1er trimestre a été révisée en légère hausse, ce qui vient appuyer la politique économique du premier ministre, Shinzo Abe, une combinaison de "3 flèches" appelée "abenomics" et tournée vers le regain d'activité. Selon les nouvelles données publiées lundi, entre janvier et mars derniers, le produit intérieur brut (PIB) s'est affiché en hausse de 1,0 % par rapport à la période octobre-décembre 2012, contre + 0,9 %, d'après les chiffres préliminaires sortis à la mi-mai. En rythme annualisé, le PIB s'est élevé de 4,1 % (au lieu de 3,5 %), a précisé le gouvernement. Le Japon, troisième puissance économique mondiale, s'était tout juste extrait au 4e trimestre 2012 de six mois de récession. Entre janvier et mars 2013, les investissements des entreprises (hors immobilier) ont nettement moins diminué qu'escompté : - 0,3 % par rapport au trimestre précédent, contre - 0,7 % annoncé à la mi-mai. Ce facteur explique à lui seul la révision à la hausse, modeste certes mais qui va dans le sens souhaité par M. Abe. |
| Son gouvernement de droite, en place depuis six mois, conduit une politique orientée vers l'expansion de la demande, grâce à un plan massif de relance (via notamment des travaux publics), une souplesse monétaire accentuée par des dispositions nouvelles de la banque centrale (BoJ) et une stratégie de dérégulation et de réformes pour faciliter la tâche des entrepreneurs. Par ailleurs, l'archipel a dégagé un excédent courant de 750 milliards de yens (5,8 milliards d'euros au taux de change actuel), nettement mieux que ne le prévoyaient les économistes sondés par la presse locale. |
|
| Affaire Tapie : Richard et Rocchi en garde à vue |
| Le PDG d'Orange, Stéphane Richard, et Jean-François Rocchi, président du Consortium de réalisation (CDR), ont été placés lundi en garde à vue dans l'enquête sur l'affaire Tapie, a-t-on appris de source judiciaire. L'ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, alors ministre de l'économie, et le dirigeant du CDR, chargé de gérer le passif du Crédit lyonnais, doivent s'expliquer sur leur choix en faveur de l'arbitrage dont a bénéficié l'homme d'affaires dans son conflit avec la banque. L'enquête a pris un nouveau tournant depuis la mise en examen, fin mai, de Pierre Estoup, l'un des trois juges arbitres, pour escroquerie en bande organisée. Un porte-parole d'Orange a indiqué : "Stéphane Richard est à la tête de ce groupe, et il a un directeur général délégué, Gervais Pellissier, qui par la loi a les mêmes pouvoirs que lui et peut faire fonctionner l'entreprise en son absence. La garde à vue est une mesure usuelle dans une affaire complexe comme celle-ci." |
| Les juges d'instruction du pôle financier de Paris enquêtent sur l'arbitrage qui a permis à l'homme d'affaires d'obtenir en juillet 2008 403 millions d'euros pour solder le litige sur la vente d'Adidas. Ils cherchent à savoir si cet arbitrage a été entaché d'irrégularité et s'attachent pour cela à démonter la chaîne de prises de décision ayant conduit au choix de recourir à un tribunal privé. |
| TEXTOS |
Michelin : le groupe a annoncé lundi un projet de réorganisation en France, confirmant l'arrêt d'ici au premier semestre 2015 de l'activité poids lourds de son site de Joué-lès-Tours (37), qui emploie 930 salariés. 700 postes seront supprimés et des reconversions ou des solutions devraient être proposées. (Lire)
Italie : le PIB de la péninsule a reculé de 0,6 % au 1er trimestre 2013 par rapport au précédent, a indiqué lundi l'Istat. Sur un an, le recul du PIB du 1er trimestre 2013 a également été revu en baisse, à - 2,4 % (contre une estimation provisoire de - 2,3 %), selon Istat.
Internet : Google est en discussion concernant l'achat pour au moins 1 milliard de dollars de l'application mobile de navigation GPS Waze.
|
Retraites : le ministre du travail, Michel Sapin, a qualifié lundi de "bonne hypothèse"l'idée d'un allongement de la durée de cotisation pour contribuer à ramener les régimes de retraite à l'équilibre. Tous les Français seront mis à contribution, a souligné Marisol Touraine, la ministre des affaires sociales dimanche.
Veolia Environnement : le groupe présent dans quatre métiers (l'eau, l'énergie, la gestion des déchets et les transports), engagé depuis trois ans dans un gros effort de désendettement, renoue avec les acquisitions. Il rachète les parts de l'espagnol FCC dans leur filiale commune en Amérique latine, moyennant 150 millions d'euros en numéraire.
|
|
|
 |
| "Comme nous l'avons déjà dit à diverses occasions, il n'y a pas de limite ex ante au montant des opérations monétaires sur titres. Ils seront calibrés pour atteindre leurs objectifs." |
Il n'y a pas de limite au programme de rachat d'obligations souveraines de la Banque centrale européenne, a fait savoir dimanche un porte-parole de l'institution, démentant une information de la presse allemande avant l'examen du mécanisme par la Cour constitutionnelle de Karlsruhe. Le journal dominical Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung croit savoir que la BCE a fixé une limite de 524 milliards d'euros à son programme d'opérations monétaires sur titres (OMT) annoncé en septembre dernier pour faire retomber les taux longs de pays en difficulté. La Cour constitutionnelle de Karlsruhe, qui examinera la légalité du programme OMT mardi et mercredi, a été informée de cette limite, ajoute le journal."L'article est incorrect", a déclaré un porte-parole de l'institut d'émission à Reuters. Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne, a prévenu lundi dans un entretien à la presse que si l'institution monétaire devait revenir sur son programme de rachat d'obligations, cela aurait "des conséquences graves" sur la zone euro. |
|
|
|

 |
|
|
| BLOG |
Dans la famille Bolloré, je voudrais... les fils. Bonne pioche ?
|
Dans la famille Bolloré, je voudrais les fils. Le jeu des sept familles auquel le capitalisme français a l'habitude de se livrer vient de connaître une nouvelle partie. Jeudi 6 juin, Vincent Bolloré a pioché deux noms parmi ses rejetons pour assurer la continuité de son groupe. A Yannick la présidence d'Havas, à Cyrille la direction générale déléguée du groupe Bolloré, antichambre pour succéder au père.
Charbonnier est maître chez soi, me direz-vous, n'en déplaise aux règles de bonne gouvernance. En trente ans, Vincent Bolloré a fait du groupe familial une belle réussite entrepreneuriale grâce à une ingéniosité financière hors du commun. "Le petit prince du cash flow" s'est lui-même fait roi et s'octroie aujourd'hui le droit de partager ses dépendances.
Qu'un Bolloré soit destiné à diriger le groupe Bolloré, quoi de plus normal ? De l'Odet à l'Artois, en passant par le Cambodge, le Nord-Sumatra ou l'Impérial Mediterranean, le nom de ses holdings financières donne le sentiment que le soleil ne se couche jamais sur le royaume de l'homme d'affaires breton. Mais depuis d'autres terres ont été annexées ou sont en voie de l'être. Il y a sept ans, Vincent Bolloré a guerroyé pour conquérir le groupe publicitaire Havas et il s'attaque aujourd'hui à Vivendi, forteresse en péril.
Chez Havas, c'est donc Yannick, à peine l'âge du Christ, qui se retrouve propulsé à la présidence d'un groupe dont Bolloré contrôle 37 % du capital. C'est vrai que le jeune homme est déjà chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres, après quelques faits d'armes dans l'éphémère empire cathodique du père. Le fils sera-t-il à la hauteur? Sempiternelle question de savoir si le gène entrepreneurial est héréditaire.
Mais regardons le verre à moitié plein. Sans ce passage de témoin, nous étions sur le point d'assister à une situation inédite avec 3 des 120 plus grosses entreprises cotées présidées par un même homme: Vivendi, Bolloré, et Havas. D'accord, pour le premier cas, c'est aller vite en besogne. Mais Jean-René Fourtou, le président actuel de Vivendi n'a-t-il pas annoncé lors de la dernière assemblée générale que Vincent Bolloré, ne prendrait pas la présidence tout de suite? Preuve que celle-ci lui a bien été proposée...
|
Lu sur Pertes et profits
|
| TITRES DE L'ÉCONOMIE |
| Le Figaro Economie : Retraite des fonctionnaires : l'avertissement des syndicats |
| Les Echos : Retraites : les dix pièges d'une réforme à risques |
| The Wall Street journal : La Chine met en danger sa croissance pour réduire le niveau de crédit |
| Financial Times : Pétrole : l'intérêt croissant de Pékin pour l'Arctique |
|