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dimanche 20 janvier 2013

Après les aveux d’Armstrong, la confession de Sarkozy ?


Marianne


CHRONIQUE


Après les aveux d’Armstrong, la confession de Sarkozy ?

Dimanche 20 Janvier 2013 à 05:00 |

NICOLAS DOMENACH - MARIANNE


DR



Peut-on s’attendre à ce qu’un jour, point trop éloigné, Nicolas Sarkozy passe aux aveux ? D’un champion l’autre… Lance Armstrong s’est livré à un examen de conscience médiatique au bout de 10 ans, alors on imagine que l’ancien chef de l’Etat se montrera en l’affaire plus rapide. Non point pour confier les secrets de son armoire à pharmacie personnelle ! Encore que cet examen-là ne manquerait pas d’intérêt… 

On s’est beaucoup interrogé en effet sur les ressorts si tendus, et si particuliers, de son hyperactivité. Nicolas Sarkozy était tellement survolté qu’il paraissait parfois en surrégime, quand nombre de ses concurrents semblaient se traîner. Mais on mettra, pour le moment, son bougisme hors normes sur le compte de la grâce d’Etat ainsi que d’une complexion particulière et enfin d’un régime champion observé depuis des années, quand François Hollande par exemple ne l’adopta que trop tardivement pour se montrer aussi affuté. « Super-Sarko » ne confessera donc pas plus ses recettes qu’il ne regrettera son aveuglement à propos justement du si « chargé » Armstrong. Il fut pourtant un des boucliers de Lance… 

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Tunisie. « Ennahda prépare une république islamique à l’iranienne »



Tunisie. « Ennahda prépare une république islamique à l’iranienne »


Rédigé par Martine Gozlan le Dimanche 20 Janvier 2013 à 18:17 commentaire(s)

Alors que le verdict du scandaleux procès du doyen de la Faculté de la Manouba a encore été repoussé, l’universitaire Habib Mellakh raconte dans un livre saisissant le quotidien de l’affrontement avec les salafistes et appelle à l’unité des démocrates contre le projet théocratique et totalitaire islamiste. Rencontre.


Tunisie. « Ennahda prépare une république islamique à l’iranienne »
Dans la guerre d’usure qu’ont livrée les salafistes à l’équipe pédagogique de la Manouba, près de Tunis, depuis le 28 novembre 2011, Habib Mellakh a fait office de scribe. Ce professeur de français, syndicaliste de toujours, avait l’expérience des luttes dans une université qui, sous la dictature, avait défendu les libertés académiques et syndicales. Mellakh s’est tenu vaillamment aux côtés du doyen Habib Kazdaghli 
(victime d’un procès scandaleux, toujours en attente d’un verdict repoussé à mars prochain) en informant jour après jour l’opinion des faits gravissimes qui se déroulaient à la faculté. Il publie aujourd’hui ses « Chroniques du Manoubistan »*. Conçues au départ comme un bulletin interne à l’université, ces notes tissent le récit d’une résistance obstinée à l’obscurantisme. Elles posent aussi les conditions d’une unité des démocrates comme Habib Mellakh nous l’explique dans cette interview...
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Front de gauche, 2014 en débat



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POLITIQUE -  le 18 Janvier 2013
Elections

Front de gauche, 2014 en débat


« Rassemblement » sur des contenus en rupture avec l’austérité semble être le mot d’ordre, pour les prochaines municipales, en voie d’être partagé au sein de la coalition, qui n’a pas arrêté son orientation pour l’instant.
Si 2014 est encore loin et que le Front de gauche a prévenu qu’il ne déserterait pas le terrain politique en 2013, les débats concernant l’ambition et la stratégie à adopter en vue des prochaines échéances électorales ont bien débuté en son sein. Au cœur de ces débats, les contours des futures majorités de gauche de refus de l’austérité aux municipales, alors que le gouvernement PS persiste dans son cap social-libéral.
Parmi les communistes qui comptent dans leurs rangs le plus grand nombre d’élus (environs 12 000, ceux-ci siégeant souvent localement avec toute la gauche), des prises de position s’affirment ici et là. Comme à Toulouse : « Il y aura un accord (en faveur d’une liste d’union de la gauche – NDLR), que ce soit au premier ou au second tour », déclare Pierre Lacaze, responsable départemental du PCF, dans un entretien à la Dépêche, affichant sa volonté de « rassembler, mais sur un contenu » politique.
La question est également à l’ordre du jour au plan national. « L’enjeu municipal sera non seulement celui de la victoire de majorités de gauche contre la droite et l’extrême droite, mais il sera aussi celui du maintien et du développement du maximum de positions municipales aptes à mener la bataille contre les logiques d’austérité », a affirmé, devant le conseil national de son parti, mercredi, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, qui fustige un débat « trop souvent réduit » à la question des alliances. L’ambition ainsi affichée du côté du PCF est celle d’un « rassemblement qui aille au-delà du Front de gauche », permis par « la bataille locale dans de très nombreuses communes »...
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Prise d'otage en Algérie : "Nous, Al Qaïda, annonçons cette opération bénie"


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MONDE -  le 20 Janvier 2013

Prise d'otage en Algérie : "Nous, Al Qaïda, annonçons cette opération bénie"

La prise d'otage en Algérie qui s'est conclue par un violent assaut samedi a à nouveau été revendiquée en vidéo. C'est l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, au nom d'Al Qaïda, qui réclame la fin des opérations au Mali.
Mokhtar Belmokhtar
"Nous, Al Qaïda, annonçons cette opération bénie", déclare le responsable djihadiste dans cette vidéo que le site n'a pas mise en ligne directement et dont il est impossible de vérifier en l'état actuel des choses l'authenticité. "Nous sommes prêts à négocier avec les Occidentaux et le gouvernement algérien à condition qu'ils cessent de bombarder les musulmans du Mali".
D'après les témoignages des rescapés, les islamistes armés assuraient aux otages locaux: "vous, Algériens et musulmans, n'avez rien à craindre : nous cherchons les chrétiens qui tuent nos frères au Mali et en Afghanistan pour piller nos richesses".
Ces témoignages font dire d'ailleurs aux forces algériennes que les ravisseurs étaient bien renseignées : "Ils ne se sont pas rendus au site de l'algérienne GTP, ni sur celui de Sarpi, italien, vide au moment de l'attaque".
Bilan toujours temporaire...
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Le Reborn navigue dans des eaux bien troubles


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POLITIQUE -  le 17 Janvier 2013
Cactus Les dessous chics

Le Reborn navigue dans des eaux bien troubles


Cactus. Chronique de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon. Pour son Noël 2012, Bernard Tapie s’est offert la 
Provence, quotidien du midi. Tel le Phénix qui renaît de ses cendres, le nouveau patron de presse reprend pied à Marseille, dans l’objectif supposé d’une candidature, en 2014, au poste de maire de la deuxième ville de France. Il y fut le roi du football, il pourrait bien être prince de la Canebière.
C’est donc tout naturellement que Bernard Tapie a demandé à la municipalité de Marseille une place dans le Vieux-Port pour y amarrer son yacht. Celui-ci, délicieusement rebaptisé Reborn, c’est-à-dire renaissance en anglais, mesure 70 mètres de long et occupe le 97e rang du palmarès mondial des yachts de luxe. C’est certainement pour gagner quelques places dans ce classement que Bernard Tapie l’a fait rallonger de 5 mètres. Acheté 60 millions d’euros, en 2010, ce palace des mers a été entièrement rénové avec une piste d’hélicoptère, une piscine à contre-courant, un jardin tropical et huit cabines. Il peut être loué, avec ses 25 membres d’équipage, 600 000 euros la semaine. Il peut accueillir 12 hôtes.
Bernard Tapie a pu acquérir ce magnifique bateau grâce à la générosité involontaire des contribuables. 220 millions d’euros (nets d’impôt) lui ont été offerts par un tribunal arbitral, donc hors du cadre juridique stricto sensu, en 2008. Ce joli chèque lui a été remis en dédommagement des pertes subies en février 1993 à l’occasion de la vente de l’entreprise Adidas par le Crédit lyonnais. Un pactole qui a contribué à ce renouveau du personnage pour lequel il n’y a pas de petits profits. Le Reborn navigue en effet sous pavillon de complaisance, localisé dans une île particulièrement recherchée pour cet usage, Man, située entre l’Écosse et l’Irlande : la fiscalité y est au moins aussi douce que le climat...
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Virgin : "Je comprends qu'il y ait une grande déception" dit Butler


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SOCIAL-ECO -  le 20 Janvier 2013

Virgin : "Je comprends qu'il y ait une grande déception" dit Butler


C'est Walter Butler, actionnaire principal et fossoyeur de Virgin Stores, qui le reconnaît. Un mea culpa ? Un mot d'excuse envers les 1000 salariés sur le carreau ? Non, juste qu'un spéculateur "ne peut pas réussir à chaque fois".
Ce sera dans l'émission "Capital" de M6 diffusé ce dimanche soir. Walter Butler y reconnaît, selon une retranscription de l'entretien obtenue par l'AFP, avoir échoué à relancer le distributeur de biens culturels. "Je comprends qu'il y ait une grande déception.... Pour nous aussi c'est clairement un échec mais dans le métier que l'on fait on ne peut pas réussir à chaque fois", affirme le patron du fonds Butler Capital Partners qui détient 74% de Virgin.
Dans cet entretien enregistré vendredi, M. Butler s'exprime pour la première fois depuis l'annonce du dépôt de bilan puis du redressement judiciaire des magasins Virgin. Il évoque à la fois "un sujet de cherté des loyers" pour Virgin, mais également une situation économique "très difficile" pour ce type de produits culturels...
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Fiscalité du numérique: pourquoi taxer l’exploitation des données personnelles

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  le 20 Janvier 2013

Fiscalité du numérique: pourquoi taxer l’exploitation des données personnelles


Un Data Center de Google, où sont stockées les données personnelles des utilisateurs du moteur de recherche
Une mission gouvernementale a rendu un rapport envisageant de taxer Google, Facebook et consort, selon le volume de données personnelles qu'ils collectent et exploitent. Et le projet apparaît d'autant plus juste, que par le simple fait d’être présent en ligne, on travaille et crée de la valeur pour ces entreprises, c’est le Digital Labor. Explications.
A l’origine de ce rapport rendu ce vendredi, le gouvernement qui a confié à Pierre Collin, conseiller d'Etat, et à Nicolas Colin, inspecteur des Finances, le soin de trouver des idées pour taxer les groupes internationaux qui "éludent ou minorent" leur imposition en France, tels Google, Apple, Facebook et Amazon. Le rapport prend un biais. Il propose de taxer ces entreprises selon le volume des données personnelles des Français qu’elles exploitent, en tant que ces données seraient représentatives d’un volume d’activité économique échappant à l'impôt sur le territoire. C’est assez vrai, mais un autre argument plaide pour cette taxe.
Notre participation en ligne est en fait une forme de travail. Qui en tant que tel, pourrait être rémunéré, ou au moins taxé pour permettre la redistribution de la valeur créée. Car notre simple présence en ligne génère de la valeur : toutes les activités de publication (blog, commentaires, partage sur les réseaux sociaux), le ciblage marketing, l’exploitation de données personnelles (Data mining) et même le simple fait de cliquer sur un lien crée de la valeur…
On estime globalement que la richesse créée par un internaute moyen, qui navigue sur Internet via des moteurs de recherche et des réseaux sociaux rapporte entre 20 et 30 euros par mois aux propriétaires de plateformes, tout en participant à améliorer leur outil. C’est ce qu’un chercheur, Trebor Scholz, appelle le Digital Labor...
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Reportage : Colère à la chaîne à l’usine PSA d’Aulnay


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SOCIAL-ECO -  le 18 Janvier 2013
Automobile

Reportage : Colère à la chaîne à l’usine PSA d’Aulnay




Devant l’intransigeance de la direction, qui leur refuse de sérieuses garanties de reclassement et des indemnités décentes, plusieurs centaines d’ouvriers sont en grève. Reportage.
Six mois après l’annonce de la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le feu de la révolte a enfin pris. Face au refus de PSA d’octroyer de réelles garanties de reclassement et des indemnités dignes de ce nom après déjà six réunions de négociations, environ 600 ouvriers ont décidé, mercredi, de bloquer la production de la Citroën C3, à la veille d’une nouvelle séance de discussions sur les primes de départ. Vu de l’extérieur, on pourrait avoir l’impression que le lion vient de se réveiller après des mois de torpeur. La réalité est plus proche d’une ébullition spectaculaire après des mois de frémissement discret organisé par un carré d’inlassables combattants depuis la révélation, en juin 2011, d’une note interne de la direction condamnant Aulnay.
Les salariés se réapproprient l’usine...
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François Asensi sur le Mali : "Une alchimie dangereuse pour les peuples"



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MONDE -  le 18 Janvier 2013
Mali

François Asensi sur le Mali : "Une alchimie dangereuse pour les peuples"

Nos questions à François Asensi, député, orateur du groupe Front 
de gauche à l’Assemblée nationale lors du débat sur le Mali, à propos de la position du groupe parlementaire sur l'intervention militaire française au Mali.
Il est rare que le camp progressiste français approuve 
une intervention militaire à l’étranger, pourquoi le Mali fait-il exception ?
François Asensi. Nous avons affaire là à des groupes extrémistes sanguinaires, voulant imposer une société moyenâgeuse. Ce fondamentalisme est une nouvelle forme de fascisme. Il ne faut pas se tromper sur la nature des régimes dictatoriaux qu’ils tentent d’imposer, 
qui sont une grave menace pour l’ensemble 
des progressistes. Il faut tout faire pour barrer la route 
à ces groupes qui entendent dépecer le Mali.
Les buts sont-ils identifiés ?
François Asensi. Je ne suis pas naïf envers les arrière-pensées hégémoniques ou néocoloniales qui peuvent être à l’œuvre et voudraient préserver des intérêts 
de multinationales en Afrique. Quand considérera-t-on que la mission de la France est terminée ? Mais 
la priorité demeure de permettre au Mali de retrouver 
son intégrité, de se doter d’institutions démocratiques, 
et de suivre un chemin progressiste. L’intervention militaire n’est évidemment pas de nature à fixer ces étapes-là, mais elle est un préalable. Une non-intervention aurait 
été une lâcheté, la France doit affirmer clairement l’objectif, la reconstruction d’un État démocratique 
– et s’y limiter. Cette intervention suscite un certain malaise, probablement en raison du deuil impossible 
et inachevé de la Françafrique. Comment ne pas percevoir le poids de la colonisation et l’héritage de frontières tracées artificiellement, dans le conflit actuel ?
En même temps, vous avez exprimé, au nom du groupe, 
de « lourdes réserves »…
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Le Syndicat des avocats de France démonte l’accord sur la flexibilité


http://entente-internationale-des-travailleurs-eit-ilc.blogspirit.com/


FRANCE : Le Syndicat des avocats de France 

démonte l’accord sur la flexibilité

Le gouvernement voulait un« compromis historique ». C’est raté : l’accord interprofessionnel du vendredi 11 janvier sur la « compétitivité des entreprises » et la « sécurisation de l’emploi » (1) n’a été signé ni par la CGT ni par FO. Le Syndicat des avocats de France (SAF) dénonce le texte comme « une destruction majeure du droit des salariés », que le gouvernement voudrait maintenant inscrire dans la loi.
DOCUMENTExtraits du communiqué du Syndicat des avocats de France, Paris, le 9 janvier 2013 (2)
Ce n’est pas de sécurisation de l’emploi dont il est question à chaque ligne du projet d’accord national interprofessionnel élaboré par le Medef. La sécurisation n’y est conçue qu’au profit des entreprises, pour se prémunir de toute obligation de transparence et de justification, et se constituer une véritable immunité judiciaire.

La revendication n’est pas neuve ; elle a déjà servi de fil rouge à l’ensemble des positions patronales des quinze dernières années et a connu déjà plusieurs succès, avec le mécanisme de la rupture conventionnelle obtenue des partenaires sociaux puis du législateur en 2008, ou la pratique des plans de départs volontaires qui se répand elle aussi sans aucun contrôle judiciaire possible.
Mais le Medef n’entend pas s’en contenter, et réclame désormais le droit (…) :
1 Un bouleversement de la législation sur les licenciements- de licencier sans avoir à justifier d’un motif économique le salarié qui aura refusé une modification de son poste ou de son lieu de travail dans le cadre d’une réorganisation, et de s’exonérer par là même de toute mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi et des règles encadrant le licenciement économique.
2 La baisse forcée des salairesde licencier sans contrôle les salariés refusant les modifications de leur rémunération rémunération ou de leur temps de travail issues des accords dits “de maintien dans l’emploi”, en se libérant là aussi de toutes les règles propres au licenciement pour motif économique ;
4 Accélération des licenciementslorsque l’obligation de mettre en oeuvre un plan de sauvegarde de l’emploi n’aura pu être contournée, de s’affranchir par accord collectif de toutes les règles encadrant sa présentation, ou de se prémunir de tout contrôle judiciaire sur ce plan par le jeu d’une homologation de l’administration du travail pouvant être simplement implicite (…) ; de compenser a posteriori l’indigence de la motivation des lettres de licenciement ;
5 Limitation des indemnités gagnées au tribunal des prud’hommesde plafonner le risque financier des litiges par une barémisation des indemnités en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse ;
6 Remise en cause des possibilités d’attaquer en justice tout plan de licenciementd’échapper encore et enfin à tout contrôle judiciaire et risque de sanction par des délais de prescription exceptionnellement brefs
 7 Des contreparties illusoiresIl ne s’agit là que d’une brève synthèse des réformes réclamées par le Medef pour aboutir à une destruction majeure du droit des salariés au respect de leur contrat de travail et de leur droit à l’emploi (…). En guise de contreparties, le Medef ne propose aux syndicats que des mesures qui ont en réalité l’objectif de créer un véritable statut de la précarité, pour mieux développer ce marché du travail précaire qui désespère tant les salariés.
La véritable sécurité pour le salarié, c’est celle de conserver son emploi, ou d’en retrouver un, pérenne et digne, dans des délais très brefs, et non celle consistant à obtenir des droits sociaux maintenus en cas de perte d’emploi en contrepartie de la possibilité de perdre plus facilement celui-ci. Il paraît illusoire d’obtenir des droits nouveaux potentiels pour les salariés les plus précaires si cela se fait en contrepartie d’une précarisation générale de l’ensemble des salariés (…). »
(1) L’intitulé officiel complet de l’accord est :« Accord national interprofessionnel du 11 janvier2013 pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés. »(2) Ce communiqué a été rédigé par le SAF avant la conclusion de l’accord, sur la base du projet avancé par le patronat le 9 janvier, qui a ensuite été modifié à la marge. Toutes les dispositions de flexibilité dénoncées par le SAF dans les extraits de ce communiqué ont été intégralement reprises dans l’accord définitif.
(Les intertitres sont de la rédaction.)
 Extrait d’INFORMATIONS OUVRIÈRES journal du Parti ouvrier indépendant (POI) nouvelle série N0 234 (2628) Semaine du 17 au 23 janvier 2013