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jeudi 13 décembre 2012

ArcelorMittal, PSA, Petroplus… : nationalisation !


Un article du journal LA RIPOSTE
La riposte

ArcelorMittal, PSA, Petroplus… : nationalisation ! 

jeudi 13 décembre 2012

ArcelorMittal, PSA, Petroplus… : nationalisation !
En évoquant la possibilité de nationaliser temporairement le site ArcelorMittal de Florange, Arnaud Montebourg a fait bondir de rage la patronne des patrons, Mme Parisot, qui a qualifié cette idée de « purement scandaleuse ». Selon la présidente du Medef, «  toute notre société est construite sur un principe essentiel, celui du droit de propriété [...]. Ebranler ce principe, comme ça, à la va-vite, c’est très grave ». Ce qui est « très grave » à nos yeux, c’est plutôt la situation de milliers de travailleurs et de familles menacés de chômage, que ce soit chez ArcelorMittal, Pétroplus, PSA ou ailleurs – la liste s’allonge de semaine en semaine. Mais ceci n’émeut pas Mme Parisot, qui consacre sa vie à la cause du « droit de propriété », ou plus précisément du droit de propriété capitaliste, c’est-à-dire du droit d’accumuler d’énormes profits sur le dos des salariés et de les jeter à la rue du jour au lendemain.
Tous les travailleurs conscients le savent : lorsque Mme Parisot s’indigne de quelque chose, il y a de fortes chances pour que cette chose soit positive du point de vue de notre classe. Et c’est bien le cas ici. Ce qui a scandalisé la présidente du Medef, ce n’est pas tellement le sort des actionnaires d’ArcelorMittal, qui n’auraient pas beaucoup souffert de la nationalisation du site de Florange en elle-même, d’autant que Montebourg se montrait disposé à le racheter au prix fort. Non, ce qui a sonné l’alarme dans les locaux du Medef, c’est le fait qu’une nationalisation, même temporaire, même sous la forme d’un « rachat » rubis sur l’ongle, aurait créé un dangereux précédent du point de vue des intérêts de la classe dirigeante. Car si on nationalise le site de Florange, pourquoi ne pas nationaliser aussi PSA Aulnay, Pétroplus, les chantiers navals de Saint-Nazaire et tous les autres sites industriels qui sont – ou seront bientôt – menacés de plans sociaux ? Voilà ce qui, plus que tout le reste, a fait reculer un gouvernement « socialiste » très sensible aux pressions du patronat.
Cependant, pour Mme Parisot, le mal est fait. L’idée de « nationalisation », qui depuis 30 ans avait pratiquement disparu du vocabulaire des grands partis de gauche, a été avancée au plus haut niveau de l’Etat. Elle circule désormais dans les esprits, dans les organisations syndicales – et revient au sommet du PCF. La Riposte, qui a toujours défendu ce mot d’ordre, s’en félicite et appelle l’ensemble des organisations du mouvement ouvrier à ouvrir un grand débat sur ce thème, en le liant étroitement aux luttes en cours dans les différentes entreprises menacées de fermetures ou de plans sociaux.
Il faut faire la clarté sur un certain nombre d’aspects de cette question. Toutes les « nationalisations » ne se valent pas, de notre point de vue. Montebourg proposait de racheter le site de Florange, le temps de trouver un hypothétique « repreneur » capitaliste qui, naturellement, aurait posé toutes sortes d’exigences en termes d’effectifs, de salaires, de conditions de travail, etc. Cela aurait certes constitué un répit bienvenu pour les travailleurs de Florange, mais pas une solution à long terme. Subventionner le site avec de l’argent public, le temps de le céder à d’autres actionnaires tout aussi avides de profits que les précédents, et qui n’hésiteront pas à fermer le site le jour où ils le jugeront insuffisamment rentable, cela ne règle pas le problème. Une nationalisation temporaire revient à « socialiser les pertes et privatiser les profits ». Il faut se battre pour une nationalisation définitive du site de Florange.
Jean-Marc Ayrault affirmait par ailleurs, dans le JDD du 9 décembre, que la nationalisation du site de Florange « coûterait au moins un milliard d’euros ». Or, autant l’indemnisation des capitalistes n’est pas pour nous une question de principe, autant il n’y aurait dans ce cas précis aucune raison d’indemniser les grands actionnaires d’ArcelorMittal, qui se sont distribué 2,8 milliards d’euros de dividendes au cours de l’année 2011, dont plus de 900 millions d’euros pour la seule famille Mittal. En outre, le ministre Jérôme Cahuzac a reconnu que les patrons du groupe ont « transféré une grande partie des bénéfices hors de nos frontières, notamment au Luxembourg », de façon à payer un minimum d’impôts en France. A tout cela s’ajoutent les nombreuses subventions publiques dont ArcelorMittal a bénéficié depuis 2006. Les grands actionnaires ont très largement amorti leurs investissements dans le site de Florange. Ils doivent être expropriés, sans indemnisation.
Comment les patrons d’ArcelorMittal réagiraient à ce que nous proposons ? Très mal. De son côté, Mme Parisot en ferait probablement un ulcère principiel foudroyant. Quant à la réponse des patrons du groupe à une telle mesure, on peut s’en faire une idée dans les menaces à peine voilées que contient une récente « lettre aux salariés » du PDG Lakshmi Mittal : « Pour ce qui est de la nationalisation, nos étions confiants que le gouvernement déciderait finalement de ne pas prendre ce chemin, étant donné que celui-ci aurait été préjudiciable pour ArcelorMittal en France ». Traduction : « nous avons menacé le gouvernement de supprimer des emplois sur d’autres sites d’ArcelorMittal en France », ce qui eut été « préjudiciable » aux travailleurs concernés.
Le groupe emploie en effet 20 000 salariés dans le pays. Et bien sûr, ses patrons soumettent les différents sites à une concurrence permanente pour en extraire un maximum de profits. En expliquant que le site de Florange « n’est pas assez compétitif », le PDG d’ArcelorMittal envoie un message sans ambiguïté à tous les salariés : « soyez compétitifs – sinon… ». Et pour que les choses soient parfaitement claires, Lakshmi Mittal écrit, dans le même courrier aux salariés du groupe : « Le site de Florange ne fonctionne pas isolément – un tiers des brames produites à Dunkerque sont destinées à Florange. Par conséquent, si nous n’avions rien fait à Florange, nous aurions transféré ailleurs le déséquilibre de la demande » – étant entendu que « transfér[er] ailleurs le déséquilibre de la demande » signifie, en clair, licencier des travailleurs.
Que faire, face à ce monstrueux chantage ? Le gouvernement a immédiatement capitulé, se contentant d’un « accord » auquel personne ne croit, qui ne règle rien et dont le seul élément concret, à ce stade, consiste à supprimer des emplois sur le site de Basse-Indre, sous prétexte de les transférer à Florange [1]. La seule manière d’arracher à Lakshmi Mittal la possibilité d’exercer son chantage, ce serait de nationaliser non seulement le site de Florange, mais l’ensemble des sites du groupe en France – en les plaçant sous le contrôle démocratique des salariés. Et ce qui vaut pour ArcelorMittal vaut également pour PSA, Petroplus, les chantiers navals de Saint-Nazaire et tous les fleurons de l’industrie victimes de l’avarice capitaliste.
Mme Parisot a raison sur un point : « toute notre société est construite sur [le] principe essentiel » de la propriété capitaliste – qui d’ailleurs n’est pas seulement un « principe » : c’est une réalité matérielle et sociale omniprésente, le socle de l’ordre établi. Or si « notre société », la société capitaliste, convient parfaitement à Mme Parisot et à sa classe de parasites, elle mène la jeunesse et les travailleurs au désastre. La propriété privée des grands moyens de production est devenue un obstacle au progrès social. Il faut donc en finir avec ce « principe », c’est-à-dire exproprier les grands capitalistes et placer les principaux leviers de l’économie sous le contrôle des salariés, dans le cadre d’une planification rationnelle et démocratique de la production. Si le PCF, le Front de Gauche et le mouvement syndical – CGT en tête – menaient une grande campagne pour l’expliquer systématiquement, en s’appuyant sur des luttes des travailleurs menacés de fermetures ou de plans sociaux, cela rencontrerait un immense écho dans la masse de la population, à commencer par les travailleurs concernés.
La Riposte
[1] Voir : http://www.lemonde.fr/economie/arti...

Jean-Luc Mélenchon: le socialisme »n'a pas besoin d'être utopique. C'est une réponse concrète aux problèmes concrets »




Jean-Luc Mélenchon: le socialisme »n'a pas besoin d'être utopique. C'est une réponse concrète aux problèmes concrets »- vidéo

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/video/2012/dec/13/jean-luc-melenchon-video



Jean-Luc Mélenchon, leader du Front de gauche en France, s'adresse à Seumas Milne. Il dit: • Sur Hollande: «Il avala le tout traité dans son ensemble Merkozy» • Sur la dette: «La BCE devrait prêter de l'argent directement aux États membres • Sur les agences de notation: «Thugs qui attaquent au hasard un autre, mais ne respectent pas n'importe qui» • Sur l'échec du néo-libéralisme: «Bon débarras!

Supervision bancaire : les États de l’Union européenne parviennent finalement à un compromis

Parti Ouvrier Indépendant

   http://parti-ouvrier-independant.fr/


Supervision bancaire : les États de l’Union européenne parviennent finalement à un compromis

s'informerAprès quatre mois de négociation et quatorze heures d’un débat que le ministre français Moscovici a qualifié de « laborieux , compliqué », les 27 ministres des finances de l’Union européenne ont dans la nuit de mercredi à jeudi réussi à se mettre d’accord sur un compromis permettant la création d’un organe de supervision bancaire. C’était la condition préalable à l’utilisation du fonds de secours européen destiné à recapitaliser les banques en difficulté.
Les critères de taille retenus font qu’environ 200 banques sur 6 000 seront concernées, dont au moins les trois principales de chaque pays, l’Allemagne ayant obtenu que ses banques régionales échappent au contrôle.
Un dispositif spécifique complexe a dû être inventé afin de pouvoir intégrer les pays hors de la zone euro. Dans un premier temps, ils ne seront pas affectés par le mécanisme, qui ne s’appliquera qu’à partir du 1er mars 2014. Le Royaume-Uni, la Suède et la République tchèque ont cependant refusé d’y participer.
Michel Barnier, le commissaire européen, a parlé d’un « accord historique » mais le ministre allemand des finances a déclaré qu’il fallait être « modeste ».
Dans un article récent sur la régulation bancaire, l’hebdomadaire The Economist insistait sur la fragilité de ces mécanismes complexes et concluait qu’ « aucune régulation n’est infaillible », rappelant que les banques américaines avaient, depuis les années trente, été soumises à un nombre croissant de réglementations, qui n’avaient pourtant pas permis d’éviter la crise de 2007.

Jean-Luc Mélenchon est l'invité(e) de Léa Salamé et Marc Fauvelle



Chronique du mercredi 12 décembre

Jean-Luc Mélenchon est l'invité(e) de Léa Salamé et Marc Fauvelle sur le plateau de l'Edition permanente du 18-22.



Jean- Luc Mélenchon en direct de Florange  avec sidérurgistes de Arcélor-Mittal

http://www.itele.fr/emissions/chronique/linvite-du-18-22

L’économie politique du renflouement bancaire espagnol

L’économie politique du renflouement bancaire espagnol <----- à lire sur le site du WSWS

Égypte : L’armée annule la réunion au sommet qu’elle avait convoquée


FLASH♦ Égypte : L’armée annule la réunion au sommet qu’elle avait convoquée

La rencontre prévue mercredi au Caire entre gouvernement et les forces politiques de tous bords a été annulée par l’armée égyptienne et reportée à une date non précisée.
Le Front du salut national, coalition d’opposition, a appelé à voter « non » au référendum prévu le 15 décembre et  a exigé des « garanties ».

Florange : l’opposition à l’accord Mittal-gouvernement grandit


Florange : l’opposition à l’accord Mittal-gouvernement grandit

s'informerDirection et syndicats d’ArcelorMittal se réunissent aujourd’hui à l’occasion d’un comité central d’entreprise extraordinaire, avec en toile de fond la grève sur le site de Basse-Indre (Loire-Atlantique) et une opposition grandissante à l’accord signé par le premier ministre Ayrault et Mittal qui fait disparaître, à Florange (Moselle), la phase « à chaud » et ses 629 postes.
Dans ce cadre, la « commission de suivi » de l’accord, doit se mettre en place sous la direction du sous-préfet François Marzorati, qui avait déjà suivi le dossier de l’usine de Gandrange fermée en 2009, et qui a prévenu que la commission n’est pas « un lieu de renégociation » de l’accord.
Le CFDT et la CFE-CGC y participeront « pour faire respecter l’accord », que Laurent Berger, nouveau secrétaire national de la CFDT, trouve « acceptable ».
Norbert Cima (FO) « refuse l’accord tel qu’il est » et Yves Fabri (CGT) a déclaré au quotidien Le Républicain Lorrain, hier, que, « en aucun cas la CGT de Florange n’accompagnera le démantèlement ». Il précise : « aujourd’hui, on demande à la CGT d’être autour de la table pour accompagner cet accord : pas question ! ».
De leur côté des responsables politiques ont apporté aux syndicalistes le soutien de leurs partis. Ainsi, Pierre Laurent (PCF) a déploré « le manque d’engagement réel » du groupe, et il a rejoint Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) et Olivier Besancenot (NPA) sur la proposition d’une marche de solidarité avec les ouvriers d’ArcelorMittal.

mercredi 12 décembre 2012

Washington découvre des terroristes en Syrie

Washington découvre des terroristes en Syrie <------- à lire sur le site du WSWS

Plus de onze mille signatures pour la défense de l’hôpital d’Argenteuil


Plus de onze mille signatures pour la défense de l’hôpital d’Argenteuil

Argenteuil manifeste
s'informerUne centaine d’habitants d’Argenteuil et de Bezons (Val d’Oise) se sont rassemblés cet après-midi devant le ministère de la Santé pour appuyer une délégation du Comité de défense de l’hôpital d’Argenteuil. Une pétition a été déposée, exigeant notamment le « maintien de la radiothérapie à l’hôpital d’Argenteuil », l’ « abrogation de la loi HPST » (Hôpital, patients, santé et territoires, dite loi Bachelot) et l’ « arrêt des fermetures d’établissements, de services hospitaliers, de maternités, centre d’IVG, centres de santé tant dans le secteur des soins que dans celui de la prise en charge du handicap et des personnes âgées ».
Argenteuil
Une des responsables du comité, Christiane Leser, a rendu compte  de l’entretien, où elle a «  remis à la conseillère de la ministre 11 455 signatures » et où la délégation « a fait remarquer qu’un tel niveau de mobilisation », exprimait « la détermination de la population à garder son hôpital public et en particulier le service de radiothérapie ». Au cours de la discussion, a relaté Christiane Leser, « la conseillère nous a dit qu’elle prenait contact avec l’ARS (Agence Régionale de Santé, NDLR) pour que nous ayons la proposition d’une date de rencontre avant les fêtes pour avancer là-dessus ». Mais, commente-t-elle, « en dehors de ça, pour l’instant, nous n’avons aucune assurance, ni sur la radiothérapie, ni sur la rythmologie cardiaque ». Elle avertit : « On est en attente, mais en attente vigilante. Si on n’a pas ce rendez-vous cette semaine, on réagira ».
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Maintien de la radiothérapie de l’hôpital d’Argenteuil, abrogation de la loi Bachelot

Dans un tract diffusé avant et pendant la manifestation le POI du Val d’Oise reprend les informations données par le comité de défense de l’hôpital d’Argenteuil sur la fermeture « possible » du service de radiothérapie et la mise en place dans le plus grand secret d’une « fédération inter hospitalière d’onco-hématologie entre les hôpitaux d’Argenteuil et d’Eaubonne ». 
Le POI récuse la politique du gouvernement. « Refusant de rompre avec les injonctions de l’Union européenne en matière de dépense publiques, le gouvernement refuse d’abroger la loi HPST (la loi Bachelot). Pour respecter les critères de Maastricht et ramener le déficit à 3 % d ici fin 2013, il faut réduire le budget de la sécurité sociale et donc l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM) : il est prévu une économie de 2,4 milliards d’euros. »
« Le gouvernement prévoit en 2013 de n’augmenter les dépenses de santé que de 0,2 % ! Le taux d’augmentation annoncé ne permet même pas de financer les dépenses de fonctionnement ! Résultat : 657 millions en moins pour les hôpitaux ! Et c’est dans le cadre des restrictions budgétaires que l’ARS met au point son plan régional de santé qui intègre et aggrave toutes ces restructurations et suppressions de postes. « 
Voilà pourquoi le POI soutenait le rassemblement décidé par le comité de défense de l’hôpital d’Argenteuil et se prononce « pour aider à la réalisation de l’unité des travailleurs et de la population pour le maintien de la radiothérapie à Argenteuil, le maintien et la réouverture de tous les services, tous les postes dans les hôpitaux du Val d’Oise, l’abrogation de la loi Bachelot et de la tarification de l’activité ».
Contact POI 95 : François LEFEBVRE tél : 06 19 80 00 16 – fldn95@gmail.com – http://poi95.free.fr

Exil fiscal : Assez pleurniché, il faut agir !

Exil fiscal : Assez pleurniché, il faut agir !    <------ à lire sur le blog de Jean-Luc Mélenchon