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mardi 11 décembre 2012

Les professionnels de la santé, à Madrid, contre les privatisations et les coupes budgétaires


Parti Ouvrier Indépendant


Les professionnels de la santé, à Madrid, contre les privatisations et les coupes budgétaires

15/09/2012. Madrid, Espagne. Montée sur madrid à l'appel des syndicats.
s'informerAvec slogan sont sans équivoque : « NO » accompagné d’une paire de ciseaux pour refuser les coupes, 75 000 professionnels  de la santé, médecins et infirmières, de la Région de Madrid ont manifesté dimanche dans la capitale espagnole.
Ils s’opposent à la privatisation prévue de six hôpitaux et de 27 dispensaires sur 270, après une première marée blanche le 18 novembre et nombre d’occupations d’hôpitaux et de manifestations.
Des médecins disent manifester pour la première fois et ne plus voter pour le Parti Populaire, parti conservateur au pouvoir : « je pense que couper dans la santé est une honte ». Beaucoup craignent qu’avec la privatisation, la qualité des soins se dégrade. De nombreux manifestants  pensent que c’est un « vol ». Pour cette infirmière d’un hôpital de Madrid, les cas les plus chers seront réservés à l‘hôpital public et les hôpitaux privés ne conserveront que ce qui est rentable.
15/09/2012. Madrid, Espagne. MontÈe sur Madrid ‡ l'appel des syndicats.
Le « No » et la paire de ciseau, l’emblème de toutes les manifestations contre les plans décidés par la troïka.
La Région de Madrid est dirigée par le parti conservateur, le Parti Populaire, qui applique une politique de rigueur dans tous les domaines dont celui de la santé, pour réduire le déficit.
Ces coupes s’inscrivent dans la droite ligne de la politique de Mariano Rajoy qui prévoit des économies de 7 milliards d’euros dans la santé sur les 150 que son gouvernement juge nécessaires de réaliser en trois ans pour sortir les comptes du rouge et respecter les traités européens.
À l’issue de la manifestation, les professionnels de santé de la Région de Madrid se sont donné rendez-vous pour deux nouvelles manifestations dans la capitale les 16 et 19 décembre.

lundi 10 décembre 2012

Le journaliste et homme politique de gauche Michel Naudy, âgé de 60 ans, a été retrouvé mort

lu sur le blog :http://www.plumedepresse.net


déc092012
 
« Michel Naudy, journaliste et militant communiste, avait lancé en 1995 une éphémère émission de critique télé sur France 3 Île-de-FranceDroit de regard, rappelle @rrêt sur images. Salarié par la chaîne mais placardisé depuis dix-sept ans, il a été retrouvé mort à son domicile le 2 décembre à l’âge de soixante ans. La gendarmerie privilégie l’hypothèse du suicide. »Moins neutre, le titre de l’article, tout en capitales : MICHEL NAUDY, MORT EMBARRASSANTE D’UN JOURNALISTE EMBARRASSANT. Dix-sept ans de placard, mais comment est-ce possible ? Et pour quelle raison ? Parce qu’il était communiste ? Eh bien oui. Lisons un autre extrait de l’article signé Laure Daussy : « Naudy avait conservé le statut de rédacteur en chef national, sans affectation. Régulièrement, il demandait un poste à sa direction. La CGT envoyait aussi chaque année un courrier à la DRH, auquel on répondait qu’aucun poste ne correspondait à sa fonction de rédacteur en chef national. En 2008 ou 2009, alors qu’un poste de chef du service politique national de France 3 se libérait, il postula avec le soutien de la CGT devant la commission paritaire. « La commission a été très violente ». On lui aurait alors signifié qu’il ne pouvait avoir ce poste en raison de sa proximité avec le parti communiste, comme l’indique ce communiqué du SNJ-CGT publié sur Acrimed. « Il s’agit d’une discrimination professionnelle et politique », souligne notre source. » Alors, suicidé à cause du harcèlement moral permanent que représente une mise au placard ? Plausible.
Eh bien figurez-vous que le mot de « placard » n’est pas même mentionné dans l’article du Figaroannonçant le décès (ils sont vraiment très forts, au Figaro) : « Le journaliste et homme politique de gauche Michel Naudy, âgé de 60 ans, a été retrouvé mort, atteint d’une balle dans la tête, hier soir à son domicile d’Ascou (Ariège), a-t-on appris lundi auprès des gendarmes, qui privilégient la piste du suicide. Ancien chef du service politique du quotidien l’Humanité, puis cofondateur et rédacteur en chef de l’hebdomadaire Politis, Michel Naudy avait ensuite été journaliste à France 3 à partir de 1981, jusqu’à devenir rédacteur en chef de la rédaction nationale. Le syndicat des journalistes CGT de France télévisions a salué sa mémoire aujourd’hui en déclarant: « Michel faisait honneur au journalisme d’investigation, au journalisme d’analyses et d’éditos, enfonçant les clous là où ça faisait mal. Le lutteur a décidé d’en finir ». Le syndicat écrit dans un communiqué qu’il avait été « débarqué de son poste, censuré » puis avait« démissionné de ses responsabilités en 1995″. Il était depuis sans affectation. Michel Naudy était engagé dans divers mouvements politiques en Ariège depuis une dizaine d’années. Il avait été candidat malheureux sous l’étiquette PCF aux législatives de 2007 dans la circonscription de Pamiers-Saint-Girons. Avec le Cercle Lakanal qu’il avait fondé il y a quelques années, Michel Naudy s’en était pris à plusieurs reprises à la régularité de la gestion du conseil général socialiste. » On voit que le quotidien de droite évacue prestement le sujet de la discrimination politique, par une simple allusion dans la bouche – forcément suspecte – de ses camarades syndicaux. Mais surprise sur Libération : le même papier ! Il est en fait signé par l’AFP. Pas la première fois que l’Agence France Propagande se distingue en partialité (de droite), ainsi que le condamnait déjà en septembre 2010 le SNJ-CGT. Lisons justement la conclusion de l’adieu à Michel Naudy signé par le SNJ-CGT, au titre poignant, Adieu Michel, ils ont pris ta voix… : « Durant toutes ces années, malgré sa grande honnêteté intellectuelle, sa rigueur, quelques-uns en interne et en externe ne lui pardonneront jamais ses engagements de journaliste-citoyen. Il sera débarqué de son poste, trouvera refuge à France 3 Île-de-France avant qu’une nouvelle fois son magazine Droit de regard ne soit censuré, en mai 1995, pour avoir exprimé une critique sur la couverture par France 2 du second tour de l’élection présidentielle. C’en était trop, Michel démissionnait de ses responsabilités. Depuis, voilà plus de quinze ans, il attendait que la direction de France 3, puis de France Télévisions, honore son contrat de travail. (…) Les nombreuses interpellations de notre syndicat pour que les directions successives lui donnent du travail s’étaient toutes avérées infructueuses. Aujourd’hui, certains devraient avoir honte de se regarder dans une glace… Adieu Michel, le monde du journalisme est en deuil. »
Bien triste fin de parcours en effet. Mais une stupéfiante thèse s’esquisse en chute de l’article d’@rrêt sur images, où est cité « un ancien proche » de Michel Naudy, Jean-Pierre Petitguillaume, avec qui il avait fondé un cercle pour traquer la corruption parmi les élus (« socialistes ») de leur région, l’Ariège. A raison semble-t-il : trois d’entre eux ont été mis en examen… Que dit-il ? « Petitguillaume refuse de croire à la thèse du suicide, privilégiée pour l’heure par la gendarmerie. Naudy lui aurait lancé : « Si un jour tu apprends que je me suis suicidé, demande une enquête. » Une autopsie devrait être effectuée dans les prochains jours. »
Hommage
Le web-magazine Le Bal cite une autre phrase du SNJ-CGT, qui nous rend le défunt confrère si proche (sans la moustache) : « On n’entendra plus la voix teintée d’accent de son Ariège natale ; on ne verra plus la moustache indignée de ses accès de fureur contre les adeptes du consensus mou dans la profession ou fustigeant les dérives de la gauche néo-libérale ». Hommage lui est rendu par Acrimed : « Avant son suicide, une des dernières interventions de notre ami Michel Naudy fut l’entretien qu’il a accordé aux réalisateurs des Nouveaux Chiens de garde »La participation de Naudy à cet excellent film est donc l’ultime expression de son engagement. Livrons-en la substance en sa mémoire, résumée par le blogchemins de traverse : « En 1997, Serge Halimi (aujourd’hui directeur du Monde diplomatique), publie Les nouveaux chiens de garde, essai préfacé par Pierre Bourdieu, qui présente une analyse sur la collusion existante entre pouvoirs médiatiques, politiques et économiques, les journalistes étant selon lui les porte-paroles d’une pensée unique puisqu’au service uniquement de la classe dominante. » Du livre est tiré ce film, dans lequel Naudy livre son testament, compilé par Acrimed qui le résume d’une phrase, mise en exergue sous l’extrait vidéo : « Il n’y pas d’alternative. Le système jette, rejette, tout ce qu’il ne peut pas récupérer. Vous ne restez jamais à l’antenne impunément, jamais ».
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Les législatives partielles marquées par une forte abstention et un échec pour le PS

Parti Ouvrier Indépendant

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Les législatives partielles marquées par une forte abstention et un échec pour le PS

s'informerAvec 70,60 % à Saint Maur (Val de Marne), 63 % à Antony-Sceaux (Hauts de Seine), 58,5 % à Béziers (Hérault), les élections législatives partielles d’hier ont été marquées par une forte abstention.
Le PS subit un échec. Dans le Val de Marne, son candidat, Akli Mellouli (19,99 %), est devancé par les deux candidats de droite et ne pourra se maintenir au second, tour faute d’avoir obtenu plus de 12,5 % des inscrits. Dans les Hauts de Seine, Julien Landfield (Mouvement républicain et citoyen, MRC, soutenu par le PS) obtient 32 %, devancé par Patrick Devedjian (UMP, 49 %). Dans l’Hérault, la députée sortante PS, Dolorès Roqué (27,7 %) est également devancée par le candidat UMP, Élie Aboud (42,6 %).
Le Front National n’enregistre pas de percée : 4,78 % dans le 92, 11,3 % dans le 94 et 23,3 % à Béziers –  ce qui ne lui permet pas un maintien au second tour en raison de la forte abstention.
Le PS minimise son échec en faisant remarquer qu’il s’agit de « trois circonscriptions traditionnellement acquises à la droite ». Jean-François Copé  et François Fillon, trouvent ces résultats « encourageants ». La candidate du POI à Béziers, Maryse Launais (0,32 %) a déclaré au quotidien le Midi Libre : « Nous discuterons des consignes de vote de manière collective. Quant à l’abstention, on n’est pas étonné. Vu la politique menée actuellement par le gouvernement, notamment les mesures d’austérité, les gens ne sont pas allés voter. Le PS est responsable de cet état de fait et du résultat ».

Égypte : Les partisans de Morsi et une coalition d’opposants ont appelé à manifester mardi


Égypte : Les partisans de Morsi et une coalition d’opposants ont appelé à manifester mardi

egypte 4
s'informerHier soir, treize partis réunis autour des Frères musulmans, l’organisation d’origine du président égyptien  Mohamed Morsi, ont appelé « à manifester mardi sous le slogan “ oui à la légitimité et oui au consensus national ” », a dit Mahmoud Ghozlan, porte-parole du mouvement, dont les propos ont été rapportés par l’AFP.
Cette annonce a été faite peu après que le Front du salut national (FSN), coalition d’opposition, eut appelé, lui aussi, à des rassemblements mardi. Le FSN, présidé par le prix Nobel de Paix Mohamed El Baradei, rassemble des groupes et des partis de l’opposition libérale et de la gauche. Il a appelé « à manifester dans la capitale et dans les provinces mardi en signe de refus de la décision du président », a déclaré le FSN.
La décision mise en cause consiste en un recul sur le décret qui conférait des pouvoirs étendus au président et un maintien de la date du 15 décembre prochain pour le référendum sur la constitution. « Nous ne reconnaissons pas le projet de Constitution car il ne représente pas le peuple égyptien », a ajouté le porte-parole du FSN.
Selon l’opposition, le projet de Constitution, rédigé par une commission dominée par les Frères Musulmans, ouvre la voie à une islamisation de la législation et manque de garanties pour les libertés.
L’armée, qui joue traditionnellement un rôle politique important en Égypte, ne semble pas avoir choisi entre les deux  camps. Elle leur a seulement demandé d’engager un « dialogue ».

Durant les dernières décennies, la part des salaires a diminué dans le monde et la part des profits a augmenté


Durant les dernières décennies, la part des salaires a diminué dans le monde et la part des profits a augmenté

OIT rapport salairesmonde
s'informerL’Organisation Internationale du Travail (OIT) a rendu public son rapport sur l’évolution des salaires. Dans les pays développés, la part des salaires dans le PIB est passée à 65% ces dernières années contre 75% dans les années 1970.
Dans seize pays émergents ou en voie de développement cette part a diminué passant de 62 % dans les années 1990 à 58 % aujourd’hui.
Les salaires ont baissé de 0,5 % dans les pays développés tout en continuant à grimper dans les pays émergents (+5% en Asie).
Globalement, tous pays confondus, les salaires ont progressé de 1,2 % en 2011 contre 2,2 % en 2010 et 3 % en 2007. Autrement dit, la part que les salariés reçoivent de la richesse nationale a diminué tandis que la part réservée au profit augmentait. Pour l’OIT, cela   risque de générer des troubles sociaux et il est nécessaire que les salaires augmentent aussi rapidement que la productivité, ce qui n’est pas le cas : « c’est une question d’équité et de croissance économique durable » affirme le rapport de l’OIT.
Dans les pays développés, la productivité a  progressé deux fois plus vite que les salaires, sauf en Grèce avant la crise de 2008. Aux États Unis, la productivité horaire a progressé de 85 %  depuis 1980, et les salaires de 35 %. En Allemagne, depuis 20 ans, celle-ci a progressé de 25 %, tandis que les salaires restaient stables. L’OIT se prononce pour l’instauration d’un salaire minimum,  garantie du pouvoir d’achat. Elle souligne les grandes disparités de salaire selon les pays : de 1,40 dollar de l’heure aux Philippines à presque 35 dollars au Danemark.

dimanche 9 décembre 2012

HISTOIRE : La révolution Russe

 
documentaire sur la révolution russe de 1917 qui à été un des évènements majeurs du début du XXème siècle

Part1/8
http://youtu.be/6MMp9GBqTFE

Part 2/8
http://youtu.be/8bNCIhG91KU

Part 3/8
http://youtu.be/KP2Xix_2bdw

Part 4/8
http://youtu.be/MH_VbzDld98

Part 5/8
http://youtu.be/3TPT1KC5A2U

Part 6/8
http://youtu.be/XesbsSGebig

Part 7/8
http://youtu.be/zuaKgnelxtk

Part 8/8
http://youtu.be/WWGq6MN_2Ks

Lénine '' De l'Etat'' (Parti 1)
http://youtu.be/wu8WWKk7eGU

Lénine '' De l'Etat'' (Parti 2)
http://youtu.be/15YzgtGjxIs


TROTSKY (docum. TV avec Pierre Brouè)


Le « choc de compétitivité » : un cadeau de plus au grand patronat


                                                             La riposte

 http://www.lariposte.com

Le « choc de compétitivité » : un cadeau de plus au grand patronat 
mercredi 5 décembre 2012

Le « choc de compétitivité » : un cadeau de plus au grand patronat
Hollande et ses ministres « socialistes » ont beau essayer, ils ne parviennent pas à nous présenter la réduction des impôts des capitalistes et l’augmentation de la TVA comme une mesure de « justice sociale ». Et pour cause : on enrichit les riches et on fait payer la facture aux travailleurs. Les 20 milliards offerts aux capitalistes – en particulier aux grands groupes – seront remplacés pour moitié par une hausse de la TVA, qui passera à 20 %, et par des taxes dites « écologiques » (3 milliards de recettes). L’autre moitié viendra de nouvelles coupes dans les dépenses publiques, ce qui signifie des emplois en moins et une dégradation supplémentaire des conditions de travail et du fonctionnement des services publics.
Le premier ministre Ayrault prétend que cette mesure « incitera les grands groupes (...) à créer et maintenir des emplois en France ». Comme les capitalistes payeront moins d’impôts, dit-il en substance, ils investiront davantage. Mais nous savons que ce n’est pas faute d’argent que les capitalistes n’investissent pas. Ce n’est pas faute d’argent, non plus, qu’ils mettent des dizaines de milliers de travailleurs au chômage, tous les mois. Pendant toutes ces années de crise – au cours desquelles les investissements ont stagné ou baissé, selon les secteurs – les profits des « grands groupes » que cite Ayrault ont augmenté ! Qu’on nous explique, dans ces conditions, pourquoi un cadeau de 20 milliards d’euros changerait quelque chose ?
Ayrault déclare que l’investissement effectif de cet argent sera « contrôlé ». Or, ce n’est pas la première fois qu’on fait des cadeaux fiscaux aux capitalistes et on sait d’expérience que de tels contrôles sont impossibles. Supposons que le geste du gouvernement rapporte un million d’euros à une entreprise capitaliste. Et supposons que cette même entreprise avait des projets d’investissement, arrêtés en fonction de leur rentabilité à court ou à long terme, s’élevant à cinq millions d’euros. Au lieu de puiser ces cinq millions dans ses bénéfices, il ne déboursera plus que quatre millions, auxquels il rajoutera le million reçu en cadeau. Même si le gouvernement ou le Comité d’Entreprise « contrôle » ce qui a été fait de ce million, il sera impossible d’établir qu’il a entraîné une augmentation des investissements prévus initialement, puisque considérés comme nécessaires et rentables.
C’est la même chose avec l’emploi. Les capitalistes prétendent vouloir créer des emplois. C’est faux. Le but de tous les capitalistes, quelles que soient les circonstances, est d’embaucher le moins possible. Tous les salariés le savent. Quand ils lancent un projet qui les oblige à embaucher, ils étudient chaque poste et chaque créneau horaire en vue d’extraire le maximum de profit d’un minimum de travail. Si un emploi n’est pas rentable, il n’est pas créé, et ce indépendamment des ressources financières dont le capitaliste dispose. Ils embauchent selon leurs besoins, selon la rentabilité escomptée, et rien de plus. Ici aussi, la seule conséquence des cadeaux fiscaux, c’est l’enrichissement du capitaliste. Pas un seul emploi supplémentaire ne sera créé de cette façon.
De toute façon, même si l’on accepte l’idée que les 20 milliards que l’Etat accorde aux capitalistes (en les récupérant sur le dos des travailleurs) seront réellement investis, la question qui se pose est la suivante : que deviennent les profits générés par cet investissement ? Sont-ils versés au Trésor Public ? Non, ce sont les capitalistes qui les gardent. Et cela s’appelle la « justice sociale » !
Le coût du travail
Depuis toujours, le MEDEF et les journalistes pro-capitalistes martèlent la même propagande : le coût du travail serait trop élevé en France. Il ne manque pas non plus de députés, de sénateurs et d’autres politiciens professionnels pour propager cette « évidence ».
C’est une opération de lavage de cerveau qui, il faut reconnaître, a été d’une certaine efficacité. C’est pourtant complètement faux. Les gens se disent que ces sont les employeurs qui payent le « coût du travail », et que si ce coût est trop élevé, ils ne peuvent plus se le permettre. Cette vision des choses nous ramène à l’importance cruciale de donner aux travailleurs une compréhension du fonctionnement réel du capitalisme, de ce que c’est que le salaire et le profit.
C’est Karl Marx qui a percé le secret de cette affaire. La source de la valeur, c’est le travail. Au cours d’un mois de travail, le salarié crée de la valeur. A un certain point dans le mois – après une ou deux semaines, par exemple – la valeur ainsi créée correspond au salaire qui lui sera versé à la fin du mois. Mais il continue de travailler jusqu’à fin du mois. La valeur qu’il continue de produire pendant cette dernière période constitue le profit que conserve le capitaliste. Le profit, c’est la partie de la valeur créée par le travail que le capitaliste ne paie pas. Par conséquent, le travail du salarié ne coûte rien à l’employeur, puisqu’il est fourni par une fraction de la valeur créée au cours du mois par le salarié lui-même. Quand les capitalistes se plaignent d’un « coût du travail trop élevé », ils veulent dire tout simplement que leurs profits ne sont pas assez élevés – et le monde n’a pas encore connu un capitaliste qui voudrait que ses profits baissent !
Ce cadeau fiscal aux capitalistes ne contribuera nullement à créer des emplois ou à relancer l’économie française. Il ne fera que gonfler les fortunes des capitalistes.
La Riposte