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lundi 26 novembre 2012

220 élus de la Loire menacent de démissionner pour contrer la réforme de l’intercommunalité

Les communiqués du BN et des secrétaires nationaux

220 élus de la Loire menacent de démissionner pour contrer la réforme de l’intercommunalité

Plus de 200 élus menacent de démissionner (photo FR3-Rhône Alpes)
s'informer220 maires et conseillers municipaux s’apprêtent à démissionner de leur mandat, a annoncé jeudi Yves Durand, maire (sans étiquette) de Saint-Haon-le-Vieux, porte-parole d’un collectif de 18 maires de la Côte roannaise, si la préfecture de la Loire impose la structure de 40 communes et 104 000 habitants autour de Roanne, contre le projet des maires de regrouper 24 communes et 20 000 habitants.
Une loi du 16 décembre 2010 impose un Schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) sous la responsabilité du préfet.
Bernard Jayol conseiller général de la Loire
Bernard Jayol, conseiller général (PS) de Roanne-sud
Yves Durand estime que cette loi « bafoue la démocratie » et Bernard Jayol conseiller général (PS) de la Loire juge qu’elle « permettra à des barons urbains d’accroître encore plus leur pouvoir ».
Bernard Jayol participait, le 13 novembre, à une délégation au ministère de l’Intérieur de dix élus, conduite par Gérard Schivardi, maire de Mailhac (Aude), représentative de 250 élus qui défendent la libre association de leurs communes.
Selon la délégation, le président de la République s’inscrit dans la continuité de la rationalisation de la carte intercommunale, et confirme les pouvoirs exceptionnels des préfets.
Cette loi, contradictoire avec la libre coopération communale, explique Gérard Schivardi, constitue « de vastes marchés où ce sont les intérêts de grosses entreprises, comme Bouygues ou Veolia, qui prendront le pas sur les besoins de la population ».
La délégation a lancé une proposition de loi qui exige « de rétablir le libre choix des communes de s’associer ou de se dissocier librement », qu’elle soumet à la signature des maires.
filet pointilles gris
prendre positionDans un document de quatre pages (ci-contre), les maires et élus qui ont été reçu le 13 novembre dernier au Ministère de l’intérieur, ont rendu public, à l’occasion du congrès de l’association des maires de France (AMF) leur intention de tout mettre en oeuvre pour que soit déposé à l’Assemblée nationale un projet de loi qui permettrait de bloquer les Schémas de coopération intercommunale.
vignette tract des maires
Cliquez pour télécharger et imprimer le 4 pages distribué par la délégation des maires et des élus.
Ces « SDCI » vont contre le libre choix des communes de gérer leurs affaires comme elles le souhaitent. Toute la délégation, très représentative, dans sa diversité géographique et politique, appelle maires et élus à contresigner sa proposition de loi dont le texte, fort simple, a été lu hier par Gérard Schivardi lors d’une conférence de presse.
Proposition de loi : article unique
« L’Assemblée nationale décide de rétablir le libre choix des communes de s’associer ou de se dissocier librement dans le cadre de la coopération intercommunale, conformément au mandat explicite de la population. »
Le POI qui a clairement pris position depuis son congrès de fondation, pour la défense des communes, contre les réformes successives commandées par l’Union européenne, s’associe pleinement à cette initiative d’élus de toute tendance.

Grèce : un crime se commet sous nos yeux


Un article de ReSPUBICA:http://www.gaucherepublicaine.org

Grèce : un crime se commet sous nos yeux

Lundi 26 novembre 2012
Par Jacques Sapir
Économiste, Directeur d’études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales
Permalien vers cet article                            http://russeurope.hypotheses.org
Source externe
Afficher cet article dans son contexte d'origine (source : http://russeurope.hypotheses.o...)
Nous publions cet article car il montre bien comment la gestion criminelle de la crise de l’euro enclenche le mécanisme de désintégration de la zone. Et il faut répéter ce fait autant de fois que nécessaire. À elle seule, cette idée mérite la publication de l’article dans Respublica.
Cependant, nous ne partageons pas l’autre idée de Jacques Sapir selon laquelle contre ce crime, ” nos gouvernants avaient – et ont toujours – les moyens de l’éviter “. Nous pensons au contraire de Jacques Sapir que la nature même des rapports capitalistes internationaux rend aujourd’hui impossible une sortie raisonnée de la crise. Il faut se faire à l’idée que, comme Keynes l’a expérimenté dans les années 30, notamment, les lois du capital sont plus fortes que la raison. La sortie d’une “grande crise” comme celle que nous vivons est toujours passée par un crime contre les peuples, guerre ou équivalent, jamais par une réorientation du système capitaliste. NDLR

L’agence de statistique de la Grèce vient de publier ses dernières données (Grèce PIB trimestriel), et elles s’inscrivent en faux par rapport aux « observateurs » qui croyaient en une amélioration de la situation dans ce malheureux pays. En fait, l’économie continue de s’effondrer et ce sur une pente désormais rapide. En valeur constante le Produit Intérieur Brut est passé de 211 milliards d’euros à 171 milliards, soit une chute cumulée de 19% depuis le premier trimestre de 2009. C’est bien à un véritable désastre que nous assistons.
Graphique 1
 
Souces : HELLSTAT
La rapidité de cet effondrement est due à plusieurs facteurs. Il y a en premier lieu les politiques d’austérité qui sont imposées à la Grèce par l’Union Européenne via la Troïka, soit le FMI, la BCE et l’UE. De ce point de vue, le gouvernement français, qui a accepté de s’aligner sur les diktats de ladite Troïka, porte une responsabilité incontestable dans l’évolution catastrophique de la situation économique grecque. En second lieu, la contraction du crédit et le développement de l’économie de troc qui en découle aboutissent à une accélération du processus d’effondrement. Des pans entiers de l’économie grecque sont à l’arrêt non parce qu’ils n’ont pas de clients (en particulier à l’export) mais parce qu’ils ne peuvent plus financer le cycle de production. Dans le même temps, d’autres secteurs sortent ainsi de l’économie officielle du fait du développement du troc. En fait, on peut considérer qu’un tiers de la population ne survit que par le troc ou des systèmes de paiements locaux. Cela signifie qu’une partie de la Grèce est – dans les faits – sortie de la zone Euro. Ce phénomène semble être en train de s’accélérer. Il devrait provoquer à relativement court terme un effondrement des ressources fiscales, qui sont bien entendu payées en euros. La sortie de jure de la zone Euro viendra couronner ce processus de facto, que cela plaise ou non à M. Samaras, le Premier Ministre grec qui est de fait connivent à l’étranglement de son pays, ou non.
La consommation s’est contractée de manière très forte, ce que révèle un document du service statistique grec (Grèce commerce de détail). C’est là que l’on mesure la réalité de la catastrophe sociale qui se déroule dans ce pays. Par rapport au niveau de 2005, le niveau des ventes de détail a baissé de 24%, et de 15% pour la production alimentaire. Si l’on peut espérer que cette baisse est en partie compensée par le développement des réseaux de troc pour l’alimentation et la consommation courante, il ne peut en être ainsi pour certaines consommations, comme celles des services publics (éducation, santé).
Tableau 1
Évolution de la consommation de détail en prix constants (100 = 2005)
Sources : HELLSTAT
Au-delà de la catastrophe économique et sociale, c’est donc à une catastrophe humaine que nous assistons. Un crime se commet sous nos yeux. Un crime que nos gouvernants avaient – et ont toujours – les moyens d’éviter. Mais ils se refusent à l’idée d’un défaut, pourtant inévitable, de la Grèce, et ne cessent d’exiger toujours plus de sacrifices à une population qui est aujourd’hui à bout de forces.
Gageons que Monsieur le Président de la République, digne représentant du socialisme compassionnel, aura une larme pour les pauvres grecs. Une larme, mais pas plus…


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La pauvreté s’accentue dans les zones urbaines sensibles


Un article de ReSPUBLICA  :http://www.gaucherepublicaine.org/respublica



La pauvreté s’accentue dans les zones urbaines sensibles

Jeudi 22 novembre 2012
Par Bernard Teper
Co-animateur du Réseau Education Populaire.
Auteur avec Michel Zerbato de « Néolibéralisme et crise de la dette ».
Auteur avec Catherine Jousse et Christophe Prudhomme « Contre les prédateurs de la santé ».
http://wwww.reseaueducationpopulaire.info
Les politiques ordolibérales de droite et de gauche accentuent toutes les inégalités sociales de toutes natures (revenus, santé, logement, école, retraite, etc.) La plupart des mesures proposées pour les résoudre sont en fait des moyens de faire semblant pour gagner du temps. « Rabâchons » l’idée selon laquelle le système n’est plus améliorable à l’intérieur de lui-même. Nous venons d’en avoir un exemple récemment avec la grève de la faim du maire de Sevran et avec le rapport de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ZUS) (Rapport de l’Onzus) sur les 751 ZUS.
Ce « 13.245e » rapport sur la pauvreté, le chômage, santé, sécurité, éducation et bien d’autres choses permet de comprendre que les 4 millions de personnes y vivant sont dans un ghetto social de plus en plus dégradé malgré ou à cause des remèdes ordolibéraux. De 2006 à 2010, le nombre des habitants des ZUS sous le seuil de pauvreté (aujourd’hui de 964 euros par mois) est passé de 30,5 %  à 36,1 % (habitants des ZUS vivant avec moins de 964 euros par mois). Alors qu’en dehors des ZUS, 12,6 % des gens vivent sous le seuil de pauvreté.
En fait, les ZUS sont de plus en plus des zones de transit intégrées dans le phénomène de “gentrification” visant à supprimer les couches populaires des villes-centres et les renvoyer en zones périurbaines et rurales. Les ZUS sont dans l’ordolibéralisme, une zone de transit de la gentrification.
Souvent, les nouveaux arrivants dans les ZUS sont encore plus précaires que ceux qui y habitent déjà. Ainsi, l’écart des niveaux de revenus entre les habitants qui résident depuis plus et moins de 6 ans est de 21 % dans les ZUS, contre 14 % ailleurs.
Depuis 2008, l’écart du taux de chômage dans les ZUS et les autres quartiers ne cesse de se creuser. 9,1 points d’écart en 2008, il est aujourd’hui de 13,3 points. « Dans les villes qui comptent une ZUS, quasiment toute l’augmentation du chômage s’est concentrée sur les quartiers sensibles, explique Bernadette Malgorn, la présidente de l’Observatoire. On en est aujourd’hui à une moyenne de 22,7 % de chômage dans ces zones. Le chômage des femmes a dépassé celui des hommes, car, dans ces zones, les femmes habitant les ZUS ont, comparativement au reste de la société, davantage la charge d’enfants avec un surcroît de familles monoparentales. Dans les ZUS, seuls 23,7 % des filles et 17,4 % des garçons rejoignent la filière générale au lycée contre 45,7 % des filles et 37,3 % des garçons hors ZUS.  Le parcours de classe pour un jeune habitant une ZUS est net : la voie professionnelle regroupait en 2009-2010 57,3 % des élèves de première.
Près d’un habitant sur quatre dans les ZUS déclare avoir déjà subi des discriminations. Une personne sur six estime que des facteurs comme la couleur de peau, les origines, ou la nationalité en sont responsables. Une proportion plus importante (11 points) que dans le reste dans la société.
Bernadette Malgorn souligne que ces discriminations peuvent avoir un impact important sur le taux d’activité des habitants. Selon le modèle mathématique mis au point par l’observatoire, seul un tiers de l’écart entre le taux d’activité des ZUS et celui des autres territoires s’explique par des critères «objectifs», comme l’âge, le niveau d’études, etc. Deux tiers de la différence ne peuvent s’expliquer que par d’autres facteurs comme l’enclavement ou les discriminations.
Belle réussite des ordolibéraux de droite et de gauche. Alors que va faire le gouvernement socialiste ?
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Par Bernard Teper
Co-animateur du Réseau Education Populaire.
Auteur avec Michel Zerbato de « Néolibéralisme et crise de la dette ».
Auteur avec Catherine Jousse et Christophe Prudhomme « Contre les prédateurs de la santé ».

http://wwww.reseaueducationpopulaire.info

Voir tous les articles de Bernard Teper

Mélenchon :<< un trésor de la Nation chez Ruquier>>


Lu sur AGORA VOX le média citoyen:

http://www.agoravox.fr

    

Mélenchon : un trésor de la Nation chez Ruquier

Certains vont dire que je dérape encore dans ma groupinetterie maladive. Mais non. « Trésor de la Nation » est l’expression qu’a employée Carole Bouquet en répondant, hier, à Laurent Ruquier qui lui demandait ce qu’elle pensait de Mélenchon. Elle a même ajouté cette phrase très belle, venue d’une si belle femme : « Je préfère mon pays avec lui que sans lui. »
Il faut dire que Mélenchon venait de faire une intervention de plus d’une heure, absolument remarquable.
Je voudrais la comparer à sa participation à « Des paroles et des actes » de février dernier où , parlant à 21 heures sur une chaîne publique, il avait fait son nom, pour le grand public, plus sûrement qu’en six mois de campagne.
Mais, comme il aime à le répéter, citant Trotski, « Histoire que tu es lente et cruelle », était venu le temps de la défaite et des questionnements entre alliés.
Ce qui c’est passé, hier soir, sur le plateau de Ruquier est que, pour la première fois, dans une émission populaire très suivie (qui vaut ce qu’elle vaut et qui dépend, évidemment, de la qualité des intervenants), on l’a découvert non pas dans le rôle d’un trublion talentueux, certes, mais tout de même un peu inquiétant, les spectateurs le regardant les yeux ronds mais malgré tout toujours ancrés dans leur conviction , mais sur un plateau conquis.
Un journaliste dont le nom m’échappe, a tenté à la fin une pique rappelant ses démêlés avec la presse mais c’était tellement du réchauffé, il semblait s’être tellement creusé la tête pour trouver quelque chose à dire, que cela ressemblait à un suicide sans espoir.
Le public était sous le charme. Mais je dis une banalité. Ruquier que l’on avait vu bien plus offensif, participait au sourire général. Tous les invités ont eu, à la fin de l’interview un mot pour traduire leur accord. J’ai beaucoup apprécié celui de qui a dit : « Vous êtes le seul à parler d’amour. C’est rare en politique. »
D’où vient cette impression étrange de moment dans l’œil du cyclone ?
On dirait que les paroles de Mélenchon, qu’il martèle incessamment dans les meetings et sur les chaînes, sont comme des graines qui, jetées aux vents contraires, ont fini par devenir familières et ne s’écoutent plus avec étonnement mais avec espoir.
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Il y a 2 années - 4 minutes
Le 24 avril 2010, dans l'émission présentée par Laurent Ruquier 'on n'est pas couché', Jean-Luc (...)
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Le temps n’est plus évidemment où ces paroles s’entendaient mais ne parvenaient pas à effacer le désir d’un vote raisonnable. Le fameux vote utile. Voter Hollande était moins risqué de voter Mélenchon. (Putain !!!! Que de temps perdu !!!)
Mais à présent Hollande est au pouvoir depuis plus de six mois et on voit où il mène la France. La parole de Mélenchon, toujours la même, est la seule à être une parole positive, entraînante. Cette crise, pour lui, est évidemment fausse, inventée de toutes pièces par la finance. Ces propos qui autrefois paraissaient complotistes sont, à présent, la seule représentation, juste, de ce qui nous arrive. Et à cela il a des solutions. Sa volonté d’un nouvel éco- socialisme qui serait une richesse pour notre pays et un exemple pour toutes les nations est évidemment un projet exaltant face à tous ceux qui n’ont comme projet que « rembourser ses dettes ».
Je crois qu’on fait insulte en disant sans cesse à Mélenchon qu’il est un orateur hors pair. Ce sont ses qualités humaines qui nous touchent. Cette tendresse sans cesse sous-jacente, cette angoisse à l’idée de ne rien faire quand il y aurait tant de choses à faire. Cet « humain d’abord » dont il est le porte-parole privilégié parce qu’il en est habité depuis toujours.
Mélenchon, porte-parole du Front de gauche, ce grand espoir de la vraie gauche française (et non de de l’extrême-gauche comme l’a dit Ruquier en début d’émission ) est entré hier dans une nouvelle phase de ce combat qu’il mène avec une énergie incroyable. Oui, sa parole, qui n’évoque que les réalités que nous pouvons constater, est d’autant plus crédible pour le suivre sur le chemin d’un nouvel avenir. Il n’est plus un OVNI ni un NOVI mais une alternative pour un mieux gouverner.
Et ce projet n’est pas un projet de gauche, de droite ou du centre mais un projet pour la France, l’Europe et la planète entière. Tous les hommes y ont intérêt. Notre planète est trop petite pour être divisée en partis.
Merci, M. Mélenchon de nous donner de l’ambition, de l’espoir, du courage. (Pardon, « camarade » Mélenchon !! Mais hier, vous aviez un gilet… (pare-balle ?) Inutile ce soir-là…)

Barcelone le 14 Novembre


Lu sur le blog :http://www.wmaker.net/altereuro/


Barcelone le 14 Novembre: on nous y attendait, nous y sommes allés

Pour conclure, si la grève générale a bien été suivie dans toute la ville et si la manifestation principale a rassemblé vraiment beaucoup de monde , le fait important pour nous ici, c’était la présence de cette délégation française. De ces militants qui ont bien voulu donner de leurs temps et d’eux même pour venir soutenir au-delà de la frontière, les travailleurs catalans, espagnols mais aussi tous les travailleurs étrangers qui vivent dans cette ville et qui souffrent comme les autres des conséquences des politiques conservatrices misent en place en Espagne comme dans toute l’Europe. Merci encore à eux. Au fait j’allais oublier, les principaux mots d’ordres de cette grève étaient, “contre le nouveau code du travail”, “pour la fin des politiques anti-sociales”, “pour un referéndum sur la politique de Rajoy”. “contre la destruction des services publics” ….….




Barcelone le 14 Novembre:  on nous y attendait, nous y sommes allés


Cette “grêve genérale” du 14N devait commencer très tôt le matin avec des piquets de grève plantés un peu
 partout dans la ville, …organisés pour ralentir le trafic routier ici où là . Déjà, la veille au soir, les transports 
publics tournaient au ralenti, le grand marché des halles (Mercabarna) qui alimente au-delà de Barcelona
, était bloqué et les commerçants vérifiaient minutieusement les serrures de leurs rideaux de fer… tout ce mettait
 en place pour une longue journée d’action. La matinée était chargée de nombreux points de rencontre, 
manifestions, distribution de tracts… et gare aux boutiquiers qui n’avaient pas encore baissé les grilles,
 « los piquetes » restaient vigilants…. en attendant la grande manif du soir. 
Pour nous, le fait du jour, c’était aussi la présence d’une délégation du Parti de Gauche venue soutenir le combat
 des travailleurs d’ici. Une trentaine de camarades des PG de l’Ariège, de l’Aude et de Pyrénées Orientales,
 plein de bonne humeur et de drapeaux mais surtout plein d’humanité, sont venus jusqu’à nous, dans notre
 ville bien malade, nous apporter par dessus les Pyrénées leur soutien, leur solidarité, leur fraternité … 
  
******** 
Rendez-vous était prit Place des Volontaires près du Port Olympique et après un petit parcours dans les rues
 de la ville, nous devions rejoindre notre point de rendez-vous dans le cortège où nous attendaient des responsables
 de Esquerra Unida i Alternatives (EUiA) et de Iniciativa Per Catalunya Verds (ICV). Et là, … fiasco…
 impossible de se retrouver dans le maelström, ... mille mondes… les syndicats, les associations, les
 collectifs de toute sorte, les partis de gauche, les écologistes et puis des gens, …beaucoup de monde, 
la grande avenue du Passeig de Gràcia était pleine à craquer…. 
  
Bref, premier point de rencontre perdu… pas de panique on a le plan B… Àngels Tomàs d’EUiA nous attend
 théoriquement un peu plus bas sur l’avenue, le rendez-vous du cinéma Comédia… c’est pire,… encore plus de
 monde, la musique à tue-tête, les slogans, des drapeaux partout… comment retrouver notre Ángels la dedans…
Et puis comme par enchantement des camarades barcelonais surgissent de-ci, de-là… sauvé. On retrouve Ángels
 et… en moins de 5 minutes on se retrouve tous en tête du carré politique de la manif avec les principaux
 responsables de la coalition ICV-EUiA, Joan Herrera (ICV), Joan Josep Nuet (EUiA) mais aussi David Companyon
 candidat aux élections du 25N…etc etc . Avec nos drapeaux bleu-blanc-rouge et verts, et rouges, on ne passe 
pas inaperçu. « Mira son los franceses… J », les gens nous parlent spontanément, le sourire aux lèvres, contents
 de nous voir ici et bien sûr avec des questions… les conversations partent en tous sens… bref on arrive 
juste devant la tête du cortège et on fait les présentations… génial… photos… encouragements… des sourires. 

Un peu plus tard, le cortège devait faire du surplace tellement l’avenue était comble et ce matin les syndicats 
organisateurs annoncent 1 million de participants,… un peu exagéré sans doute mais c’est la guerre des mots. 
Pour les quotidiens conservateurs de ce pays, et ils le sont tous à de rares exceptions près, cette grève n’a pas 
fait le plein… à voir les titres de La Vanguardia « Huelga limitada, l’Ara « Vaga parcial », sans parler des 
quotidiens nationaux comme les très « derechistas » la Razón, el Mundo ou l’ABC qui osent le mot « fracaso »….
 El País, comme d’hab fait dans le neutre même si la photo de la Une montre l’ampleur de la manif de Madrid. 
C’est la guerre de com… 
Pour conclure, si la grève générale a bien été suivie dans toute la ville et si la manifestation principale a rassemblé 
vraiment beaucoup de monde , le fait important pour nous ici, c’était la présence de cette délégation française. 
De ces militants qui ont bien voulu donner de leurs temps et d’eux même pour venir soutenir au-delà de la frontière,
 les travailleurs catalans, espagnols mais aussi tous les travailleurs étrangers qui vivent dans cette ville et qui
 souffrent comme les autres des conséquences des politiques conservatrices misent en place en Espagne comme
 dans toute l’Europe. Merci encore à eux. Au fait j’allais oublier, les principaux mots d’ordres de cette grève
 étaient, “contre le nouveau code du travail”, “pour la fin des politiques anti-sociales”, “pour un referéndum sur 
la politique de Rajoy”. “contre la destruction des services publics” …. 

Dimanche 18 Novembre 2012