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lundi 26 novembre 2012

Législative partielle dans l’Hérault, une élection test après six mois de gouvernement socialiste


Législative partielle dans l’Hérault, une élection test après six mois de gouvernement socialiste

Maryse Launay candidate du POI à Béziers
s'informerLes électeurs de la sixième circonscription de l’Hérault (Béziers) vont revoter les 9 et 16 décembre. Dolorès Roqué (PS), élue avec dix voix d’avance au printemps dernier, a perdu son mandat devant le Conseil Constitutionnel, qui a validé le recours de son rival, Elie Aboud (UMP) car 23 procurations n’étaient pas recevables.
Six mois après l’arrivée du gouvernement PS- EELV, sept candidats sont en lice à Béziers : Maryse Launais (POI), Dolores Roqué (PS-EELV-PRG), Paul Barbazange (FG-PCF), Magali Manus (MEI), Luc Zenon (DLR), Frabce Jamet (FN), Elie Aboud (UMP).
« Proposer des solutions de rupture au capitalisme en crise, s’opposer à l’application du traite européen, faire reculer l’abstention et battre à Beziers, comme en France, la droite extrême et l’extrême droite » souhaite Paul Barbazange (FG), taclé par une partie de ses camarades pour avoir décidé seul sa candidature.
Dolores Roqué (PS) se dit « fière du travail accompli en quatre mois », notamment avec les « 100 000 premiers emplois d’avenir ». Elle « n’a pas voté non au TSCG car une réorientation de l’Europe a été amorcée avec le pacte de croissance » et estime nécessaire « le retour à l'équilibre de nos comptes ».
Maryse Launais est présenté par le POI. Une « candidature ouvrière d’unité et de résistance, déclare-t-il, contre la politique d’austérité du gouvernement Hollande-Ayrault qui applique depuis six mois le traité européen d’austérité TSCG adopté par le PS et l’UMP ».
Elle prendra la parole lors d’un meeting pour « l’unité sans préalable ni condition », le 3 décembre à 19h30 au Palais des congrès de Béziers.
filet pointilles gris
prendre position

Le peuple français a voté pour le changement en détrônant Sarkozy… mais qu’a fait le gouvernement Hollande, appuyé sur une « majorité politique » comprenant Verts, PCF, PG?

Maryse Launay, candidate du POI à BéziersA cette question Maryse Launais et Christophe Benoit, candidats du Parti Ouvrier Indépendant, candidats du POI pour l’élection législative partielle des 9 et 16 décembre, répondent par une énumération :
- Vote du traité d’austérité TSCG avec l’UMP
- 100 milliards d’économie à réaliser chaque année
- Mise en place des « emplois d’avenir » précaires
- Moins 2,4 milliards d’euros sur le Budget de la sécurité sociale
- Maintien de toutes les contre-réformes Sarkozy
- Aucune mesure pour interdire les licenciements…
« Et que font les partis ? » interroge le comité du POI de Béziers ? Les députés PS dont Dolorès Roqué, la députée de Béziers, votent toutes les mesures d’austérité. Le PCF revendique pour sa part son appartenance à la « majorité politique » du gouvernement… Alors que faire ?

« Unité, pour empêcher l’austérité !
Il n’y a que cela de réaliste si l’on veut que cela change ! »

C’est dans ces conditions d’impasse dangereuse que le POI a décidé de présenter des candidats pour l’élection partielle de Béziers.
Pour le POI, ces mesures d’austérité « de gauche », comme celles de droite hier, doivent être combattues, comme en Espagne, en Grèce et au Portugal. C’est pourquoi le POI et ses candidats se prononce pour l’unité contre cette politique d’austérité.  « Unité, pour empêcher l’austérité ! Il n’y a que cela de réaliste si l’on veut que cela change ! » concluent Maryse LAUNAIS et Christophe BENOIT.

Meeting le 3 décembre à 19h30 au Palais des congrès de Béziers

Le POI appelle la population a soutenir les candidats combattants de « l’unité sans préalable ni condition », en participant au meeting le 3 décembre à 19h30 au Palais des congrès de Béziers.

Moody’s a dégradé la note de la dette de la France et fait pression pour que l'austérité soit instaurée en Europe ( Un article du WSWS)

Moody’s a dégradé la note de la dette de la France et fait pression pour que l'austérité soit instaurée en Europe


Moody’s a dégradé la note de la dette de la France et fait pression pour que l'austérité soit instaurée en Europe

Par Alex Lantier 
26 novembre 2012
Le 19 novembre, l’agence de notation Moody’s a dégradé d’un cran la note de la dette souveraine de la France, la faisant passer de la note maximale AAA à AA1. Elle a prévenu qu’elle assignait une perspective négative à la solvabilité de la France.
La dégradation de Moody’s vise à exercer une pression sur le président français, François Hollande, pour qu'il intensifie sa politique d’austérité réactionnaire et impopulaire. Dans le but de stimuler la compétitivité de l’industrie française, le gouvernement de Hollande, Parti socialiste (PS), a annoncé des projets de réductions de plus 80 milliards d’euros (103 milliards de dollars) dans les dépenses et de l’impôt sur les sociétés ainsi que des atteintes draconiennes aux protections du droit du travail pour les travailleurs.Le PS est actuellement confronté à une crise politique alors que la cote de popularité de Hollande s’effondre à 36 pour cent.
Moody’s a mis en garde contre « une perte continue de compétitivité » de la France dans le contexte d’une « demande externe et intérieure faible » – c’est-à-dire l’aggravation de la récession économique en Europe, alors que les coupes sociales minent le pouvoir d’achat des travailleurs et, donc de l’économie. (Voir en anglais : « Growth forecasts slashed as Europe sinks deeper into crisis »)
Moody’s a attribué une perspective négative à la France en faisant référence au marasme économique mondial et aux craintes que les « risques concernant l'application des réformes prévues par le gouvernement restent substantiels. »
Etant donné que la politique d’austérité du PS jouit d’un soutien général dans les milieux patronaux et de l’establishment politique, de tels commentaires ne peuvent être interprétés que comme une référence circonspecte à la crainte d’une opposition de la classe ouvrière de l’Europe entière à l’austérité. Moody’s intensifie la pression en vue de l’application d’une politique sociale réactionnaire et impopulaire par la dégradation de l’indice de solvabilité, en encourageant ainsi les investisseurs à faire monter les taux d’intérêt et à spéculer contre la dette française.
Par une telle manipulation du marché obligataire, la classe capitaliste poursuit impitoyablement son programme social. Elle améliore ses marges bénéficiaires grâce aux montagnes de capital fictif octroyé aux gros investisseurs par des renflouements bancaires, en augmentant les taux d’intérêts payés par les gouvernements à leurs créanciers. En menaçant de couper le flux de crédit allant aux gouvernements, elle les encourage aussi à réduire drastiquement les coûts du travail – afin que les entreprises locales retrouvent une compétitivité sur les marchés mondiaux aux dépens des travailleurs.
Cette politique met en exergue l’impasse dans laquelle se trouve le capitalisme en Europe. Appliquée à la Grèce depuis 2009, cette politique a réussi à couper l’accès au crédit pour Athènes. Athènes a riposté par des coupes sociales qui ont diminué de 30 à 60 pour cent les salaires, fait grimper le chômage à plus de 25 pour cent, détruit le système de santé public et fait se contracter l’économie grecque de plus de 20 pour cent. Une politique similaire est poursuivie en Espagne, au Portugal, en Irlande et en Italie.
Bien que ces pays soient en train de devenir mondialement de plus en plus compétitifs, leur économie continue de s’effondrer dans un contexte de réduction de salaire et de coupes sociales. Les exportations espagnoles et portugaises ont augmenté depuis 2009 de 22 pour cent en termes réels, mais les économies des deux pays continuent de se contracter ; elles devraient, selon les prévisions, se contracter de plus de 1 pour cent cette année.
Certaines sections de la bourgeoisie examinent s’il y a lieu d’imposer une politique similaire à l’encontre de l’opposition populaire en France. Le journal économique et financier La Tribune a écrit : « Ce qui menace la France, c’est d’entrer dans la spirale des dégradations qu’ont connu ses voisins méridionaux, Espagne et Italie. Dès lors, Paris pourrait n’avoir d’autres choix que d’accélérer le pas de la rigueur, ce qui ne manquera pas de réduire à néant le dernier bastion de la croissance française, la consommation. La deuxième économie de la zone euro pourrait donc bien entrer rapidement dans une spirale récessionniste…, ce qui, du reste, la conduirait sans doute à être à nouveau dégradée. »
L’effondrement qui a déjà été provoqué par l’application d’une telle politique en Europe méridionale menace actuellement de miner l’économie en général. Moody’s a souligné le risque d’une subite crise en Europe méridionale qui frapperait la France : « L’exposition de la France aux pays périphériques à travers les échanges commerciaux et le système bancaire est disproportionné.
L’agence a ajouté, « Des chocs sur les marchés souverains et les marchés de crédits bancaires mineraient encore davantage la stabilité financière et économique de la France… Alors que les coûts de service de la dette du gouvernement français ont en grande partie à ce jour été maîtrisés, Moody’s ne s’attend pas à ce que ceci soit le cas dans l’éventualité d’un nouveau choc. »
Moody’s a ajouté avoir une perspective négative pour l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Autriche. Cela est dû au fait que tout comme la France, ces pays ont promis de contribuer à différents fonds – le Fonds européen de stabilité financière ou le Mécanisme européen de stabilité – pour garantir les dettes des pays de l’Europe méridionale.
La Tribune ajoute qu’un sauvetage de la zone euro dépasse les capacités de l’Allemagne : « Le risque est donc, si la France entre dans une spirale de dégradation, que l’Allemagne doive seule assumer les risques liés au sauvetage de l’euro… Mais évidemment, la république fédérale ne le peut pas. Quelle que soit sa puissance, son PIB n’est que de 2.800 milliards d’euros et sa dette brute atteint déjà 80 pour cent de ce montant. Sa capacité de faire plus pour sauvegarder l’euro est, il faut bien le reconnaître, extrêmement limitée ou, pour le dire plus simplement, quasiment nulle. »
De tels commentaires indiquent une profonde crise économique et politique du capitalisme. Des milliers de milliards d’euros ont été octroyés aux banques, mais ces sommes ont servi à rembourser de riches investisseurs alors que le chômage a grimpé en flèche et que l’investissement productif continue de stagner. La conséquence est une société toujours plus inégalitaire et secouée par la crise. En France, qui est connue pour son économie relativement dominée par l’Etat, les 1 et 10 pour cent situés au haut de l’échelle de la société française possédaient néanmoins en 2010, 24 pour cent et 62 pour cent de la richesse nationale
Toutefois, ce que l'on entend parmi les commentateurs bourgeois c'est qu’il n’y a pas d’argent, et ils exigent des réductions supplémentaires. Bloomberg News a critiqué la France de « rater une occasion » d’accélérer les coupes sociales après la dégradation de Moody’s.
Au cours de ces derniers jours, les taux d’intérêt à 10 ans n’ont augmenté que de 0,1 pour cent, se situant à un niveau encore bas à 2,18 pour cent. Les acheteurs d’obligations préfèreraient apparemment encore la note de crédit de la France à celle de l’Italie ou de l’Espagne car elle offre un meilleur rapport que la dette allemande à 10 ans qui ne rapporte que 1,5 pour cent.
C’est dû surtout au fait que le PS français est déjà en train d’appliquer le programme du capital financier, et ce sans les contraintes d’un marché obligataire en panique. Le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, a dit vouloir se servir de la dégradation de Moody’s pour pousser en avant les coupes sociales, en la qualifiant d’être un « encouragement à mettre en oeuvre rapidement et fortement les réformes que nous avons décidées et qui vont dans la bonne direction. »
Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a aussi cherché à minimiser la dégradation de Moody’s. Il a dit devant le Parlement allemand (Bundestag): « Notre partenaire le plus important a reçu un léger avertissement d’une agence de notation… Il ne faut pas dramatiser ceci de manière excessive. »
Néanmoins, PIMCO LLC – le plus gros gestionnaire de portefeuille obligataire au monde – a indiqué qu’il projetait d’éviter d’acheter de la dette française et allemande. PIMCO préfère acheter des obligations italiennes et espagnoles qui offrent un rendement plus élevé et PIMCO pense qu’elles sont soutenues par la BCE.
Le directeur de PIMCO, Andrew Bosomworth, a dit que le rendement des obligations allemandes et françaises sont trop faibles en ajoutant que l’économie française « ressemble plus à celle des pays d’Europe du Sud. »
(Article original paru le 23 novembre 2012)
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France: l’UMP pourrait se scinder après l’élection d’une nouvelle direction( un article du WSWS)

France: l’UMP pourrait se scinder après l’élection d’une nouvelle direction

http://www.wsws.org/fr



France: l’UMP pourrait se scinder après l’élection d’une nouvelle direction

Par Alex Lantier 
26 novembre 2012
Pour le principal parti de droite en France, l’UMP (Union pour un mouvement populaire), se pose l’éventualité d’une scission après l’élection contestée du 18 novembre qui devait déterminer son nouveau président. Des partisans de l’ancien premier ministre François Fillon et du secrétaire du parti, Jean-François Copé, les deux candidats à la présidence du parti, se sont mutuellement accusés de fraude électorale.
Copé a mené une campagne faisant ouvertement appel au FN (Front national), le parti néo-fasciste qui gagne actuellement en influence, s’appuyant davantage sur du personnel venu à l’UMP depuis le FN. Défendant l’idée d’une « droite décomplexée », il a fait la critique d’un prétendu « racisme anti-Blanc » et de mesures proposées par le président François Hollande et le Parti socialiste (PS) au pouvoir, comme la légalisation du mariage homosexuel et un droit de vote pour les étrangers aux élections municipales.
Alors qu’il était premier ministre, Fillon avait soutenu les appels de l’ex-président Nicolas Sarkozy aux sentiments d’extrême-droite – comme l’interdiction du port de la burqa, le débat sur l’« identité nationale » et l’expulsion de masse des Roms – qui ont tous renforcés le FN. Il a cependant basé sa campagne sur les parties de l’UMP plus proches de partis de droite comme l’Union des démocrates et indépendants (UDI) de Jean-Louis Borloo qui préféreraient passer des marchés avec les PS. L’absence de différence politique notable entre Fillon et Copé ne fit que rendre la confrontation qui suivit l’élection plus explosive et plus acerbe.
Le moment de l’élection avait été choisi pour coïncider avec des manifestations au niveau national auxquelles avaient appelé des organisations catholiques et néo fascistes contre le mariage homosexuel et qui rassemblèrent des dizaines de milliers de manifestants.
Le lundi 19 novembre, les partisans de Fillon envoyèrent une lettre à la Cocoe (Commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales), la commission électorale interne de l’UMP, portant des accusations détaillées de fraude électorale dans quinze départements.
Le lundi soir, Copé fut déclaré vainqueur, la différence donnée entre les deux candidats n’étant que de 98 bulletins, sur un total de 174 678. Fillon avait tout d’abord accepté la défaite dans une lettre ouverte à ses partisans et dans laquelle il écrivait : « Je n'ai voulu engager aucun contentieux, car je veux respecter les militants et je ne veux pas détruire leur foi et l’engagement qui est le leur. »
L’ancien ministre de la Justice Pierre Méhaignerie démissionnait de l’UMP le lendemain dénonçant les « tentations du populisme, de la démagogie ». Il a rejoint l’UDI qui affirme à présent recruter des membres de l’UMP qui changent de bord après la victoire de Copé.
Dans l’après-midi du 20 novembre, les partisans de Fillon ont porté plainte en bonne et due forme, affirmant que leur leader avait gagné l’élection et demandant que l’ancien premier ministre Alain Juppé prenne temporairement la direction de l’UMP. Ils ont déclaré avoir soudain découvert que des responsables de l’UMP avaient oublié l’ensemble des 1304 bulletins en provenance de Nouvelle-Calédonie, de Mayotte et de Wallis et Futuna.
Le directeur de campagne de Fillon, Eric Ciotti, ex-responsable de l’UMP pour la Sécurité et la Police, a dit que « le président de la Cocoe [avait] lui-même reconnu cette erreur lors d’un échange téléphonique avec François Fillon en fin de matinée. Il s’agit d’une erreur manifeste et grave. »
Les partisans de Copé se sont opposés à une nomination de Juppé. Henri Guaino, ex-« plume » de Sarkozy, a dit : « Les résultats ont été proclamés, il y a un président. Pour ceux qui ne veulent pas les respecter, la porte est ouverte. »
Le 20 novembre au soir, Fillon est apparu à la télévision disant qu’il renonçait à la présidence de l’UMP mais qu’il n’excluait pas de contester la victoire de Copé devant les tribunaux. Copé, dont les partisans contrôlent la commission en charge des contestations électorales, avait demandé à Fillon de faire appel devant cette commission, insistant sur sa « disponibilité » à rencontrer celui-ci.
Cette dispute souligne le virage à droite d’ensemble de la politique bourgeoise en France depuis le début de la crise économique mondiale en 2008. Cette orientation s’est intensifiée depuis l’élection de Hollande à la présidence avec le soutien des alliés du PS dans la bureaucratie syndicale et de la « gauche » petite bourgeoise tels que le PCF (Parti communiste français) et le NPA (Nouveau parti anticapitaliste.).
Hollande, en discussion avec la bureaucratie syndicale, détruit des emplois et coupe les dépenses sociales, tout en poursuivant la guerre en Syrie et en Afghanistan et en menant une politique de « loi et d’ordre » comme les attaques ethniques contre les Roms.
La poursuite sans répit d’une politique similaire pro-guerre et pro-austérité dans toute l’Europe est en train de produire un changement majeur dans les rapports de classe. Comme en Grèce, où le groupe fasciste Aube dorée a grandi après des années de politique austéritaire dévastatrice menée par des régimes sociaux démocrates collaborant avec l’Union européenne, la classe dirigeante française se tourne vers des fascistes pour en faire des figures dirigeantes de la vie politique.
Il est de plus en plus difficile à l’UMP de dépasser le PS sur sa droite sans lancer des appels aux néo fascistes. D’autre part, la classe dirigeante ne croit plus que les syndicats et la « gauche » petite bourgeoise seront capables de contrôler les luttes de la classe ouvrière et envisage la promotion de mouvements ouvertement droitiers.
Ivan Rioufol, chroniqueur du quotidien de droite Le Figaro, écrit que le peuple français « ne se reconnaît plus dans ce président ‘socialiste’ tout juste élu, qui parle mieux aux agences de notation qu’à la classe moyenne. Une sourde colère fermente. Elle va au-delà des mobilisations syndicales. Les réactions sont imprévisibles, mais le terreau est prêt à accueillir un ‘printemps français’ qui libérerait les interdits qui brident la pensée, musellent la parole, obscurcissent la vue. »
C’est-à-dire qu’en anticipation d’une montée de luttes de masse contre le gouvernement Hollande, comme les grèves de masse révolutionnaires de l’année dernière en Tunisie et en Egypte ayant initié le soi-disant « Printemps arabe », Rioufol envisagerait de renforcer et de promouvoir des forces néo fascistes. Les « tabous » que Rioufol veut éliminer comprennent l’hostilité à l’Islam, à l’immigration et à la « dépendance de l’Etat social ». C'est-à-dire qu’ils correspondent à un soutien fasciste de la politique pro-guerre et anti-sociale de la bourgeoisie et à une hostilité violente à la classe ouvrière.
Cette situation confirme l’opposition principielle du World Socialist Web Siteau Parti socialiste et à ses satellites de la « gauche » petite bourgeoise, et son appel à la mobilisation révolutionnaire de la classe ouvrière contre ces forces et contre l’ensemble de l’establishment bourgeois.
Quant à l’UMP, elle est confrontée à la question de savoir comment gérer ses liens politiques avec le FN. Elle a pris la décision d’accueillir dans ses instances dirigeantes une couche de responsables de la droite dure ou venant du Front national et comme on le rapporte, c’est Copé qui a soutenu cette politique de la façon la plus agressive.
Le commentateur politique Thomas Guénolé a dit au journal Le Monde que Copé serait un dirigeant qui pourrait tolérer plus volontiers une coopération significative entre les responsables de l’UMP et ceux du FN au niveau local et régional : « Certes, Jean-François Copé a déjà exclu tout accord avec le FN, mais qu’en sera-t-il quand des élus locaux UMP, et il y en aura, passeront outre la consigne? »
C’est le groupe de la « droite forte » qui a obtenu, et c’est significatif, le plus fort pourcentage de voix (28 pour cent) dans la compétition entre les six courants internes de l’UMP. Celle-ci s’est déroulée simultanément à la bataille menée pour la direction. Soutenu par d’ex- responsables plus à droite du gouvernement Sarkozy, il est officiellement dirigé par deux hommes dans la trentaine – Geoffroy Didier, un aide de l’ex-ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux et Guillaume Peltier, un ancien membre du FN.
(Article original publié le 22 novembre 2012)

Pour illustrer le propos un dessin de Plantu ( source le Monde du 26/11/2012)

La Grèce sous l’emprise de l’UE( un article du WSWS)

La Grèce sous l’emprise de l’UE                  http://www.wsws.org/fr


La Grèce sous l’emprise de l’UE

Par Christoph Dreier 
26 novembre 2012
Le mardi 20 novembre, les ministres des Finances de l’UE ont une fois de plus retardé le versement de la prochaine tranche d’aide financière à la Grèce et qui est attendue depuis l’été. La décision devrait maintenant être prise lundi prochain, 26 novembre.
Le retard est la conséquence d’importantes divergences existant entre les principales puissances impliquées, dont les gouvernements européens et le Fonds monétaire international. Le gouvernement allemand notamment refuse d’accorder un assouplissement des conditions extrêmement difficiles de l’emprunt. Bien que la Grèce ait imposé cinq séries de mesures d’austérité, aboutissant à des excédents budgétaires, la dette générale continue d’augmenter étant donné que des sommes considérables sont distribuées aux créanciers.
Alors que les ministres des Finances et le FMI discutent de la forme exacte de la dette, ils sont d’accord pour dire que ce pays d’Europe du Sud doit être assujetti au dictat direct de l’UE pour permettre que le dernier centime soit extrait de la classe ouvrière grecque. Ils ne se contentent plus de dicter au gouvernement grec les mesures d’austérité devant être appliquées mais, à l’image des anciennes puissances coloniales, ils installent leurs propres représentants à tous les niveaux de l’Etat et du gouvernement et même dans les banques privées.
La Grèce sert de modèle au continent entier. La redistribution de la richesse de ceux d’en bas vers ceux d’en haut est incompatible avec des droits démocratiques ou des formes de régime parlementaire.
Le récent projet d’accord de prêt entre la troïka – comprenant l’UE, le Fonds monétaire International et la Banque centrale européenne – et le gouvernement grec prévoit une quasi abrogation de tous les pouvoirs législatifs du parlement. Il définit les modalités du calendrier législatif. Le parlement est chargé d’appliquer 259 « réformes » comprenant davantage de coupes sociales dévastatrices, l’érosion des droits des travailleurs et la libéralisation des marchés.
Si la Grèce refuse de mettre en oeuvre au pied de la lettre ces instructions, la troïka menace de suspendre d’autres tranches de l’aide financière qui ont déjà été consenties. La Grèce ferait alors défaut en l’espace de quelques semaines et ne pourrait plus payer les salaires, les retraites et les prestations sociales.
Les gouvernements municipaux supposés être autonomes comme différents ministères et les entreprises publiques ont déjà été spoliés de toute marge de manoeuvre. Ils sont obligés d’atteindre des objectifs d’austérité précis et, toute défaillance de leur part, entraîne des réductions automatiquement imposées. Des commissaires à l’austérité ont été mis en place dans chaque ministère et qui sont chargés de garantir que les coupes sont appliquées. Les banques du pays sont aussi assujetties aux commissaires, directement nommés par la troïka en consultation avec le gouvernement, et qui sont responsables de l’allocation des crédits.
Lundi, un porte-parole du gouvernement a annoncé que la Grèce allait déposer toutes les recettes générées par la privatisation des entreprises publiques rentables sur un compte spécial ne servant qu’au remboursement des dettes et des intérêts et qui est directement contrôlé par la troïka. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a proposé que l’aide financière soit aussi être versée sur un tel compte. De cette manière, l’Etat grec perdrait les derniers restes de son indépendance financière.
La dictature exercée par l’UE à tous les niveaux de l’administration publique est la conséquence directe des protestations de masse continues, des grèves et des occupations d’usine, au moyen desquelles partout en Grèce les travailleurs sont en train de résister aux brutales attaques sociales.
Afin d’imposer de nouvelles réductions et de piller davantage la société grecque, l’élite financière recourt à des moyens de plus en plus autoritaires. Alors qu’elle soumet l’administration publique à ses dictats, les bandes fascistes de Chrysi Avgi (Aube dorée) sont mobilisées et encouragées par la police pour agir contre les adversaires politiques et les travailleurs.
Le but de ces mesures n’est pas de diminuer la dette publique qui continue de croître mais d’abaisser les conditions de vie de la classe ouvrière afin d’atteindre les niveaux existant dans le Tiers Monde. Les droits sociaux et le système de protection sociale sont en train d’être détruits, les salaires sont réduits et des centaines de milliers de gens sont licenciés. De nombreux travailleurs n’étant plus en mesure de payer leur traitement médical ou leurs médicaments en raison d’un système de santé dévasté par les réductions ont déjà payé de leur vie.
L’élite financière veut imposer ce programme partout en Europe. Après l’Espagne, le Portugal et l’Italie, la France se trouve à présent en ligne de mire. Lundi, l’agence de notation Moody’s a abaissé la note de crédit du pays en se plaignant du haut niveau des dépenses publiques, des « réformes structurelles » et de la « rigidité du marché du travail ». Quelques semaines plus tôt, différentes sections avaient réclamé que des mesures soient imposées conformément au modèle de la Grèce pour rendre « compétitive » l’économie de la France.
Le fait que la classe dirigeante puisse mener une telle campagne barbare contre l’ensemble de la classe ouvrière européenne est la responsabilité des syndicats et des tendances pseudo-gauches qui les couvrent.
Les syndicats collaborent étroitement avec les gouvernements et l’UE pour imposer les coupes sociales à l’encontre de la classe ouvrière et pour isoler et éliminer ses luttes. Ils refusent catégoriquement d’organiser toute action de solidarité et de défendre la classe ouvrière grecque.
Des organisations telles le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en France, le parti La Gauche (Die Linke) en Allemagne et la Coalition de la Gauche radicale (SYRIZA) en Grèce, soutiennent les institutions de l’UE et leurs plans d’austérité. Elles font tout leur possible pour paralyser politiquement la classe ouvrière et empêcher une lutte contre l’élite financière et ses laquais au sein de l’UE.
Le président de SYRIZA, Alex Tsipras a annoncé qu’il rencontrera mardi prochain les ambassadeurs des 27 Etats de l’UE afin de renforcer les relations et de « donner confiance », a-t-il dit. Il s’est préparé des semaines durant à reprendre les rênes du gouvernement de la coalition secouée par la crise sous la conduite du premier ministre Andonis Samaras et à imposer lui-même les dictats de l’UE.
Pour défendre leurs droits, contre de la dictature de l’UE, les travailleurs doivent rompre avec ces organisations et engager une lutte conjointe contre l’élite financière, ses Etats et ses institutions communautaires. Ce n’est que la mobilisation indépendante de la classe ouvrière qui pourra empêcher la classe dirigeante de précipiter une fois de plus le continent dans la dictature et la pauvreté.
Ceci requiert la construction du Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI) en tant que parti révolutionnaire de la classe ouvrière, en unissant les travailleurs par-delà les frontières nationales dans une lutte pour une société socialiste, en nationalisant les banques et les grands groupes et en les plaçant sous contrôle démocratique.
La première étape est la défense de la classe ouvrière grecque par leurs frères et sœurs européens. Il faut s'opposer aux attaques de la troïka par une offensive commune ; car sans cela les travailleurs connaîtront le même sort à travers tout le continent.
(Article original paru le 22 novembre 2012)

Jean-Luc Mélenchon Invité de « On n’est pas couché » sur France 2

Invité de « On n’est pas couché » sur France 2



Invité de « On n’est pas couché » sur France 2

amedi 24 novembre 2012, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de "On n'est pas couché" sur France 2, interrogé par Laurent Ruquier, Natacha Polony et Aymeric Caron.
Ce billet a été lu 1 155 fois.




Jean-Luc Mélenchon Invité de « C/Politique » sur France 5

Invité de « C/Politique » sur France 5


Dimanche 18 novembre 2012, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de l'émission "C/Politique" sur France 5, interrogé par Caroline Roux.

Arcelor-Mittal à Florange : la nationalisation entre en force dans le débat


Arcelor-Mittal à Florange : la nationalisation entre en force dans le débat

s'informerSamedi dernier, 14 élus mosellans de toutes tendances, PS, PCF, EELV, UMP, UDI, ont adressé une lettre ouverte à François Hollande, qui doit probablement rencontrer Lakshmi Mittal mardi prochain, avant l’échéance de vendredi pour la reprise du site de Florange. Ce dernier avait annoncé le 1er octobre la fermeture de la filière de production d’acier brut (filière liquide) dans les 60 jours faute de repreneur. Il entend garder la filière froide.
Dans leur lettre ouverte, les 14 élus, sans mentionner expressement la « nationalisation », affirment que, « compte tenu des enjeux humains, territoriaux, industriels, technologiques et stratégiques, il est impératif d’aller dans le sens d’une prise de contrôle public de l’État […] faute de quoi, c’est toute une région qui risque, une fois encore, d’être victime alors que l’outil de production reste performant et porteur d’avenir ».
Jean Pierre Masseret, président du conseil régional de Lorraine a pour sa part déclaré : « Je soutiens la démarche de nationalisation temporaire d’Arcelor Mittal ».
Cette lettre fait suite à une première lettre ouverte aux députés, sénateurs, maires de Moselle leur demandant de « se prononcer pour que le gouvernement se porte garant du site de Florange dans sa totalité et de tous les emplois sur place ». Parmi les initiateurs de cette lettre, qui a reçu 800 signatures, Jean Markun, l’un des quatre secrétaires nationaux du POI.
Dans une interview au quotidien Les Échos de ce matin, Arnaud Montebourg a déclaré qu’il travaille à un projet de « nationalisation transitoire » de Florange.

Législative partielle dans l’Hérault, une élection test après six mois de gouvernement socialiste


Législative partielle dans l’Hérault, une élection test après six mois de gouvernement socialiste

Maryse Launay
s'informerLes électeurs de la sixième circonscription de l’Hérault (Béziers) vont revoter les 9 et 16 décembre. Dolorès Roqué (PS), élue avec dix voix d’avance au printemps dernier, a perdu son mandat devant le Conseil Constitutionnel, qui a validé le recours de son rival, Elie Aboud (UMP) car 23 procurations n’étaient pas recevables.
Six mois après l’arrivée du gouvernement PS- EELV, sept candidats sont en lice à Béziers : Maryse Launais (POI), Dolores Roqué (PS-EELV-PRG), Paul Barbazange (FG-PCF), Magali Manus (MEI), Luc Zenon (DLR), Frabce Jamet (FN), , Elie Aboud (UMP).
« Proposer des solutions de rupture au capitalisme en crise, s’opposer à l’application du traite européen, faire reculer l’abstention et battre à Beziers, comme en France, la droite extrême et l’extrême droite » souhaite Paul Barbazange (FG), taclé par une partie de ses camarades pour avoir décidé seul sa candidature.
Dolores Roqué (PS) se dit « fière du travail accompli en quatre mois », notamment avec les « 100 000 premiers emplois d’avenir ». Elle « n’a pas voté non au TSCG car une réorientation de l’Europe a été amorcée avec le pacte de croissance » et estime nécessaire « le retour à léquilibre de nos comptes ».
Maryse Launais est présenté par le POI. Une « candidature ouvrière d’unité et de résistance, déclare-t-il, contre la politique d’austérité du gouvernement Hollande-Ayrault qui applique depuis six mois le traité européen d’austérité TSCG adopté par le PS et l’UMP ».
Elle prendra la parole lors d’un meeting pour « l’unité sans préalable ni condition », le 3 décembre à 19h30 au Palais des congrès de Béziers.
filet pointilles gris
prendre position

Le peuple français a voté pour le changement en détrônant Sarkozy… mais quatre mois après, qu’a fait le gouvernement Hollande, appuyé sur une « majorité politique » comprenant Verts, PCF, PG?

A cette question Maryse Launais et Christophe Benoit, candidats du Parti Ouvrier Indépendant, candidats du POI pour l’élection législative partielle des 9 et 16 décembre, répondent par une énumération :
- Vote du traité d’austérité TSCG avec l’UMP
- 100 milliards d’économie à réaliser chaque année
- Mise en place des « emplois d’avenir » précaires
- Moins 2,4 milliards d’euros sur le Budget de la sécurité sociale
- Maintien de toutes les contre-réformes Sarkozy
- Aucune mesure pour interdire les licenciements…





« Et que font les partis ? » interroge le comité du POI de Béziers ? Les députés PS dont Dolorès Roqué, la députée de Béziers, votent toutes les mesures d’austérité. Le PCF revendique pour sa part son appartenance à la « majorité politique » du gouvernement… Alors que faire ?

« Unité, pour empêcher l’austérité !
Il n’y a que cela de réaliste si l’on veut que cela change ! »

C’est dans ces conditions d’impasse dangereuse que le POI a décidé de présenter des candidats pour l’élection partielle de Béziers.
Pour le POI, ces mesures d’austérité « de gauche », comme celles de droite hier, doivent être combattues, comme en Espagne, en Grèce et au Portugal. C’est pourquoi le POI et ses candidats se prononce pour l’unité contre cette politique d’austérité.  « Unité, pour empêcher l’austérité ! Il n’y a que cela de réaliste si l’on veut que cela change ! » concluent Maryse LAUNAIS et Christophe BENOIT.

Meeting le 3 décembre à 19h30

au Palais des congrès de Béziers

Le POI appelle la population a soutenir les candidats combattants de « l’unité sans préalable ni condition », en participant au meeting le 3 décembre à 19h30 au Palais des congrès de Béziers.