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La loi sur l'aide à mourir a été promulguée par Emmanuel Macron et publiée au Journal officiel
Mission spatiale inachevée, expulsion de deux diplomates iraniens, conférence de presse sur le piratage des impôts, plainte d’ABC contre Trump.
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La loi sur l’aide à mourir a été promulguée par Emmanuel Macron et publiée au Journal officiel
La loi créant un droit à l'aide à mourir a été publiée au Journal officiel, dans le sillage de sa promulgation par Emmanuel Macron, à l'issue de plusieurs années de débats. Ce texte sur la fin de vie, validé avec quelques réserves par le Conseil constitutionnel la semaine dernière, crée un droit à l'aide à mourir pour certains patients, sous plusieurs conditions, leur permettant de s'administrer un produit létal en présence d'un soignant. Si, et seulement si, le patient ne peut accomplir physiquement le geste, le soignant peut s'en charger.
Le patient doit être majeur, Français ou résident de longue date, être atteint d’une affection “grave et incurable” en phase terminale ou “avancée”, souffrir physiquement de manière insupportable et être capable d’exprimer un choix éclairé jusqu’au dernier moment. Une procédure, menée par un seul médecin mais demandant à solliciter d’autres acteurs, doit permettre de déterminer si un patient est éligible ou non.
Avant que les soignants ne soient en mesure de mettre en pratique le texte, adopté définitivement au Parlement mi-juillet, le gouvernement devra publier les décrets d’application nécessaires. Un cercle relativement restreint de pays a déjà ouvert ce droit, de la Belgique à la Suisse en passant par les Pays-Bas, le Canada ou l’Uruguay.
Station spatiale internationale : mission inachevée pour Sophie Adenot
Sophie Adenot est devenue la première astronaute française à sortir dans l'espace, depuis la Station spatiale internationale (ISS), en compagnie de l'Américain Anil Menon.
Leur sortie extravéhiculaire est désormais terminée, mais ils n'ont pas pu aller jusqu'au bout de leur mission. L'Agence spatiale américaine (Nasa) a annoncé que les deux astronautes ne pourraient pas mener à bien l'ensemble des objectifs prévus.
S'ils ont pu démonter avec succès une antenne défectueuse, il leur sera impossible de la remplacer par un nouvel équipement, faute de temps. La Nasa a précisé que ce scénario avait été “anticipé”.
Sophie Adenot était devenue, en février, la deuxième Française à rejoindre l'espace après Claudie Haigneré, qui avait participé à deux missions, en 1996 puis en 2001. Même si elle avait été préparée aux sorties extravéhiculaires, l'ancienne astronaute n'en avait jamais réalisé. Sophie Adenot deviendra donc la première Française de l'histoire à sortir de l'ISS et la deuxième Européenne à accomplir cette mission, après l'Italienne Samantha Cristoforetti, en 2022.
La France va expulser deux diplomates iraniens
Paris va expulser deux diplomates iraniens en poste en France. Cette décision a été prise en représailles à la décision de l’Iran de décréter persona non grata deux diplomates de l’ambassade de France à Téhéran.
Les deux diplomates français non autorisés à revenir en Iran avaient été brièvement arrêtés à Téhéran en juillet, avant de quitter le pays. Le 20 juillet, Jean-Noël Barrot avait dénoncé cette arrestation comme “une action d’intimidation extrêmement grave de la part des services de sécurité iraniens” à l’encontre des diplomates, dont l’un avait été “molesté”.
Les autorités iraniennes ont démenti l’agression. Selon l’Iran, les diplomates n’avaient été que “brièvement interrogés” par les services de sécurité, après avoir participé à une “réunion avec plusieurs personnes recherchées par les autorités”. Le ministère du Renseignement iranien a accusé la France d’avoir mené “un vaste projet visant à exercer une influence” en Iran et “à préparer le terrain pour une action de la France contre l’indépendance” de l’Iran.
“Au lieu de faire la lumière sur cette agression préméditée et délibérée, d’en punir les auteurs et de prendre les engagements nécessaires pour garantir la sécurité de nos emprises et de nos agents, conformément à leurs obligations internationales, les autorités iraniennes ont fait le choix de proférer des accusations totalement mensongères”, a déploré le porte-parole adjoint du Quai d’Orsay, Glenn Salic. “L’ambassadeur de la République islamique d’Iran a été convoqué”, a-t-il précisé.
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Conférence de presse sur le piratage du fisc
Près d’une semaine après la revendication d’un piratage d’ampleur du fisc, le ministre de l’Action et des Comptes publics a présenté des excuses à l’occasion d’une conférence de presse à Bercy sur le vol des données de plusieurs centaines de milliers de particuliers et entreprises.
Lors de ce point d’information, la directrice générale des finances publiques, Amélie Verdier, est revenue point par point sur chacune des trois attaques dont a été victime la Direction générale des finances publiques (DGFiP), alors que le parquet de Paris a ouvert une enquête notamment pour “extraction frauduleuse de données” et “association de malfaiteurs”.
Le vol de données le plus important a eu lieu fin juin. Le groupe ZeroBytes, qui dit être composé de deux personnes, s’est introduit dans le système d’information du fisc. Mercredi 12 août, un message de revendication de ce piratage a été posté sur un forum populaire chez les cybercriminels, précisant que la base de données était mise en vente.
Au total, cette fuite de données concerne au moins 678 000 particuliers et professionnels, dont 350 000 contribuables. Ces données sensibles contiennent des informations liées aux impôts : numéro fiscal, parts fiscales et revenu fiscal de référence. Elles peuvent être complétées par des informations personnelles, telles que l’adresse postale, le numéro de téléphone, l’adresse e-mail ou encore des informations sur la situation familiale des personnes qui se trouvent dans le fichier.
Pour s’introduire dans le système, le pirate a profité d’une faille de sécurité qui lui a permis de passer par un accès détourné avec les identifiants d’un compte d’un employé. Les investigations menées dans la foulée ont échoué à repérer ce qu’il s’était passé. Le fisc n’a été informé du vol de données qu’au moment où les hackers l’ont revendiqué.
Jeudi 13 août, le groupe de cybercriminels a revendiqué un nouveau casse. Cette fois-ci, il s’agit de données cadastrales, extraites du Serveur professionnel de données cadastrales (SPDC), dont les informations relient les parcelles et leurs adresses à leur propriétaire. Sur un forum populaire chez les cybercriminels, l’attaquant a communiqué sur les données de deux millions de personnes.
La directrice générale du fisc a reconnu une troisième fuite visant des données liées aux successions. La brèche identifiée sur ce portail lié aux successions n’est pas de la même ampleur que la première attaque.
La chaîne ABC porte plainte contre Donald Trump
Face à l’offensive de Donald Trump, la chaîne américaine ABC a contre-attaqué en justice. Ce média, propriété du groupe Disney, accuse l’administration républicaine de porter atteinte à la liberté d’expression en menaçant ses licences de diffusion.
L’administration Trump poursuit depuis des mois une offensive contre les médias jugés trop critiques, via son régulateur des télécommunications, dirigé par un proche de Donald Trump. Des actions en justice, qui rencontrent une résistance croissante de ces médias, sont également intentées par l’administration républicaine.
Dans sa plainte déposée à Washington, la chaîne accuse le gouvernement fédéral de mener “une campagne de représailles contre ABC pour une seule raison : ils ne sont pas d'accord avec ce qu'ABC diffuse”. Les attaques contre la chaîne, qui ont débuté peu après le retour au pouvoir de Donald Trump, en janvier 2025, “n'ont fait que s'intensifier”, affirme-t-elle.
Selon la chaîne, ces attaque vont désormais jusqu'à des “exigences explicites qu'ABC soit privée de ses licences de diffusion en raison de ce qui y est dit”. Elle demande en conséquence au tribunal d'obliger le gouvernement à mettre fin à ces actions et ces “menaces”.
La revue de presse du Monde Moderne de ce mercredi 19 août
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