Les votes des deux propositions de loi sur la « fin de vie » à l'Assemblée Nationale, le 25 février, ont donné des résultats contrastés. Alors que les députés ont voté à l'unanimité le renforcement des soins palliatifs, ils n'ont adopté qu'à une courte majorité « l'aide à mourir ». La loi étant encore loin d'être promulguée, les opposants à l'euthanasie sont plus que jamais mobilisés. Le vote solennel, en deuxième lecture, des deux textes relatifs à la fin de vie a eu lieu le 25 février. La proposition de loi sur les soins palliatifs a été adoptée à l'unanimité par les députés (491 voix sur 560 votants, aucune voix contre, 69 abstentions dont la quasi totalité du groupe LFI). En revanche, la proposition de loi sur « l'aide à mourir » n'a été votée qu'à une courte majorité de 299 voix contre 226 sur 562 votants (37 abstentions). Les réfractaires à l'euthanasie et au suicide assisté n'étaient que 199 en première lecture, le 27 mai dernier. La fracture des députés sur ce second volet de la loi sur la fin de vie s'est donc considérablement élargie en neuf mois. « Cette progression de l'opposition est le signe d'une prise de conscience et de la mobilisation citoyenne grandissante » se réjouit l'association Alliance Vita. « Entre mai 2025 et février 2026, 16 députés abstentionnistes ont rejoint les rangs de l'opposition, et 4 autres députés ont été convaincus de renverser leur vote, rejoignant l'opposition» précise le Centre Européen pour le droit et la Justice (ECLJ : European Center for Law & Justice). En premières lignes des opposants, des soignants qui refusent de trahir le serment d'Hippocrate en administrant la mort, et des personnes dont le pronostic vital est engagé ou porteuses d'un lourd handicap. Ils sont soutenus par des élus, dont certains sont aussi médecins comme le professeur Philippe Juvin (DR), et de nombreux citoyens qui dénoncent la transgression civilisationnelle de l'interdit de tuer, dont l'injustice est aggravée par le défaut d'accès aux soins palliatifs en France (cf. Le Monde : « Malgré les promesses, le trop lent essor des soins palliatifs en France »). La pression psychologique et financière sur des personnes considérées comme étant en fin de vie est d'autant plus forte qu'elle ne peuvent accéder aux soins appropriés à leur état comme l'a pointé Patric… Philippe Oswald |
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