UE : le grand barnum est en marche !
par Joël Périchaud, Secrétaire national du Parti de la démondialisation aux relations internationales
le 12 octobre 2021
La Cour constitutionnelle polonaise a rendu le 7 octobre un arrêt remettant en cause la primauté du droit européen sur les droits nationaux, que tous les europhiles béats considèrent comme un des fondements de l’UE. « Le Tribunal constitutionnel a reconnu que la tentative d’ingérence de la CJUE dans le système judiciaire polonais remet en cause les principes d’État de droit, de la primauté de la Constitution polonaise ainsi que le principe de sauvegarde de la souveraineté dans le processus d’intégration européenne », Les réactions des institutions de l’UE nous donnent la vérité des prix : la Commission a publié un communiqué, dans lequel elle affirme qu’elle « n’hésitera pas à utiliser tous ses pouvoirs », pendant que David, Sassoli, Président du parlement européen tweetait : « La primauté du droit européen ne peut être mise en cause. La mettre en cause, c’est s’attaquer à l’un des principes fondateurs de notre Union ». En fait la Cour constitutionnelle polonaise remet en cause le rôle de la Cour de justice de l’Union européenne, (CJUE) tribunal qui s’arroge le pouvoir de créer un ʺdroit européenʺ au-dessus du droit des Nations.
En France, si le gouvernement par la voie de Clément Beaune, secrétaire d’État aux Affaires européennes condamne sans surprise « une attaque contre l’Union européenne » en affirmant : « C’est gravissime. Ça n’est pas un sujet technique ou un sujet juridique. C’est un sujet éminemment politique, qui s’inscrit d’ailleurs dans une longue liste de provocations à l’égard de l’UE », Arnaud Montebourg s’est réjoui de la décision du tribunal constitutionnel polonais : « L’affirmation par la Pologne de sa souveraineté nationale par le droit est un événement important. La France, qui ne partage pas les mêmes orientations politiques que la Pologne, devra néanmoins procéder à la même affirmation de la supériorité de ses lois sur les décisions européennes ». D’autres candidats à l’élection présidentielle réagissent dans ce sens. Michel Barnier défend la nécessité d’une « souveraineté juridique » de la France et Xavier Bertrand propose d’introduire dans la Constitution « un mécanisme de sauvegarde des intérêts supérieurs de la France. Lorsque ceux-ci sont en jeu, la souveraineté populaire doit primer » !
Au-delà des belles paroles électorales on pourrait se gondoler de rire (jaune) car les traités européens (Lisbonne, TFUE) ne laissent aucun doute possible : ce sont les textes de l’Union européenne (le droit communautaire) qui s’appliquent avant le droit national et c’est bien cela le vrai problème que le Pardem dénonce depuis des années. Aucune autre alternative n’est possible que celle de la sortie de ce système supranational au service exclusif du néolibéralisme. Frexit !
Et… Macron prend la présidence de l’UE en janvier 2022...
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