Mardi 6 septembre 2016
La baisse de l’impôt serait limitée à 1 milliard d’euros |
Impôt sur le revenu ou CSG ? Contribuables modestes ou classes moyennes ? Le gouvernement dévoilera jeudi la nature et l’ampleur du geste fiscal promis aux ménages en 2017, qui devrait rester limité... JOEL SAGET / AFP
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La baisse de la fiscalité promise aux ménages par François Hollande pour 2017 serait limitée à un milliard d’euros au maximum et prendrait la forme d’une « ristourne » de l’impôt sur le revenu pour les classes moyennes,rapporte le journal Les Echos mardi. « Selon nos informations, la piste qui tient la corde est celle d’une baisse forfaitaire de l’impôt sur le revenu pour les classes moyennes, comme cela avait été le cas en 2014, écrit le journal.Le sujet doit encore être évoqué jeudi matin lors d’un entretien entre le premier ministre et le président de la République, si bien que les lignes peuvent encore bouger d’ici là. Mais il semble qu’à ce stade, les autres options à l’étude – celles d’une hausse de la prime d’activité ou d’une baisse de CSG (contribution sociale généralisée) pour les retraités – soient écartées. » La baisse sera limitée : c’était la conséquence d’une croissance moins forte qu’envisagée un temps pour 2017.
En juin, puis lors de son interview traditionnelle du 14-Juillet, François Hollande avait évoqué une baisse de la fiscalité des ménages de l’ordre de 2 milliards d’euros dans le cas où la prévision de croissance serait relevée à 1,7 % pour 2017.
Manuel Valls a indiqué fin août que le gouvernement s’en tiendrait à une prévision de 1,5 % pour 2017, comme pour 2016, l’impact du Brexit ayant amené les économistes à revoir en baisse leurs anticipations pour la croissance à venir dans les pays européens. Le ministre de l’économie et des finances, Michel Sapin, avait averti la semaine passée qu’il fallait cesser« de parler de deux milliards ». « Nous sommes en train de regarder à l’intérieur des données actuelles quelles sont les marges », avait-il dit en réaffirmant l’objectif d’un déficit public ramené sous 3 % du PIB en 2017. Parmi les options envisagées, « c’est celle d’une réduction d’impôt forfaitaire sur les revenus de 2016 qui serait privilégiée, sur le modèle de la baisse d’impôts de l’été 2014 », indiquent encore Les Echos. Le journal rappelle que les contribuables dont le revenu était inférieur à 1,1 smic par tête avaient alors bénéficié d’une ristourne jusqu’à 350 euros (pour un célibataire) ou 700 euros (pour un couple). La mesure avait bénéficié à 4 millions de ménages pour un coût total de 1,3 milliard d’euros.
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Gros contrats pour Airbus au Vietnam. Airbus a annoncé mardi la vente de 40 appareils à trois compagnies vietnamiennes en marge d’une visite de deux jours du président français François Hollande dans le pays communiste. La compagnie low-cost Vietjet Air va acheter 20 Airbus A321, tandis que la compagnie nationale Vietnam Airlines a signé une lettre d’intention pour 10 A350. Enfin, pour son premier accord avec Airbus, la low-cost Jetstar Pacific achètera 10 A320. « Ces contrats représentent une valeur de 6,5 milliards de dollars », a indiqué à l’AFP Sean Lee, porte-parole Airbus Asia.
Salaires : hausses modestes en 2017. Les entreprises installées en France prévoient d’augmenter « avec prudence » les salaires, de l’ordre de 2,3 % en 2017, moins qu’en 2016, année qui s’est avérée meilleure qu’attendu pour les salariés, selon une enquête d’Aon Hewitt publiée mardi.
GB : l’économie résiste au Brexit. Les indicateurs conjoncturels britanniques ont donné lundi de nouveaux signes de résistance de l’économie du pays au choc lié au vote du 23 juin en faveur d’une sortie de l’Union européenne même si un net ralentissement de l’activité et un nouvel assouplissement monétaire par la Banque d’Angleterre restent à l’ordre du jour.
Volkswagen en infraction. La Commission européenne considère que Volkswagen a enfreint le code de la consommation dans 20 pays de l’Union européenne en trichant sur les émissions polluantes de ses moteurs diesel, rapporte le quotidien allemand Die Welt, en s’appuyant sur des sources au sein de l’exécutif de l’UE. Le constructeur automobile a notamment violé deux directives qui s’appliquent dans l’ensemble de l’UE.
Croissance solide en Suisse. Le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse a augmenté de 0,6 % au deuxième trimestre par rapport aux trois mois précédents, soutenu par le commerce extérieur et les dépenses de l’État, a annoncé mardi le secrétariat d’État à l’économie (Seco) à Berne. En rythme annuel, le PIB réel a progressé de 2 % par rapport au deuxième trimestre 2015.
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Micro-Macro |
| par Thibaut Soulcié |
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Dans la presse étrangère |
Serons-nous tous supplantés par les robots ? |
Expériences sur les robots effectuées par l’université de Lincoln. Construire des robots humanoïdes crédibles prendra du temps. UNIVERSITY OF LINCOLN.
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Plusieurs rapports récents mettent en garde contre les effets de la robotisation sur l’emploi. Mais qu’en est-il vraiment ? Allons-nous tous être remplacés par des robots et mis au rebut ? Robby Vanuxem, managing director chez Hays Belgique, pense dans la Libre Belgique que ce sera loin d’être le cas. Certes plusieurs secteurs de l’emploi seront touchés. Le travail administratif routinier, entre autres, est indéniablement menacé, et une part considérable des emplois dans le secteur du transport et de la logistique sera automatisée. Cependant, le secteur sans cesse croissant des soins de santé, les professions exigeant une intelligence sociale et créative, l’enseignement et les fonctions techniques et scientifiques souffriront très peu, voire pas du tout, de cette évolution. Si les gens s’adaptent comme à chaque révolution technologique majeure – une tous les cent ans –, les risques seront limités et les opportunités seront grandes. L’économie aura tout autant besoin, voire plus, des êtres humains. Et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les gens ne peuvent pas être copiés. Deuxième raison importante : l’innovation ne peut pas être programmée. Ensuite, les robots ignorent ce qu’est l’intuition. Bien que la technologie soit conçue pour mettre en œuvre des stratégies, mieux vaut laisser des êtres humains gérer la planification. Autre raison : les robots ne sont pas flexibles. Le constructeur automobile Mercedes a récemment réengagé du personnel pour… remplacer des robots. Le problème ? Leur manque de flexibilité. Les avancées technologiques creuseront toujours plus le fossé entre les personnes qualifiées et celles qui ne le sont pas. Voilà pourquoi il est primordial de faire preuve de flexibilité et d’évoluer avec la technologie. D’où l’importance de la formation et du recyclage des personnes. C’est seulement ainsi que l’on pourra tirer parti des bénéfices de la robotisation…
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| Etudes & documents |
Quels principes pour une fiscalité simplifiée ? Par-delà leur niveau élevé, cohérent avec celui de la dépense publique, les prélèvements obligatoires français se singularisent par le fait qu’ils reposent plus lourdement qu’ailleurs sur le travail et l’appareil productif. La contrepartie en est un moindre recours à la TVA et une plus faible imposition sur les revenus des personnes physiques. De son côté, la fiscalité du capital tend à favoriser plutôt l’investissement immobilier que la prise de risque dans l’économie productive.Les revenus fonciers comme ceux tirés des livrets d’épargne peu risqués bénéficient d’avantages fiscaux importants alors que les dividendes et les plus-values mobilières sont plus lourdement taxés que chez nos partenaires. Plus généralement, en de nombreux points, l’équilibre entre redistribution, incitation et attractivité du système fiscal est incertain.
Evolution du marché de la publicité digitale. Le marché de la publicité digitale en France continue sa croissance (+ 6 % au premier semestre 2016) à un rythme aussi soutenu qu’à fin 2015 (+ 5,5 %). Il est tiré principalement par la croissance du display (+ 13,7 %) qui continue à se développer et se rapproche peu à peu du search (33 % des dépenses digitales pour le display vs. 31 % au premier semestre 2015).
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| À lire sur Le Monde.fr |
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Reliance lance la bataille de l’Internet mobile en Inde
L’opérateur Jio déploie son réseau 4G et casse les prix sur les données. Grâce à cette concurrence, la facture des abonnés indiens pourrait baisser de 50 % à 60 %.
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La France en recul dans le classement mondial QS des universités
Le très observé classement britannique pointe la baisse de réputation, de rayonnement scientifique et de taux d’encadrement des établissements français.
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Source Le Monde.fr |
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