LE BRIEFING Lundi 06 septembre 2021 |
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 Chère lectrice, cher lecteur,Où étiez-vous, le 13 novembre 2015, lorsque vers 21h30 les alertes se sont mises à pleuvoir sur nos téléphones portables? Ce moment, tout le monde s’en souvient aujourd’hui, presque six ans plus tard, alors que le procès des attentats du Bataclan et des terrasses parisiennes s’ouvre le mercredi 8 septembre à la mi-journée. Un procès hors norme, oui, avec plus de 1700 parties civiles, 330 avocats et près de neuf mois d’audience. Mais un procès pour l’histoire aussi, qui sera intégralement filmé et dont les débats devront répondre à de nombreuses questions encore en suspens, en particulier sur les ratés de la police et des services de renseignement, impuissants face aux commandos de l’Etat islamique dont plusieurs membres étaient pourtant connus et identifiés.
Des Suisses, comme Myriam Gottraux, auteure d’Instants d’éternité (Ed. Slatkine) étaient présents sur place à Paris. Mais ce procès d’une tragédie dont le bilan s’élève à 130 morts et 413 blessés nous concerne tous. Il sera, pour la France, l’implacable miroir de réalités trop souvent tues, mais aussi une leçon de justice, comme l’a été le procès des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher.
C’est la terreur qui a rendez-vous, à partir de mercredi, devant la Cour d’assises spéciale, au Palais de justice de Paris, à quelques jours de la commémoration des attaques du 11 septembre 2001. Pour prouver que face aux meurtriers aveugles et fanatisés le droit et la loi restent les plus forts.
Bonne lecture!
– Richard Werly, correspondant permanent à Paris |
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