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mercredi 2 décembre 2020

CCIF, conspirationnisme, Pécresse, Hong Kong, journée portes ouvertes: au sommaire de Mediapart mercredi 2 décembre 2020

 

La lettre quotidienne
mercredi 2 décembre 2020

À la une de Mediapart

Le conseil des ministres a prononcé mercredi la dissolution du comité contre l’islamophobie en France, en tant que « groupement de fait ». L’association avait déjà, d’elle-même, mis la clé sous la porte pour contrecarrer cette procédure. 

Les violences policières du Bois de Boulogne et à l’encontre de Michel Zecler n’ont pas eu les mêmes effets. Car dans ce type d’affaire, la suspension des fonctionnaires mis en cause est exceptionnelle. Seule la médiatisation, notamment par la révélation d’images, semble parfois pousser les autorités policières et politiques à la prononcer. 

Par Gwenola Ricordeau

Le 3 novembre, les électeurs ont désigné le futur président. Dans de nombreux endroits, ils se sont aussi prononcés sur des mesures locales en matière de police ou de justice, portées par les mobilisations après le meurtre de George Floyd.

Depuis la rentrée de septembre, le conseil régional d’Île-de-France a entrepris d’offrir des ordinateurs à tous les élèves de seconde. Trois mois après, élèves, parents et professeurs racontent à Mediapart le déploiement difficile de cette opération. L’opposition dénonce un coup de communication de Valérie Pécresse. 

Par Maïwenn Lamy

Alors que le deuxième semestre se termine, les 500 000 élèves perdus de vue par l’Éducation nationale lors du premier confinement sont de retour. Mais le diable se cache dans les détails : inégalités aggravées, voie professionnelle délaissée : Mediapart dresse le bilan.

L’incroyable succès du documentaire Hold-up, qui affirme que la pandémie est une immense manipulation au profit d’une petite élite affiliée à Bill Gates, doit beaucoup aux très nombreux influenceurs – issus de la mode, de la télé-réalité ou de la diététique – qui ont offert un écho inattendu à des thèses nées dans l’extrême droite américaine.

La crise du Covid a fait basculer un public inquiet et défiant vis-à-vis des pouvoirs publics comme des médias vers une lecture paranoïaque des événements, au point – pour certains – de relayer des thèses farfelues issues de l’extrême droite américaine.

Trois figures emblématiques du mouvement pro-démocratie ont été condamnées mercredi 2 décembre par un tribunal hongkongais, affaiblissant une opposition déjà marginalisée.

Après 48 heures de garde à vue, la maire LR de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud a été mise en examen mercredi pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée », cinq ans après les révélations de Mediapart sur le retrait de 102 lingots d’or de son compte caché au Luxembourg.

Alors que les magasins rouvrent mais que le confinement demeure, Le Magasin du monde, des historiens Pierre Singaravélou et Sylvain Venayre, propose de voyager dans l’histoire et autour de la planète à travers des itinéraires d’objets qui, à la fois, racontent et façonnent la mondialisation.

Prise dans les filets de la bureaucratie depuis trois ans, Maria Mota se bat contre son ex-employeur, l’hôpital public de Rumilly, pour se faire payer des indemnités chômage que Pôle emploi lui demande de rembourser de son côté.

Dans le Studio



Dans le Club  Les lecteurs prennent la parole

Le Club est l’espace de libre expression des abonnés de Mediapart.

135 personnes incarcérées pour des faits de terrorisme ou jugées radicalisées étaient placées à l’isolement au 1er septembre. Le quotidien, structuré par de lourdes mesures de sécurité, ne laisse place à aucune prise en charge, et l’absence totale de contacts humains a des effets ravageurs sur les personnes qui y sont confrontées. Un traitement qui, au total, renforce le mal qu’il entend combattre

 

Attention Danger ! La nuit sécuritaire s’installe avec vos lois, vos mesures ! Nous emmenez - vous vers un crépuscule de la démocratie ? Une politique fondée sur la peur, les maltraitances et le déni ? Une politique fondée sur les violences, les mensonges, le mépris, ne provoque que défiances et révoltes. La France ne veut pas d’apprentis-sorciers de la guerre de tous contre tous !

 

Suite à son lynchage, Michel Zecler s’est empressé, dans la démarche d’apaisement qui conduit sa vie, de dissocier ses agresseurs du reste de la police. Ils se sont pourtant crus autorisés à agir ainsi, conscients de leur impunité. L’indignation du monde politique est quant à elle un moyen de détourner les yeux du public du vrai débat, sur le racisme et les violences systémiques dans la police.

 

Mediapart a décidé de créer début octobre un nouveau poste de « responsable éditoriale aux questions de genre », inspiré des « gender editors » installés dans plusieurs médias. L'objectif : mieux valoriser notre couverture déjà riche de ces sujets, et contribuer à un journalisme plus attentif à des problématiques trop souvent oubliées.

 

Parmi les contributions importantes de Friedrich Engels au matérialisme historique figure en bonne place son analyse du communisme primitif, la première forme de société sans classes.

 

100 protestants, pasteurs et membres de différentes Eglises protestantes demandent de renoncer aux politiques liberticides

 

Le colloque scientifique Quels professeurs au 21e siècle ?, organisé le 1er décembre dans le cadre du Grenelle de l’éducation, a laissé en suspens quelques questions. De fond.

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à lire sur Marianne - mercredi 2 décembre 2020

 

LA LETTRE D'ACTUALITÉ
2 décembre 2020
 
 
 
 
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La tribune des travailleurs - le fil des informations - mercredi 2 décembre 2020

 https://latribunedestravailleurs.fr



General Electric La grève entre dans sa deuxième semaine

La Tribune des travailleurs donne la parole à Nadir Bennat, délégué syndical CGT du site General Electric
« Nous avons pris l’initiative d’une lettre ouverte* qui appelle le maire de Villeurbanne, les élus et les responsables politiques à organiser une manifestation avec la population pour l’interdiction du plan de licenciements et le maintien de tous les emplois…« 

Lire l’interview dans La Tribune des travailleurs.
On prendra également connaissance de la lettre ouverte par des extraits que publie le journal.
* La lettre ouverte peut être lue et signée sur latribunedescanuts.fr

Retrait !

Par Daniel Gluckstein —

C’est peu dire que les manifestations du 28 novembre ont surpris nombre de commentateurs par leur ampleur. Elles en ont même inquiété quelques-uns. La colère et l’indignation contre la loi liberticide dite sécurité globale ont rassemblé des centaines de milliers de manifestants dans les rues de dizaines de villes. Des manifestants d’autant plus déterminés que l’accumulation des violences policières est venue confirmer que l’interdiction de filmer ou de photographier les actions policières laisserait libre cours à une escalade de répression sans limite ni garde-fou.

Une véritable crise de l’État a éclaté. Dans le régime de la Ve République, la domination de la classe capitaliste suppose que toutes les institutions, tous les corps constitués se relient et s’articulent autour d’un seul pivot, clef de voûte des institutions : le président de la République. Or, à quoi assiste-t-on ? À une dislocation à tous les niveaux. La loi à peine adoptée au Parlement, le ministre Darmanin a juré qu’on n’y toucherait plus. Mais la mobilisation massive pour la défense des libertés a balayé ses roulements de mécaniques. On a vu quarante députés du groupe macroniste à l’Assemblée refuser de voter la loi ; puis on a entendu le Premier ministre Castex confier à une commission le soin de réécrire l’article 24, provoquant la protestation immédiate et publique des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, Ferrand et Larcher, revendiquant pour le Parlement la responsabilité d’écrire les lois ; on a alors entendu Castex bafouiller qu’on l’avait mal compris ; et puis, à nouveau, les déclarations des uns et des autres disant qu’il était hors de question de réécrire quoi que ce soit ; pour finalement apprendre lundi 30 que, à la demande de Macron, l’article 24 serait totalement réécrit. Tout cela en quelques jours ! Et ce n’est pas fini…

Entre-temps, les « bavures policières » se multiplient. Des secteurs de la police, institution majeure de l’État bourgeois, affichent une autonomie grandissante, dans une logique de radicalisation et de provocation. La crise est aggravée encore par les postures personnelles d’un Darmanin, d’un Macron, d’un Castex répondant à des calculs électoraux, à des prévisions pour la prochaine présidentielle. La crise de l’État se nourrit du choc des ambitions de chacun.

Dès lors, on s’inquiète. Les éditorialistes de la presse quotidienne multiplient les mises en garde : il est temps d’arrêter l’escalade. Certains plaident même qu’il vaudrait mieux retirer toute la loi pour sauver l’essentiel : la domination politique de la classe capitaliste.

La puissance des mobilisations du 28 novembre tient à ce que s’y sont exprimés à la fois le rejet de cette loi liberticide, mais aussi toutes les colères : contre les plans de destruction d’emplois et les licenciements qui menacent par centaines de milliers ; contre la réforme des retraites que le ministre Le Maire vient de déclarer prioritaire au nom du remboursement de la dette, dette forgée par les centaines de milliards offerts aux capi- talistes par le gouvernement et le Parlement depuis le début de la pandémie ; colère aussi contre la manière scandaleuse dont ce gouvernement agit face à la pandémie, multipliant les mensonges pour mieux camoufler que seule compte pour lui la préservation des intérêts capitalistes, mais ni la santé des travailleurs et des jeunes, ni leur emploi, ni leur droit à étudier…

Oui, toutes les colères, toutes les révoltes, toutes les inquiétudes se concentrent en ce moment en une exigence : retrait de la loi « sécurité globale ». Ces derniers jours, on entend certains « stratèges » défendre la nécessité d’« élargir ». De deux choses l’une : ou bien la mobilisation en cours reste fidèle à son objectif, faire retirer la loi « sécurité globale ». Et alors, il importe que tous ceux qui en ont pris l’initiative, à commencer par les syndicats de journalistes, la Ligue des droits de l’homme et toutes les asso- ciations, organisations diverses, politiques et syndicales, qui s’y sont agrégées, restent fermement unies pour y parvenir. Car, il est là le véritable « élargissement » : imposer le retrait de cette loi infâme serait un formidable encouragement à la mobilisation pour faire reculer le gouvernement sur d’autres questions.

Ou bien il s’agit de prétendre faire aboutir toutes les causes en même temps, c’est-à-dire d’imposer tout à la fois le retrait de la loi « sécurité globale » et de la réforme des retraites, et l’interdiction des licenciements, et les dotations indispensables à l’école, aux hôpitaux… alors l’objectif devient politique : il faudrait dire clairement que le but est de chasser Macron et d’en finir avec le régime de la Ve République pour imposer un gouvernement qui règle l’ensemble des questions dans le sens des intérêts de la majorité, du peuple travailleur. Et il faudrait dire clairement que c’est la grève générale dans l’unité qui est à l’ordre du jour. En dehors de quoi, les discours sur l’« élargissement » resteront… des discours, diluant la revendication de retrait de la loi liberticide, et la mobilisation elle-même.

Pour sa part, le POID l’a dit et l’a exprimé sur ses banderoles, ses pancartes, dans ses mots d’ordre et ses tracts distribués dans les manifestations : nous estimons que l’urgence est de chasser Macron tout de suite, de convoquer l’Assemblée constituante souveraine, de liquider la Ve République et d’ouvrir la voie à un gouvernement de la majorité, un gouvernement de défense du peuple travailleur et de la jeunesse.

On peut bien sûr partager ou non cette position. Mais disons clairement que le premier pas pour aller dans cette direction, en tout cas le premier pas pour aller vers une rupture, c’est d’imposer le retrait, tout de suite, maintenant, de la loi « sécurité globale ». Inconditionnellement et dans l’unité. Premier pas vers un changement d’envergure que toute la situation met à l’ordre du jour.

Loi « sécurité globale » : nouvel appel à manifester le 5 décembre

2 décembre 2020 – Le collectif opposé à la proposition de loi « sécurité globale » appelle à une nouvelle manifestation samedi 5 décembre à Paris et en France. Ce collectif – qui regroupe des syndicats, notamment de journalistes, diverses associations, ONG de défense des droits – dénonce «la cacophonie la plus complète » tant au sein du gouvernement que du Parlement, après l’annonce lundi de la réécriture de l’article 24. Il condamne la probable réapparition des dispositions de l’article 24 dans l’article 25 de la loi sur le séparatisme, ainsi que les articles 21 et 22 « visant l’instauration d’outils de surveillance de masse ».

Un minimum de 220 heures de chômage partiel pour valider un trimestre au régime général de retraite

2 décembre 2020 – Un décret publié au Journal officiel précise pour les assurés relevant du régime général de la Sécurité sociale (Cnav) et pour les salariés agricoles (MSA) que 220 heures indemnisées au titre de l’activité partielle sont requises pour valider un trimestre – dans la limite de quatre trimestres par an. Cette règle diffère de celle en vigueur pour les périodes travaillées, qui se base sur les montants cotisés, un trimestre équivalant à 150 fois le Smic horaire (soit 1522,50 euros brut).