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dimanche 1 avril 2018

Les Crises.fr - Revue de presse du 01/04/2018


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Avr
2018

Revue de presse du 01/04/2018


                 

ENVIRONNEMENT

Rechauffement : L'étude qui jette un froid

"En vertu de l’Accord de Paris, les Etats ont pris des engagements nationaux sur leurs trajectoires d’émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030. Ce sont les fameux NDCs (Nationally Determined Contributions). On les sait trop faibles pour contenir le réchauffement sous les 2° C. Pour tenir cet objectif, les émissions mondiales devraient avoir déjà été ramenées à cette date entre 31 et 44 Gt éq. CO2 (contre environ 50 Gt en 2015). Or selon l’ « Emissions gap report » publié par le Pnue (l’agence des Nations unies pour l’environnement), les émissions mondiales, compte tenu des NDCs, sont estimées entre 49,5 et 56,2 Gt éq. CO2. L’importance des marges d’incertitude provient notamment du fait que les engagements pris par les Etats sont multiformes : les uns sont conditionnels, les autres proposent des fourchettes hautes et basses, d’autres encore expriment des objectifs d’émissions non en valeur absolue mais en proportion de l’évolution de leur PIB…"

Agriculture : la séquestration de carbone en question

Annoncée en 2015 par le ministre français de l’agriculture, M. Le Foll, lancée officiellement lors de la COP22 de Marrakech, l’initiative «4 pour 1.000» vise à augmenter la teneur en carbone dans les sols agricoles de 0,4% par an. L’objectif est triple. En absorbant les rejets anthropiques de gaz à effet de serre ce serait un moyen de lutter contre le réchauffement, d'assurer la sécurité alimentaire mondiale (meilleurs rendements grâce à des sols plus fertiles) et d'adapter l’agriculture mondiale aux changements climatiques. L’agriculture mondiale, actuellement émettrice de ~25% des GES anthropiques, pourrait en devenir un puits très efficace, tout en nourrissant le monde. Mais, l'idée ne fait pas l’unanimité de la communauté scientifique. Une étude publiée en février dans Nature Climate Change par des chercheurs du Centre commun de recherche (CRC) de la Commission européenne révèle qu’une fois atteint la saturation en carbone, cette mesure pourrait être contreproductive à cause d'émission de protoxyde d’azote (N2O), puissant gaz à effet de serre.

« L'agriculture ne doit pas être un bouc émissaire »

Les médias ont relayé l'information selon laquelle les pratiques agricoles seraient responsables des disparitions d'oiseaux. A. Carré, ingénieur agronome, estime que ce parti pris usurpe les valeurs de la science et désinforme l'opinion. Même si, l'agriculture a sa part de responsabilités, occulter le reste empêchera de résoudre le problème du déclin de certaines populations de volatiles. Deux études (Stoc (suivi temporel des oiseaux communs) et la Zone atelier "Plaine & val de Sèvre", montre que la diversité et la biomasse des espèces d'oiseaux "spécialistes des milieux agricoles" diminue. Or, la population des "oiseaux des villes" diminue elle aussi, sans qu'il puisse être incriminé l'agriculture. Les causes sont potentiellement nombreuses. Le réchauffement climatique, la prédation d'autres oiseaux (la population de certains rapaces, échassiers, corvidés augmente), la compétition pour la nourriture et les abris avec les "oiseaux généralistes", qui voient eux leur population augmenter, la prédation des chats, l'urbanisation et l'artificialisation des terres, la pollution des voitures et des industries, les maladies (grippe aviaire), ..., ne doivent pas être écartées.
Source : Terre-Net

Brésil : le secteur de la viande face aux scandales sanitaires

"Secoué par une nouvelle enquête (opération "Trapaça" ("triche")) ciblant des laboratoires accusés de masquer des salmonelles dans les produits du géant agroalimentaire BRF (premier exportateur mondial de volailles), le Brésil tente de redorer le blason de sa filière viande, un an après le scandale des viandes avariées. L'opération "Trapaça" arrive d'autant plus mal qu'elle s'ajoute aux craintes des éleveurs français et européens au sujet de l'accord de libre-échange en cours de négociation entre l'UE et le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay), qui faciliterait l'exportation de viande sud-américaine vers l'Europe."
Source : Plein Champ
FRANCE

SNCF : quand le rapport Spinetta contredit la propagande mensongère du gouvernement

"Attention : le rapport Spinetta est terriblement néolibéral et favorable à la mise en concurrence générale (....). Mais ce qui est intéressant, c’est qu’il contient AUSSI des constats qui contredisent les mensonges gouvernementaux actuels." "Le gouvernement a réussi un double tour de force. D’abord, nous convaincre que la situation de la SNCF est catastrophique, alors que ce n’est pas le cas. Ensuite, nous expliquer que tout est de la faute des cheminots, quand les problèmes viennent surtout du « tout TGV »."

SNCF et services publics de réseau (4) : les arguments contre la « dérégulation »

"es idées libérales du précédent billet s’opposent à d'autres thèses qui défendent les services publics de réseau sous l’angle de l'intérêt général. Mais cela doit être précisé, car on peut toujours soupçonner certains de se cacher derrière l'intérêt général pour défendre des intérêts corporatistes. C'est ce que les libéraux reprochent aux syndicats, en oubliant qu’on peut avoir des soupçons bien plus justifiés à l'égard de ceux qui défendent la mise en concurrence au nom de l'intérêt général des consommateurs, alors que l’objectif est le profit des capitaux privés..." [Les 3 premiers articles figurent dans la revue du 11 mars.]
Source : DEBOUT !
GÉOPOLITIQUE

Dmitri PESKOV : "Les Européens ne sont plus des partenaires fiables"

"Dmitri Sergueïevitch Peskov est l’un des plus proches collaborateurs de Vladimir Poutine. Il travaille à ses côtés depuis l’accession de celui-ci au pouvoir, en 2000. Aujourd’hui secrétaire de presse ‒ porte-parole ‒ du Kremlin, il a accepté, au lendemain de la réélection du président russe, de recevoir Le Courrier de Russie pour faire un point sur la situation politique internationale."

L’argent fuit l’Arabie saoudite à toute vitesse

"Un torrent d’argent a fui l’Arabie saoudite à cause des difficultés rencontrées par son économie. Il s’agit là d’une mauvaise nouvelle pour un pays qui essaie désespérément de se défaire de sa dépendance vis-à-vis du secteur de l’énergie et de refaçonner son économie en prévision d’un monde post-pétrolier. De nouvelles recherches montrent que le royaume a vu sortir des dizaines de milliards de dollars de capitaux chaque année entre 2012 et l’année dernière. L’année qui suit sera du même acabit, indique le rapport rédigé par l’Institut de la finance internationale (IIF), un think tank basé à Washington."
Source : MIDDLE EAST EYE
INEGALITES

Une réforme pour mieux combattre les chômeurs

"D'ici la fin du premier trimestre 2019, trois fois plus de personnes seront chargées de chasser les fraudeurs, on multipliera par deux les peines encourues en cas de recherche insuffisante d'emploi... les sanctions pleuvent contre les plus faibles."
Source : LIBERATION

Au cœur des intouchables d’État

"Journaliste à L’Obs, Vincent Jauvert a passé les deux dernières années à percer les arcanes de l’élite administrative française, qu’il révèle dans son livre Les Intouchables d’État. En terrasse du café Le Nemours, la buvette du Conseil d’État, l’enquêteur raconte au Lanceur les secrets de ces intouchables de la haute fonction publique."
Source : LE LANCEUR
MARCHÉS FINANCIERS

Quand la finance fait du social

"Pierre Bitoun et Lou Hubert, tous deux sociologues, livrent ici une présentation critique d’une nouvelle offensive de la finance en direction du “social”. Ils décortiquent et critiquent les “Social impact bond”, des titres de dette (obligations) censés financer les politiques sociales et dont le rendement dépend de l’efficacité de celles-ci. Il est important de les comprendre et de les dénoncer pour ce qu’ils sont : des titres financiers faussement sociaux qui dévoilent la volonté de la finance de remplacer l’État."
Source : LE COMPTOIR
MATIÈRES PREMIÈRES

Gaz paccio

"Dans notre Grand jeu énergético-eurasien, les mauvaises nouvelles affluent pour l'empire...A l'ouest, nous étions restés sur l'inénarrable psychodrame de Salisbury, dont l'un des buts avait vraisemblablement à voir avec l'or bleu :Mais il s'agit peut-être et surtout de gaz. Alors que Gazprom vient de battre dix jours de suite son record d'exportation quotidienne vers l'Europe, l'affaire tombe à point nommé afin de barrer la route au Nord Stream II. Est-ce bien un hasard si mère Theresa de Londres a, immédiatement et pour le plus grand bonheur de Washington DC, embrayé sur le "danger du gaz russe" (lol) et la "nécessité de trouver des sources d'approvisionnement alternatives" ?"
RÉFLEXION

La puissance de l’ombre

"On savait, depuis les attentats de janvier 2015, la France rongée par un mal souterrain. Les théories du complot, ces « ferments de haine et de désintégration de notre société », commencent à « miner notre jeunesse », disait-on alors (1). Un second ingrédient est venu s’ajouter à la menace : les fake news, ces « fausses informations » principalement diffusées sur Internet qui saperaient notre démocratie et nécessiteraient une mobilisation générale."

Ken Loach : “Oui, il y a une réelle résistance à ce qui se passe, même si les médias n’en parlent pas”

"Pas facile d’obtenir un moment pour poser une ou deux questions à Ken Loach qui est venu à Fribourg pour le Festival International de films de Fribourg en mars 2018. Du haut de ses 50 ans de carrière, le réalisateur britannique n’a rien perdu de sa vivacité. Pourtant, c’est la personne la plus aimable qui soit. Thierry Jobin, le directeur du Festival International de Films de Fribourg, lui avait donné carte blanche cette année pour proposer cinq films, choisis par Loach pour leur simplicité et leur universalité, tels “Le voleur de bicyclettes” de Vittorio de Sica ou “La bataille d’Algérie”."
Source : INVESTIG'ACTION
VUES D’AILLEURS

15 ans après, les anciens de la guerre en Irak encore meurtris

"Justin Carlisle était au milieu du convoi quand la bombe a explosé, le 2 avril 2006. Quinze ans après, il lutte encore contre le stress post-traumatique, comme des millions d'autres anciens combattants de la guerre en Irak."

20 réponses à Revue de presse du 01/04/2018


Commentaires recommandés

LA ROQUELe 01 avril 2018 à 07h16
Gaz Paccio
Voilà une des raisons de la Russophobie délirante:
Dédollarisation, quand tu nous tiens. Où l’on retrouve le désormais incontournable casse-tête du système impérial : comment perpétuer la domination du dollar qui permet à l’empire de vivre et guerroyer au-dessus de ses moyens tout en imposant toujours plus de sanctions qui détournent un nombre croissant d’acteurs (pays, compagnies, institutions financières) du billet vert ?
Chine, Russie, Brésil, Inde, Iran, Argentine, Turquie, Pakistan, Afrique du Sud, Egypte et même maintenant Australie, Canada ou Corée du Sud… tous ces pays commercent, à des degrés divers, en dehors du système dollar ou sont en voie de le faire.
Poutine s’est attaqué aux fondations de la domination US, participant à la création d’un système financier entièrement nouveau, parallèle, concurrençant les institutions de Bretton Woods.
Il faut garder à l’esprit que les USA seront prêt à tout pour ne pas perdre cet immense privilège.

Les Crises.fr - L’affaire Skripal vue par Nafeez Ahmed


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Avr
2018

L’affaire Skripal vue par Nafeez Ahmed


Nous vous proposons aujourd’hui la vision de Nafeez Ahmed sur l’affaire Skripal

Le gouvernement britannique est en train de fabriquer son affaire d’agent neurotoxique en vue d’une « action » contre la Russie. Par Nafeez Ahmed

Source : Insurge Intelligence, Nafeez Ahmed, 13/03/2018
Des militaires enquêtent sur l’empoisonnement au Novichok à Salisbury.
Lundi, la Première ministre Theresa May a annoncé que l’ancien espion russe Sergey Skripal et sa fille Yulia ont été empoisonnés avec « un agent neurotoxique de qualité militaire d’un type développé par la Russie » connu sous le nom de « Novichok ».
L’agent chimique a été identifié par le Laboratoire des sciences et technologies de la défense à Porton Down. May a fait référence au fait que le gouvernement britannique « sait que la Russie a déjà produit cet agent et serait encore capable de le faire » comme une bonne raison de conclure que la culpabilité de la Russie dans l’attaque « est hautement probable ».
Pour ces raisons, elle a affirmé que seuls deux scénarios sont possibles :
« Soit c’était un agissement direct de l’État russe contre notre pays. Ou bien le gouvernement russe a perdu le contrôle de cet agent neurotoxique potentiellement catastrophique et l’a laissé atterrir entre les mains d’autres personnes ».
La ligne du gouvernement britannique a été reprise sans aucune critique par l’ensemble de la presse mondiale, avec peu d’attention à sa plausibilité.
Mais il y a un problème : loin d’offrir des preuves précises pour une piste menant aux laboratoires d’armes chimiques de Vladimir Poutine, l’utilisation du Novichok dans l’attaque au gaz neurotoxique sur le sol britannique indique un ensemble plus large de suspects potentiels, dont la Russie est en fait le moins probable.
La Russie a effectivement détruit ses capacités d’agents neurotoxiques selon l’OIAC [Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, en anglais Organisation for the Prohibition of Chemical Weapons (OPCW), NdT]
Pourtant, un effort concerté est entrepris pour renverser les faits.
Un signe évident en est la déclaration de l’Ambassadeur Peter Wilson, Représentant permanent du Royaume-Uni auprès de l’OIAC, dans laquelle il affirme que la Russie a « omis pendant de nombreuses années » de divulguer pleinement son programme d’armes chimiques.
Wilson répétait comme un perroquet une allégation faite un an plus tôt par le Département d’État américain selon laquelle la Russie n’avait pas fait une déclaration complète de son stock d’armes chimiques : « Les États-Unis ne peuvent pas certifier que la Russie a rempli ses obligations conformément à la Convention. »
Pourtant, ces allégations sont contredites par l’OIAC elle-même, qui a déclaré en septembre 2017 que l’agence mondiale indépendante avait rigoureusement vérifié la destruction complète du programme d’armes chimiques de la Russie, y compris, bien sûr, ses capacités de production d’agents neurotoxiques.
Le directeur général de l’OIAC, Ahmet Üzümcü, a félicité la Russie en faisant l’annonce suivante :
« L’achèvement de la destruction vérifiée du programme d’armes chimiques de la Russie est une étape importante dans la réalisation des objectifs de la Convention sur les armes chimiques. Je félicite la Russie et je félicite tous les experts qui y ont participé pour leur professionnalisme et leur dévouement. J’exprime également ma gratitude aux États parties qui ont aidé la Fédération de Russie dans son programme de destruction et remercie le personnel de l’OIAC qui a vérifié la destruction. »
Le communiqué de presse de l’OIAC a confirmé que :
« Le reste de l’arsenal d’armes chimiques de la Russie a été détruit au centre de destruction des armes chimiques de Kizner dans la République d’Oudmourtie. Kizner était le dernier centre actif sur sept installations de destruction d’armes chimiques en Russie. Les six autres centres (Kambarka, Gorny, Maradykovsky, Leonidovka, Pochep et Shchuchye) ont terminé leurs travaux et ont été fermées entre 2005 et 2015. »
Les rapports de l’OIAC sur la Russie confirment que l’agence n’a trouvé aucune preuve de l’existence d’un programme Novichok actif.
Il convient de noter que le Docteur Robin M. Black, anciennement du Laboratoire des sciences et technologies de la défense de Porton Down – qui aurait confirmé l’utilisation de Novichok dans l’assassinat de Salisbury – siège au Conseil consultatif scientifique de l’OIAC. Pourtant, un examen scientifique par le Dr Black a également soulevé des doutes au sujet du Novichok, notant que ses propriétés et ses structures n’avaient pas été confirmées de façon indépendante.
Voici ce que le Dr Black de Porton Down a écrit à propos des agents Novichok dans une étude scientifique publiée en 2016 par la Royal Society of Chemistry :
Ces dernières années, on a beaucoup spéculé sur le fait qu’une quatrième génération d’agents neurotoxiques, les “Novichok” (nouveaux venus), a été mise au point en Russie à partir des années 1970 dans le cadre du programme “Foliant “, dans le but de trouver des agents qui compromettraient les contre-mesures défensives. Les informations sur ces composés ont été rares dans le domaine public, la plupart provenant d’un chimiste militaire russe dissident, Vil Mirzayanov.Aucune confirmation indépendante des structures ou des propriétés de ces composés n’a été publiée.
Sur la base de ce type d’analyse, le conseil scientifique de l’OIAC, qui comprenait le Dr Black de Porton Down en tant que représentant du Royaume-Uni, a conclu que :
« … on ne dispose pas d’informations suffisantes pour se prononcer sur l’existence ou les propriétés des ‘Novichok.’ »
Donc, en bref, l’OIAC n’est pas d’accord avec la vague affirmation des États-Unis et du Royaume-Uni selon laquelle la Russie n’a pas déclaré tous ses stocks et installations d’armes chimiques, et n’est pas d’accord avec l’affirmation selon laquelle des stocks ou des centres de production Novichok existent en Russie. Mais il semble que Son Excellence Peter Wilson non plus.
Dans une déclaration à l’OIAC en novembre 2017, l’ambassadeur Wilson a félicité l’OIAC pour avoir vérifié la destruction complète du programme d’armes chimiques de la Russie et a félicité son directeur, Ahmet Üzümcü. Wilson a énuméré les nombreuses réalisations de ce dernier, y compris :
« … l’achèvement de la destruction vérifiée du programme d’armes chimiques déclaré de la Russie. »
Oui, Wilson a précisé qu’il ne parlait que du programme « déclaré » de la Russie, mais il n’a pas dénoncé l’OIAC pour ne pas avoir traité un programme Novichok non déclaré. Donc, dans quelle mesure sa récente insinuation selon laquelle la position de l’OIAC est erronée est-elle crédible ?
Sans doute, pas très. Parce que l’affirmation, qui a pour origine le département d’État, selon laquelle la Russie n’a pas déclaré toutes ses armes chimiques, repose sur l’affirmation que sa capacité Novichok existe toujours. Mais le Dr Black de Porton Down et le Conseil consultatif scientifique de l’OIAC ont remis fondamentalement en question « l’existence » du Novichok.
Le manque de crédibilité de la remise en question anglo-américaine de la destruction par la Russie de ses armes chimiques a été invoqué dans un rapport détaillé du respecté Clingandael Institute of International Relations. Le rapport, cofinancé par l’Union européenne, critiquait les États-Unis pour avoir adopté une approche politisée inutile sur la question des armes chimiques en relation avec la Russie, tout en retardant hypocritement ses propres obligations de conformité, le tout d’une manière qui contournait les mécanismes de l’OIAC. Cela vaut la peine de reproduire l’intégralité du texte :
« … sur le plan politique, il y a eu quelques inconvénients. Il est particulièrement intéressant de noter que les États-Unis ont tendance à exprimer leurs inquiétudes quant au respect des obligations, alors que cet État est lui-même critiqué pour ses retards dans le désarmement. En 2005, les États-Unis se sont déclarés préoccupés par les programmes actifs de recherche et de développement (R&D) sur les armes chimiques offensives, ainsi que par les déclarations inexactes concernant les transferts passés d’armes chimiques et les installations d’armes chimiques non déclarées en Russie, en Chine, en Iran, en Libye et au Soudan. Les États-Unis ont décidé de répondre à ces préoccupations par des voies bilatérales, plutôt que d’engager directement les mécanismes formels de l’OIAC. Entre-temps, les États-Unis eux-mêmes ont été critiqués pour avoir exporté des armes classées comme “agents toxicologiques” (notamment des gaz lacrymogènes) vers de nombreux pays du Moyen-Orient (entre 2009 et 2013). Depuis le 11 septembre 2001, les États-Unis ont également intensifié leur R&D sur les agents chimiques non létaux, ainsi que de nouveaux moyens de distribution et de dispersion. La CAC [Convention sur les armes chimiques, NdT] (article II, paragraphe 2) couvre les composés chimiques ayant des effets incapacitants ou irritants…. Avec le retard pris dans la destruction des stocks américains d’armes chimiques, cela a porté atteinte à la position des États-Unis au sein de la CAC, sapant son rôle de “leader”. Comme ces problèmes de conformité ne sont toujours pas résolus, cela a également, ipso facto, affecté l’autorité de la CAC, et donc de l’OIAC ». [emphase ajoutée]
En d’autres termes, les États-Unis n’ont pas fait part de leurs préoccupations concernant les Novichoks non déclarés de la Russie par le biais des mécanismes appropriés via l’OIAC, mais seulement bilatéralement. Pourquoi ?
Une explication possible est qu’en ne travaillant pas sur la question avec l’OIAC, les États-Unis ont effectivement contourné le processus de vérification international par lequel la question des Novichok, si elle était réelle, pourrait faire l’objet d’une enquête et d’une évaluation appropriées. Cela a opportunément permis aux États-Unis et à la Grande-Bretagne de prétendre, sans aucune preuve, que la Russie ne respecte pas la Convention sur les armes chimiques en insistant sur le fait que ses approvisionnements et capacités Novichok ne sont pas déclarés. Pourtant, c’est précisément le refus des États-Unis de divulguer la question et de la faire traiter par l’OIAC, qui signifie que l’affaire peut être considérée comme non résolue à jamais.
Le coeur du problème est le suivant : à ce stade, ni les États-Unis ni la Grande-Bretagne n’ont fourni de preuves concrètes sur les raisons pour lesquelles le processus de vérification de l’OIAC concernant le démantèlement par la Russie de sa capacité de production d’armes chimiques ne devrait pas être cru.Ils n’ont fourni aucune preuve que la Russie conserve des stocks Novichok.
L’OIAC est, bien entendu, la même agence sur laquelle l’Occident s’appuie pour déterminer la culpabilité des attaques majeures aux armes chimiques en Syrie. Pourquoi, alors, les conclusions de l’OIAC sur la Syrie seraient-elles considérées comme parole d’évangile, alors que ses conclusions sur la Russie sont rejetées ?
Non seulement la presse a complètement ignoré ces bizarreries dans la position du gouvernement britannique, mais elle a curieusement ignoré que les affirmations de Theresa May contredisent les déclarations publiques de Mirzayanov.
L’Agence France Presse, par exemple, a déclaré dans un paragraphe introductif à une interview de Mirzayanov, « Le chimiste russe qui a révélé l’existence des agents neurotoxiques ‘Novichok’ dit que seuls les Russes peuvent être derrière l’utilisation de l’arme en Grande-Bretagne contre un ancien espion et sa fille ». Et pourtant, l’article de l’AFP a continué à rapporter :
« La seule autre possibilité », dit-il, « serait que quelqu’un ait utilisé les formules de son livre pour fabriquer une telle arme. »
Le livre de Mirzayanov, publié en 2008, contient les formules qu’il prétend utilisables pour créer des Novichok. En 1995, il a expliqué que « les composants chimiques ou précurseurs du Novichok sont des organo-phosphates ordinaires qui peuvent être fabriqués dans les entreprises chimiques commerciales qui fabriquent des produits tels que les engrais et les pesticides ».
Si ses affirmations sont un tant soit peu exactes, cela signifie que les Novichok peuvent être fabriqués par quiconque lit le livre de Mirzayanov avec accès à un laboratoire digne de ce nom. Ce qui signifie que l’affirmation de Theresa May selon laquelle les Novichok ne mènent qu’en Russie n’est guère plus qu’une tromperie.
D’autres États ont des capacités Novichok, mais le gouvernement britannique ne veut pas enquêter à leur sujet.
Le verdict faisant autorité de l’OIAC sur les capacités de la Russie en matière d’armes chimiques aujourd’hui détruites devrait suffire à donner à quiconque le temps de réfléchir avant de se précipiter vers le jugement concernant la responsabilité de la Russie dans l’attaque au Novichok.
Au lieu de cela, le gouvernement britannique semble n’avoir aucun intérêt à enquêter sur le fait qu’il existe d’autres organismes d’État ayant d’importantes capacités en matière d’agents neurotoxiques. Comme son allié, les États-Unis.
Sous Boris Eltsine, qui a remporté les élections russes grâce à l’ingérence secrète de l’Occident, le gouvernement russe avait déclaré qu’il ne stockait pas de Novichok. C’est pourquoi Eltsine n’a pas signalé l’existence du Novichok en vertu des conventions sur les armes chimiques de l’époque – parce que la position officielle de la Russie était que les stocks n’existaient plus.
Il s’avère que les Américains eux-mêmes ont été associés au démantèlement des capacités Novichok restantes de la Russie.
En août 1999, comme l’a rapporté la BBC, des experts américains de la défense sont arrivés en Ouzbékistan pour « démanteler et décontaminer l’une des plus grandes installations d’essais d’armes chimiques de l’ex-Union soviétique ». L’installation était considérée comme « un site de recherche majeur pour une nouvelle génération d’armes chimiques secrètes et hautement létales, connues sous le nom de Novichok », et a donné aux États-Unis l’occasion d’en apprendre davantage sur cet agent neurotoxique et de le reproduire à des fins d’essai et de défense.
Mais il n’y a pas que les États-Unis. Selon Craig Murray – ancien ambassadeur des États-Unis en Ouzbékistan et, avant cela, diplomate de longue date au Foreign Office du Royaume-Uni, qui a travaillé en Afrique, en Europe de l’Est et en Asie centrale – le gouvernement britannique lui-même dispose de capacités avancées en Novichok :
« Le groupe ‘novochok’ d’agents neurotoxiques – un terme très vague pour désigner simplement une série de nouveaux agents neurotoxiques que l’Union soviétique développait il y a cinquante ans – aura presque certainement été analysé et reproduit à Porton Down. C’est seulement pour cela que Porton Down existe. Il fabriquait des produits chimiques et biologiques comme armes, et aujourd’hui encore, il les fabrique en petites quantités afin de faire des recherches sur les défenses et les antidotes. Après la chute de l’Union soviétique, les chimistes russes ont mis à disposition un grand nombre d’informations sur ces agents neurotoxiques. Et un pays qui a toujours fabriqué des agents neurotoxiques persistants très similaires est Israël. »
Mais le gouvernement britannique ne veut pas enquêter sur Porton Down, pas même pour exclure la possibilité qu’il ait « perdu le contrôle » de certains de ses stocks de Novichok.
Porton Down : fier d’expérimenter les gaz neurotoxiques sur le public britannique des années 1950 à 1989.
Le gouvernement s’inquiète peut-être de ce qu’il pourrait découvrir s’il pose trop de questions sur Porton Down lui-même.
L’installation a une histoire quelque peu mouvementée en ce qui concerne l’utilisation abusive des programmes d’armes chimiques et biologiques qui a été largement oubliée. Cette histoire montre que le gouvernement britannique n’est pas du tout opposé à l’utilisation d’armes chimiques et biologiques sur sa propre population, juste pour voir ce qui se passe.
Il y a deux ans, The Independent a rendu compte d’une nouvelle recherche historique qui a révélé que pendant la Guerre froide, le gouvernement britannique « a utilisé le grand public à son insu comme cobayes de guerre biologique et chimique à une échelle beaucoup plus grande qu’on ne le pensait auparavant ».
Plus de 750 opérations secrètes avaient été menées sur « des centaines de milliers de Britanniques ordinaires », impliquant « des attaques de guerre biologique et chimique lancées à partir d’avions, de navires et de véhicules routiers ».
« Des avions militaires britanniques ont lâché des milliers de kilos d’un produit chimique au potentiel toxique largement inconnu sur les populations civiles britanniques dans et autour de Salisbury dans le Wiltshire, Cardington dans le Bedfordshire, et Norwich dans le Norfolk… Des quantités substantielles ont également été disséminées dans certaines parties de la Manche et de la mer du Nord. On ne sait pas dans quelle mesure les villes côtières d’Angleterre et de France ont été touchées…. les usagers du métro londonien ont également été utilisés comme cobayes à une échelle beaucoup plus grande qu’on ne le pensait auparavant. Les nouvelles recherches ont permis de découvrir qu’un essai de guerre biologique sur le terrain, jusqu’alors inconnu, a été effectué dans le réseau du métro de la capitale en mai 1964. L’opération secrète – menée par des scientifiques du centre de recherche sur la guerre chimique et biologique du gouvernement à Porton Down, Wiltshire – impliquait la libération de grandes quantités de bactéries appelées Bacillus globigii… »
La nouvelle étude montre également que bon nombre des scientifiques britanniques impliqués « avaient de sérieuses appréhensions au sujet des essais sur le terrain… certains ont longtemps estimé qu’il n’était pas politiquement souhaitable de mener des essais à grande échelle en Grande-Bretagne avec des agents bactériens vivants ». De telles réserves n’ont pas empêché le gouvernement d’autoriser ces expériences dangereuses.
Porton Down a également effectué de nombreux tests d’agents neurotoxiques sur des soldats britanniques durant cette période.
Moins connu, cependant, est le fait que des membres des forces armées britanniques « ont été soumis à des expériences avec le Sarin, le gaz neurotoxique mortel, aussi tard qu’en 1983 au centre de recherche de défense du gouvernement à Porton Dow », selon des documents du ministère de la Défense obtenus par The Telegraph. L’opération Antler, comme on appelait l’enquête policière sur les expériences, a révélé que les essais sur les agents neurotoxiques s’étaient déroulés aussi tard qu’en 1989.
Une unité de renseignement britannique secrète organise activement des opérations de propagande sous forme de « coups montés » pour incriminer les « adversaires ».
Il y a donc de bonnes raisons de ne pas se laisser entraîner servilement dans le sillage de l’empressement du gouvernement britannique à porter un jugement sur la Russie.
Mais c’est particulièrement le cas étant donné ce que nous savons maintenant de l’intention et des capacités de désinformation des services de renseignement britanniques lorsqu’ils traitent avec des « adversaires ».
Les documents de l’Agence de sécurité nationale divulgués par le lanceur d’alerte Edward Snowden ont révélé qu’une unité de renseignements britannique secrète, le Joint Threat Research and Intelligence Group (JTRIG), utilise une série de « sales tours » contre des « nations, pirates, groupes terroristes, criminels présumés et trafiquants d’armes qui incluent la libération de virus informatiques, l’espionnage de journalistes et de diplomates, le brouillage de téléphones et d’ordinateurs, et l’utilisation du sexe pour attirer des cibles dans des guet-apens », selon une enquête de NBC News.
Bien qu’une grande partie de ces opérations soit axée sur l’Internet, elles ont également pour objectif « d’avoir un impact dans le monde réel » et « d’utiliser des techniques en ligne pour déclencher quelque chose dans le monde réel ou en ligne ». Le modus operandi est de « détruire, dénier, dégrader [et] perturber » les ennemis en les « discréditant » et en introduisant des informations erronées destinées à donner l’impression que des actions ont été commises par eux.
Les campagnes de propagande peuvent utiliser la tromperie, la messagerie de masse et la « propagation d’histoires » via Twitter, Flickr, Facebook et YouTube. Une section du document explique que de telles opérations d’influence peuvent impliquer des efforts directs pour manipuler le comportement des gens afin de les amener à des situations compromettantes :
« ‘Piège à miel’ ; une bonne option. Très réussi quand ça marche.
– Demandez à quelqu’un d’aller quelque part sur Internet, ou dans un lieu physique où il sera accueilli par un ‘visage amical’.
– Le JTRIG a la capacité de “façonner” l’environnement à l’occasion. »
De telles capacités et opérations de tromperie au cœur de l’État britannique soulèvent des questions tout à fait raisonnables quant à savoir si les services de renseignement britanniques cherchent délibérément à accuser la Russie pour des raisons géopolitiques – ou peut-être même à détourner l’attention d’alliés qui pourraient être des suspects légitimes.
Selon l’ancien diplomate britannique Craig Murray, par exemple, il est plus raisonnable de jeter le voile de suspicion sur Israël pour bon nombre des mêmes raisons que celles invoquées par le gouvernement britannique.
« Israël possède les agents neurotoxiques. Israël a le Mossad qui est extrêmement doué pour les assassinats à l’étranger. Theresa May a invoqué la propension de la Russie à assassiner à l’étranger comme une raison spécifique de croire que la Russie l’a fait. Le Mossad a une propension encore plus grande à assassiner à l’étranger. Et alors que j’ai du mal à voir un motif russe pour nuire si gravement à sa propre réputation internationale, Israël a une motivation claire pour nuire aussi gravement à la réputation russe. L’action russe en Syrie a fondamentalement sapé la position israélienne en Syrie et au Liban, et Israël a toutes les raisons de porter atteinte à la position internationale de la Russie par une attaque visant à rejeter la faute sur la Russie. »
Murray souligne en outre qu’il est peu probable que les Russes « aient attendu huit ans pour le faire, ils auraient pu attendre après leur Coupe du Monde ». De même, il est peu logique d’assassiner soudainement un « espion échangé » qui avait déjà purgé sa peine et vivait en toute liberté depuis des années au Royaume-Uni.
Murray n’est pas un Russophile aveugle, et son analyse critique ne peut donc pas être rejetée pour des raisons de partisanerie. Il se décrit lui-même comme « quelqu’un qui croit que des agents de l’État russe ont assassiné Litvinenko, et que les services de sécurité russes ont effectué au moins certains des attentats à la bombe dans des appartements qui ont servi de prétexte à l’assaut brutal contre la Tchétchénie. Je crois que l’occupation russe de la Crimée et de certaines parties de la Géorgie est illégale ».
Mais il avertit que, vu le manque de preuves crédibles sur cette affaire, il « s’inquiète des efforts frénétiques des entreprises de la sécurité, de l’espionnage et de l’armement pour attiser la russophobie et réchauffer la nouvelle guerre froide ».
En effet, INSURGE vient de rendre compte d’une vaste étude de l’armée américaine publiée l’année dernière, qui non seulement affirmait sans équivoque que l’expansionnisme de l’OTAN est le principal moteur de la belligérance russe, mais que l’intérêt principal de l’OTAN a toujours été de faire reculer l’influence régionale de la Russie afin que l’Occident puisse dominer les ressources naturelles et les routes des oléoducs d’Asie centrale.
Le document préconisait qu’en 2018, les États-Unis envisagent de mener une campagne « d’information » secrète et concertée pour saper Poutine.
Est-ce que c’est ce que nous voyons à l’heure actuelle alors que Theresa May se précipite pour sanctionner Poutine ?
Cela nous ramène à ce qui suit. L’histoire réelle du Novichok montre que, parmi les pays dont il est question ici, la Russie est le seul État à avoir été certifié par l’OIAC comme ayant détruit son programme d’armes chimiques, y compris ses capacités en matière d’agents neurotoxiques. L’OIAC n’a trouvé aucune preuve indiquant que la Russie conserve une capacité Novichok active. Il n’en va pas de même pour les États-Unis, la Grande-Bretagne et Israël.
Il n’y a aucune raison légitime pour les autorités britanniques d’exclure que l’un ou l’autre de ces États puisse avoir au moins « perdu le contrôle » de ses stocks d’agents neurotoxiques. Le fait que le gouvernement ait plutôt choisi de fermer toutes les pistes d’enquête autres que l’affirmation fausse que la « seule possibilité » est que toutes les pistes mènent à la Russie, démontre que nous sommes presque certainement au milieu d’une opération de propagande étatique concertée.
Il se peut que la Russie ait effectivement mené l’attaque au Novichok. Mais à l’heure actuelle, l’État britannique n’a aucune base réelle pour présumer cela. Ce qui implique que l’État a déjà décidé qu’il veut fabriquer un plan pour intensifier les hostilités avec la Russie, quelles que soient les preuves. Et cela n’augure rien de bon.
Nafeez Ahmed est le rédacteur en chef fondateur d’INSURGE Intelligence. Nafeez est un journaliste d’investigation depuis 16 ans, anciennement du Guardian où il a fait des articles sur la géopolitique des crises sociales, économiques et environnementales. Nafeez écrit sur le’changement de système global’ pour Motherboard de VICE, et sur la géopolitique régionale pour Middle East Eye. Il publie des articles dans The Independent on Sunday, The Independent, The Scotsman, Sydney Morning Herald, The Age, Foreign Policy, The Atlantic, Quartz, New York Observer, The New Statesman, Prospect, Le Monde diplomatique, entre autres publications. Il a remporté à deux reprises le Project Censored Award pour ses reportages d’investigation ; deux fois dans la liste des 1 000 personnes les plus influentes du Evening Standard ; et a remporté le prix Naples, le prix littéraire italien le plus prestigieux créé par le Président de la République. Nafeez est également un universitaire interdisciplinaire, largement publié et cité, qui applique l’analyse de systèmes complexes à la violence écologique et politique.
Source : Insurge Intelligence, Nafeez Ahmed, 13/03/2018
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.
Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]

52 réponses à L’affaire Skripal vue par Nafeez Ahmed

Commentaires recommandés


VjanLe 01 avril 2018 à 07h12
« Un mensonge répété 10 fois reste un mensonge. Répété 10 000 fois, il devient une vérité. »
Le gouvernement britannique appuyé par ses alliés dispose d’une puissance de propagande inouïe grâce aux réseaux numériques et aux organes de presse mainstream. 10 000 répétitions, c’est une plaisanterie à cette échelle, c’est en milliards de connexions et de relais que l’opinion publique est jouée.

Toute l'actualité régionale avec FR3 Auvergne Rhône-Alpes - dimanche 1 er avril 2018


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