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samedi 1 octobre 2016

Les Crises.fr - Et maintenant, l’islamophobie est un argument publicitaire…


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1
Oct
2016

Et maintenant, l’islamophobie est un argument publicitaire…


Nouveauté : publicité hier dans Le Figaro pour le dernier Zemmour :
zemmour-pub
Donc le sale éditeur Albin Michel ne trouve rien de mieux comme argument publicitaire de vanter le fait qu’il est qualifié de “Délire Islamophobe” – j’imagine qu’il ferait la même chose pour un pamphlet antisémite, l’argent n’ayant pas d’odeur… ?
On notera toujours la paranoïa ambiante “ennemi public n°1” pour un type accueilli partout à bras ouverts par ses amis journalistes et soutenu dans le silence par les politiques, ça fait bien rire – je me demande ce que pensent Soral ou Dieudonné d’avoir été ainsi “détrônés”…
Quand je pense aussi que certains ont hurlé à la comparaison avec les années 30, eh bien il faut être bien ignorants de cette période pour ne pas voir certains parallèles étonnants – sans dire, évidemment, que c’est exactement la même chose, fort heureusement.
Mais c’est ainsi qu’on réveille, petit à petit, pas à pas, extrémistes d’un bord répondant aux extrémistes de l’autre bord, la bête immonde de la haine – et on verra qu’elle est bien dure à rendormir…
comm-rat

J’en profite également pour ré-expliquer ma position.
À aucun moment je n’ai parlé de propos en lien avec les problèmes réels posés par des pratiques islamistes extrémistes dans certains quartiers. Ces pratiques existent, je le reconnais volontiers – est-ce assez clair pour que le sujet ne revienne plus en commentaire ?
Après, non, on n’en parlera pas sur ce blog, tout simplement parce que je n’en suis pas spécialiste, et il n’y a qu’à aller lire ce qu’en disent les vrais professionnels (et non pas les clowns à la Zemmour, minable jorunaleux, simple marchand de haine et de peur, sans solution pacifique, comme en a beaucoup vomi l’Histoire dans les années 1930 et 1940), souvent en désaccord, les Olivier Roy, les Gilles Kepel (qui intéressera les pro-Zemmour), les Pierre Conesa, les Marc Trevidic, les David Thompson ou qui sais-je encore – est-ce assez clair pour que le sujet ne revienne plus en commentaire ?
Bien.
Non mais, sérieux, c’est vraiment clair à ce stade ?
Bien.
Si ce blog s’appelle Les-Crises, c’est que je m’intéresse… aux crises à venir.
Mon anticipation – totalement subjective et discutable, mais c’est la mienne – est que Zemmour alimente ainsi la prochaine crise, ou, qu’il en est, dans tous les cas, au moins un révélateur (ce n’est évidemment pas le diable à lui seul).
Éric Zemmour est une énorme caricature de Mahomet ambulante, qui s’agite partout pour provoquer les extrémistes islamistes.
Je rappelle ce que disaient les autorités à l’époque de la publication des caricatures :
« Je condamne toutes les provocations manifestes, susceptibles d’attiser dangereusement les passions. » [Jacques Chirac, 08/02/2006]
« C’est le pire exemple d’extrémistes provoquant des extrémistes. » [Vygaudas Usackas, représentant spécial de l’Union européenne pour l’Afghanistan, JDD, 19/09/2012]
Le bon vieux Chirac avait bien compris le problème (quelques mois à peine après les émeutes en banlieue !), assez simple, posé par cette action des néocons : des extrémistes provoquent d’autres extrémistes et attisent les passions, donc augmentent les risques et le danger pour tout le monde. D’autant qu’avec la Mondialisation, le village global toussatoussa, ce qu’on fait à Paris se sait dans l’heure en Arabie…
La suite a hélas montré que ces protestations n’avaient pas suffit (mais au moins, elles existaient), et on a vu les affreuses conséquences de tout ceci (exécution des malheureux de Charlie Hebdo par une poignée de barbares, passions attisées, millions de personnes soutenant le blasphème gratuit de Mahomet, radicalisations d’islamistes, propagande formidable pour Daech, bombardements, cycle d’attentats en retour, etc.)… Il ne s’agit pas de tout interdire, mais de montrer que le peuple français n’approuve pas, c’est tout – c’est ce que font les Américains.
Après, je peux comprendre que certaines personnes adhérents à certains propos de Zemmour – mais retrouvez-les alors chez des gens plus sérieux. Car le souci c’est bien les appels à la haine, voire à la violence, induits par les paroles inacceptables de Zemmour, qui ne sont en rien “un détail”.
Certains voudraient qu’on “réponde”à Éric Zemmour, mais on ne peut pas débattre avec quelqu’un qui dit qu’il n’y a “aucun musulman qui vive en paix en France”, il faut juste appeler du soutien psychologique… Quand à “ne pas lui répondre pour ne pas lui faire de pub”, on rêve, le type est n°1 des ventes…
Mais comment crier à l’atteinte à la “Liberté d’expression”, alors que Zemmour s’est exprimé, et beaucoup (trop) exprimé, et que je demande simplement aux Juges de bien vouloir dire le Droit, de bien vouloir indiquer si Zemmour a ou non respecté la Loi  ? Éric Zemmour bénéficierait-t-il d’un privilège voulant que la loi ne s’applique pas à lui quand il tient ce genre de propos ? Quand on commence à ne plus appliquer les Lois aux extrémistes, ça commence à sentir vraiment très mauvais…
Les gens pestent et compliquent une sitaution simple : 1/ Zemmour n’a très probablement pas respecté la loi (quoi qu’on pense de la loi en question) 2/ Le gouvernement s’est déclaré pointilleux sur le respect de cette loi par d’autres, mais il ne fait rien contre Zemmour. Point final. Tout le reste est hors de propos – mais les fanatiques veulent toujours parler du reste…
Que diraient d’ailleurs les défenseurs de cette “Liberté d’expression” s’il entendaient un Imam venir dire sur RTL, France 5, LCI, BFM que l’athéisme est incompatible avec la France, et que les Français doivent se convertir à l’Islam ou quitter le pays où ils sont nés ? Je parie que ça ne leur plairait pas beaucoup, et que bien peu défendraient la “liberté d’expression” de cet imam… (quelque chose me dit même que beaucoup de ces Tartuffe de la Liberté d’Expression trouveraient normal qu’il soit expulsé dans l’heure…)

Bref, on a ainsi assisté à l’étape 1 : “Il est possible de tenir à plusieurs reprises sur les grandes chaînes des propos islamophobes, sous l’œil bienveillant des journalistes – qui auraient étranglé Dieudonné s’il avait dit ça sur les Juifs” (si si, genre “Le Judaïsme est incompatible avec la République, les Juifs doivent choisir entre leur religion et la France…”)
L’étape 2 a été : “tiens, il ne passe rien avec les diffuseurs, dont certains, comme RTL, soutiennent même carrément Zemmour”
L’étape 3 a été : “tiens, le gouvernement, qui a réuni en 1 heure le Conseil d’État pur empêcher Dieudonné de faire un spectacle devant quelques centaines de personnes, et a poussé des cris d’orfraie, n’a rien à dire sur Zemmour vomissant dans tous les médias sur des millions de Français”
L’étape 4 est donc : “tiens, l’islamophobie, c’est un argument publicitaire dans les journaux maintenant”.
Alors bien sûr, tous ça scandalise grandement les musulmans – ainsi que les non-musulmans avec du coeur -, et fait donc monter la tension, les crispations, la haine des extrémistes. Évidemment, cela ne peut que pousser à la radicalisation d’une poignée – mais une poignée qui peut faire beaucoup de dégâts. A-t-on vraiment besoin de ça ? – tout comme avait-on besoin de ces fichues caricatures, dont 200 autres pays se sont fort bien passé ?
Après, il est vrai que le fond du problème n’est pas Zemmour. Des Zemmour, il y en a tout le temps. Mais d’habitude, ils parlent dans des caves à 4 crânes rasés, pas sur RTL… Le problème, c’est cette banalisation du mal, mais bon, Zemmour peut en être une illustration…

Qu’il est triste de voir qu’on n’a tiré aucune leçon de Charlie Hebdo… Et donc, ça recommencera probablement. J’imagine bien la suite. On pourrait avoir, qui sait, aux prochains propos de Zemmour, quelques extrémistes en banlieue commençant à bouger fortement ; ou au prochain attentat, un incendie d’une mosquée ; ou, et ça me semble probable, la communication de Daech qui va surfer là-dessus (“Après les manifestations pour les caricatures de Mahomet, les appels à traiter les banlieues comme Gaza, rejoignez-nous avant qu’il soit trop tard !”) et finira par lancer une fatwa contre Zemmour, qui viendra se plaindre le p’tit chou (qui, au passage, est déjà protégé avec nos impôts, pendant qu’il encaisse des centaines de milliers d’euros avec ses torchons) – pour gagner du temps, je précise d’avance, au cas où, que non, je n’irai pas non plus manifester, car les provocateurs extrémistes qui manipulent les gens me gavent désormais… Ce ne sera donc pas pour moi ça non plus :
je-suis-zemmour
Mais comment peut-on être assez bête pour tomber dans les pièges évidents – et annoncés – de Daech et d’al-Qaïda ? Mais les gens se demandent-ils 2 minutes ce qu’ils attendent de NOUS quand ils commettent un attentat ? Quelle est LEUR stratégie, afin qu’on la combatte par NOTRE CONTRE-stratégie ?
Ben-Laden l’a bien expliqué : leur but est de semer la haine, pour que les Français se comportent mal envers les musulmans, et que ceux-ci se mettent à se révolter, et qu’il y ait des troubles profonds. Est-ce si dur à comprendre que Zemmour joue exactement le jeu de Daech ? Et qu’il nous suffit de faire le contraire ? Comme l’a fait le Premier-Ministre norvégien en 2011 :
norvege
C’est pareil ici, après un attentat on devrait tous dire aux français musulmans “Surtout ne vous désolidarisez-pas de ces barbares, on sait bien qu’ils sont de très mauvais musulmans sans lien avec vous, et que nous sommes très heureux d’avoir une aussi grande communauté musulmane qui enrichit le pays, et que ce triste évènement nous donne envie d’être encore plus fraternels avec vous – et c’est le contraire de ce que veulent nos ennemis.”
Voilà comment ils nous faudrait réagir, par un “Tous Français !”
Et pour ceux qui me trouvent ceci benêt, je précise aussi que, la bonne réaction au prochain attentat tuant 5 Français, serait aussi d’aller “droner” 10 émirs saoudiens ayant financé Daech – les autres comprendront bien le bon message à faire passer à leur cousins, vu qu’ils préfèrent les 2 ou 3 vierges ici-bas plutôt que les 72 là-haut…
Voilà une bonne façon de lutter contre le terrorisme, et de protéger les Français – plutôt que de diviser les Français, ou de faire ça :
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67 réponses à Et maintenant, l’islamophobie est un argument publicitaire…

Commentaires recommandés


jessimLe 01 octobre 2016 à 03h29
Qu’il bénéficie d’une pub au figaro ne m’étonne pas vu qu’il y travaille et participe à la notoriété de ce journal. Et puis son succès commercial est uniquement dû à son omniprésence médiatique que beaucoup de sociologue plus pertinents et mesurés doivent lui envier.
Maintenant le problème que j’ai avec Zemmour est qu’il est à l’image de la classe médiatique française à savoir :
– Une théologie musulmane identique à celle de daesh c’est a dire proche du néant
– Une volonté de diviser le pays comme daesh tiens tiens
– On parle d’un problème dans les banlieues en pointant du doigt les conséquences sans jamais parler des causes car on remonterait une hiérarchie qui ne souhaite pas apparaitre.
Malheureusement, la situation sociale s’aggrave. Habitant sur paris c’est effarant le nombre de clochards qu’on peut croiser sur boulevard des italiens par exemple. On ne parle presque plus du chomage et on nous rabâche encore et toujours les méchants russes qui attaquent Alep alors que nos bombardements sont propres bien évidemment.
Vivement que ces journaux fassent faillite et qu’ils se retrouvent tous au chomage car c’est ce qui les attends

Le SALON DE L'AUTO DE PARIS avec L'Internaute - samedi 1 er octobre 2016

Samedi 1er octobre 2016
Automobile : magazine auto - Tout sur la voiture, les nouveaux modèles auto
Un 3008 très expressif
Du style et de la robustesse
Un poste de conduite totalement nouveau
De la place à l'arrière mais peu de lumière
Peugeot présente en première mondiale au salon de Paris ses nouveaux SUV avec en vedette le nouveau 3008. On vous fait monter à bord pour tout savoir. Les images
Trezor, le futur vu par Renault
Un cockpit de science-fiction et des écrans partout
C'est l'une des stars surprises de ce salon de Paris. Le concept Renault Trezor étonne au premier regard, mais pas seulement... Voir
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ET AUSSI
Un Koleos plus haut de gamme
Aussi venduen version 4x4
5 places seulementet de l'espace
Du volume et un très grand coffre
Renault présente aussi au Mondial de l'Auto le nouveau Koleos, un grand SUV destiné à faire oublier une première génération décevante. Cette fois, Renault a mis le paquet pour séduire... Voir
L'ID, coup de foudre chez Volkswagen
En mode autonome, le volant se replie !
Volkswagen a dévoilé officiellement son véhicule électrique, l'ID. Montez à bord pour tout comprendre... Les images
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Mondial de l'Auto 2016 [DIRECT] : Renault Trezor, Volkswagen ID... Les nouveautés dévoilées (photos)
Citroën C3, Mercedes AMG GT-R, Land Rover Discovery ou Toyota C-HR... Le Mondial ne manque pas de nouveautés cette année ! Infos et photos
Mondial de l'Auto 2016 : le plan du salon, la liste des constructeurs
Le Mondial ouvre ce samedi 1er octobre au public. Retrouvez ici le plan du salon accompagné de la liste des exposants. Lire
Mondial de l'Auto : code bon plan, invitation, place gratuite... Comment faire ?
Le Mondial a lieu jusqu'au dimanche 16 octobre. Comment acheter ses billets pour le salon ? Y a-t-il des réductions ? Nos conseils
Mondial de l'Auto 2016 : comment se rendre au salon [adresse, métro, parkings]
Voici nos astuces pratiques pour vous rendre en toute sérénité et sécurité à cette édition 2016. Les accès
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Longtemps star incontestée, le diesel n'a plus la cote. Les modèles essence ont de plus en plus d'adeptes et certains ont vraiment tout pour plaire. Notre sélection

Les Crises.fr : Interview du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov


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1
Oct
2016

Interview du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov



Traduction pour avoir le point de vue russe – qui je le rappelle, n’est pas non plus la Vérité, tous les Ministres des Affaires Étrangères pipotant… Mais ça peut aider à mieux la percevoir…
Source : Emission “Les Nouvelles du samedi”, New York, 24 septembre 2016
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Question: Je voudrais revenir à la réunion de mardi (20 septembre) sur la Syrie. Avant cette rencontre, vous vous étiez entretenu avec le Secrétaire d’État américain John Kerry à huis clos. Si ce n’est pas un secret, que lui avez-vous dit: “John, qu’est que tu as fais, nous avions un accord mais les USA ont quand même attaqué les forces gouvernementales syriennes”?
Sergueï Lavrov: Les Américains ne s’en cachent pas. Ils disent que c’est une erreur et présentent aux Syriens leurs excuses par notre intermédiaire.
Question: Ils ont tout de même présenté leurs excuses au Président syrien Bachar al-Assad? Le New York Times a écrit qu’ils l’avaient fait.
Sergueï Lavrov: Oui, ils ont présenté leurs excuses. La situation est assez étrange. J’ai dit au Secrétaire d’État américain John Kerry, puis à la réunion du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS), que la situation à Deir ez-Zor, contrairement à Alep où la ligne de démarcation change constamment, était statique depuis plus de deux ans. Les forces syriennes y sont encerclées par Daech.
Nous larguons régulièrement de l’aide humanitaire et d’autres produits vitaux par avion. L’Onu procède également à des parachutages d’aide humanitaire. Ce sont des faits connus. Il est très difficile de croire que les équipes de reconnaissance de la coalition menée par les États-Unis contre Daech sur tout le territoire syrien (c’est Daech qui a encerclé les forces gouvernementales) ait pu oublier la position des différentes parties. Je ne veux accuser personne.
Nos collègues des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) pensent qu’il ne faut pas tirer de conclusions hâtives concernant les causes de la tragédie du convoi humanitaire ayant quitté la Turquie le 19 septembre, qui a été attaqué. J’ai déjà entendu des accusations contre l’aviation russe ou syrienne. Nous en avons parlé avec le Secrétaire d’État américain John Kerry, à qui j’ai répété que l’aviation russe ne se trouvait pas dans cette zone au moment de l’attaque. L’aviation syrienne ne pouvait pas y être non plus car l’attaque a eu lieu de nuit, or l’armée de l’air syrienne n’a pas la possibilité de voler dans ces conditions. L’attaque a eu lieu quand le convoi était en cours de déchargement à l’Est d’Alep. Nos spécialistes militaires ont également fait plusieurs déclarations concernant notre suivi du passage de ce convoi depuis un drone. Comme nous l’avons noté, une camionnette disposant d’un lance-roquettes se déplaçait avec le convoi – on ignore comment un dispositif si faible permet de protéger un convoi humanitaire. Tout cela a été déclaré par nos militaires. Nous avons diffusé ces données à l’Onu afin que tout le monde reçoive l’information de première main, et non d’un observatoire à Londres auquel on se réfère constamment comme étant la vérité de dernière instance. Nous avons rappelé à nos collègues que quand il fut pour la première fois question d’utiliser la route de Castello pour acheminer l’aide humanitaire (le 26 août lors de notre avant-dernière rencontre avec John Kerry à Genève), ce jour-là l’Onu avait annoncé qu’un convoi humanitaire déjà chargé était prêt à partir vers Alep. Le gouvernement syrien a confirmé sa volonté de coopérer avec les Nations unies en la matière. Mais le même jour, les hommes qui contrôlent l’Est d’Alep et se font appeler “conseil local” ont déclaré qu’ils attaqueraient ce convoi s’il empruntait la route de Castello. L’Onu a alors marqué une pause pour tenter de les persuader pendant quelques jours, mais en vain – ni fin août ni début septembre. Je n’affirme rien. Je dis simplement que les convois humanitaires qui passent par la route de Castello font l’objet de menaces claires et directes. Il faut mener une enquête. La première démarche à engager est probablement de présenter les obus qui ont touché ce convoi. On a d’abord annoncé qu’il s’agissait de pièces d’artillerie puis cette information a rapidement disparu. Ensuite on a parlé hélicoptères. Je pense que les munitions permettront de tout comprendre. Comme dans toute autre situation, c’est élémentaire et cela doit être la première phase de l’enquête. Cette étape avait déjà été omise par ceux qui enquêtaient sur la catastrophe du Boeing dans le Donbass en Ukraine. Aujourd’hui, je n’ai entendu personne accuser l’aviation russe ou syrienne.
Nous avons principalement évoqué la nécessité de sauver le cessez-le-feu. Nous avons publié le texte de l’interview détaillée accordée lundi par Sergueï Roudskoï, chef de la Direction générale opérationnelle d’État-major des Forces armées russes, qui est désormais un document officiel du Conseil de sécurité des Nations unies expliquant clairement les démarches que nous avons entreprises et comment nous avons travaillé avec le gouvernement syrien pour qu’il respecte le cessez-le-feu. Le document souligne également qui ne le respecte pas. Plusieurs groupes d’opposition ont déclaré qu’ils respecteraient la trêve mais plusieurs dizaines de groupes l’ont rejetée et ont annoncé qu’ils ne coopéreraient pas.
J’ai cité cet exemple à plusieurs reprises: nous insistions pour inscrire le groupe Ahrar al-Sham sur la liste des organisations terroristes. Il y a un an les Américains le prônaient également. Certains pays de la région ont dit qu’ils ne considéraient pas ce groupe comme terroriste car ils n’en avaient pas la preuve. Au final, pour avancer plus vite dans le processus de paix nous avons laissé Ahrar al-Sham en dehors de la liste, en y maintenant seulement le Front al-Nosra et Daech. Quand l’accord russo-américain a été annoncé, Ahrar al-Sham a déclaré qu’il ne le soutiendrait pas car le Front al-Nosra y est désigné comme un groupe terroriste et “qu’en réalité le Front al-Nosra est une organisation d’opposition normale” avec laquelle Ahrar al-Sham coopère activement. Aujourd’hui à la réunion du GISS, j’ai rappelé nos propositions d’il y a un an et souligné que les déclarations actuelles des leaders de ce groupe nous poussaient à revenir sur la question de son inscription sur la liste terroriste.
Question: A peine aviez-vous conclu un accord avec le Secrétaire d’État américain John Kerry que le chef du Pentagone Ashton Carter annonçait s’y opposer.
Sergueï Lavrov: Vous savez que nous ne nous ingérons pas dans les affaires intérieures d’autres pays.
Question: Mais même dans un journal aussi libéral et pas du tout pro-russe comme le New York Times, ce fait a été mentionné. D’autres observateurs admettent que les USA auraient pu frapper sciemment les forces gouvernementales syriennes, qu’il s’agirait d’une “fraction du parti de la guerre”.
Sergueï Lavrov: Il y a probablement des individus qui appliqueront aux événements la “théorie du complot”.
Question: Autrement dit, John Kerry est un “pigeon” et le Pentagone est un “faucon”.
Sergueï Lavrov: Je constate également qu’il n’y pas beaucoup d’entente entre eux. Nous ne nous ingérons pas dans leurs relations intérieures et nous partons seulement du fait que ce qui a été obtenu le 9 septembre à Genève, ce qui a été convenu avec John Kerry avec la participation de nos militaires et représentants des services de renseignements a été fait en parfaite conformité avec les accords du Président russe Vladimir Poutine et de son homologue américain Barack Obama conclus trois jours plus tôt en Chine, quand ils s’étaient entretenus pendant deux heures avec nous et d’autres conseillers pour convenir des principes de base de l’entente. À Genève il nous restait seulement à tout rédiger par écrit, même si ce n’était pas simple – cela a pris plus de 16 heures. Néanmoins, cela a été fait sur directive directe de nos deux présidents, dont le chef des armées US Barack Obama. Je pars du principe que tous ceux qui, au sein des structures officielles, sont concernés par les questions militaires aux États-Unis, doivent obéir aux ordres du chef des armées.
Question: Peut-on craindre qu’après le départ de Barack Obama (il lui reste peu de temps) tous ces accords tombent en poussière?
Sergueï Lavrov: Nous n’en avons pas parlé. Nous ne lisons pas dans le marc de café mais discutons de choses concrètes. Il y a des accords entre deux présidents et il faut les remplir.
Question: Dans l’ensemble, le cessez-le-feu a échoué. Peut-on relancer le décompte?
Sergueï Lavrov : Comme je l’ai déjà dit, nous avons diffusé le document de l’État-major des Forces armées russes décrivant en détail pourquoi la situation actuelle rendait ces accords inutiles.
Mais nous ne voulons pas qu’une véritable guerre civile éclate. Nous avons beaucoup de mal à la contenir dans certaines zones, à repousser les terroristes. Il ne serait pas correct de perdre tout cela.
Je l’ai répété aujourd’hui pendant la réunion du GISS: si, encore une fois, tout se résumait à des demandes de démarches unilatérales de la part de l’aviation russe et syrienne – par exemple accorder encore une pause de 3-4 jours pour convaincre tous les opposants que c’est sérieux, qu’ils doivent se distancer du Front al-Nosra – nous ne prendrons plus ces propos au sérieux. Au cours des derniers mois nous avons déjà accepté plusieurs concessions en annonçant une trêve autour d’Alep pour 48 et 72 heures, pour constater à chaque fois que ces trêves avaient été utilisées pour renforcer les combattants en effectifs, en nourriture et en armes – y compris pour le Front al-Nosra.
Aujourd’hui, le cessez-le-feu ne pourra être établi que sur une base collective. Nous ne devons rien prouver à personne à titre unilatéral mais on doit nous prouver qu’il s’agit d’une volonté sincère de distinguer les opposants qui coopèrent avec la coalition américaine du Front al-Nosra, puis éliminer ce dernier, et faire en sorte que les opposants rejoignent le processus de paix. Si on ne nous prouvait pas cela, nous soupçonnerions encore davantage que tout cela a été provoqué pour préserver le Front al-Nosra. Ces derniers jours, au lieu d’une séparation entre les groupes d’opposition et cette structure nous constatons, comme c’est dit dans le communiqué de l’État-major des Forces armées russes, une fusion des groupes d’opposition. J’ai déjà mentionné Ahrar al-Sham et beaucoup d’autres pensent également qu’ils sont plus proches de l’organisation terroriste.
L’unique solution pour moi serait seulement de mettre en œuvre les accords de cessez-le-feu par tous dans un travail conjoint honnête, au lieu d’avancer des exigences unilatérales de faire un “geste de bonne volonté” dans l’espoir que cela porte ses fruits à terme.

47 réponses à Interview du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

Commentaires recommandés

Christophe FoulonLe 01 octobre 2016 à 01h40
Bien entendu que les affaires étrangères sont là pour vendre leur point de vue, cependant force est de constater que Lavrov est une sacré pointure (12 ans au poste) comparé au zigoto d’en face (3 ans au poste) qui déclare tout et son contraire dans la même interview. (je vous laisse googler sur Kerry-MH17, Kerry-Al Nosra, Kerry-on a toutes les preuves mais on peut pas vous les montrer, Kerry-le contenu de l’accord avec les Russes sur le cessez le feu doit rester secret… etc …) Les Russes tiennent un cap immuable depuis leur entrée en guerre aux cotés du gouvernement Syrien et surtout ils laissent s’agiter les USA tel le chien fou qui courre tous les lièvres.
Depuis que l’Etat Major français a repris la main sur son renseignement, bizarrement la France est beaucoup moins vindicative et ne se trompe plus de cible 😉
En terme de propagande, j’ai la faiblesse de croire que les Russes nous prennent un peu moins pour des cons.

Les Crises.fr : La Deutsche Bank peut entraîner un cataclysme financier et économique mondial

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1
Oct
2016

La Deutsche Bank peut entraîner un cataclysme financier et économique mondial


Je trouve ça drôle quand les types découvrent le problème de la DB – alors qu’elle n’est pas super différente de beaucoup de nos grosses banques…
Je me suis battu en vain en 2013, alors j’attends tristement inéluctable…

La Deutsche Bank, bombe à retardement au coeur de l’Europe

Source : Pascal Riché, pour L’Obs, le 27 septembre 2016.
Le cours boursier de la principale banque allemande s’est effondré. Angela Merkel aurait indiqué cet été qu’elle n’entendait pas la sauver, mais aurait-elle vraiment le choix en cas d’accident ?
Le 6 juillet dernier, un gourou des marchés obligataires Jeff Gundlach, fondateur de la société d’investissement DoubleLine Capital déclarait à l’agence Reuters, lugubre :
Les banques sont en train de mourir et les décideurs politiques ne savent pas quoi faire… Attendez que l’action de la Deutsche Bank passe sous les 10 et les gens vont commencer à paniquer.”
On y est presque. Lundi, l’action, qui avait dépassé 100 euros en 2007, est tombée à 10,5 euros, après une chute de 6% dans la journée. Les Allemands, qui pendant des mois ont pointé du doigt la fragilité des banques italiennes, prennent conscience qu’ils sont assis sur une bombe à retardement made in Germany. Ce qui ne laisse pas de surprendre : l’Allemagne n’est-elle pas la patrie de la vertu financière et des comptes bien tenus ?
La Deutsche Bank, naguère considérée comme l’institution bancaire la plus solide d’Europe, pourtant, va tranquillement vers le mur, et les décideurs politiques ne savent toujours pas quoi faire. Les Etats-Unis lui ont donné le coup de pied de l’âne en exigeant d’elle une amende de près de 14 milliards de dollars (soit 85% de sa valeur boursière !), pour le rôle qu’elle a joué dans le scandale du financement immobilier de 2008. Mais son cours boursier n’a pas attendu cette terrible annonce pour chuter : il a été divisé par trois en un an. Le montant des actifs à risque de la banque est estimé à 400 milliards d’euros – pour un bilan de 1.500 milliards.

Merkel sur une ligne dure

En février, le patron de la Deutsche Bank John Cryan, un Britannique, avait annoncé que celle-ci était “aussi solide que le roc” (une sortie qui avait plutôt eu pour effet d’inquiéter les investisseurs), avant d’annoncer cinq mois plus tard une baisse du produit net bancaire et des profits. Entre-temps, en juin, le FMI avait déclaré que la Deutsche Bank représentait un risqué bien plus élevé que les autres, du fait de son imbrication dans le système financier global.
Ce week-end, le magazine “Focus” a ajouté une dose de chaos au chaos, en indiquant que, selon des sources proches du gouvernement, la chancelière ne comptait pas aider la banque dans ses négociations avec le Département de la justice américain, et excluait tout sauvetage gouvernemental de celle-ci. Comment pourrait-elle défendre le contraire, alors que l’Allemagne proteste à l’idée que le gouvernement italien puisse venir en aide à ses banques malades, à commencer par la Banca Monte dei Paschi di Siena ? Alors qu’elle a laissé les banques grecques dérailler –qu’on se souvienne des distributeurs automatiques de billets qui avaient été fermés en 2015 ?
Lire la suite sur L’Obs
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Comment Deutsche Bank a une nouvelle fois joué des tours aux marchés, par Vincent Branchet

Source : Investir, Vincent Branchet, 30-09-2016
Nouvel épisode de la saga Deutsche Bank. La banque aurait perdu, selon Bloomberg, certains clients hedge funds. D’abord affectés par la nouvelle, les marchés se sont repris dans la journée, grâce au pétrole et un nouveau rebondissement du côté de la banque allemande, et terminent en hausse.
La séance de Bourse du vendredi 30 septembre | Crédits photo : Shutterstock
La séance de Bourse du vendredi 30 septembre | Crédits photo : Shutterstock
Voilà maintenant une semaine que le feuilleton Deutsche Bank bat son plein. Mise en cause par la justice américaine dans une affaire qui remonte à la crise des subprimes, au sujet de la commercialisation de produits financiers adossés à des prêts immobiliers, la première banque allemande avait pour épée de Damoclès une amende de plus de 14 milliards de dollars. Craignant la faillite, ou tout du moins une augmentation de capital, de nombreux investisseurs ont pris la fuite, envoyant l’action sous ses planchers historiques à Francfort. Quand Bloomberg a publié, jeudi soir, une dépêche déclarant que plusieurs gros clients (hedge funds) de la banque avaient transféré leurs fonds chez la concurrence, la frayeur s’est propagée partout sur les marchés vendredi matin.
Deutsche Bank perdait ainsi 9% supplémentaires en début de séance, malgré la contre-attaque de son porte-parole, qui a affirmé que la « vaste majorité » des 200 clients continue d’avoir confiance « dans la stabilité financière, l’environnement économique, l’issue du litige avec le département américain de la Justice et les progrès en matière de stratégie ». Puis les choses se sont calmées, notamment avec la diffusion interne d’une lettre écrite par le directeur général, John Cryan, qui s’est voulu très rassurant. Les analystes de Goldman Sachs ont également volé au secours de l’institution en évoquant un recours possible auprès de la BCE. En cette fin de trimestre, certains analystes ont par ailleurs suggéré l’éventualité du rachat des positions vendeuses, par sécurité. En toute fin de séance, l’AFP a relayé une information selon laquelle un accord pourrait être trouvé aux Etats-Unis pour un montant réduit à 5,4 milliards de dollars. Le titre a effacé toutes ses pertes initiales et termine même en forte hausse, de 6,39% à Francfort.

Des pertes limitées grâce au pétrole, entre autres


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«La Deutsche Bank peut entraîner un cataclysme financier et économique mondial »

Source : Libération, Virrorio De Filippis, 30-09-2016
Des courtiers à la Bourse de Francfort, lundi. Photo Daniel Roland. AFP
Des courtiers à la Bourse de Francfort, lundi. Photo Daniel Roland. AFP
La Deutsche Bank, première banque allemande et l’un des géants bancaires mondiaux, fait l’objet depuis quelques jours d’une défiance accrue des marchés, qui a connu une aggravation ce vendredi. Dans l’Hydre mondiale, paru en mai 2015 (1) et dans lequel il fait parler des données chiffrées inédites, François Morin, professeur émérite de sciences économiques à l’université de Toulouse, montre comment cet établissement et la trentaine d’autres de taille mondiale constituent un oligopole qui est tout sauf d’intérêt public.

Le cours de Bourse de la Deutsche Bank, et du secteur bancaire en général, ne cesse de reculer. Au-delà de ces mouvements erratiques des cours, faut-il s’inquiéter ?

Oui, car la Deutsche Bank est non seulement une des toutes premières banques européennes, mais elle est surtout ce qu’on appelle une banque systémique au sens où l’a défini le G20 de Cannes ennovembre 2011, quelques années après la faillite de la banque américaine d’investissement Lehman Brothers. Nous sommes dans ce moment où, comme Lehman Brothers en son temps, la Deutsche Bank peut entraîner un cataclysme financier et économique mondial. C’est d’ailleurs ce G20 de Cannes qui dresse pour la première fois une typologie de ces banques systémiques. Et de ce point de vue, la Deutsche Bank correspond, hélas, parfaitement bien aux deux éléments qui caractérisent une banque qualifiée de systémique. Un a taille est énorme, et, deux, si elle venait à s’effondrer, elle ne manquerait pas d’entraîner avec elle d’autres banques, puisque ces banques sont toujours interconnectées.

Mais comment la Deutsche Bank en est-elle arrivée à une telle situation de vulnérabilité ?

Bien sûr, la raison invoquée le plus souvent depuis les dernières semaines est cette fameuse menace américaine qui lui serait infligée. On parle d’une amende de 14 milliards de dollars [12,5 milliards d’euros, ndlr]. De quoi s’agit-il au juste ? Revenons avant 2007, avant la faillite de Lehman Brothers. Depuis des années, la Deutsche Bank fait alors ce que font de nombreuses autres grandes banques, notamment aux Etats-Unis : elle achète à ceux qui les fabriquent des titres financiers représentatifs de ces fameux crédits subprimes [emprunts accordés à des ménages modestes, plus risqués pour le prêteur (et à meilleur rendement) que ceux accordé à la catégorie «prime»]. Elle les achète puis les revend. Or elle les a vendus en sachant pertinemment qu’ils étaient toxiques, même s’ils étaient notés triple A par les agences de notations. Et la justice américaine a prouvé aujourd’hui que cette banque revendait ces crédits, ces titres financiers, en sachant parfaitement qu’ils étaient toxiques, que les ménages américains à qui ces crédits avaient été accordés étaient en réalité insolvables.

Cette tromperie et l’amende qui en découle suffiraient-elles à vraiment fragiliser ce mastodonte bancaire qu’est la Deutsche Bank ?

Non, bien sûr. Certes l’amende est importante, mais elle n’est pas encore honorée par la Deutsche Bank. Et si d’aventure cette dernière devait payer, ce sera pour un montant nettement inférieur à ces 14 milliards de dollars. En fait, la Deutsche Bank est structurellement fragile. La part des créances douteuses, qu’il faut donc provisionner, ne cesse d’augmenter. On parle de près de 400 milliards d’euros, dont plus de 200 sont qualifiés de douteux.

Est-ce nouveau ?


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Ls interconnections de la Deutsche Bank (vous les voyez bien les banques françaises “super solides” ?)
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Source : FMI
db

54 réponses à La Deutsche Bank peut entraîner un cataclysme financier et économique mondial

Commentaires recommandés

GordonLe 01 octobre 2016 à 01h16
Merkel n’a pas le choix, contrairement à ce qu’elle affirme aujourd’hui, c’est bien un bail-out qui va avoir lieu, sans doute avec l’aide de la BCE, mais c’est inéluctable, la DB ne peut pas sombrer, sinon tout disparaît.
Le problème à court terme, va surtout être politique : comment faire passer la pilule à Chypre, à la Grèce, à Matéo Renzi, sa banque BMPS en faillite et son référendum, à l’Italie, l’Espagne et au Portugal ?
L’Allemagne ne s’applique pas la rigueur des traités budgétaires qu’elle a imposé, parfois très violement à tout les pays du sud.
Un nouvelle crise dans la crise ?