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vendredi 6 décembre 2013

Informations Ouvrières les titres et l'édito du N° 280 paru le 5 décembre 2013



                                
                                  Informations Ouvrieres

             Informations Ouvrières les titres et l'édito


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 L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES n°280


Intérêt général, intérêts particuliers (2)

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L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.

« Les Bonnets rouges ne désarment pas », relève la presse. Sur les vidéos de la manifestation de Carhaix du 30 novembre, on peut voir et entendre cette patronne : « Nous avons amené ici avec nous nos (sic) employés car nous avons les mêmes intérêts. » Mais aussi ce délégué syndical : « Enlevons nos étiquettes, qu’elles soient de droite, de gauche et surtout syndicales. » Invités à communier sous le prétendu « drapeau breton » (1), ouvriers et patrons, syndicalistes ouvriers et responsables du Medef et de la FNSEA, élus politiques de droite et de gauche entendent le porte-parole des Bonnets rouges, Christian Troadec, les appeler à « briser le carcan jacobin pour inventer une gouvernance régionale nouvelle ».

Naguère, la classe capitaliste en plein essor a, pour ses propres besoins, abattu les provinces et les privilèges de l’Ancien Régime, édifié la République une et indivisible, et instauré la libre administration des communes. Dans ce cadre, par sa lutte de classe, la classe ouvrière a inscrit ses conquêtes (liberté d’organisation, droit de grève, législation du travail et droits collectifs) et ses institutions (organisations ouvrières, Sécurité sociale, etc.). Par son propre mouvement, elle a donné son plein contenu à la démocratie politique.

Aujourd’hui, prise à la gorge par la crise de son système et obsédée par la « baisse du coût du travail », la classe capitaliste (et le gouvernement à son service) prétend briser le cadre national des conquêtes ouvrières, quitte à disloquer la République et la démocratie dans le cadre de l’Europe des régions.

A contrario, pour défendre ses intérêts particuliers, la classe ouvrière s’engage sur la voie de la défense et de la reconquête de la démocratie. Dressés contre la réforme Peillon, les enseignants combattent la balkanisation en territoires enfermant l’instruction publique dans le ghetto des lobbies, clochers et autres associations cultuelles. Les fonctionnaires défendant leur statut, les salariés du privé refusant la remise en cause des accords collectifs (2), l’ensemble des travailleurs défendant les retraites et la Sécurité sociale, chacun et tous, arc-boutés à la défense de leurs intérêts particuliers prennent entre leurs mains, par les méthodes de la lutte de classe, le combat de défense et de reconquête de la démocratie et de la République, au compte de l’immense majorité.

Mais jamais, au grand jamais, la classe ouvrière ne peut se situer sur le terrain du prétendu « intérêt général », prôné ces jours-ci par certains (3). Qu’il soit breton, lorrain, français, ou européen, « l’intérêt général » reste le cache-sexe du corporatisme, qui prétend intégrer les organisations ouvrières aux institutions de la classe capitaliste.

C’est pourquoi le comité départemental du Finistère du POI a bien raison de mettre en garde contre les manifestations communes patrons licencieurs-ouvriers licenciés, et de se prononcer pour l’action unie des travailleurs et de leurs organisations, seule à même de bloquer le gouvernement et sa politique.

(1) Inventé en 1923 par Morvan Marchal, régionaliste breton, condamné en 1945 pour collaboration avec les nazis.
(2) Notamment par la mise en œuvre de l’ANI mis en place par la CFDT et le Medef.
(3) Les dirigeants des cinq confédérations syndicales, dont la CFDT et la CGT, soumettant « l’expression légitime des intérêts particuliers » à « l’intérêt général » (voir notre précédent numéro), ou Jean-Luc Mélenchon qui définit son initiative du 1er décembre comme « une marche pour l’intérêt général » (Ouest-France, 26 novembre).

Pour lire de larges extraits du dernier N° d'INFORMATIONS OUVRIERES ,cliquer ici --->Informations Ouvrières N° 280



                                                

Nelson Mandela ,voir le dossier spécial de Libération

                                             

Nelson Mandela est mort


Le leader anti-apartheid s'est éteint  jeudi soir à l'âge de 95 ans, à son domicile de Johannesburg.

Chronologie, vidéo, portrait : retrouvez notre dossier spécial dès maintenant sur Libération.fr
Voir le dossier

Ce matin en bref , vendredi 6 décembre 2013

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                                                        ce matin en bref
♦  Hôtel-Dieu à Paris : Martin Hirsch, le nouveau directeur des hôpitaux parisiens, a annoncé hier l’arrêt du projet de déménagement du siège de l’assistance publique. Concernant le rétablissement des urgences, il a précisé : « je ne me suis engagé à rien ».
 Les professeurs de classe prépa seront en grève massive lundi à l’appel de leurs syndicats SNES-FSU, SNLC-FO, SNALC.
♦ Les syndicats CGT, FO, FSU « ne lâchent pas » sur les retraites et appellent à manifester à Paris, à l’Assemblée, le mercredi 18 décembre dernier jour de vote de la loi qui allonge à 43 ans la durée de cotisation nécessaire pour obtenir une pension à taux plein.
 Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) atteint 10,5% en France, le taux le plus élevé depuis 16 ans.
 Centrafrique : l’armée française lance son offensive, « pour des raisons humanitaires ».
 Etats-Unis : les employés de fast-food ont fait grève et manifesté hier pour exiger un salaire horaire de 15 dollars (11,03 euros) alors que le salaire dans de nombreux établissements ne dépasse pas le minimum fixé à 7,25 dollars.

                                                                 

Nelson Mandela: des obsèques mondiales à partir de mardi

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Vendredi 6 décembre 2013

Centrafrique : des soldats français tuent plusieurs ex-rebelles de la Séléka

                         FranceTV Info

Centrafrique : des soldats français tuent plusieurs ex-rebelles de la Séléka

Un premier accrochage mortel a eu lieu jeudi, sur le périmètre de l'aéroport. Par ailleurs, Médecins sans frontières fait état de 92 morts et de 155 blessés dans un hôpital de la capitale.

                           Des soldats français patrouillant dans Bangui (Centrafrique), le 5 décembre 2013.
Des soldats français patrouillant dans Bangui (Centrafrique), le 5 décembre 2013. ( REUTERS)

François Hollande s’exprime en ouverture du sommet franco-africain

                             FranceTV Info

DIRECT. François Hollande s’exprime en ouverture du sommet franco-africain

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Par  

Mis à jour le  , publié le 
Le premier sommet franco-africain du président Hollande débute vendredi 6 décembre à l’Elysée, sous le signe d’une intervention française en République centrafricaine. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, les représentants de la Commission européenne et du Conseil européen ainsi que les 42 chefs d’Etat africains ont répondu favorablement à l’invitation de François Hollande. A cette occasion, un hommage est rendu au leader de la lutte contre l'apartheid, Nelson Mandela, mort jeudi à l’âge de 95 ans.
Jeudi, le Conseil de sécurité des Nations-Unies a adopté à l’unanimité une résolution autorisant la force panafricaine et les troupes françaises présentes en Centrafrique à faire usage de la force pour protéger les civils. C’est quelque 1 200 soldats français qui participeront à l’intervention afin d’aider au rétablissement de la sécurité dans le pays. La Centrafrique est en proie à l’anarchie et aux violences de bandes armées depuis le renversement en mars 2012 du président François Bozizé par la coalition rebelle Séléka.
Outre la sécurité, le sommet aborde les thèmes du partenariat économique et des changements climatiques.

A l’appel de leurs syndicats les professeurs des classes prépas seront massivement en grève le 9 décembre

http://parti-ouvrier-independant.fr

                               

A l’appel de leurs syndicats les professeurs des classes prépas seront massivement en grève le 9 décembre

s'informerLes professeurs de classe préparatoires aux grandes écoles, descendus dans la rue le 4 décembre,  ont tenu des assemblées générales le 5 décembre. Ils ont décidé majoritairement de se mettre en grève lundi 9 décembre.
Le secrétaire du Snalc, Jean-Rémi Girard, prévoit «entre 80 et 90% de grévistes» pour cette journée «Prépa morte», organisée par les syndicats  Snes, Snalc et FO. Cette mobilisation des professeurs de prépas (soutenus par leurs étudiants) se fait contre le projet de Vincent Peillon qui entend relever le volume minimal d’heures passées devant les élèves et baisser une partie du salaire de ces professeurs, lié aux heures supplémentaires.
Dans les manifestations du 4 décembre, des étudiants des lycées parisiens Fénelon, Lakanal, Louis-Le-Grand, Henri IV, Saint-Louis ou Condorcet avaient décidé d’accompagner leurs enseignants estimant que c’était l’ensemble du système des classes préparatoires qui était visé.
Les « classes prépas »  (scientifique, littéraire ou économique) préparent les étudiants aux concours d’entrée dans les grandes écoles et les écoles d’ingénieurs. Il y en a 2 000, implantées dans les lycées, qui forment, pendant deux ans environ, des bacheliers recrutés sur dossier.
« Nous sommes une goutte d’eau dans le budget de l’Etat, 4 à 5 000 professeurs sur 900 000 » déclarait  Cédrick Allmang, professeur en classes préparatoires au lycée Saint-Louis,  dans Le Monde des idées du 3 décembre.« Mais nous tirons chaque année 80000 jeunes vers le haut. Nous sommes le dernier ascenseur social en fonctionnement » ajoutait-il.

Disparition de Nelson MANDELA La Cgt salue l’homme d’exception



                                                                    La cgt


Disparition de Nelson MANDELA
La Cgt salue l’homme d’exception
« La mort est quelque chose d’inévitable. Mais quand une personne a accompli ce qu’elle considère de l’ordre du devoir pour son pays et ses citoyens, elle peut mourir en paix. Je crois que j’ai fais cet effort et c’est pour cela que je dormirai pour l’éternité ». Ces mots sont de Nelson MANDELA lui-même évoquant sa propre mort.
Le père de la Nation Arc en ciel vient de s’éteindre et c’est, dans le monde entier un juste concert d’hommages qui s’étend pour saluer la mémoire et l’empreinte de celui que son peuple appelait affectueusement Madiba.
Nelson Rolihlahla MANDELA était né en 1918 à Mvezo dans la province du Cap. Révolté par la domination de la minorité blanche et la ségrégation raciale portée par le régime d’apartheid, il entre à l’ANC (Congrès National Africain) en 1944. Devenu avocat, il participe à la lutte non violente contre les lois de l’apartheid à partir de 1948.
L’ANC est interdit en 1960 et la lutte pacifique ne donnant pas de résultats tangibles, MANDELA fonde et dirige sa branche militaire qui se lance dans une campagne de sabotages. Le 12 juillet 1963, il est arrêté par la police sud-africaine sur dénonciation de la CIA. S’ensuivra le procès de Rivonia où il est condamné aux travaux forcés à perpétuité et enfermé au bagne de Robben Island. Il y restera 27 ans !
Après le soulèvement du Township de Soweto en 1976, au début des années 80 s’engage en France et dans le monde, une vaste campagne pour mettre fin au régime raciste d’Afrique du Sud et pour la libération de Mandela.
La Cgt, dès le début, sera de ces combats. Nombreux sont celles et ceux, adhérent-e-s de la Cgt, à avoir investi cette bataille, à l’époque où seuls 2% des Français-e-s connaissaient l’existence même de Nelson MANDELA. Des années de combat et de solidarité internationale qui déboucheront sur sa libération le 11 février 1990.
Il poursuit alors son combat pour une Afrique du Sud multiraciale et démocratique, débarrassée des lois de l’apartheid. Pour cela, Il reçoit, avec le président Frederik DE KLERK, le prix Nobel de la paix en 1993 et obtient dans la foulée l’organisation des premières élections libres en Afrique du Sud.
Elles ont lieu en 1994 et le 9 mai, il devient le premier président noir d’Afrique du sud, fonction qu’il occupera jusqu’en 1999. Depuis, il a marqué le monde de son empreinte, de sa sagesse et de son combat perpétuel pour la paix.
C’est un homme d’exception qui vient de s’éteindre. Un combattant fidèle à ses idéaux, une conscience pour l’humanité à l’image de cette citation qu’il nous lègue. « Être libre ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaines ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres ».
Madiba, la Cgt fidèle aux combats pour votre libération et pour une Afrique du Sud non raciale et démocratique, poursuivra son action contre toutes les discriminations, le progrès social en France et dans le monde.
Reposez en paix !

Montreuil, le 6 décembre 2013

Les dernières publications du WSWS , vendredi 6 décembre 2013

                         

6 décembre 2013

La décision sur la faillite de Detroit ouvre la voie à une attaque nationale contre les retraites

Par Jerry White, 6 décembre 2013
Le juge du tribunal de commerce fédéral Steven Rhodes a donné le feu vert mardi à la ville de Detroit pour le lancement de la plus importante procédure de faillite municipale de toute l'histoire américaine.

L’élite canadienne fait l'éloge du chef syndical Jack Munro

Par Carl Bronski, 6 décembre 2013
Munro est peut-être mieux connu pour son rôle dans le sabordage de la mobilisation de masse de centaines de milliers de travailleurs de la Colombie-Britannique au cours de la crise en 1983 qui avait menacé de faire tomber le gouvernement de droite du premier ministre Bill Bennett.

Le Parti national écossais publie un livre blanc sur l’indépendance

Par Steve James et Chris Marsden, 6 décembre 2013
Les 670 pages du livre blanc montrent clairement que la fonction essentielle d’un Etat indépendant serait l’établissement de relations plus étroites avec les principales banques, les entreprises et les spéculateurs.

à lire sur l'Humanité.fr , vendredi 6 décembre 2013

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Vendredi 6 décembre 2013